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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 11:17
Première Spécial 40 ans Star Wars : bof bof bof !!

Fan absolu de l'univers Star Wars depuis la sortie du premier film (cela vous donnera une petite indication de mon âge), j'avoue me jeter sans vraiment réfléchir sur tout ce qui concerne la saga : jouets, bouquins, puzzles, figurines, legos et magazines.

 

J'ai donc acheté le Première spécial 40 ans de Star Wars et le moins qu'on puisse dire est qu'en fait, sous couvert de rendre hommage à ce pan immense du cinéma, on a droit aux pires clichés journalistiques sur Lucas et son oeuvre.

 

J'ai déjà fait quelques articles sur ce sujet ! Il y a, depuis 1983, une sorte de cahier des charges à respecter quand on veut faire un papier, gros ou petit, sur Star Wars. Très peu de journalistes osent sortir de ce sentier battu, sans doute par peur de voir apparaitre un contrat sur leur tête.

 

Je rappelle ces commandements :

- Le meilleur film de la trilogie originale est L'empire Contre attaque.

-En 1983, le monde entier a été déçu par Le retour du Jedi que Richard Marquand n'a réalisé qu'avec une arme sur la tempe, arme tenue par Lucas.

-Les éditions spéciales de 1997 n'auraient jamais du exister, Lucas aurait du laisser les épisodes IV,V,VI en l'état sans modifier les effets visuels.

- La prélogie est inutile, nulle, mal jouée, mal filmée, mal écrite. Seules la course de Pod et le duel Anakin/Obi Wan la sauvent un petit peu.

- Lucas n'a réalisé qu'un bon film dans sa carrière (pour certains, ce n'est même pas un Star Wars).

- L'abus de digital nuit gravement à la santé.

- JJ Abrams a redonné Star Wars aux fans, chose que Lucas leur avait ôté. 

 

Première spéciale 40 Ans de Star Wars reprend scrupuleusement tous ces clichés. Et ajoute même deux-trois trucs tout aussi foireux ! Ainsi, s'il y a des Ewoks dans Le retour du Jedi, c'est parce que Lucas était déçu des résultats commerciaux de L'Empire contre attaque. Rappelons que le succès de Star Wars fut tellement énorme qu'il était impossible de le surpasser. D'ailleurs personne ne l'a fait depuis.

 

Pour le reste on a déjà tout démonté. Oui, Episode V est le meilleur de la trilogie, mais la conclusion du VI couronne les 6 films.

 

Si Le retour du Jedi fit soi-disant pleurer autant de fans, pourquoi eut-il bien plus de succès que l'Empire ? De même, avec le temps, il a été sacrément ré-évaluée, y compris par ceux qui l'avaient descendu en 83.

 

Une oeuvre appartient à son créateur, pas au public. Lucas a toujours dit que certains détails de la trilogie originelle le gênaient. Le fait de les améliorer lui permettait de remédier à cela, mais aussi, et cela Première oublie de le dire, de financer sans l'aide de la Fox, les épisodes I,II,II.

 

La prélogie a de cela d'utile qu'elle remet en perspective les épisodes IV,V,VI. C'est bel et bien Anakin le héros, Luke devenant finalement celui qui le ramènera vers la lumière. D'ailleurs, on voit bien que dans Le réveil de la force, l'héritage du père et du fils sont toujours au centre de l'intrigue. Quand au fait que deux scènes sauveraient 7 heures (et non pas 9 comme le dit le magazine), il suffit d'ajouter le début de la guerre des Clones, le massacre des Jedi, La bataille de Naboo, la course poursuite sur Coruscant, le sauvetage du chancelier, le combat dans l'arène, l'affrontement entre Yoda et l'Empereur la poursuite entre Jango et Obi-Wan dans le champ d'astéroïde de Géonosis... Ajoutons y les joutes verbales au sénat galactique des 3 épisodes ainsi que la scène la plus troublante de la prélogie, celle où Anakin et Padmé perdus dans leur pensée, l'un au temple, l'autre dans son appartement comprennent que leur monde va s'écrouler.

 

Pas mal pour 3 films où il n'y a rien à sauver.

