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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 07:07
594494346_small.jpgLa chape de plomb de l’Empire a recouvert la galaxie. Les Jedi ne sont plus qu’un souvenir. Pourtant, 20 après l’avènement de Palpatine comme Empereur, un nouvel espoir se lève sur la lointaine planète Tintouine.

Par un paradoxe étrange, cet épisode IV est le premier sorti en salles. Il est donc, logiquement, le moins abouti technologiquement et celui dont le rythme est le moins trépidant, si on le compare à la nouvelle trilogie.

Mais au-delà de ces réflexions superficielles, Un nouvel Espoir reste pour l’éternité le film fondateur de la trilogie fondatrice. Et 30 ans après sa sortie est toujours le film que nous avons découvert en 1977 avec des yeux d’enfants, le film que nous chérirons toujours.

Il est intéressant de voir le film avec les yeux de quelqu’un qui a vu les épisodes I, II et III. On cherche dans les dialogues d’Obi Wan des attaches avec l’Episode III. On peut voir que ce dernier hésite quand il parle de la « mort » d’Anakin. On comprend désormais pourquoi Vador ressent aussi fortement la présence de son ancien maître. On ressent du dégoût quand celui-ci torture sa propre fille et l’on éprouve de la pitié en voyant Anakin sombrer totalement dans les abîmes du côté obscur. La phrase de Padmé « Il y a encore du bon en lui » semble obsolète et il faudra attendre Le retour du Jedi pour qu’elle se réaliser.

Dramatiquement, l’épisode IV semble celui où il y a le moins d’enjeu. Prévu à l’origine comme un film unique (même si Lucas avait déjà en tête les autres parties), il se pose surtout comme un western intergalactique avec des personnages clairement posés : les bons (les rebelles, Luke, Obi Wan, Yan) et les méchants (L’Empire). Notons que l’Empereur n’y apparaît que dans les dialogues.

L’histoire ? Elle est linéaire et suit, pour la première fois, les droïdes. On part du vaisseau de Leïa pour partir sur Tatouine puis l’étoile Noire et enfin Yavin 4. Pour son premier film de la saga, Lucas a évité de trop emmêler les intrigues. En fait, le seul parallèle, assez tenu, est la traque des droïdes par l’Empire et la fuite des dits droïdes. Mais dès que Luke prend la décision d’aller avec Obi Wan, si l’on excepte quelques scènes sur l’étoile Noire, le film se focalise sur sa quête. On est loin de la complexité des épisodes I, III et VI avec ses batailles multiples et ses affrontements en parallèles.
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Clairement, le trio vedette (Luke-Leïa-Yan) n’a rien à voir avec les personnages tourmentés des préquelles. Cela viendra plus tard, dans les épisodes V et VI. Mais c’est paradoxalement cette naïveté qui a permis à La guerre des Etoiles de connaître le succès. Un nouvel espoir est le film le plus accessible de la série, y compris pour les non-initiés !! À part un vocabulaire technique, l’action y est claire, on ne se perd pas en méandres politiques et le happy end permet à chacun de sortir de la salle le cœur léger.

Cependant, en creusant un peu, on trouve pas mal de pistes pour les séquelles et préquelles. La disparition d’Obi Wan permet de « terminer » l’affrontement avec Vador. La rencontre Luke et Leïa va relancer l’histoire de la galaxie.  Enfin, la prescience de Vador à propos de Luke est le premier pas qui le ramènera du bon côté. Épisode central, plus profond qu’il en a l’air, Un nouvel Espoir est surtout la première pierre d’une cathédrale : modeste mais sans elle, tout s’écroule, il n’y a rien !!
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 06:29
Enfin !! Les premières images de Clone Wars, la série animée en 3D qui va débarquer sur les écrans US cette année !!

Ca va faire très mal !!

Rappelons que cette série s'intercale entre L'Attaque des Clones et La revanche des Sith ?
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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 20:10
starwarsep3hautf.jpgDernier rendez vous avec la pré-trilogie , voici la chronique 2007 de La revanche des Sith, LE chef d'oeuvre absolu de la saga.

