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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 11:42
Césars 2021 : entre ridicule et ridicule...

Ceux qui suivent mon blog savent que je ne porte pas les Césars dans mon coeur. Et la cérémonie d'hier ne va pas vraiment me faire changer d'avis.

 

Ce que je reproche aux Césars depuis des années, c'est ce côté "On se récompense entre copains" et "on méprise le cinéma populaire". Du coup, des navets délirants sont récompensés (Les Misérables étant le dernier exemple) et on transforme un moment qui devrait être festif en une tribune politique de mauvais goût.

 

Hier, on a donc eu droit à la totale. Passons sur l'intervention d'intermittents dont la profession a été plus que  mise à mal par la crise Covid. Ils ont de vrais raisons de craindre l'avenir, même si, leurs interventions et revendications passées, quand tout "allait bien" ont quelque peu brouillé leur message et introduit dans l'opinion la fausse idée qu'ils étaient des privilégiés.

 

Non, ce qui était vraiment choquant, c'est de voir une actrice se mettre nue pour protester contre la fermeture des cinémas. Oui, c'est pénible de voir des salles fermées et il est évident que des solutions existent pour les ouvrir, en respectant les gestes barrières. Mais doit-on vraiment tomber dans une telle vulgarité pour faire passer un message ? Evidemment, non.

 

Il aurait été bien plus logique d'inviter un exploitant de salle qui aurait pu décrire la galère qu'il vit depuis près d'un an qu'une cruche , Corinne Maseiro, qui se dévoile en direct. Car, les acteurs de cinéma souffrent bien moins qu'un propriétaire de salles, qu'elle soit petite (donc indépendante) ou appartenant à un grand groupe.

 

On a eu droit aussi à la litanie sur Georges Floyd, affaire qui ne concerne pas du tout la France, mais dont il faut parler histoire de se la jouer progressiste. On a eu aussi droit à un "acteur" s'excusant que son discours soit un "peu islamo-gauchiste". Bon, je croyais que cela n'existait pas l'islamo-gauchisme (c'est ce que l'on nous répète depuis des semaines) mais quand c'est un agent de la culture qui le dit, ça va.

 

Alors, oui, la culture souffre ! Mais souffre-t-elle plus que la restauration ? plus que la petite distribution ? les artisans ? En se mettant nue, Corinne Maseiro pense-t-elle vraiment à la société dans son ensemble ? aux caissières qui ont payé un lourd tribu au Covid  avec une absence totale de protection dans les débuts de l'épidémie ? Aux soignants qui vivent un cauchemar depuis des mois , sont en burn out et se font insulter par leur ministre et le président qui leur reprochent de ne pas se vacciner - scoop : les vaccins sont aussi rares pour les soignants que pour nous ? 

 

En fait, les Césars restent ce truc nombriliste où l'on s'auto-congratule et où on pense que (mal) copier  les Oscars fait de nous un grand pays de cinéma.

 

Bref, à oublier une fois de plus. De toutes façons, l'audience a été minable avec 3 fois moins que Koah Lanta. C'est dire !!

 

Au niveau Palmarès, c'est Adieu les cons qui a fait la bonne affaire de cette triste soirée avec 7 récompenses. N'ayant pas pu voir le film, je ne me permettrais pas de donner un avis. Mais Dupontel n'étant pas un manchot, on peut penser que c'est justifié.

 

Le césar de la meilleure actrice pour Laure Calamy est une vraie bonne nouvelle car on peut encore récompenser une actrice drôle et jolie dans un film qui n'est pas parasité par un discours politique à deux balles.

 

Le reste du Palmarès se trouve ici  : https://www.cnews.fr/culture/2021-03-12/cesar-2021-retrouvez-le-palmares-de-la-46e-ceremonie-1057813

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 06:56
Oscars 2020 : Parasite préféré à 1917

4 Oscars donc pour Parasite, le film de Bong John-Ho ! L'académie a donc estimé qu'il était meilleur que 1917 , Joker, Le Mans 66 ou The Irishman ! 

