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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 19:23

Le pitch : trahi par les nécromangers, Riddick se retrouve, une fois de plus, seul sur une planète désertique et dangereuse…

 

Retour aux sources pour Vin Diesel et David Twohy avec ce 3e épisode du meilleur anti-héros depuis les mémorables Max et Snake Plisken, et ce dans tous les sens du terme.

 

Retour aux sources pour le personnage, après un 2e opus quelque peu controversé mais visant plus le space opéra à la Dune que l’atmosphère oppressante du tout premier film. Car, malgré les qualités indéniables des Chroniques de Riddick, le public n’avait pas adhéré totalement à un univers bien plus ample qu’une simple planète noire. 56 millions de recettes pour un budget de 100, il n’en fallait pas plus pour que l’orientation soit repensée. Et quoi de mieux que de « refaire » ce qui avait si bien marché dans le premier opus. Grâce à une trahison, le lien avec Les chroniques est là, ainsi que les dernière scènes, mais pour le reste, Riddick retrouve les éléments du premier film : une planète dangereuse, des créatures bénéficiant d’un phénomène (ici la pluie) pour attaquer les humains et un héros quasi seul contre tous.

 

Retour aux sources également pour Vin Diesel, qui retrouve ici un personnage qu’il apprécie sans doute plus que le rôle du chef de gang de Fast and Furious. Car, même s’il apprécie Toretto, (l’implication de la star a faire évoluer son personnage en est la preuve), Diesel n’a jamais caché ses préférences envers Riddick, de même que Twholy qui a bien du mal à exister sans sa saga de SF.

 

Il était donc clair que ce 3e film serait une sorte de second premier et que l’histoire ambitieuse du 2e serait remplacée par une trame plus simple et plus lisible.

 

Cette impression de tourner en rond ne se voit, heureusement, que très peu. Car d’une part, on apprécie aussi de retrouver le Riddick du premier film et que d’autre part, cet opus possède suffisamment de surprises, ainsi que des créatures parfaitement désignées pour que l’on ne s’ennuie pas. 

 

Enfin, c’est sans doute avec un plaisir coupable que l’on voit comment le héros va s’en sortir malgré (ou plutôt  à cause de) ses méthodes plus que limites. Et comme la réalisation ne lésine pas sur le gore et la violence des affrontements, on est vraiment dans un cinéma typiquement 80’s , la technique numérique en plus.

 

Twohy est sans doute un réalisateur très sous-estimé. De la trempe d’un Carpenter, d’un Hill ou même du Cameron des débuts, il est clair qu’il aime ce qu’il film et qu’il ne filme que ce qu’il aime. Certes, avec une star omniprésente comme Vin Diesel, il est peu évident de se trouver une place (Kassovitz pourrait en parler des heures), mais les deux hommes se connaissent bien et chacun doit sa part de succès à l’autre. Sans Riddick, jamais Diesel n’aurait tourné Fast and Furious.

 

De ce respect mutuel nait donc un film âpre, sans concession, visuellement époustouflant mais jamais tape à l’oeil et fleurant bon la série B. 

 

Oui, Riddick est une super série B, et ce n’est pas un terme péjoratif. Le film offre plus que ses promesses initiales, mais ne cherche pas à révolutionner le genre. Twohy et Diesel font le job avec le plus grand sérieux, sans jamais chercher à épater la galerie. A l’instar, je me répète, des meilleurs Carpenter comme NY 97, Jack Burton ou Prince des Ténèbres, Riddick est un vrai grand film de cinéma, avec des personnages suffisamment charpentés pour tenir la route. 

 

De ses grands frères, Riddick a hérité de la rareté du langage et du proverbe « La fin justifie les moyens ». Mais le cinéma ayant évolué, son monolithisme se fissure quelque peu, que cela soit lors de l’adoption du « chien » ou de la scène où il reconnait la valeur de son adversaire. Enfin, chose n’est pas coutume, Riddick devra s’en remettre à un autre pour sauver sa peau. 

 

Twohy filme alors les nouvelles (mes)aventures de son héros en s’inspirant clairement du western. Pas de caméra montée sur ressort ou de montage à la serpe. C’est simple, remplacer la planète et ses créatures par l’Ouest Américain et une horde d’indiens, ajoutez y des chasseurs de primes et vous aurez un film de John Ford. Le classicisme ne meurt jamais et le western reste un genre indémodable, qui survit caché dans les autres. Carpenter, Miller, Cameron l’ont compris et Twholy reste fidèle à cet axiome.

 

Alors, on pourra reprocher une excès de voix off, faisant parfois double emploi avec ce que l’on voit  à l’écran. Mais au final, et même si je suis personnellement déçu que le 2e opus ne connaissent pas de prolongement, Riddick est un excellent film de SF. C’est le moins que l’on pouvait attendre, mais on a finalement plus qu’espéré.

 

Et rien que pour cela, on peut remercier le duo d’être allé au bout de son idée !

Riddick (****)

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