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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 18:55

Le pitch  : A la demande de la reine Taramis , Conan et ses compagnons se lancent à la conquête d’un joyau magique. Mais Conan ne peut savoir que la promesse de la reine de faire revenir à la vie sa bien aimée Valéria cache en fait un tout autre but.

 

Si le premier Conan accueil bénéficie d’un statut quasi-culte, le deuxième film, réalisé à l’époque par le vétéran Richard Fleisher, est loin d’avoir cette aura et ce malgré la présence toujours imposante d’Arnold Schwarzenneger et l’ajout d’une Grace Jones bodybuildée à souhait.

 

Pourtant, le scénario de Roy Thomas (qui écrivit une bonne partie des Comics de Conan pour la Marvel, mais qui travailla également sur les X-Men et Spider-Man !!) rend totalement hommage au personnage et nous fait retrouver le monde magique du barbare.

 

Mais l’élément de surprise du premier film ayant disparu, ainsi que sa sauvagerie initiale, et la qualité moyenne de certains effets visuels, Conan le Destructeur ne peut pas soutenir la comparaison. L’action y est toujours présente, les combats sont nombreux et les rebondissements incessants, mais on ne ressent plus le côté « barbare » ni l’érotisme du premier film. Et l’ajout d’un comparse comique (qui ne l’est pas vraiment) ne simplifie pas l’affaire.

 

Cependant, on peut ré-évaluer ce deuxième épisode. D’une part, Schwarzenneger s’y montre toujours autant à son avantage. Son corps sculpté est véritablement l’incarnation du personnage et l’on ne peut que regretter que l’idée de faire un 3e film, avec un Conan vieillissant n’ait finalement jamais été tentée. Nul doute que cela aurait donné un spectacle exceptionnel !! Imaginez un peu Conan, enfin roi sur son trône et obligé de tout remettre en question alors que l’âge s’empare peu à peu de lui !

 

D’autre part, l’incursion de Grace Jones dans l’univers de l’héroïc Fantasy est, à mon sens, un des grands atouts du film. La chanteuse et ancienne icône de la mode (elle fut une des muses d’Andy Warhol et Jean Paul Goude, sa carrière de top ayant débuté en France) a toujours évolué dans un registre très provoquant. La sculpturale et longiligne silhouette (elle mesure tout de même 1 mètre 79 !!) s’accorde très bien avec l’aspect bodybuildé de son personnage de voleuse terrassant ses ennemis avec un bâton. Et même si son personnage est un peu sous-exploité (peu de dialogue par exemple), elle imprime une telle présence à l’écran qu’elle est parfaite pour contre-balancer la puissance brute de Schwarzenneger !

 

Finalement, Conan le destructeur se laisse regarder tranquillement. On pardonne vite les quelques effets visuels approximatifs et le manque d’ambition de ce deuxième opus, dont le budget fut sans doute bien moindre que celui du premier. Et la musique de Basile Polédoris reste aussi majestueuse que dans le premier opus.

 

Les résultats commerciaux de cette séquelle ne furent pas désastreux, à peine 8 millions de dollars de moins que Conan le Barbare. Ils ne furent cependant pas suffisant pour que la série continue, malgré la toute dernière scène et il fallu attendre presque 30 ans pour que le personnage refasse surface dans les salles obscures, avec l’insuccès que l’on sait.

 
Conan le Destructeur (***)

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La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

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