Bon, pourquoi pas. Mais on a vraiment l'impression depuis quelques années, qu'Hollywood tombe dans une espèce de hype élitiste qui convient à sous-estimer son propre cinéma.

 

Attention, Parasite n'est pas un mauvais film, très loin de là ! La Palme d'Or était méritée sans aucun doute. Mais de là à dire qu'il est meilleur que le magistral plan séquence de Sam Mendes ou du nihiliste Joker, film qui redéfinit l'approche des super héros au cinéma, il y a un pas que je ne franchis pas. Sans compter Le Mans 66, reconstitution fastueuse d'une époque révolue. Bref, on est sans doute dans l'effet de mode.

 

Cela dit, Parasite est le premier film en langue étrangère à être couronné meilleur film aux USA, ce qui constitue une petite révolution. Le film gagne également la statuette du meilleur réalisateur, devant Sam Mendes, Tarantino, Todd Phillips et Scorcese. Là aussi, on peut se dire que c'est quelque peu exagéré. Oscar du meilleur scénario original (là aussi, Tarantino est à nouveau battu)  et meilleur film international. Sur le coup, le fait que Les misérables soit reparti bredouille ne peut que me réjouir. Gageons cependant que Ladji Ly va se la jouer victime sur le thème "les vilains américains racistes", partition qu'il a habilement su jouer en France quand son passé a refait surface, que ses insultes envers divers personnalités qui ont le malheur de ne pas être d'accord avec lui et surtout ses propos démentiels sur les frères musulmans, garant de la paix dans les banlieues à son avis ont été rapportés par la presse.

 

Côté acteur et actrice , Joaquim Phoenix a logiquement gagné son Oscar pour son rôle du Joker tandis que Renée Zellweger l'emportant pour son biopic Judy. A noter que c'est la deuxième fois que le personnage du Joker permet à son interprète d'obtenir la récompense suprême.  Dans les seconds rôles, c'est Brad Pitt (Once upon a time in Hollywood) et Laura Dern (Marriage Story) qui ont gagné.

 

Meilleur film d'animation pour Toy Story 4, ultra mérité pour Pixar !

 

Les Oscars techniques sont allés à 1917 : Effets visuels (à la barbe de l'Episode IX, ce qui est un grand n'importe quoi)  et mixage son, le son et le montage pour Le Mans 66, les décors pour Once upon a time in Hollywood, les costumes pour Les 4 filles du Dr March et enfin Scandale qui gagne l'Oscars du maquillage (???).

 

Côté musique, la meilleur chanson est décernée à Rocketman et la bande originale à Joker.

 

Pour être complet, le meilleur scénario adapté est allé à Jojo Rabbit !

 

On le voit donc, un Palmarès qui a déjoué pas mal de pronostiques. Mais une impression un peu vaine de voir que les films ne sont pas forcément récompensés en fonction de leur qualité, mais plutôt de leur portée "politique". Ou pas. Ainsi, Scandale, qui devait être le point d'orgue du mouvement Me too, a vu que, finalement, les femmes avaient encore un très long chemin pour s'affranchir vraiment de l'emprise masculine.

 

J'ai cependant hâte de voir comment certains vont retourner leur veste sur Parasite, nous expliquant encore hier que Joker était tellement favori qu'il n'était même pas obligatoire de faire une cérémonie.

 

 

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 12:27
Joker gagne le grand prix du festival de Venise

J'adore l'Italie. J'y vais au moins 2 fois par an (j'y retourne d'ailleurs en octobre prochain pour un périple autour de Milan). Venise, Florence, Rome, Naples, Turin, Assise, Ravennes... le tout visité plusieurs fois, à tel point que j'ai appris la langue à force d'y aller.