 

Quand à l'abus de digital, on en a déjà parlé ici. Il y a plus de maquettes dans La menace fantôme que dans toute la première trilogie. Et contrairement à ce qu'a voulu faire croire Abrams , Le réveil de la force utilise énormément de plans "tout numérique" !

 

Bref, si vous avez 5,90 euros à perdre et que vous ne connaissez absolument rien à Star Wars, n'hésitez pas.

 

Sinon, gardez votre argent pour autre chose.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 07:12
L'intérêt de rebooter, remaker, prequeller Matrix ?

Il y a des projets étonnants quand même. 14 ans après Matrix Revolutions qui concluait de mains de maitre une saga entamée 4 ans plus tôt par les Wachowski , on parle d'un rebut. Ou d'un remake. Ou d'une suite. voire une préquelle. On ne sais pas trop en fait.

 

Ce qui est sûr est que ce projet se ferait sans les créateurs et sans Keanu Reeves. Quel intérêt alors ?

 

Hollywood vit depuis toujours sur une notion circulaire où il est très difficile de sortir. Peu de gens savent que le Ben de 1959 Hur est le remake d'un film muet en noir et blanc. Hitchcock lui même a remaké certains de ses propres films. Il est plus facile de refaire une histoire connue que d'en inventer une neuve.

 

Matrix, malgré ses multiples emprunts au cinéma asiatique, mais aussi à des univers post-apocalyptique des années 80 (difficile de ne pas voir dans ce monde dominé par les machines un lointain cousin de celui de Terminator), est une oeuvre incroyablement original, qui a redéfini la notion de blockbusters par l'intelligence de son propos. Le fait de proposer une fin ouverte à un projet de près de 200 millions de dollars était sacrément culotté et jamais les Wachowski n'ont cherché à caresser leur public dans le sens du poil, allant jusqu'à trucider tout leur casting car c'était dans la logique de l'histoire.

 

Les segments animés Animatrix et les jeux vidéos ont largement prolongé cet univers. Mais tout a été dit que cela soit la mise en place de la dictature des machines ou le vol des données qui permettent l'ouverture de Matrix Reloaded. 

 

Mais comme je le dis, il est plus simple de remaker en live ses dessins animés, de rebooter ses super-héros, d'adapter le moindre Comics ou la moindre trilogie littéraire pour adolescent (en n'oubliant pas de faire 2 films pour le dernier tome) ou d'imaginer la jeunesse de n'importe quel second rôle d'une sage cinématographique que d'imaginer des choses nouvelles.

 

On ne va pas changer Hollywood et il y aura toujours plus de gens voulant éviter les risques que de Christopher Nolan 

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 07:14

Faisant ce blog depuis des années, en bénévole, je m'efforce de vérifier mes informations ou d'éviter d'écrire des bêtises. Bien entendu, je peux me tromper ou laisser passer une erreur (parfois même dans mon tableau d'entrées), personne n'est parfait.

 

Par contre, quand je vois des erreurs grossières passer dans des magazines professionnelles, relus par des correcteurs payés pour cela (ou supposés relus), je tique un peu plus.

 

Ainsi, le dernier numéro de Studio-Live interviewe Dany Boon à propos de son dernier film Raid Dingue. Et sur la page, on trouve un petit encart avec la filmographie de l'acteur-réalisateur. Problème, il manque La maison du bonheur, le tout premier film qu'il a réalisé, 2 ans avant le carton des Ch'tis. Alors, certes, le film est moins connu et n'a pas connu le succès des autres, mais un simple petit tour sur un site comme CBO aurait permis d'éviter l'erreur.

 

Ce petit exemple est le reflet de quelque chose qui me hérisse le poil : le manque de professionnalisme ! Passons sur les jugements à l'emporte pièce comme cette "lettre ouverte" d'un journaliste à Scorcesse où, du haut de son jugement infaillible, il dézingue la moitié de la filmographie de l'auteur de Racing Bull. Après tout, on est dans le subjectif et tout le monde peut penser que Hugo Cabret ou A tombeau ouvert sont de mauvais films.