Si L’attaque des clones se concentrait sur l’amour entre Anakin et Padmé, le film étant surtout centré sur les événements amenant le mariage entre les 2 personnages, la politique n’y était pas exclue puisque la scène la plus importante, hormis l’aveu de l’amour de Padmé pour Anakin était la remise de pouvoirs illimités à Palpatine.
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La Revanche des Sith joue également sur les deux tableaux. L’amour d’Anakin pour Padmé y est au centre de l’histoire, et c’est ce qui va causer sa perte. Mais plus que tout, et le titre y contribue fortement, c’est la prise de pouvoir de Palpatine qui est l’autre élément moteur. Palpatine tombe le masque au figuré, en avouant à Anakin qu’il est un Sith et au propre, en laissant apparaître son odieux visage, ravagé par la haine et le côté obscur !! Mais là où Lucas fait très fort, c’est que Palpatine croit en sa mission, il ne se voit pas comme un être malfaisant mais comme quelqu’un qui va réparer une injustice. Et les agissements douteux des Jedi (Windu projetant de prendre le pouvoir, au grand dam de Yoda, qui ouvre enfin les yeux sur les évènements) peuvent parfois lui donner raison, si l’on fait abstraction que Sidious est derrière tous les événements ayant conduit les chevaliers à agir ainsi.

Prévu pour être le point culminant de la saga, le film ne rate aucune de ses promesses. La conclusion de la guerre des clones est spectaculaire, la déchéance d’Anakin répond en tout point aux attentes, l’amorce de la rébellion se fait (même si pas mal de scènes ont été coupées) et Lucas parvient à établir le lien indispensable entre les deux trilogies.

Techniquement, La revanche des Sith est le film le plus abouti de la saga, un sommet absolu des effets visuels que l’Académie des Oscars a d’ailleurs écarté de manière scandaleuse en ne le sélectionnant même pas. Mettant la puissance d’ILM au service de son film, Lucas ne se retient en rien, ose écrire les scènes les plus complexes comme le duel final sur Mustafar ou l’affrontement entre Palpatine et Yoda, les deux adversaires dévastant le Sénat au propre et au figuré.

Mais au-delà de cette débauche technique, le thème reste bel et bien la perte de la démocratie qui suit en parallèle la déchéance d’Anakin. Dans L’attaque des Clones, le jeune Jedi faisait ses premiers pas du côté obscur tandis que Palpatine prenait ses premiers pouvoirs d’exception. Dans La revanche des Sith, tout se joue désormais au grand jour, mais le mensonge reste le maître mot. Anakin s’égare pour de mauvaises raisons, en écoutant les mensonges de Palpatine, mais se ment aussi à lui-même.
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Le jeune Jedi croit sauver son amour mais c’est sa propre gloire qu’il écoute. Il veut devenir le plus puissant de tous les Jedi pour éviter la mort de Padmé mais aussi pour satisfaire son ego. La prophétie de Yoda, énoncée dans La menace Fantôme, (le chagrin conduit à la souffrance…) se vérifie donc. Anakin a fait ses premiers pas après la mort de sa mère, c’est la vision de la mort de Padmé qui va achever son chemin.

Lucas va alors pervertir le thème général de Star Wars, la relation Maître/élève qui jusqu’ici fonctionnait de manière positive (Qui Gon/Obi Wan, Obi Wan/Anakin, Yoda/Luke) va s’inverser. En se mettant sous la coupe du chancelier puis en acceptant d’aider le Sith et enfin en devenant l’élève de l’Empereur, Anakin détruit ses idées, sa vie, son idéal, met en péril son amour… Mais il le fait en pensant respecter ce qu’il est : trompé par ses yeux, il croit la république en danger, menacée par Mace Windu. Et va donc la « sauver » en tuant Windu, le Jedi qui l’avait toujours méprisé et craint. Et c’est cette peur qui va sceller le destin de la République.

Il est clair qu’Anakin a cherché chez Palpatine le père qu’il n’a jamais eu. Et qu’Obi Wan n’était pas. Palpatine dit à Anakin ce qu’il veut entendre tandis qu’Obi Wan cherche à enseigner ce qui est juste. Le clash est inévitable et le duel final va voir le jeune Sith tenter de tuer son passé.

54796-R.jpgLe duo Vador/Sidious scelle le destin de la galaxie et le sort donne raison à l’Empereur. Hormis la défaite d’Anakin, tout se déroule comme il l’a prévu. Ses manipulations ont rendu possible son accession au pouvoir qui s’est fait, de plus, dans la légalité. « Voilà comment meurt la démocratie, sous un tonnerre d’applaudissements » dit Padmé. La jeune sénatrice ne pourra qu’être consterné par les paroles d’Anakin, paroles qu’il répétera quasiment à l’identique à Luke « Viens avec moi, nous règnerons sur la galaxie ». Pour Anakin, son rêve ne peut être que partagé par ceux qu’il aime. C’est là sa plus grande erreur.