 

Du coup, voir que le festival de Venise récompense un film de genre, à savoir Joker de Todd Philipps avec Joaquim Phoenix ne peut que me faire aimer encore plus la péninsule ! A Venise, on n'hésite donc pas à récompenser un film qui n'entre pas dans les cases définies par la critique bobo et auteurisante ! Que les clowns de Cannes, qui ne mettent que des films de genre en hors compétition, histoire de se dire "On n'est pas sectaire" en prennent de la graine.

 

Bon, tout n'est pas parfait et voir que le pédophile Polanski est encore une fois récompensé me donne la nausée. Mais bon, il parait que je suis vieux jeu à condamner un type qui a soulé une gamine pour la violer....

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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 09:37
Les cumulards de Cannes

Après 10 jours d'un cirque médiatique toujours aussi ridicule, Cannes a donc rendu son verdict en récompensant Parasite de Bong Joon Ho , un thriller de l'auteur du Snowpiercer. Sans doute pas le pire film de la sélection, cela dit.

 

Mais ce qui interpelle, c'est que Cannes confirme son côté "je sélectionne toujours les mêmes".

 

Ainsi, Ken Loach, Jim  Jarmush, Aldomovar, Xavier Dolan, les frères Dardenne, Terence Malick ont, comme par hasard, fini leur film juste à temps pour être présent à Cannes. Et si on y ajoute Quentin Tarantino (le seul avec Malick à vraiment faire du cinéma à mes yeux) et le fait que Bong Joon Ho avait défrayé la chronique cannoise avec Okja (la diffusion sur Netflix, le refus du festival de le présenter, toussa).

 

Le cinéma élitiste ne se renouvelle donc pas. Certes, on invite Stallone, histoire de dire qu'on fait peuple (mais on ne lui offre même pas un hochet lors du palmarès) et on file une palme d'honneur à Alain Delon, tout en ne le défendant pas face à la polémique débile dont il a fait face avec  dignité.

 

Bref, Cannes , ce n'est toujours pas ma tasse de thé. Les films présentés, à part le Tarantino, ne m'intéressent pas, le côté "On est au dessus de la masse me gonfle" ! Traitez moi d'inculte, mais je préfèrerais toujours aller voir un bon gros blockbusters que perdre mon temps avec Cannes.

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 06:46
Green Book, Rami Malek, Roma récompensés. Spider-Verse aussi !!!

Après la pathétique cérémonie des Césars, les Oscars ont donc pris le relais cette nuit. Cérémonie que je n'ai pas regardé, me contenant de lire le palmarès ce matin.Je serais donc bien en peine pour dire si l'animation est meilleure qu'en France.

 

Le Palmarès 2019 est somme tout assez équilibré, chaque film "favori" ayant remporté au moins un trophée.

 

C'est Green Book qui emporte celui du meilleur film . Ce road movie où un musicien noir conduit par son chauffeur blanc doit se conformer à un code de conduite typiquement ségrégationniste n'était pas favori (c'était Roma) a donc su toucher le coeur du jury. Il est à noter que l'Amérique hésite de moins en moins à regarder son histoire récente en face. Notons aussi que les Afro-américains prennent depuis quelques années une belle revanche. Black Panther était aussi dans cette catégorie (cela m'aurait semblé très exagéré de le voir Meilleur film) et Spider-Verse met justement un gamin noir en vedette dans le rôle de Spider-Man. Green Book obtient aussi l'Oscar du meilleur second rôle masculin pour Mahershala Ali et l'Oscar du meilleur Scénario.

 

Rami Malek reçoit l'Oscar du meilleur acteur ! Récompense méritée pour l'un des beaux films de l'année dernière et un beau pied de nez à la critique qui l'a descendu à sa sortie. Notez que certains ont crié au scandale , balançant que l'acteur avait juste porté "une moustache, des fausses dents et chanté en playback" , oubliant bêtement la justesse du jeu pour reproduire la vie fascinante et complexe d'un des plus grands artistes du XXe siècle. Bohemian Rhapsody est logiquement récompensé pour le mixage son, le son et le montage tout court. 3 Oscars techniques donc.