 

Mais se planter sur des dates de sorties ou s'emmêler dans des chiffres - X-Men Apocalypse est un échec commercial selon Studio-Ciné live , mais ne s'appuie que sur les chiffres US. Si le film n'a rapporté que 155 millions pour un budget de 178, il en rapporte 543 dans le monde entier, soit la 2e recette de la série après Days of Futur Past - , cela fait amateur.

 

Je sais que certains d'entre vous n'aiment pas que je critique la presse. Mais il faut bien, de temps en temps, rappeler certaines choses. Un journaliste se doit de faire le maximum pour ne pas se tromper. Et cela passe par une bonne relecture de ses sources, même si je me doute bien que le temps doit leur manquer.

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 19:25
Acheter des nouveautés Blu-ray n'a plus aucun sens !

Lors de mon dernier passage dans un magasin culturel commençant par un F et finissant par un Ac, je me suis fendu de l'achat de 3 Blu-ray à 30€ les 3 ! Et si, quelques années en arrière, ce type d'opération concernait surtout des fonds de catalogues, là, excusez du peu, je me suis pris Independence Day Resurgence, L'âge de Glace 5 et X-Men Apocalypse ! En clair, des films sortis au cinéma en 2016 et en vidéo en novembre et septembre (X-Men) !

 

Plus le temps passe, plus je ne vois plus aucun intérêt à acheter une nouveauté. Si pour Noël, on m'a offert Suicide Squad (version longue), je sais que dans 2-3 mois, il sera dans les linéaires à 10€. 

 

D'où une question légitime : les éditeurs n'auraient-ils pas intérêt à vendre tout de suite les disques moins cher ? 10 ou 12 euros dès la sortie, comme cela avait été le cas pour Camping 3 ?

 

D'autant qu'en matière de bonus, le foutage de tronche est de plus en plus évident ! Si l'on excepte quelques irréductibles comme Peter Jackson, Ridley Scott (même si pour Seul sur Mars, l'édition est décevante) ou James Cameron (quoiqu'on attend toujours une version sérieuse de True Lies), on ne peut pas dire que les éditeurs dépensent des fortunes en making of ! Je l'ai déjà écrit mais comparez les bonus du premier Iron Man (chez M6 vidéo) et ceux du 3, puis pleurez !

 

Alors qu'on va nous imposer le Blu-ray ultra HD (encore plus précis, plus beau, plus coloré, plus cher...), ne pourrait-on pas avoir de VRAIES éditions et non pas des trucs vidéos balancés à la va-vite pour profiter du fait que le film est encore dans toutes les têtes.

 

il fut un temps où il fallait attendre un an pour avoir le film en Laserdisc puis en Blu-ray. Mais ô surprise, généralement, on avait de vraies belles éditions.

 

Dans notre monde où tout va trop vite, il faut rentabiliser un film en quelques mois pour passer à la suite, quitte à réserver la bonne édition à plus tard. Le réveil de la force en 3D sorti 5 mois après la version 2D a du mal à passer chez ceux qui ont la nette impression qu'on les a pris pour des courges.

 

Ne nous plaignons pas : avec un peu de patience, on peut donc étoffer sa vidéothèque à peu de frais. Sauf qu'à un moment, les gens le sauront et cesseront d'acheter des nouveautés.

 

Personnellement, j'attends donc que World of Warcraft, Doctor Stange, Ben Hur 2016 ou encore Tout commence demain soient en promotion ! Et tant pis si 3 de ces 4 titres ne sont pas encore sortis en vidéo 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 21:32

14 nominations aux Oscars pour La La Land ! Autant dire que le film part largement favori pour être le grand grand gagnant de cette année.

 

Maintenant, et sans occulter les qualités du film (les très larges extraits que j'ai vus en VO sont franchement bien), La La Land a-t-il la carrure d'un Titanic ou d'un Ben Hur (la version de 1959) pour égaler leur nombre de nominations ?

 

Depuis quelques temps, les Oscars se la jouent quelque peu à l'européenne , snobant les films à grand spectacle et préférant les films dit "indépendants" .

 

Ainsi Spotlight en 2016 éclipsa Seul sur Mars, Le pont des espions ou Mad Max Fury Road.

 

En 2015, Birman l'emporte devant American Sniper !

 

En 2014, 12 years a slave, certes un beau film sur l'esclavage, battait Gravity !