La revanche des Sith est le sommet de la nouvelle trilogie et prépare la trilogie classique, parfois de manière subtile (l’apparition quasi subliminale du grand Moff Tarkin) mais toujours dans un soucis de respecter le travail de départ.

La débauche technologique permet à Lucas de projeter sur un écran le film de SF fantasmé par les fans mais au fond, La revanche des Sith n’est que la chute d’un amour fou, un amour dès le départ condamné par le mensonge et par la recherche de puissance d’Anakin. Il aura suffi que le jeune homme soit repéré par la mauvaise personne.
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 09:19
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Plus que 6 semaines pour chroniquer toute la saga Star Wars avant le 31 décembre 2007, histoire de fêter les 30 ans de la sortie d’Un nouvel espoir.

L’attaque des clones représente à la fois un sommet de frustration et une jubilation de tous les instants.

Sommet de frustration car en tant que 2e épisode de la nouvelle trilogie (mais 2e dans la chronologie), il devait mettre en place le cœur de l’intrigue avec tout ce que cela suppose comme non-dits et de fin ouverte.

Jubilation de tous les instants car, outre l’amorce de la fameuse guerre des clones, le film est une succession de scènes inoubliables démarrant sur les chapeaux de roues et, après une heure plutôt calme mais essentielle pour le reste du récit, se finissant par plusieurs scènes d’anthologie.

Mais là n’est pas mon propos. J’ai déjà chroniqué le film sur SOI-Le site. Ici, un autre aspect m’intéresse.

Si La menace Fantôme était un film très politique, L’Attaque des Clones est un film romantique. En effet, il fallait à Lucas installer la romance obligatoire pour justifier la chute d’Anakin dans La revanche de Sith. Cette partie a été très critiquée pour son côté « mièvre » mais c’est justement cette naïveté qui fait la force de la saga. Ici, pas de passion dévorante ni de scènes crues mais des regards qui s’évitent, un amour qui se dit à mi-mots, et un aveu d’une grande douceur : Amidala avouant à Anakin qu’elle l’aime avant d’entrer dans l’arène de Géonosis. Comprenant que la mort les attend, la jeune sénatrice laisse enfin parler son cœur pour la plus grande joie des fans mais  , hélas, pour le pire de la galaxie.

Car c’est cet aveu , presqu’en cachette, qui va déclencher le mariage secret, la grossesse et finalement la déchéance d’Anakin. Sans le savoir, Padmé va détruire tout ce qu’elle aime. Et Anakin l’aidera de toute son âme à mettre son destin en miette.

La romance Anakin-Padmé n’est pas qu’une bluette. Elle rappelle la chasteté d’un roman comme Tristan et Iseult. Lucas ayant étudié la littérature, il est clair qu’il s’est inspiré des romances médiévales pour son intrigue.
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Chaque scène entre Anakin et Padmé les voit seuls, sur une terrasse, autour d’un feu, lors d’un repas, dans un champ, dans un petit hangar, dans l’antichambre de l’arène… Lucas filme une passion adolescente qui va se transformer en brasier et au final embraser toute la galaxie. Anakin aime Padmé depuis qu’il a posé les yeux sur elle. Padmé aime Anakin dès qu’elle comprend qu’il ne vit plus que pour elle. L’amour naissant va alors servir de carburant à la saga mais pour en arriver là, il fallait montrer la pureté de leur sentiment, donc l’enfance des protagonistes.

En idéalisant Padmé, comme il a idéalisé sa mère, Anakin choisit lui-même l’instrument de sa chute avec une certaine joie. Dark Vador commence à poindre durant le film, notamment après la mort de la mère, celle qui a donné la vie mais qui a dû se séparer de son fils. Anakin ne la retrouve que pour la voir mourir. Sa réaction est alors terrible, disproportionnée, injuste et haineuse : l’essence même des Sith. Mais Anakin comprend à ce moment que l’enseignement Jedi ne remplira pas son existence. Contrairement à Obi Wan, soldat zélé de l’ordre, Anakin a besoin d’une présence à ses côtés. Obi Wan ne réfléchit qu’à partir du prisme Jedi. Anakin est un libre esprit qui veut expérimenter et qui ne peut vivre seul.

