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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 18:42
Retour sur Solo

Solo vient de sortir en Blu-ray et le grand public qui l'a loupé en salle va peut être lui donner une seconde chance.

Car sans atteindre l'intensité de Rogue One, ni les sommets de la saga originelle , Solo donne exactement ce que l'on attend, à savoir qui était Han avant sa rencontre avec Luke, ce que fut le raid sur Kessel, comment il gagna le Faucon millenium au jeu et quelles relations il avait avec Lando.

Si on ajoute quelques éléments venant de l'univers étendu (son engagement dans les troupes impériales, la libération de Chewie alors esclave) et d'autres jamais vu (son amour de jeunesse, l'apparition surprise de Dark Maul), on obtient un film sacrément excitant et répondant totalement aux canons d'un Star Wars.

 

Mais voilà, Solo n'a pas vraiment fonctionné et ce pour plusieurs raisons que je souhaitais rappeler ici.

 

Sortir deux films Star Wars à 5 mois d'intervalle constitue la plus grosse erreur de Disney. Là où Lucas mettait un intervalle de 3 ans, la firme de Burbanks a cherché à rentabiliser au plus vite sa nouvelle poule aux oeufs d'or. Or, ce qui fonctionne avec l'univers Marvel (mine de rien, cela fait plusieurs années que le MCU aligne au moins 3 films dans l'année qui dépasse les 600 millions de recette sur toute la planète) ne fonctionne pas avec Star Wars. En effet, ce qui a créé la spécificité de la saga, c'est sa rareté. Et Lucas l'avait bien compris, même quand il lançait des séries "intermédiaires" comme Clone Wars, jamais il ne saturait les médias. L'univers étendu n'intéressait que les fans absolus (comme moi), mais pas le très grand public.

 

Solo serait sorti en décembre prochain, nul doute que son destin aurait été différent et même si ré-écrire l'histoire est périlleux, on peut logiquement penser que, période de Noël aidant, il aurait dépassé les 300 millions en Amérique du Nord et les 700. 

 

D'autant plus que Solo s'est retrouvé coincé entre Avengers 3 et Jurassic World 2, deux métrages qui étaient bien plus attendus pour des raisons différentes : le premier parce qu'il était le point d'orgue de 10 ans de MCU, le 2e parce que la promesse de quitter - enfin - les îles  intriguait. Si on y ajoute que Deadpool 2 et Black Panther avaient également ratiboisé le BO, l'espace pour Solo était très mince.

 

Enfin, la campagne marketing a été mal faite : les bandes annonces sont arrivées bien tard (le changement de réalisateur n'a pas aidé) et elles ne faisaient pas assez saliver un public qui ne s'était pas encore remis du choc Les derniers Jedi. Qui plus est, la sortie en vidéo de l'épisode VIII, peu de temps avant Solo a encore plus brouillé les pistes et donné un sentiment de saturation. On n'oubliera pas non plus la polémique sur les affiches et l'accusation de plagiat qui plomba un peu plus la promotion.

 

Les autres raisons de l'échec tiennent à des choses que ne maîtrisent plus les studios à savoir le pouvoir grandissant des internautes.

 

En effet, certains fans de la saga, déçus par Les derniers Jedi et ses orientations parfois radicales (notamment, le personnage de Luke) se sont vengés sur Solo, en faisant un navet avant même la première vraie bande annonce, alors que les deux films n'ont finalement que le logo Star Wars en commun. Et ce lynchage s'est doublé d'une vaste hypocrisie, notamment après le renvoi deux premiers réalisateurs , que ces mêmes internautes avaient critiqué en raison de leur background de comédie (22 Jump Street, La grande aventure Lego). Alors que Disney avait rectifié le tir (il est évident que, si l'on décrypte les mots des comédiens, Solo était vraiment mal barré) , la nébuleuse du net a fustigé le choix de Ron Howard, pourtant solide artisan et qui s'en est tiré, une fois de plus, avec les honneurs.

 

Ce qui est cocasse, c'est que les déçus de l'Episode VIII ont boycotté un film qui n'avait donc rien à voir avec la nouvelle trilogie. Et une bonne partie de la critique officielle a relayé ce boycott , toute heureuse de pouvoir se payer à nouveau un Star Wars.