 

En 2013, le très bon Argo battait le supérieur Django Unchained....

 

Et même en 2012, si on pouvait faire un cocorico pour The Artist, pouvait-on vraiment dire que le film muet de Jean Dujardin était au dessus de La couleur des sentiments ou Lincoln.

 

Tout ceci n'a de toute façon que peu d'importance. La La Land est un succès public et si triomphe aux Oscars il y a, on pourra au moins dire, à la différence des Césars, que c'est un vrai bon film qui l'emporte, même si j'incline à penser que 14 nominations, ça fait vraiment beaucoup surtout dans une année où il y a eu des films comme Premier Contact, Le monde de Dory ou Steve Jobs.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 09:22

Le dernier numéro de SFX contient un excellent article (pléonasme) sur les effets visuels de Premier Contact, le film SF de Denis Villeneuve. L'auteur y décrit la façon dont été imaginés puis intégrés les vaisseaux spatiaux aliens du film, avec une approche totalement inédite par rapport à ce que l'on a déjà vu.

 

Mais une fois de plus, l'auteur de l'article ne peut pas s'empêcher la phrase de trop, celle qui consiste à opposer encore et toujours le cinéma pour les ploucs et le cinéma pour les gens biens, les orfèvres, ceux qui sont capables de voir au delà de ce que les studios daignent offrir à la populace !

 

Cette phrase, là voici en substance : Premier contact ringardise d'un coup Roland Emmerich et Michael Bay. 

 

Que les journalistes et apprentis-critiques comprennent ceci : on peut apprécier à la fois la grosse artillerie hollywoodienne et les approches différentes d'un cinéma plus "indépendant" (même si Premier Contact ne l'est pas, puisque produit par la Paramount pour 47 millions de dollars).

 

On peut se rendre dans une salle avec l'envie de s'en prendre plein la vue en regardant un pop corn movie tout comme on peut se rendre dans une salle avec l'envie de réfléchir pleinement à ce que l'on voit à l'image.

 

Cette critique est d'autant plus ridicule que , dans le cas spécifique d'Emmerich, quand il a réalisé Anonymous, un projet qu'il portait depuis des années, tous ceux qui lui reprochent son côté puéril, m'as-tu-vu, grotesque et j'en passe ont détourné les yeux, feignant de ne pas voir sa splendide reconstitution de l'époque victorienne, son script plongeant au coeur de l'histoire, sa volonté de s'emparer d'un des plus grands mystères de la littérature. 

 

Quand un cinéaste hollywoodien s'écarte des canons habituels, les critiques s'en tapent. D'Emmerich, ils n'ont retenu que le discours du président Whitmore dans ID4. De Bay, alors que ces films regorgent de morceaux de bravoure, qu'il est capable d'une autodérision folle (No Pain non Gain), les critiques ne voient que les orgies de destruction.

 

En opposant  Premier Contact au reste de la production SF, l'auteur de l'article oublie qu'un Christopher Nolan avait déjà réussi à allier très grand spectacle et réflexion, qu'un Kubrick a su sublimer son matériel de départ, que Spielberg avait depuis longtemps proposé une alternative à l'invasion brutale et qu'on peut apprécier tout à la fois 2001, Interstellar, Rencontres du 3e type et ID4 ! Qu'aucune action des robots de Bay n'a oté de ma mémoire le premier Alien. 

 

Bref, opposer les cinémas n'a de sens que si on en méprise une partie.

 

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 10:33

Aux USA comme en France, certains journalistes estiment avoir la science infuse. Ils savent tout, ont un avis sur tout et leurs opinions doivent être recueillies comme parole d'Evangile.

 

Ainsi, certains s'arrogent le droit de dire que tel film est mauvais. Souvent leur argumentation ne tient pas la route, mais qu'importe ! Il suffit souvent de placer dans la chronique "absence de scénario", ce qui est ridicule vu que , à part certains essais de la Nouvelle vague, il y a toujours un synopsis, "surabondance d'effets visuels", "acteurs mauvais comme tout" sans oublier un petit rappel aux zheureslesplussombresdenotrehistoire si par malheur le film a la mauvaise idée de ne pas flatter le politiquement correct.

