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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:02

Le deuxième disque s’ouvre sur un énorme focus de plus d’une heure sur les nains ! Casting, maquillage, caractéristiques de chaque membre de la compagnie…c’est un passage vraiment complet sur un aspect qui, au départ, effrayait Jackson, le fait de gérer 13 personnages, de leur donner une personnalité propre, de les différencier, d’autant que le livre ne le fait pas. La réussite du film passait forcément par cette étape cruciale. Le fait est qu’elle est brillamment relevée, même si, aux vues du making of, certains nains sont un peu en retrait dans le film. Mais l’on voit que le travail sur les origines des personnages, de leur filiation et de leurs interactions a été poussé à l’extrême.

 

Du coup, après avoir passé une vingtaine de minutes sur la distribution, avec une place plus importante pour Thorin, chaque groupe de nains est analysé. Et l’on s’aperçoit que la bonne humeur était vraiment de mise, chaque acteur chambrant les autres. Le making of se paye même de sacrés délires comme cette parodie des 12 salopards, où l’on peut voir les nains exploser des chars allemands à coup de bazooka.

 

Ce qui fait le sel des films de la Terre du milieu est vraiment le lien entre les personnages. Si dans le seigneur des anneaux, la communauté éclatait rapidement et n’était finalement rassemblée que durant une heure (du départ de Fondcombe à la chute de Gandalf dans la Moria), ici la compagnie est soudée durant tout le métrage. Et cela se ressent grandement. Les prises de vues montrent d’ailleurs quelques passages du 2e opus (toujours les scènes des tonneaux) et il est clair que vivre 18 mois ensemble a forgé énormément de liens entre les acteurs.

 

De ce fait, Bilbo est traité dans un module plus court (14 minutes), mais qui en apprend beaucoup sur Martin Freeman (un sacré déconneur) et sur la façon dont il a été choisi très tôt, quand Guillermo del Toro était encore aux commandes. À la fois muni d’un humour pince-sans-rire et capable des gestes les plus grossiers (une compilation de ses doigts d’honneur durant les prises clôt le module !! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en fait absolument tout le temps), l’acteur est idéalement Bilbo ! Un choix aussi judicieux qu’Elijah Wood pour Frodon.

 

Vient ensuite un nouvel énorme module (57 minutes) sur la culture des Nains. Une fois de plus, on est abasourdi par la somme de détails, de recherches afin d’obtenir un monde cohérent entre les 3 films et avec la première trilogie. Le boulot hallucinant de Weta et l’exigence de Jackson (sans compter un plus que confortable budget) permettent sans aucun souci de se plonger dans la culture naine, très peu abordée dans Le seigneur des anneaux. Le soin apporté aux armes, aux maquillages spéciaux, aux moindres détails des costumes, tatouages, barbes donnent vraiment le vertige. Et permet aux artisans de Weta, Richard Taylor en tête, d’exprimer tout leur talent. Un Taylor dont le rôle est clairement ici mis en valeur dans la réussite des films. Il reste pourtant discret et ne cherche jamais à tirer la couverture à lui.

 

Le reste des personnages n’est pas oublié. Un module en quatre parties s’intéresse successivement aux trois Trolls, à Radagast, aux Gobelins et à Azog le profanateur. Chaque partie fait une dizaine de minutes. Cela peut paraître court, mais cela permet de faire le tour des personnages. Ainsi, le travail sur les trolls est montré sous toutes ces facettes, avec l’obligation de faire le lien avec la scène où Sam montre les créatures changées pierre dans La communauté de l’anneau. On peut donc voir la progression du design, les séances de motion capture, l’animation et le résultat final, y compris la transformation de la chair en pierre. Un boulot fantastique qui allie les techniques les plus modernes de capture de mouvement complétées par le talent des animateurs.

 

La partie sur Radagast est plus humaine, le magicien brun étant interprété par Sylvester McCoy. Cette fois, c’est plus sur le design délirant du personnage que l’on s’attarde, avec les idées les plus folles dont pas mal sont restées dans le film, comme le  nid dans les cheveux. Comme sur le premier disque, on a droit aux pitreries typiquement anglaises de McCoy et qui donne ce caractère si singulier à Radagast. Mais ce module éclaire un peu plus les origines du personnage, le fait que sous ce caractère fantasque, se cache l’un des 5 Istar, créatures très puissantes envoyées par les Dieux pour combattre Sauron. Les superbes dessins de John Howe en Alan Lee complètent à merveille cette petite partie.

 

Viennent ensuite les Gobelins. Ceux du Hobbit sont fort différents de ceux de la Moria. On sent que l’équipe de Weta s’est amusée à créer les personnages les plus repoussants qui soient, avec moult herpès, bubons et cie ! On a également un aperçu de la révolution numérique en cours. Commencé avec des acteurs maquillés et entraînés pour se mouvoir comme des Gobelins, les personnages ont assez vite été remplacés par leur équivalent en CGI. Du coup, on repart dans la salle du Mocap et les infographistes prennent le relais. On peut trouver dommage que le tout numérique prennent ainsi le pas (c’est encore plus flagrant dans la dernière partie de ce module, sur Azog), mais le talent de Weta fait que ce parti pris est payant. Bien entendu, le département des créatures a encore pas mal de boulot avec notamment la création des prototypes. Et de toute façon, pour la création du roi Gobelin, l’image de synthèse s’imposait forcément. C’est donc le moment de rencontrer encore un acteur bien excentrique et force est de constater que, technique de pointe ou pas, c’est bien l’homme derrière le mocap qui fait le gros du travail...

 

Enfin, 14 minutes sont consacrées à Azog le destructeur. La surprise vient du fait que le look définitif du personnage n’a été défini que 6 semaines avant la sortie du film. Weta avait déjà imaginé un personnage plus massif, plus grand et recouvert d’une armure, puis Peter Jackson a fait filmer les plans avec une nouvelle version où Azog ressemblait à un vieil orc. Pour finir, c’est une version albinos, recouverte de cicatrices qui a été retenue et créée en image de synthèse via le Mocap. Il est d’ailleurs ironique de voir que le résultat final ressemble étrangement à un des premiers essais de l’équipe de Richard Taylor. Et comme pour les Gobelins, c’est donc l’équipe CGI qui va terminer le travail. Cependant, il est clair que cet orc albinos n’aurait pas pu être rendu correctement avec un humain dans un costume. Petite précision, pour ce qui ont crié au sacrilège, Azog existe bien dans l’œuvre de Tolkien. Il est cité dans un des appendices du Retour du roi, même si, et ce sera donc la « trahison » de Jackson, il meurt lors de la bataille de la Moria.

 

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La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

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