 

Car le fond du problème ne date pas d'hier. En fait, depuis 1983, la presse n'est jamais tendre avec Star Wars ! Rappelez vous (pour ceux qui y étaient) les critiques envers les Ewoks du Retour du Jedi. Et la prélogie cristallisa encore plus les critiques assassines des fans "historiques" incapables de voir évoluer leur jouet. C'est sans doute pour cela aussi que Lucas a finalement cédé son bébé, même s'il ne l'a jamais dit : voir autant de mauvaise foi autour d'une oeuvre qu'il a voulu achever, en partie à la demande de ce même public , a du sacrément rafraîchir ses ardeurs.

 

Ce qui est sans doute rageant pour Disney c'est qu'une très grande majorité du public a aimé Solo et y a trouvé son compte - par exemple, 83% de spectateurs satisfaits sur Allociné, et le pourcentage est à peu près identique sur certains sites US.

Cela n'a pas suffit pour inverser la tendance et même les produits dérivés ont été très durs à trouver. A part quelques sets Lego (dont un superbe Lanspeeder avec Han et Qui'ra), une ou deux figurines, le collectionneur compulsif a eu bien du mal à se mettre des trucs sous la dents.

 

La sortie en Blu-Ray est donc une merveilleuse occasion de découvrir un film Star Wars qui ne méritait absolument pas cet échec et surtout ce lynchage débile qui semble devenir la norme.

 

 

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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 12:00
Première photo du tournage de l'épisode IX

On peut reconnaitre à JJ Abrams un talent rare pour entretenir le buzz de manière positive.

 

Ainsi sur la photo qu'il a posté hier et qui est la première officielle du tournage de l'épisode IX, bien malin qui pourra dire ce qu'on y voit vraiment.

 

En regardant plus attentivement, on voit un personnage de couleur noire. Vu qu'il a l'air jeune, ce n'est pas Lando mais Finn. Il discute avec quelqu'un mais qui ? 

 

Bref, on n'en saura pas plus avant le premier trailer, sachant juste que Abrams a réécrit le scénario de Colin Trevorrow, mais en ces temps où le moindre youtuber cherche à spoiler le maximum de trucs en le minimum de temps, ce n'est pas si mal.

 

Que voulez-vous, je suis nostalgique de cette époque lointaine où quelques photos jetées en pâture aux fans par Lucasfilm laissaient bien plus de place à l'imagination !

 

Pour être complet, Abrams a accompagné sa photo d'un tweet où il reconnait évidemment sa tristesse de commencer ce dernier opus sans Carrie Fisher...

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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 14:29
Les internautes démolissent l'épisode IX sur  son seul casting !

Pas sur que la démocratisation d'Internet soit une bonne chose quand on voit ce que certains en font.

 

Ainsi, alors que le démarrage du tournage de l'épisode IX par JJ Abrams démarre dans deux jours, la révélation de son casting a déclenché des torrents de critiques plus ou moins haineuses !

 

Alors que d'habitude, "on" démolissait un film sur la foi de sa bande annonce (quitte à passer pour un con après quand le film se révélait bien, mais il suffisait de jouer les amnésiques), on passe donc à la vitesse supérieure en estimant qu'un film sera un navet uniquement en regardant les acteurs qui jouent dedans !

 

Le fait que 99% du casting de l'épisode IX soit celui du VII et du VIII n'a pas l'air de gêner les braillards, même si on peut se poser des questions sur la façon dont va être intégrée Carrie Fisher dans le film (apparemment, ce seront des scènes qu'elle avait tournées mais non intégrées au montage final, en tout cas, elle ne sera pas récrée en CGI).

 

Personnellement, je n'en peux plus de cette façon de faire ! Dans un passé pas si lointain, on se faisait un avis en voyant le film au cinéma. Désormais, un nom , un réalisateur, une affiche , un trailer, une musique même et hop, tout le monde sort l'artillerie lourde.

 

Idem pour ceux qui mettent en avant Les derniers Jedi et Solo (au passage, Première qui se fait du fric en le mettant en couverture pour le déclarer nul deux numéros plus tard, c'est vraiment le degré zéro du journalisme) alors que l'on sait que la conclusion de la 3e trilogie sera forcément différente des deux métrages sus-cités. 