 

Mais cela ne suffit pas à la presse, bien consciente que son "pouvoir" n'empêche pas le public d'aller voir des "navets" . Les journalistes US dont inventé les Razzies Awards, cérémonie où seront "récompensés" les plus "mauvais" films, les plus "mauvais" acteurs... Cela existe depuis un bail et cela peut en dire long sur la mentalité de certains journalistes. Ainsi, Stallone y a eu droit pendant des années, quelque soit son film. Il est vrai que la presse appréciait très peu sa promiscuité avec les Républicains, surtout dans un Hollywood où vous vous devez d'être démocrate (la récente cérémonie des Golden Globes a été particulièrement révélatrice à ce sujet). 

 

Cette année, c'est donc Batman Vs Superman qui a le plus de chance d'emporter le Razzie du pire film de l'année et Ben Affleck celui du pire acteur.  Suicide Squad suit de très peu Batman Vs Superman dans cette infâme catégorie. Evidemment, il n'est pas mon propos de condamner les gens qui n'ont pas aimé l'affrontement entre les deux titans de DC ou les aventures des vilains de la Distinguée Concurrence . Comme je le dit souvent, chacun ses gouts.

 

Mais soyons honnête : il y a eu des films moins bien construits cette année, avec des interprétations moins convaincantes et des histoires moins bien écrites que les deux longs métrages du DC universe. Mais ils ont fait moins de bruits, ont sans doute coûté moins cher ou n'ont pas provoqué le buzz espéré. 

 

Par exemple, et ce n'est que subjectif, Les tortues Ninja 2, De l'autre côté du miroir, insaisissables 2, Mariage à la grecque 2 , ID4 2 ont été nettement en dessous de leur film d'origine. Gods of Egypt ou Inferno n'ont pas tenu leurs promesses et ont d'ailleurs reçu des volées de bois verts.

 

X-Men Apocalypse a déçu après Days  of  future past...

 

Mais pour les concepteurs des Razzies, tous ces films sont donc au-dessus de Batman Vs Superman.

 

Il est vrai que le film a été écorné aussi pour son "manque d'humour". Sauf que depuis Crisis on Infinite Earth qui a redéfini l'univers DC, on ne rigole plus trop chez Superman et ses potes. La récente série Justice League qui voit, entre autre, un Superman psychopathe venu d'une autre dimension, est tout sauf hilarante ! Le crossover de 700 pages La mort de Superman qui a inspiré une partie du film de Zack Snyder ne fait pas une belle part à la rigolade non plus. J'ai personnellement été nettement moins convaincu par l'accent russe de Colossus dans Deadpool (sans compter des effets visuels moyens concernant ce personnage) que par le traitement d'un Batman désabusé, un Batman qu'a parfaitement su saisir Ben Affleck. Au passage, on rappellera que le Batman flashy de Schumacher ou de la série des 60's a disparu depuis longtemps. Dans le comics, Bruce Wayne est même devenu un personnage qui se méfie également de ses alliés, ayant une arme afin de détruire chacun d'eux, au cas où !!

 

Bref, les Razzies, je n'en vois pas l'intérêt, si ce n'est faire mousser chacun. Que la presse fasse son travail sérieusement et analyse les films de manière poussée au lieu de se contenter de dire "c'est à chier".

 

Mais il est vrai que pour cela, il faudrait faire un effort d'écriture, de réflexion et de mémoire.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 06:38
Showgirls : le retournement de veste de la critique

En 1995, auréolé des triomphes de Robocop, Total Recall et Basic Instinct, Paul Verhoeven décide de se lancer dans un projet énorme avec Schwarzenneger, une épopée à 130 millions de dollars reprenant la 1ere croisade et la prise de Jérusalem.

 

Connaissant la réputation du "Hollandais violent", personne ne doute que cette ballade médiévale en Terre sainte ne se fera pas dans la dentelle ou dans le politiquement correct. Mais l'heure n'est pas encore aux méga-budgets inflationistes. Le projet ne se fera pas et Verhoeven va passer à tout autre chose.