On a peu discuté du sectarisme Jedi. Lors d’une scène amusante, Anakin déclare « en fait, on nous encourage à aimer ». Derrière la boutade se cache une doctrine inhumaine qui sépare les enfants de leurs mères, qui les endoctrine et qui les fait se fondre dans un tout. Mine de rien, Lucas dénonce en douceur le drame des sociétés totalitaires. Car, tout gardien de la paix dans la galaxie qu’ils soient, les Jedi n’en sont pas moins une secte intégriste. Il est alors intéressant de voir qu’un libre esprit comme Qui Gon Jin soit exclu du conseil car rebelle à cette doctrine ou qu’un idéaliste comme Dooku se laisse entraîner par Dark Sidious. La scène où il avoue à Obi Wan le plan du seigneur Sith est magistrale car, aveuglé par son ordre, le Jedi refuse de croire le Sith. Les preuves sont pourtant là, aveuglantes.

Si les Sith représentent le mensonge, la manipulation et la haine, ils ont le mérite de ne pas mettre de voile sur leurs sentiments. D’ailleurs, Dark Sidious est persuadé d’œuvrer pour le bien commun. Abattre ces ennemis n’est pour lui qu’un moyen.

Vus sous cet angle, les courageux Jedi deviennent moins sympathiques, moins blancs. L’assaut final sur Géonosis où des dizaines d’entre eux trouvent la mort ressemble plus à une tentative désespérée de retrouver une place face à Dooku qu’à une véritable tentative de sauvetage. La force de L’Attaque des clones est d’aller au-delà du simple film d’action en brouillant les cartes. Sous la candeur d’Anakin commence à percer Vador.

starwars2.jpgObi Wan et Yoda, eux, entament leur chemin vers l’humilité. Aveuglés par la puissance de l’ordre, ils ne voient pas l’arbre qui se dresse devant eux, ils ne voient pas la manipulation Sith. Ils assistent impuissants à la prise de pouvoir de Palpatine, à la création de l’armée clone, à l’ouverture du conflit. Pourtant tout était là, tous les indices mais ils n’ont pas sur les assembler.

Bien sûr ce 2e opus vaut aussi pour ses poursuites à travers Coruscant, pour le duel Yoda-Dooku, pour la poursuite à travers les astéroïdes et pour toutes les scènes d’actions du film. Une fois de plus ILM est au sommet de son art et offre des images magnifiques, sublimées par la caméra numérique de Georges Lucas. Plus que jamais, Star Wars est une œuvre collective mais qui ne repose pas sur ces effets spéciaux mais au contraire prend le risque de raconter une histoire d’amour sur fond de guerre civile.

Et rien que pour cela, L’Attaque des clones est un chef d’œuvre.
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 03:12
On croyait tout savoir du passage d'Anakin vers le côté obscur. On avait tort !!

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 13:23
LAURA-FRANCE-DISC1-P-ELEMENT-0.jpgA l'approche des 30 ans de la sortie en France du premier Star Wars, je vais remettre en ligne les anciens articles de SOI - Le site mais aussi des analyses inédites des 6 films de la saga. Commençons donc chronologiquement par La menace Fantôme.

Sorti en 1999, le film a déçu une partie des fans. Pourtant, c'est celui qui a obtenu le plus de succès aux USA et dans le monde (en dollars non actualisés). En France, il est le film le plus vu de la saga avec plus de 7,5 millions d'entrées. Pourtant, la critique continue d'être dure avec cet Episode I. Explications et chroniques.

Fan depuis 1977, c'est à minuit que je me suis rué dans un cinéma de Mirecourt. Quelque peu inquiet suite à la mauvaise presse lue ci ou là, et à des critiques lapidaires sur le net, j'attends avec impatience le début du célèbre générique. Deux heures et quelques plus tard, je ressort en colère .... contre la presse.

Car si La menace Fantôme n'égale pas L'Empire Contre Attaque, il n'en reste pas moins un film extraordinaire. Premièrement, il pose les bases d'un univers appelé à se développer pendant encore deux  autres épisodes et devant se lier avec Un nouvel espoir.

Deuxièmement, les effets visuels sont stupéfiants et totalement au service de l'histoire. Si on a pu reprocher à Lucas d'en faire trop, de mettre trop de personnages numériques, on a oublié que en 77 on lui reprocha de la même manière la séquence de la Cantina !! La menace fantôme est un film exotique où rien ne doit rappeler notre monde. De plus, l'Empire n'étant pas encore installé , la galaxie reste une galaxie multi-ethnique. Ce n'est que lorsque Palpatine prendra le pouvoir que les non-humains seront écartés de la gestion de la chose publique. A cet égard, le film est parfaitement logique. Et cette logique sera respectée dans La revanche des Sith quand les Clones humains massacreront des Jedis non-humains, inaugurant ainsi la politique raciste de l'Empire.