 

Roma a été récompensé par l'Oscar du meilleur réalisateur, le 2e de sa carrière pour Alfonso Cuaron après Gravity. Roma a aussi obtenu la meilleure photographie et le meilleur film en langue étrangère. Pas si mal pour un film que seuls les abonnés Netflix auront pu voir, Roma étant sorti dans très peu de salles - même si j'ai pu voir à San Francisco qu'il était projeté dans un cinéma très "vintage" de Castro.

 

L'Oscar de la meilleure actrice va à Olivia Colman dans La favorite. Personnellement, je pense que Lady Gaga , dans le magnifique A star is born, l'aurait largement mérité. La chanteuse se consolera avec l'Oscar de la meilleure chanson originale.

 

Il fallait bien un moment "n'importe quoi" et cela s'est produit pendant l'Oscar du meilleur film d'animation ! Récompenser Spider-Verse alors qu'étaient en lice Les Indestructibles 2, L'île aux chiens et Miraï, ma petite soeur, c'est vraiment prendre les gens pour des cons ! Cette bouillie numérique, reprenant l'un des arcs récents les plus mauvais du Comics a donc pris le meilleur sur des films bien plus inventifs, techniquement irréprochables et surtout, surtout, ne jouant pas sur des codes geek insupportables . C'est clairement un effet "mode" qui  a joué, l'Académie en ayant peut être aussi marre de récompenser Pixar. (qui a tout de même obtenu le meilleur court métrage)

 

 Black Panther repart  avec 3 Oscars techniques : costumes, décors et bande originale. Dans les 3 cas, c'est mérité tant le film est inventif. 

 

Les meilleurs effets visuels vont à First Man. Une consolation pour le sublime voyage spatial de Damien Chazelle (qui aurait mérité plus tant au niveau BO qu'au niveau récompense). Après, je pense que Solo et Avengers méritaient tout autant.

 

Enfin, Vice se contente des Maquillages et coiffures. J'avoue que cela me réjouit quelque peu de voir que l'Académie n'a pas cédé au politiquement correct sur ce cas.

Le Palmarès 

Meilleur film : Green Book
Meilleur réalisateur : Alfonso Cuaron pour Roma
Meilleur acteur : Rami Malek pour Bohemian Rhapsody
Meilleure actrice : Olivia Colman pour La Favorite
Meilleur acteur dans un second rôle : Mahershala Ali pour Green Book
Meilleure actrice dans un second rôle : Regina King pour Si Beale Street pouvait parler


Meilleure photographie : Alfonso Cuaron pour Roma
Meilleur film animé : Spider-Man : New Generation
Meilleur film en langue étrangère : Roma
Meilleur scénario adapté : Spike Lee pour BlacKkKlansman
Meilleur scénario original : Green Book
Meilleure bande originale : Ludwig Goransson pour Black Panther
Meilleurs effets spéciaux : First Man
Meilleure chanson originale : Lady Gaga pour Shallow (A Star is Born)
Meilleur montage : John Ottman pour Bohemian Rhapsody
Meilleur court-métrage animé : Bao (Pixar)
Meilleur montage de son : John Warhurst et Nina Hartstone pour Bohemian Rhapsody
Meilleur mixage de son : Paul Massey, Tim Cavagin et John Casali  pour Bohemian Rhapsody
Meilleurs décors : Hannah Beachler et  Jay Hart pour Black Panther
Meilleurs costumes : Ruth E. Carter pour Black Panther
Meilleurs maquillages et coiffures : Vice
Meilleur documentaire : Free Solo
Meilleur court-métrage documentaire : Period. End of Sentence.

 

 

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 09:48
Césars 2019, un palmarès sans aucune surprise.

Comme tous les ans, le cinéma français s'auto-congratule et fait croire qu'il est le meilleur du monde dans une cérémonie où moments gênants enchainent avec discours d'une platitude extrême.