 

Ce sera donc Showgirls, l'histoire d'une strip-teaseuse à Las Végas. Le cinéaste y décrit un univers clinquant et sordide, artificiel voire absurde. Il n'épargne pas la vulgarité de ce métier ni  l'hypocrisie de la société qui crache sur ces filles tout en les regardant se trémousser. Ne faisant jamais les choses à moitié, Verhoeven livre un film sans aucune concession.

 

Sauf que le public ne suit pas (20 millions de dollars de recette aux USA, quasiment rien dans le reste du monde) et que la critique est assassine, incroyablement brutale, comme s'il fallait faire payer au cinéaste ses succès passés. Quand à son héroïne, Elizabeth Berkley, elle ne se remettra jamais de ce désastre.

 

Cerise (?) sur le gâteau, Showgirls est nommé aux Razzies Award et remporte celui de pire film de l'année, pendant que Verhoeven gagne celui du pire réalisateur.

 

Malicieux (ou cynique), il ira chercher son prix et se fendra d'un discours, comme s'il venait de remporter l'Oscar.

 

20 ans après, le film sort dans une version restaurée en Blu-ray. Et comme par miracle, une énorme partie de ceux qui crachaient sur le film en sont désormais les plus grands fans. Est-ce parce que Verhoeven a tourné un film francophone (Elle, avec Isabelle Hupert) et qu'il va présenter la France aux Oscars ? Est-ce parce que le cinéaste n'est plus étiqueté "Yankee" qu'il faut désormais le défendre ? Ou tout simplement parce que 20 ans ont passé et que le parfum de scandale du film appartient au passé ?

 

Sans doute un peu de tout cela. Mais j'avoue toujours me gausser de ces retournements de veste, dans un sens ou dans l'autre d'ailleurs, qui montre bien qu'une vérité "cinématographique" n'est jamais gravé dans le marbre.

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 09:15

Un long commentaire très intéressant a été posté par un internaute sur ma chronique d'ID4 Resurgence, film que j'ai adoré mais que mon interlocuteur a détesté. Ce qui ne me pose pas de soucis vu que, comme on le dit, tous les goûts sont dans la nature.

 

Une partie du commentaire portait sur le fait que je reprochais à la presse "qui-ne-paye-pas-ses-entrées" de détester Emmerich. Mon interlocuteur me disait aussi que j'étais trop généreux dans mes choix et que j'amais tout, sans vraiment faire preuve de discernement.

 

Il est vrai que j'ai la chance d'être bon public. Ce n'est pas un manque d'exigence à mon avis mais plutôt la capacité à voir le verre à moitié plein qu'à moitié vide. Et puis, n'étant pas masochiste, je préfère aller voir un film que je pense pouvoir apprécier qu'aller voir un film qui ne rentre pas dans goûts. Parce que, mine de rien, le cinéma est un loisir qui coûte assez cher. Sans carte de fidélité ou carte regroupant plusieurs places, réductions du matin (celles pour les familles nombreuses ayant disparu quasiment partout), une place c'est désormais dans les 11 euros sur Nancy. En gros, le prix d'un Blu-Ray lors des opérations promo. Emmener ses enfants voir le dernier Disney en salle à l'heure de pointe coûtera bientôt plus cher qu'aller à EuroDisney !! Par rapport à un journaliste qui ne payera pas sa place (ce qui est logique vu qu'il fait son travail), un film qui me déplait en salle me coûte un peu plus que 2 heures perdues. Remarquez, que le film me plaise ou pas, j'aurais quand même perdu l'argent de ma place.

 

Donc, il apparait logique que je choisisse mes films. Et c'est ce que je fais depuis que j'ai une dizaine d'années. Maintenant, que l'on estime que j'ai des goûts de "chiotte" parce que j'ai apprécié Civil War ou Jurassic world ne me dérange pas. 

 

Par rapport à la critique que j'égratine régulièrement, je n'entends pas changer de braquet. Je lis la presse cinéma depuis le début des années 80. A l'époque, en matière de cinéma dit populaire, il y avait Première qui s'opposait quelque peu aux Cahiers du cinéma. Première proposait de vrais dossiers sur tous les types de cinéma, très bien écrits, mais le fantastique ou l'horreur y était tout de même peu représenté. La découverte de L'écran fantastique mais surtout de Mad Movies (auquel j'ai été abonné pendant plus de 10 ans) m'a permis de voir une autre facette de la production mondiale. Enfin, au tout début des années 90, le premier numéro de SFX fut un véritable choc ! J'en possède tous les numéros (sauf 1 !!) et pour la première fois, un magazine proposait des articles de fond sur la technique et non pas sur l'analyse sémantique d'un film. Les 3 approches se complétaient sans soucis. Si on ajoute l'arrivée de Studio, on avait une presse grande qualité. Mes étagères croulants sous des magazines témoignent de ma boulimie d'écrits cinéma.