Cohérent le script l'est. Les Jedi étant encore des milliers, la puissance individuelle qu'ils en retirent permettent de montrer un Qui Gon Jin à l'apogée de son art. La première scène qui le voit en action le montre tentant de transpercer le blindage du sas de la passerelle de commandement du Vice roi !! Cet exploit, Luke n'aurait plus l'accomplir, la force étant alors à l'agonie, répartie entre deux vieillards en exil (Yoda et Obi Wan) et deux seigneurs Sith vieillissants. Autre élément de cohérence, la République qui s'écroule annonce clairement l'avènement de l'Empire. A cet égard, la scène clé est celle où Amidala destitue Valorum. Dans L'attaque des clones et La revanche des Sith, à chaque fois, une scène au Sénat se feront l'écho de ce moment . Quand Jar Jar Binks donne les pleins pouvoirs à Palpatine et quand le nouvel Empereur fait son discours devant les sénateurs. Du coup, et rétrospectivement, ceux que l'on a appelé , en 99, une intrigue confuse, devient clair comme de l'eau de source : Lucas n'a pas fait que filmer la jeunesse de son héros, il a surtout voulu montrer comment les erreurs des politiques , Amidala en tête, l'aveuglement des Jedi et la fourberie de Palpatine ont permis de construire le contexte des Episodes IV à VI.

Autre scène importante : la première confrontation entre Mace Windu et Anakin. Le regard que lui jette ce dernier quand Windu annonce qu'il ne sera pas formé est à rapprocher de celui où Anakin est exclu du conseil dans La revanche des Sith. Là aussi, on voit que Lucas avait prévu de longue date son histoire, demandant au jeune Jack Loyd de simuler à la fois la colère rentrée et l'impatience. La confiance que jamais les Jedi ne lui accorderont jamais, Anakin ne la rencontrera que chez Qui Gon. Sa mort sera donc une tragédie pour le jeune garçon.

En fait, le film est clairement divisé en deux parties : la première consiste en cette fameuse menace fantôme à savoir les manigances de Palpatine pour prendre le pouvoir. Il est le Deus Ex Machina qui se cache derrière la Fédération de commerce et derrière Dark Maul. Tout au long du film, tant Qui Gon que Amidala sont dans l'erreur, tout comme le vice roi. Les indices sont pourtant nombreux et Qui Gon Jin se rend bien compte de l'illogisme de l'attaque de Naboo. Mais sa mort prématurée , de la main de Maul , scelle en fait le destin de la galaxie. Il est clair que Qui Gon vivant, jamais Anakin ne se serait laissé manipuler aussi facilement. Qui Gon voyait bien plus loin que le conseil Jedi. Sa confiance absolue en Anakin aurait empêcher l'emergence de la frustration et on peut même penser qu'il ne lui en aurait pas voulu d'aimer et d'épouser Padmé. Après tout , n'est-il pas en rebellion avec le conseil qu'il juge trop conservateur.

La deuxième partie est le destin d'Anakin. Cette partie s'adresse plus aux plus jeunes. Quel gamin ne rêve pas de conduire un podracer ou bien de voler à travers l'espace pour participer à une bataille spatiale ? En cherchant à joindre ses deux publics, les nouveaux et les anciens, Lucas a pris un risque énorme , qu'il a d'ailleurs payé très cher, puisqu'une partie des (soi disant) "vrais fans" ne lui ont pas pardonné de faire un film sur un gamin, qui plus est épaulé par un Jar Jar Binks (personnage que j'ai trouvé intéressant et dont j'ai regretté le manque de présence dans les autres films, Lucas ayant cédé à la pression des "fans"). Le manque de discernement de ces "fans" les a empêcher de comprendre le film. Tant pis pour eux.

qui-gon-jin.jpgLe plus étonnant est que, quoiqu'on en dise, les deux parties coexistent parfaitement, s'entremêlent et permettent de lancer l'histoire sur les rails. Sans la découverte d'Anakin par Qui Gon, pas d'élu. Sans la victoire d'Anakin sur le vaisseau séparatiste, pas de Palpatine suivant "la carrière de ce jeune homme". Sans la mort de Maul, pas de nouveau disciple Sith. On voit que , contrairement à ce qui fut écrit, ce premier film était bien l'étape I du voyage.

Film jalon, film d'ouverture, premier acte, La menace fantôme est sans doute l'un des aspects les plus fascinants de toute la saga. En racontant l'enfance d'un monstre , Lucas le rend humain. Et justifie 16 ans après le titre Le retour du Jedi.

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La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

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