 

Les Césars ne récompensant que les films tricolores, à l'exception du Meilleur film étranger (donc aucun film nominé ne fait partie, mais passons...), on a en fait une soirée où la grande "famille" du cinéma français se passent la brosse à reluire, fait croire qu'elle est rebelle - quoique cette année , on n'a pas eu droit à l'intervention des intermittents du spectacle - tout en portant des robes et costumes hors de prix et laisse quelques "comiques" en roue libre singer les Oscars.

 

Niveau palmarès, aucune surprise. Le grand bain, nominé dans les catégories "reines", est reparti avec une seule statuette, celle du Meilleur second rôle masculin. Vous me direz que c'est le seul film de cette soirée à avoir dépassé le million d'entrées. Ceci explique sans doute cela.

 

Pour le reste Jusqu'à la garde obtient 4 Césars, Shéhérazade 3 et Les frères Sisters 4 également.  Pour ce dernier, je note que l'Académie a mis de l'eau dans son vin car le film a été tourné en anglais (avec des acteurs américains) et qu'il y a encore quelques années, c'était une hérésie.

 

Il est d'ailleurs amusant de voir combien Audiard est devenu un réalisateur "mainstream". Pourtant, ses derniers films sont bien loin de valoir Regarde les hommes tomber ou Un héros très discret. Mais bon, je ne suis qu'un cinéphile amateur de blockbusters. 

 

Après, son césar de meilleur réalisateur est sans doute le plus justifié de la soirée, car il sait manier une caméra et créer un univers visuel qui n'a rien à voir avec les téléfilms récompensés hier soir .  

 

On  notera aussi qu'une bonne partie des films récompensés (ou nominés) étaient déjà présents  à Cannes (Guy, Shéhérazade, Une affaire de famille). Bref, le serpent se mord la queue et la consanguinité guette.

 

Enfin, je trouve très drôle ce hochet du César pour le film le plus vu qui a donc récompensé Les Tuches 3. Je me demande si les mecs qui donnent la récompense mettent des gants pour ne pas avoir à toucher un réalisateur qui a du succès.

 

Voici un lien pour le palmarès complet , la page d'Allociné.

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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 21:48
Bohemian, Roma et Spider-Verse (grrr) vainqueurs des Golden Globes.

C'est entendu , les journalistes américains sont désormais aussi snobs que leurs collègues européens.

 

Que Bohemian Rhapsody et son acteur Rami Malek soient récompensés comme meilleur film et meilleur acteur, Ok, cela se conçoit car effectivement le biopic de Queen est exceptionnel. Je me permets cependant de rappeler qu'il fut descendu par une bonne partie de la presse AVANT sa sortie, sur la seule foi  des déboires du tournage, du renvoi de Bryan Singer...

 

Que Roma soit le meilleur film en langue étrangère n'étonne pas non plus. Après tout, Cuaron n'est pas un peintre (Gravity ou Les fils de l'homme peuvent en témoigner) et il est normal qu'il soit récompensé. Dommage que cela soit pour un film Netflix et non pas un film sorti sur des centaines d'écrans (j'ai pu voir qu'il était projeté dans une salle à San Francisco).

 

Cela passe aussi pour Green Book, même si les extraits que j'ai vus font plus penser à un téléfilm qu'à un film de cinéma. Vigo Mortenssen, qui n'arrive pas à retrouver un rôle à la hauteur de celui d'Aragorn, se rappelle à notre bon souvenir.

 

Où cela commence à craindre, c'est le fait que Spider-Verse ait gagné face à L'île aux chiens, Mirai ma petite soeur (chef d'oeuvre absolu en animé) et Les indestructibles 2. Au delà de l'histoire franchement pas terrible (mais logique vu que l'arc dont est tiré l'histoire est l'une des pires de Spiderman de ces dernières années), on a surtout une bouillie animée qui mélange tout et n'importe quoi. Mais voilà, Miles Morales, le Spider-man du film est un jeune noir. Et à l'heure où Black Panther fut nominé dans le meilleur film (alors qu'Avengers lui ait infiniment  supérieur), il est clair que les journalistes ne veulent plus se faire accuser d'oublier les métrages mettant en vedette des acteurs noirs. Rappelez vous la polémique sur les Oscars.