 

Et puis, vers le milieu des années 90, j'ai pu constaté une certaine dérive vers un journalisme généraliste plus paresseux, avec des articles que l'on aurait pu croire être des copier/coller de clichés. Même Mad Movies a décliné et j'ai cessé de l'acheter vers 2005. Première, Studio/Ciné live ? Je les lis à la médiathèque de Nancy, rapidement généralement. Par contre, je prends toujours SFX, dont le petit passage à vide consécutif au départ momentanée de son rédacteur en chef a été bref et L'écran fantastique dont j'apprécie les longs dossiers.

 

L'état de la critique en 2016 ? Honnêtement, je le trouve pitoyable et cynique. Si certains journalistes ont les mêmes exigences qu'il y a 30 ans (à cet exemple, même si je ne suis plus d'accord avec la ligne éditioriale de Mad Movies, surtout depuis les départ des "historiques", quand ils analysent un film, ils ne font pas les choses à moitié), la plupart se contentent de phrases toutes faites et surtout, surtout, ne traitent pas leur sujet. On peut écrire sur Batman Vs Superman sans connaître le comics, mais on passe forcément à côté de la psychologie des personnages. Comparer un film Marvel et un film DC implique de connaître un minimum les 2 univers. 

 

L'avènement d'Internet a accentué un phénomène de "globalisation" de la critique. En 1999, Rick McCallum, producteur de la prélogie, estimait qu'une chronique écrite par un gamin sur un blog bien en vue avait plus d'impact que la chronique du NY Times. Sans aller jusque là, on peut penser qu'un buzz négatif fait sur le net, parfois sur la foi de quelques images d'une bande annonce, peut être destructeur. Et la tendance va en s'accentuant. L'internaute, mais aussi le journaliste juge désormais un film sur une affiche, un casting ou un trailer. Et rares sont ceux qui font le mea culpa. Comparez le nombre de critiques qui sont revenus sur leur propos concernant le choix de Ben Affleck en Batman avec le torrent de "Quel choix merdique" lors de l'annonce du casting et vous aurez une idée de l'infini.

 

Enormément de chroniques tiennent désormais en quelques lignes, avec des phrases toutes faites comme "scénario amnémique", "omniprésence des effets visuels","montage bourrin et haché","conclusion à l'Américaine"... Et pas uniquement dans les quotidiens ou les sites d'informations rapides. Sans aller jusqu'à demander une analyse approfondie de tout ce qui sort, un minimum de travail devrait être fait, non ? Surtout pour des gens justement payés pour cela. Mes chroniques de SOI font rarement moins de 100 lignes. J'essaye d'y mettre le maximum d'informations ou de comparaisons. Et mon avis subjectif est étayé de manière honnête (enfin, c'est ce que j'ai tendance à penser). 

 

Bon public, moi ? Je le redis, je le revendique. Je ne vois pas l'intérêt de casser pour casser. Un film ne me plaît pas ? Généralement, je n'en parle pas. Ou alors quelques mots lors de la page box office si j'estime qu'il y a de quoi en parler. Par exemple, je n'apprécie pas les films de Roman Polanski eu égard à sa conduite scandaleuse envers une gamine de 14 ans. Bien entendu, sa vie privée n'a rien à voir avec la qualité de ses films (Le bal des Vampires reste un sommet), mais j'ai du coup bien du mal à apprécier ce qu'il fait. C'est tout à fait subjectif. Je laisse donc à ceux qui seront capable de passer au-dessus de ses frasques le soin de parler de ses films.

 

Tenir un blog cinéma depuis 16 ans (qui, je le rapelle suivent mes 5 années de fanzinat) n'est que le reflet de ma passion. Je n'impose rien, je ne vends rien, je ne me prend pas pour ce que je ne suis pas, je ne fais que donner mon avis. 