 

En lisant de telles critiques, on a l'impression qu'un mec vient chez nous, nous met un flingue sur la tempe et nous oblige à aller voir un Star Wars !

 

Vous savez quoi ? utilisez le net pour des causes vraiment utiles et laissez les réalisateurs bosser en paix ! Arrêtez d'harceler les acteurs (Kelly Marie Tran a été victime d'une campagne aussi abjecte que scandaleuse !) et sortez de chez vous ! 

 

Si Star Wars ne vous plait plus, n'en dégoutez pas les autres.

 

Maintenant, parlons cinéma. Outre Carrie Fisher, Mark Hamill sera présent, sans doute sous forme de fantômes comme Obi Man dans les épisodes V et VI. Mais aussi Billy Dee Williams qui va renouer avec le personnage de Lando.

 

Pour le reste, peu de surprise : Rey, Cameron et Finn seront là, ainsi que Kylo Ren. Par contre, pas d'Andy Serkis au programme. Soit le suprème leader est bel et bien mort, soit Abrams nous prépare une surprise  ! Et grande claque pour les bâtards qui lui ont craché dessus mais Rose , alias Kelly Marie Tran, sera bien là !!

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 21:43
Merveilleux bonus des Derniers Jedi

Qu'on se le dise : le Blu-Ray de l'épisode VIII, Les derniers Jedi, est une splendeur que cela soit au niveau de l'image ou au niveau du son ! Il ne gomme pas les défauts du film (je continue à trouver le passage sur le casino totalement inutile, d'autant plus que Finn et Rose ne parviennent même pas à désactiver le traceur en hyper espace au final) mais se le projeter à la maison avec une telle qualité les fait vite oublier . 

 

Bien évidemment, une nouvelle vision (la 3e après les deux au cinéma) permet de mieux appréhender ce que voulait Ryan Johnson, même si on peut penser qu'il a refilé une sacrée patate chaude à JJ Abrams. Parce que pour conclure cette trilogie avec toutes les pistes qui sont dedans, gérer la mort de Carrie Fisher, expliquer quand même ce que l'on ne sait toujours pas depuis l'épisode VII (d'où vient Snoke ? comment a-t-il contacté Ben Solo ? entre autres) et terminer sur une note qui satisfasse tout le monde, anciens et nouveaux fans, le boulot est énorme ! 

 

Mais c'est sur le terrain des bonus que la surprise est totale ! Alors que Disney nous a hélas habitué à des bonus très formatés langue de bois, où tout le monde il est beau et il est gentil, Ryan Johnson a pris le contre-pied de cette détestable manie et nous gratifie d'un making of de plus de 90 minutes où aucun sujet n'est tabou. Le budget ne permet pas toutes les audaces ? C'est dit. Mark Hamill critique ouvertement l'orientation du personnage de Luke ? C'est dit ! Le film prendra une direction totalement différente de celle voulue par Abrams ? C'est expliqué et Johnson l'assume. L'émotion autour de  la mort de Carrie Fisher ? Elle est là et elle est palpable.

 

Au delà de ce discours sans langue de bois, qui se distingue d'ailleurs dans le module consacrée à la force, on assiste à un déferlement sur le travail technique autour du film où l'on peut voir tout ce qui a été construit en vrai. Et franchement, là aussi, on est surpris là où l'on pensait qu'il y avait plus de virtuel. En fait, Les derniers Jedi reste un film "artisanal" à très très gros budget.

 

On y voit surtout un réalisateur parfois pris par le doute (le tweet expliquant qu'il est choisi par le doute) ou, au contraire, absolument sur de ses choix et les assumant pleinement. De ce fait, on comprend alors mieux les motivations des personnages et de la direction qu'il a voulu donner à la saga. Quand aux nombreux techniciens qui ont travaillé sur le film, chacun prouve qu'il a cherché à donner le meilleur de lui même et de ses équipes. Parce que, mine de rien, Ryan Johnson est la cheville ouvrière de centaines de personnes allant tous dans la même direction.

