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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 11:16

Le pitch : Alors que la compagnie a réussi à échapper aux Gobelins, il est temps d’enter dans la montagne du destin. Mais le chemin sera long et doit passer par la vieille forêt.

 

Le premier film se terminait sur l’œil de Smaug, tapi sous son tas d’or. Ceux qui ont lu et relu le roman savent bien que la compagnie de Bilbo va devoir se confronter à lui afin de récupérer le royaume sous la montagne.  Restait à voir comment Peter Jackson et ses deux scénaristes allaient négocier le moment où Bilbo commence à prendre plus d’ampleur et celui où il se confronte au dragon. Dans le roman, s’enchaînent plusieurs grosses séquences : la rencontre avec Beorn, le périple dans la forêt où le Hobbit va sauver ses compagnons de monstrueuses araignées, l’emprisonnement chez les Elfes sylvestres et une nouvelle intervention de Bilbo, l’entrée dans la ville lacustre où les nains sont cachés dans des tonneaux, Thorin qui annonce sa volonté de reprendre son royaume et enfin l’entrée dans la caverne via la porte dérobée.

 

À cette longue liste, Jackson ajoute Legolas, de nouveaux combats contre les Gobelins lors de l’échappée en tonneau, la suite de la quête de Gandalf qui va découvrir que Sauron se cache derrière le Nécromancien, une superbe elfe (Evangéline Lilly) qui tombe amoureuse d’un nain, et même un prologue qui lui permet de reprendre son rôle de la communauté, celui du croqueur de carotte… On pourrait croire l’overdose, d’autant que la rencontre avec Beorn, superbe dans le livre (Gandalf introduit la compagnie petit à petit) est rapidement expédiée (l’intégralité dans la version longue ?) et que le combat avec les araignées ne tient pas toutes ses promesses.

 

Mais, et c’est là que l’on peut rendre hommage au cinéaste, alors que le premier film prenait un peu trop son temps, ici ça file et l’on ne s’ennuie jamais. Les séquences passent en un éclair et toute cette partie intermédiaire est passionnante ! Visuellement, c’est sublime, techniquement, c’est incroyable et le rythme endiablé ne permet pas de se reposer. On est dans un véritable rollercoaster avec un maestro à la baguette. Les acteurs s’éclatent, Orlando Bloom fait plus qu’une petite apparition et Evangéline se montre à la hauteur de la saga. Bref, La désolation de Smaug répond à toutes nos attentes. Le dépasse même par l’ajout de toutes ces intrigues secondaires.

 

Et si le film se calme un peu avec l’arrivée dans la ville lacustre (avec une petite modification par rapport au livre : les tonneaux où se cachent les nains sont remplis de pommes), l’entrée dans la grotte permet au film, déjà excellent, d’entrer dans une nouvelle dimension. C’est simple, Smaug est le dragon le plus réaliste, le plus fabuleux qu’on ait jamais vu à l’écran. Le travail est proprement hallucinant ! Et la voix grave (Benedict Cumberbatch en VO, mais très bien doublé en France) rajoute encore à la majesté du personnage ! La confrontation entre Bilbo et Smaug est un véritable régal, là aussi, très largement à la hauteur du livre.

 

Et tandis que les Nains tentent d’occire le dragon, dans une succession de séquences d’anthologie, le film s’achemine vers un cliffhanger monstrueux !! Un coup de poker de la part de Jackson qui est sûr de faire revenir un maximum de monde dans les salles. Ce sera la seule frustration du film, quand apparaîtra le générique de fin. « Encore un an ». Et à ce moment, on maudit les gens de NewLine qui au départ avaient prévu une sortie en juin prochain.

 

Peter Jackson a donc totalement réussi son pari et a transformé la deuxième partie de sa trilogie, partie toujours très délicate, en un véritable film d’action. Cette transition que l’on craignait un peu est finalement le film que l’on n’espérait plus.

Les esprits chagrins pourront rétorquer que l’ajout de Légolas est clairement commercial et que, de ce fait, la compagnie passe quelque peu en retrait lors des scènes de combats. Mais on ne peut nier à Jackson la volonté farouche de relier ses deux trilogies, d’aller plus loin dans la continuité que Tolkien. Les scènes où Gandalf commence à entrevoir la vérité sont absolument sublimes et donnent une ampleur insoupçonnée à la partie centrale du film. À la manière d’un Lucas pour la prélogie, Jackson entend que les 6 films n’en forment plus qu’un.

 

L’autre réussite du film est évidemment son impressionnante facture technique. Ceux qui ont vu le making of d’Un voyage savent combien Weta est au top quand il s’agit de recréer la Terre du milieu. Les nouveaux paysages comme la vieille forêt, le royaume des Elfes sylvestres ou la cité lacustre sont d’une beauté rare, tout droit sortis des dessins d’Alan Lee. Et l’interaction avec les personnages ne souffre d’aucune approximation.

 

Mais le morceau de bravoure est bel et bien l’antre de Smaug ! Entr’aperçu dans le prologue du premier film, il prend ici toute sa mesure et même si la démesure des lieux écrase forcément les personnages (une constante chez Tolkien), on est comme dans un rêve éveillé. L’apparition de Smaug est la cerise sur un gâteau déjà bien appétissant !!

 

Au final, La désolation de Smaug est un véritable chef d’œuvre ! Une construction scénaristique démentielle au service d’une histoire géniale et s’achevant sur l’un des cliffhangers les plus osés de l’histoire du cinéma.

 

Alors, si seuls les fans hard-core de Tolkien vont voir le film, tant pis pour les autres. Qu’ils découvrent donc Smaug sur l’écran de leur PC. Pour ma part, n’ayant pas pu voir le film en 3D, j’y retourne cette semaine !!

 

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