 

Le problème n'est évidemment pas de récompenser un film où le casting est noir, le problème est simplement de récompenser un bon film, qu'importe l'origine ethnique de son casting ! Or Spider-Verse n'est pas un bon dessin animé. Techniquement, il est très inférieur au dernier Pixar, émotionnellement, Mirai le dépasse de 100 coudées et  niveau prise de risque, L'île aux chiens est un pari autrement plus fou !

 

C'est quoi la prochaine étape ?  Faire des catégories en fonction de l'origine des acteurs, du réalisateur ? 

 

Si on va par là, pourquoi Crazy Rich Asians n'a pas été récompensé, alors que c'est le premier film US avec un casting asiatique à avoir connu un tel succès ?

 

Bref, je crains que les futurs palmarès ne regardent désormais plus que la couleur des acteurs et non la qualité des films. Un peu comme en France où c'est le sujet qui est récompensé et non pas la qualité du film.

 

 

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 08:25
Oscars 2018, le palmarès

Depuis quelques années, les Oscars avaient la fâcheuse habitude de singer les Césars (un comble) en privilégiant non pas les films de cinéma, mais en récompensant le politiquement correct ou les films "engagés" ! Tant pis pour les amateurs de cinéma qui voyaient des chefs d'oeuvres comme Interstellar se contenter de récompenses techniques et dont l'ambition était tout simplement mise de côté.

 

Cette année, on a eu droit à un mix des deux avec un palmarès qui a certes mis Spielberg une fois de plus sur la touche ou qui a réservé à Dunkerque uniquement le côté technique, tout en snobant Star Wars comme au bon vieux temps de la prélogie.

 

Mais en récompensant 4 fois La forme de l'eau (meilleur film, réalisateur, musique et décors), l'académie a fait preuve d'un peu plus d'audace que ces dernières années. D'une part parce qu'un film où une femme tombe amoureuse d'une créature amphibie n'est pas vraiment commun et que d'autre part, son réalisateur , Guillermo del Toro est un vrai dingue de cinéma de genre et pas un opportuniste. Alors, même si La forme de l'eau divise ses fans (certains n'y ont pas vraiment vu son meilleur film alors que pour d'autres, il dépasse Le labyrinthe de Pan), le réalisateur mexicain obtient enfin une récompense digne de son talent. Mais soyons honnête, Dunkerque ou Blade Runner 2049 méritaient tout autant, si ce n'est plus, l'Oscar du meilleur film.

 

Au rayon surprise, Three Billboards que l'on annonçait comme le grand gagnant, scandale Weinstein oblige (ce qui, à mon sens, était ridicule : on ne rattrape pas des années d'oppression sur les femmes à Hollywood en récompensant un film où l'héroïne est une femme) repart avec deux Oscars seulement (Meilleure actrice, meilleur second rôle masculin).

 

Gary Goldman a logiquement obtenu celui du meilleur rôle masculin, montrant que se déguiser en personnage historique est la meilleure façon d'être récompensé. A ce petit jeu, je pense que Tom Hanks, magistral dans Sully, l'aurait plus mérité.

 

Logique aussi l'Oscar pour Coco, Pixar restant le seul studio d'animation à penser ses films autrement que comme des machines à cash.

 

Et puis, et je vais peut être en faire hurler, mais les meilleurs effets visuels pour Blade Runner 2049, au dépend des Derniers Jedi ne me scandalisent pas. En effet, si l'Episode VIII est une perfection technique impressionnante, le travail sur le film de Dennis de Villeneuve est plus novateur, avec une ambition inédite et une poésie rare. La photographie a également récompensé le film ce qui, là aussi est d'une logique implacable.