 

Une dernière chose : pas mal de critiques très négatives sont empreintes d'un anti-américanisme délirant. Pour y être allé un certain nombre de fois, pour y avoir une fille qui y étudie (dans le Wisconsin), je trouve navrant le nombre de clichés véhiculés par des "professionnels". Navrant et mensonger.

Voilà pourquoi, oui, la critique "pro" me gave souvent.

 

 

 

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 08:42
Les sorties vidéos d'avril...et la fin de la 3D à domicile.

Après un mois de mars relativement calme (à part SPECTRE et dans une moindre mesure The Walk, l'amateur de spectacle n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent), avril sera forcément plus dur pour nos porte-monnaies !

 

L'évènement, c'est bien entendu la sortie le 16 avril du Réveil de la force dans une édition qui fait déjà polémique à cause de l'absence de version 3D ! Mais j'y reviens un peu plus loin. Si on pouvait craindre des bonus "light", marque de fabrique Disney depuis quelques années, il n'en est rien. Un making of de 69', 7 modules supplémentaires pour 45' et 6 scènes coupées, ce n'est pas si mal. Reste qu'on est quand même loin du foisonnement des éditions I,II,III et du coffret DVD des IV,V,VI qui proposaient nettement plus, notamment les bandes annonces, les modules internet et des commentaires audios ultra-précis de Lucas.

 

A côté de ce mastodonte, on aura droit au dernier chef d'oeuvre de Spielberg, Le pont des espions, qui n'a pas franchement connu un triomphe en France. L'occasion donc de se rattraper. 

 

Sortie également de Pan avec Hugh Jackman. Si le film fut un terrible échec commercial aux USA (un petit peu moins dansle monde), il n'en est pas moins un excellent spectable. Et là, la version 3D sera disponible.

 

Les amateurs de comédie française seront ravis de pouvoir acheter Baby Sitting 2. Ce n'est pas ma tasse de thé, mais il en faut pour tous les goûts.

 

Rayon animation, deux grosses sorties , le sous-estimé Le voyage d'Arlo et Snoopy et les Peanuts. Certes, le dernier Pixar n'a pas la profondeur d'un Vice et Versa ou le délire d'un Monsters Academy, mais il n'en est pas moins un très beau film et une belle leçon sur le courage. Quand à Snoopy, je ne l'ai pas vu. L'occasion donc de se rattraper.

 

Enfin, Game of Thrones verra sa 5e saison enfin éditée en vidéo. N'ayant pas encore commencé à regarder la 3, je devrais donc patienter quelque peu. Et puis, il y aura assez à dépenser avec ce que j'ai déjà cité.

 

Pour en revenir à la 3D, il semble clair que les acteurs du médium soient en train de désengager petit à petit. Samsung et Philips ont déclaré abandonner la 3D sur leurs nouvelles gammes de téléviseurs. En fait, la 3D à la maison n'a jamais pris vraiment. Le prix, le problème des lunettes (au coût élevé également), la confusion et la mauvaise communication et surtout l'absence de programmes autre que les Blu-rays auront sans doute eu raison de cette technologie.

 

Dommage donc pour ceux qui se sont équipés. Personnellement, je n'ai investi que dans un vidéo-projecteur capable de diffuser de la 3D, mais pas dans le lecteur, même si j'ai pas mal de Blu-ray 3D à la maison, étant donné que ce sont souvent les seules éditions à proposer de vrais bonus (en vrac Transformers 3, Avengers, Prométhéus). On peut cependant se dire que les industriels se foutent totalement du public, lui faisant miroiter des merveilles avant de laisser tout tomber. Le cimetières des technolgies mort-nées est immense, avec le Dat, de SACD, le DVD Audio , le Blu-Ray Audio... A chaque fois, des innovations technologiques réelles, mais vendues n'importe comment, trop chères et rarement expliquées au grand public.

 

En fait, la 3D repointera sans doute le bout de son nez quand on pourra enfin se passer des lunettes. Mais pour la petite histoire, on en parle depuis les années 50...

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La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

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Rogue One