 

Si on y ajoute des scènes coupées bien introduites (et qui nuisaient effectivement à la cohésion de l'histoire et en ralentissait le rythme, seule celle avec Luke pleurant quand Rey lui demande de l'aide aurait pu figurer dans le film), 3 gros zoom sur 3 séquences "techniques" (la bataille d'ouverture, le duel avec Snoke, la bataille sur Crait) absolument passionnants car on y parle aussi du pourquoi de ces scènes et un module plus court où l'on peut voir le travail de Andy Serkis en Snoke avant sa transformation en pixels, il est clair que ce Blu-ray se hisse à la hauteur de ceux que Lucas proposait en son temps pour les épisodes I à VI. Du niveau de "Puppets to Pixels" présent sur L'attaque des clones et qui, à mon avis , est le meilleur document sur un Star Wars jamais réalisé.

 

Il me tarde d'écouter le commentaire audio présent sur le premier disque car, s'il est de la qualité du making of, nul doute qu'on va se régaler !

 

Espérons que Solo ira aussi loin dans la franchise et dans l'analyse de sa contre-performance. Parce que là, il y aura aussi beaucoup de choses à dire et à expliquer.

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 06:44
Solo (****)

Le pitch : sur Corellia, un jeune homme et sa compagne tentent d'échapper à la mainmise de la pègre sur leur vie. Seul Han y parviendra en s'engageant dans l'armée impériale. Mais son caractère vont vite l'emmener sur des chemins bien plus tortueux et en dehors de la loi.

 

Voici donc enfin sur nos écrans Solo, le fameux Star Wars "malade" qui a du changer de réalisateur en cours de route et dont la production chaotique a sans doute scellé en partie son existence au box office. 

 

Vous savez quoi ? Solo est un Star Wars mineur, inférieur à Rogue One et bien en dessous de La revanche des Sith, L'empire contre attaque ou L'attaque des Clones. Il est moins surprenant que Les derniers Jedi et moins référentiel que Le réveil de la force. Mais un Star Wars même mineur reste un Star Wars. Et même mineur, cela reste un film au dessus de la moyenne de la SF actuelle, très au dessus, car boosté par sa mythologie et l'idée que l'on se fait depuis 40 ans de la jeunesse de Han Solo, de sa rencontre avec Chewbacca, du fameux raid de Kessel (en 12 parsec), de la façon dont il a acquis le Faucon millenium. Toutes les questions que l'on se posent et d'autres que l'on ne se posait pas sont répondues ici.

 

Si Rogue One était construit comme un film de casse et utilisait à fond l'imagerie de Star Wars (l'Empire, Vador, la rébellion, ce qui tourne autour des Jedi), Solo lorgne sur le western en se servant de la pègre de la galaxie. Les allusions à l'Empire sont là, mais en dehors de l'engagement de Solo dans l'armée impériale au début du film et la connexion avec la rébellion dans le 3e acte, Solo entretient finalement peu de choses avec Star Wars, si ce n'est ses personnages principaux en incluant  Lando (excellent Danny Glover). Cela a sans doute également joué. Ceux qui espéraient voir , comme dans Rogue One, un film s'inclure dans la chronologie de la galaxie lointaine sont sans doute reparti déçus car, mine de rien, l'histoire aurait pu se passer dans n'importe quel autre univers de SF. 

 

En fait, en voulant se débarrasser d'une tutelle trop envahissante  et en ne se pliant pas à la mythologie, les Kasdan père et fils, auteurs du scénario, ont sans doute commis une erreur car il est difficile de trouver un équilibre entre ce que les fans veulent voir et ce que le profane, qui ne connait pas Star Wars (cela existe ! si , si !) peut comprendre. Or, Solo est justement un film qui peut convenir à celui qui connait peu Star Wars mais aussi à celui qui, comme moi, connait les films sur le bout des doigts et jubile à la moindre référence, même dans les dialogues. Ainsi , entendre Solo répondre "Je sais" à Lando qui lui dit "Je te hais", c'est quand même jouissif, non ? (je précise que j'ai eu la chance de voir le film en VOST).

 

Mais des références, aussi bonnes soient-elles ne font pas un bon film.

