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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 08:38
labpan-tmp-3.jpgLe deuxième DVD de  bonus s'ouvre avec la bande annonce de L'orphelinat, un film espagnol produit par Del Toro qui s'annonce bien flippant puis on a accès au choix de navigation :  tout voir (et accéder à un bonus supplémentaire) ou voir au fur et à mesure.

Ce 2eme disque est nettement plus axé sur la psychologie du film et sa symbolique.

Ainsi, le premier bonus est un  entretetien avec Guillermo  Navarro , le directeur photo (j'en profite pour corriger mon erreur de la 1ere partie  : ce n'est pas  Del Toro qui a fait la photographie du film).  Celui ci rappelle  l'historique de sa collaboration avec  le créateur d'Hellboy  ainsi que ses premiers pas dans le cinéma via le métier de photographe de plateau. Il explique quelques unes des options retenues pour le  film, notamment sur le choix des couleurs. Un module de 5 minutes reprend d'ailleurs  ces explications de manière bien plus appronfondies : des couleurs froides (bleues, vertes)  pour le monde réel et des couleurs chaudes (jaunes, rouges) pour le monde  fantastique.  L'entretien est quasi intime et  on peut voir que la collaboration ainsi que l'amitié entre les deux hommes est profonde et ce, malgré la différence d'âge.

Del  Toro  explique ensuite durant  un long entretien les sources de son inspiration : les contes de fée . Pour lui, cette  forme de récit n'est pas assez valorisée et , au détour d'une phrase, on  sait que son  inspiration première fut Bruno Betleheim  qui analysa de manière psychanalitique les contes. De ce fait, le propos du film devient d'une clarté limpide et surtout on comprend que  rien n'y a été mis au hasard. Le fait que l'héroïne soit une enfant de cet âge (pas encore une jeune fille mais plus une petite fille) implique tout un travail sur les rites de pasages. Pour Del Toro, Ofélia veut revenir dans un monde utérin,  ce que confirme les formes et les couleurs du monde souterrain. Sa crainte de grandir , l'arrivée de son petit frère (qui va faire d'elle une grande soeur donc une grande personne), la grossesse difficile de sa mère qui  lui  fait refuser le fait d'être une femme,  tout cela se met en place sous la baguette du réalisateur.

On s'aperçoit alors que Del Toro  a pensé son film dans les moindres détails et que la puissance du mythe a été le moteur de l'histoire. Construction intellectuelle  importante, Le labyrinthe de Pan se prête ainsi à de merveilleuses analyses.

Un dernier entretien avec Del Toro permet d'entrer un peu plus dans sa tête, dans son enfance. Le réalisateur parle de ses rapports avec la guerre civile espagnole, avec la religion qu'il dit avoir quittée... 25 minutes rares où l'homme se met à  nu.

Des bonus plus techniques complètent ce disque. Outre le module sur la couleur , déjà cité, un autre s'intéresse au cadre et à la caméra, toujours en mouvement. Les images de tournages montrent un réalisateur et un directeur de photographie obsédés par leur cadre, préparant minutieusement leurs plans et les refaisant jusqu'à satisfaction. Un aperçu des décors (la salle du trône notamment) montre là aussi une volonté de différencier le monde réel et le monde fantastique.

La classique comparaison film/storyboards permet de voir combien le métrage a été préparé et Del Toro n'hésite pas à inclure ses propres storyboard,  bien pauvres à côté des "officiels" mais ô combien déjà précis.

Classiques aussi les galeries de dessins , que l'on retrouve de manière plus lisible dans le splendide livret au centre du  coffret : 64 pages d'une grande bauté. La navigation est aisée mais les images sont un peu petites.

Enfin, crédits et liens internet  complètent le disque.

En bonus caché, on peut accéder  à 6 extraits des notes du réalisteurs , dont certaines datant de 1993 , et commentées par lui. Rappelons que ce film est en gestation depuis plus de 15 ans.

Le 4eme disque est la Bande Originale du film, écrite par  Javier Navarette et dominée par une berceuse que le compositeur décline sous plusieurs formes. Les 21 plages du CD font honneur à la musique et on a bel et bien affaire à un travail d'une grande beauté, d'une superbe précision. Le son de ce CD est cristallin et le seul reproche est que si on veut l'écouter en voiture, il nous faut lui trouver un boîtier vide.

Le 5eme disque est le film en Haute Définition. N'ayant pas de lecteur DVD HD, je ne peux vous en parler.

Le labyrinthe de Pan collector  , au delà de la beauté du film, est donc un achat indispensable pour tout cinéphile qui se respecte.
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commentaires

D
Moi, c'est la BO et le livret qui m'ont fait craquer !!

Et puis, le jour où je trouverais un lecteur-enregistreur DVD HD (qui lit les DIVX, les MP3, les photos...) , j'aurais au moins déjà un film à mettre dedans.
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S
C'est justempour le HD DVD que je n'ai pas pris cette édition (vu que je n'ai pas l'appareil non plus). Je me contente du collector normal.
Répondre

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  • : Salla Obscursium Invocat
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  • Enseignant, fan de cinéma et de métal, chanteur dans différents groupe de métal, collectionneur de tout ce qui touche à Star Wars... what else ?
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La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

L'affiche du moment