 

Quant à Dunkerque, son hallucinant travail sur le son et surtout son montage lui offre 3 Oscars, mais on peut vraiment se demander quand est-ce que l'académie se rendront compte que Christopher Nolan est l'un des rares génies en activité, un cinéaste de la stature d'un Cameron ou d'un Spielberg ? L'ambition démesurée de tous ses films, sa volonté de repousser les limites du cinéma total et son refus des compromissions scénaristiques sont elles trop complexes à comprendre pour Hollywood ?

 

Notez qu'il faut descendre à la 13e place du top US 2017 pour voir un film récompensé, à savoir Coco. Les blockbusters du top 10 n'ont pas convaincu l'Académie .

 

 

Meilleur Film : La Forme de l’Eau

 

Meilleur Réalisateur : Guillermo del Toro (La Forme de l’Eau)

 

Meilleure Actrice : Frances McDormand (3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance)

 

Meilleur acteur : Gary Oldman (Les Heures sombres)

 

Meilleure actrice dans un second rôle : Allison Janney (Moi, Tonya)

 

Meilleur acteur dans un second rôle : Sam Rockwell (3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance)

 

Meilleur scénario original : Get Out (Jordan Peele)

 

Meilleur scénario adapté : Call Me By Your Name (James Ivory)

 

Meilleur film d’animation : Coco

 

Meilleur film étranger : Une femme fantastique (Chili)

 

Meilleur film documentaire : Icare

 

Meilleure musique : Alexandre Desplat (La Forme de l’eau)

 

Meilleure chanson : “Remember Me” (Coco)

 

Meilleure photographie : Roger Deakins (Blade Runner 2049)

 

Meilleurs décors : La Forme de l’eau

 

Meilleurs costumes : Phantom Thread

 

Meilleurs maquillages et coiffures : Les Heures sombres

 

Meilleur montage : Dunkerque

 

Meilleur montage son : Dunkerque

 

Meilleur mixage son : Dunkerque

 

Meilleurs effets visuels : Blade Runner 2049

 

Meilleur court métrage : The Silent Child

 

Meilleur court métrage d’animation : Dear Basketball

 

Meilleur court métrage documentaire : Heaven is a Traffic Jam on the 105

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 11:21

A titre d'informations, je vous donne le palmarès de cette cérémonie nombriliste et franchouillarde qui "récompense" non pas les meilleurs films mais ceux qui ont le bon goût d'être dans les clous du politiquement correct et qu'apprécie la critique bobo.

 

Notez juste que pour être récompensé, Dany Boon a du attendre un césar du public, que 120 battements par minute, avec sa mise en scène à 2 balles est "meilleur" film et que Faute d'amour est "meilleur" que Dunkerque . Certes, Christopher Nolan n'en a surement rien à battre de cette récompense, mais avouez que ne pas récompenser un cinéma total montre bien que la critique bobos a du caca dans les yeux !

 

Seule satisfaction, la mise en scène pour Dupontel. Le reste...

 

Meilleur film
120 Battements par minute

Meilleure actrice 
Jeanne Balibar pour Barbara

Meilleur acteur
Swann Arlaud 

Meilleure réalisation
Albert Dupontel pour Au revoir là-haut

Meilleur espoir masculin
Nahuel Perez Biscayart pour 120 Battements par minute

Meilleur espoir féminin
Camélia Jordana pour Le Brio

Meilleur acteur dans un second rôle
Antoine Reinartz pour 120 Battements par minute