 

Solo est un bon film. Il offre son quota d'action débridée (le raid de Kessel, démentiel !! l'attaque du train de carburant, superbe) sans tomber dans la surenchère. D'ailleurs le dernier acte du film, avec retournement de situations et masques qui tombent, en est quasi dépourvu. On est vraiment dans un western galactique, tel que l'avait conçu Lucas. Si Rogue One explorait la mise en place de la rébellion et s'interrogeait sur la machine impériale, Solo plonge dans une partie de la galaxie que l'on a surtout vu dans les romans et les comics. De l'inédit donc.

 

Ron Howard, on le sait, a repris le film en main et cela se voit. Sa mise en scène est hyper efficace et son talent de caméléon lui permet de s'adapter à n'importe quel univers. Certes, son style n'est pas aussi personnel que Ryan Johnson, qui avait également écrit le scénario, mais son métier lui permet de sortir de toutes les embuches de ce genre de travail, d'autant plus qu'il est arrivé comme un cheveu sur la soupe d'une production bien compliquée. Au passage, je pense que cela fut salutaire de ne pas garder les auteurs de La grande aventure Légo et 21 Jump Street. On est dans Star Wars, pas dans une comédie !

 

De ce fait, on se retrouve donc avec d'excellentes scènes d'action, bien filmées, bien cadrées, bien éclairées (le raid dans le maelström est visuellement très beau) et des scènes d'exposition bien amenées également. Comme le film s'articule autour de 2 grosses séquences (l'attaque du train, le raid de Kessel), tout en donnant sa dose régulière de scènes bien badass (la bataille de Mimban, le vol du carburant dans les mines, la course poursuite sur Corellia) , il reste peu de place à la mise en place des personnages nouveaux. Quira, incarnée par Emilia Clarke qui si elle est plus "couverte" que dans Games of Throne reste quand même l'héroïne la plus sexy d'un Star Wars, en fait quelque peu les frais, même si la séquelle envisagée devrait approfondir son passé. Beckett et son équipe sont également un peu trop superficiels, d'autant plus que la moitié disparait très vite. C'est sans doute par ce biais que l'on voit que le film a souffert de ces changements en cours de route et que Howard a du travailler dans l'urgence.

 

Mais à la différence de Justice League, autre métrage qui a vu son réalisateur changer en cours de route, on peut voir que Howard a su s'approprier Solo. Seuls les acteurs et la production savent quelles sont les scènes qui ont été retournées, mais il est évident que très peu de ce que les premiers ont fait a subsisté.  Quand à l'humour, il passe surtout par les dialogues, comme toujours dans un Star Wars, ce qui est très bien.

 

Enfin, pour incarner Han jeune, il ne fallait pas se tromper dans le casting : Alden Ehrenreich est parfait dans le rôle et on sent poindre l'arrogance et le cynisme du contrebandier que Luke rencontrera sur Tatooine. Le reste du casting est à l'avenant et la présence de Paul Bettany, l'un des acteurs fétiches de Ron Howard, montre qu'il a bien eu la mainmise sur le métrage.

 

Reste l'aspect le plus polémique du film. Si vous ne l'avez pas vu, ne lisez pas la suite. 

 

En faisant intervenir Dark Maul à la fin du film, Lucasfilm et Disney ont pris le risque de heurter tous ceux qui ne connaissent pas la série Clone Wars , où le fabuleux seigneur Sith revenait à la vie grâce à son frère, Savage Opress et se voyait doter de jambes et d'un bassin mécanique. Ils ont surtout pris le risque de finir le film sur une fin très ouverte, porte pour une séquelle que les résultats mondiaux (Solo n'a pas encore atteint les 300 millions de dollars alors qu'il est sorti depuis 16 jours, ce qui est inédit pour un Star Wars) ont fortement handicapé.

 

En résumé, Solo est un film qui plaira forcément à tout amateur de la saga, pour peu qu'il mette quelques à priori de côté. Il ne révolutionne pas l'image qu'on a de Star Wars (à part le retour de Dark Maul, aucune révélation fracassante) et s'inscrit en pointillé dans la continuité, mais il permet de passer un très bon moment tout en respectant les codes de cet univers. Et franchement, pour ce 10e épisode en 41 ans, que demander de plus ?

 

 

 

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 06:47
Disney en passe de rater le pari Solo

Ce ne sera pas l'échec cuisant annoncé, mais cela ne sera pas le 4e triomphe de suite pour un Star Wars estampillé Disney. Alors que ses avant-premières avaient battu celle de Pirates des Caraïbes 3 pour un week end du Mémorial Day, Solo n'a rapporté "que" 83,3 millions pour son premier week end, même si celui ci n'est pas fini, vu que ce lundi est férié. (C'est d'ailleurs pourquoi le tableau du top 10 ne sera publié que ce soir, avec l'analyse du week end)

 

Qui plus est, l'international interpelle puisque Han et son équipe n'ont pris que 65 millions , avec une ouverture très faible en Chine (10 millions) voire médiocre en Europe (3,9 en France, 4,3 en Italie...). L'Angleterre sauve quelque peu l'honneur avec 10,3 millions. Mais on est très loin des chiffres de Rogue One qui avait pris 155 millions sur son premier week end et 134 à l'étranger.

 

Solo est donc bien parti pour être le premier Star Wars à ne pas dépasser la barre des 250 millions aux USA, d'autant plus que l'arrivée de Jurassic World 2 va lui couper encore de l'herbe sous le pied.. Plusieurs raisons à cela :

- Trop de Star Wars tue Star Wars. Solo est le 4e film en moins de 2 ans et demi. Il sort 5 mois avec Les derniers Jedi, qui n'avait pas fait l'unanimité. Le public ne parvient pas à suivre, d'autant plus qu'au niveau produits dérivés, c'est encore pire. Bonne chance à celui qui essaye ne serait-ce de savoir ce qui est sorti en roman, comics, jouets lego et figurines...  

 

- La réalisation rocambolesque du film a sans doute refroidi une partie des spectateurs. Le licenciement des réalisateurs pour les remplacer par Ron Howard a joué et une partie du public a eu peur de se retrouver avec un film bancal. Ce type de changement avait d'ailleurs joué contre Justice League. Pourtant la critique US est plutôt positive, même si moins enthousiaste que pour Rogue One ou les épisodes VII et VIII. L'enthousiasme a été moindre également et Solo n'était clairement pas LE film attendu comme l'a pu l'être Infinity War.

 

- La concurrence a joué. Les trois derniers Star Wars sont sortis à Noël, dans un contexte de vacances qui permet à beaucoup de gens d'aller au cinéma. Là, Deadpool 2 (même s'il subit une forte baisse) et Avengers 3 sont encore dans les salles et visent le même public. Clairement, cela a joué contre Solo.

 

Ces trois raisons font que Solo ne sera pas un triomphe, mais un succès honnête. Le problème est que son budget serait (je mets au conditionnel) bien au delà des 200 millions, ce qui va être très compliqué à rattraper, même si on sait qu'avec la vidéo, le film rentrera dans ses frais. Il n'empêche : c'est un premier faux-pas pour Disney et un avertissement. Oui, le public aime Star Wars, mais il n'a pas envie d'aller voir un film de la saga tous les six mois. Il lui faut le temps de d'apprécier chaque épisode. En voulant sortir le film en mai au lieu de décembre, Disney a commis une erreur.

 

Reste à voir comment vont le studio va encaisser le coup. La fin du film promet, apparemment, une séquelle. Existera-t-elle ? Et quid des autres films A star wars story. A l'heure où on annonce que James Mangold (Logan) réaliserait Bobba Fett, que le projet sur Obi-Wan revient (et que Mc Gregor clame qu'il adorerait reprendre son rôle), on peut se poser des questions sur ce que fera Disney. Certes, le studio a les reins suffisamment solide pour encaisser le coup, mais il ne faudrait pas que tout soit remis en question.

 

Je continue à penser cependant que Disney risque de tuer la poule aux oeufs d'or en multipliant les films, trilogies, spln-off et que ce qui marche pour les super-héros ne fonctionne pas forcément pour Star Wars. Pendant des années, ce qui a fait la force de la saga était la rareté. Or ce qui est rare est cher et apprécié.

 

Le score final de Solo sera crucial, mais s'il est en deçà des espoirs de Disney, il est évident que le studio va mettre la pédale douce. Ce qui, honnêtement, ne serait pas si mal.