Meilleure actrice dans un second rôle 
Sara Giraudeau

Meilleure photo
Vincent Mathias pour Au revoir là-haut

Meilleur son
Olivier Mauvezin, Nicolas Moreau, Stéphane Thiébaut pour Barbara

Meilleur décor
Pierre Quefféléan pour Au revoir là-haut 

Meilleur montage
Robin Campillo pour 120 Battements par minute

Meilleur court-métrage
Alice Vial pour Les Bigorneaux

Meilleure musique originale 
Arnaud Rebotini pour 120 Battements par minute

Meilleur scénario original
Robin Campillo pour 120 Battements par minute

César du public
Raide Dingue de Dany Boon

Meilleurs costumes
Mimi Lempicka pour Au revoir là-haut

Meilleur court-métrage d’animation
Pépé le morse

Meilleur long-métrage d’animation 
Le Grand méchant renard

César d’honneur 
Pénélope Cruz

Meilleur premier film
Petit Paysan

Meilleure adaptation 
Albert Dupontel et Pierre Lemaitre pour Au revoir là-haut

Meilleur film étranger
Faute d’amour

Meilleur documentaire
I’m Not Your Negro

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:47
Le palmarès des Oscars : petite déception pour La La Land

Enfin, déception surtout pour le fait que celui du meilleur film soit allé à Moonlight, après un énorme cafouillage digne de nos pitoyables Césars, car le film de Damien Chazelles ne s'en est pas si mal tiré.

 

En effet La La Land a obtenu 6 Oscars : meilleur réalisateur, meilleure actrice (Emma Stone), photographie, chanson, musique (logique), décor. On est loin du raz de marée annoncé car si l'on excepte les 2 premiers (qui sont quand même prestigieux), les 4 derniers sont plutôt technique. Cependant, La La Land était nominé 14 fois.

 

Du coup, c'est Moonlight qui fait plutôt office de gagnant avec l'Oscar du meilleur film, du meilleur second  rôle masculin (Mahershala Ali), du scénario adapté.

 

Casey Affleck obtient l'Oscar du meilleur acteur pour Manchester by the Sea, mais les accusations d'harcèlement  sexuel qui lui collent à la peau depuis plusieurs mois ont quelque peu gâché sa soirée.

 

Concernant les films plus présents sur SOI, Zootopie a obtenu l'Oscar du meilleur film d'animation, Suicide Squad les meilleurs maquillages, Le livre de la jungle les effets visuels (A notez que Rogue On est donc reparti bredouille ), les costumes pour Les animaux fantastiques (premier Oscar pour un film tiré du monde de JK Rowlings), meilleur son pour Premier Contact.

 

Deux oscars aussi pour le dernier film de Mel Gibson, Tu ne tueras point (montage, mixage sonore). Oscars techniques certes, mais qui voient un début de retour en grâce du pestiféré australien.

 

Les Français ont été quelque peu déçu. En effet ni Isabelle Huppert ni La tortue rouge et Ma vie de courgette (Animation pour les deux) n'ont été récompensé.

 

Pour résumer, on a quand même eu droit à du bien consensuel. La La Land et Moonlight étaient  attendus et certains films bien plus novateurs (je pense à Premier Contact notamment) se contentent de miettes.

 

Le politiquement correct a également frappé. Sans la polémique sur les "Oscars Blancs", je ne pense pas que Moonlight serait monté si haut. Après, le fait de récompenser un film sur la condition toujours compliquée des Afro-Américains ne peut que faire prendre conscience à toute une nation des devoirs qu'ils ont envers tout le peuple américain.

 

Enfin, Trump a été une nouvelle fois la cible du tout Hollywood. Qu'on n'aime ou pas le nouveau président, il serait peut être temps que les acteurs apprennent le sens du mot "vote" et que s'ils veulent un autre président, qu'ils soient plus convaincants dans 4 ans. Là, ça devient lassant et surtout très anti-démocratique.

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Présentation

  • : Salla Obscursium Invocat
  • : BO US, BO France, BO Mondial, chroniques ciné, Chroniques DVD..... Toujours sans concessions et politiquement incorrect !!
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  • Enseignant, fan de cinéma et de métal, chanteur dans différents groupe de métal, collectionneur de tout ce qui touche à Star Wars... what else ?
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La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

L'affiche du moment