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 07:16
Solo, la bande annonce et l'affiche

Alors que Solo, a Star Wars story, sera présenté à Cannes (en hors compétition bien sûr), la bande annonce finale et l'affiche ont été dévoilées cette nuit.

 

Et enfin, on peut sentir le potentiel du film qui promet pas mal de choses et surtout on comprend qu'on est dans un Star Wars "classique" avec stormtroopers et engins de l'Empire. La musique se veut plus "moderne", mais là aussi, on entend bien l'influence des mélodies que l'on connaît tous.

 

Reste à voir si ce mélange entre western, film de casse et SF va prendre. Et bien sur ce que Solo apportera à la mythologie Star Wars. Comme pour Rogue One, on peut espérer une grosse surprise.

 

Réponse dans 6 semaines désormais.

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 11:55
Trop de Star Wars va tuer Star Wars

N'en jetez plus la coupe est pleine ! Alors que Solo arrive sur les écrans dans deux mois, que la conclusion de la 3e trilogie est prévue pour 2019, les "nouveaux" Star Wars n'en finissent plus d'être annoncés.

 

Et franchement, malgré l'amour délirant que je porte à cette saga, je pense que trop c'est trop et que Disney risque de tuer sa franchise.

 

Dans un premier temps, le spin-off sur Obi-Wan ne serait pas abandonné ni celui sur Bobba Fett. On peut comprendre que ce dernier ait droit à son épisode tant il est aimé par les fans, malgré son temps de présence finalement très réduit (enfant dans le 2, 3 secondes dans l'édition spéciale du 4, 7-8  séquences, et des dialogues dans le 5 et un peu plus dans le 6). Pour le reste, c'est surtout dans les comics de l'univers désormais légendaires qu'on l'a vu. 

 

Pour Obi-Wan, on peut bien sûr explorer les 20 ans qui séparent La revanche des Sith d'Un nouvel espoir (ce que fait, par petite touche, la nouvelle série Marvel), mais le personnage a connu une exposition déjà bien importante.

 

Dans un deuxième temps, Disney a lancé l'info comme quoi les deux créateurs de Game of thrones allaient écrire une nouvelle trilogie, mais qui n'aurait aucun rapport avec les personnages créés par Lucas. Pourquoi pas, la galaxie est vaste et l'univers étendu énorme. Mais quand on voit la réaction d'une partie du public qui a été choqué de la façon dont Johnson a cassé certains codes du Star Wars que nous connaissons, on peut se dire que partir dans une direction totalement inédite n'aurait pas forcément l'impact désiré.

 

Et comme cela ne suffit pas, c'est désormais Jon Favreau qui serait pressenti pour écrire une série télévisée autour de Star Wars. 

 

Alors, oui, Disney a payé une fortune la franchise, mais les dirigeants de la firme devraient relire la fable de La poule aux oeufs d'or. Parce que avec les séries animées (Si Rebels touche à sa fin, d'autres sont déjà dans les tuyaux), les comics, les jeux vidéos, on est en train de frôler l'overdose.

 

Lucas avait compris qu'il fallait limiter l'impact de Star Wars au cinéma et il travaillait comme un artisan, produisant des pièces uniques et laissant ses "assistants" s'occuper de la production industrielles (les séries, les romans, les jeux vidéos). Avec Disney, j'ai la désagréable impression qu'on est passé à l'industrie toute.

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 19:13
Les derniers Jedi, 2e vision

Pour bien apprécier un Star Wars, il faut le voir plusieurs fois. Depuis 1977, je ne déroge pas à cette règle (mon record reste de 4 visions en salle de La menace fantôme lors du mois qui a suivi sa sortie) et je vais voir un épisode au moins 2 fois.

 

Mardi dernier, je suis donc retourné au cinéma pour revoir Les derniers Jedi, en 2D cette fois et le moins qu'on puisse dire est que je le ré-évalue quelque peu. Certes, la partie centrale sur la planète casino n'a toujours pas un intérêt démentiel (en fait, c'est surtout une tentative de refaire une énième fois la scène de la cantina) et je continue à penser que Ryan Johnson a un peu trop pris le contrepied de Abrams et des pistes narratives du Réveil de la force. Enfin, lors de cette deuxième vision, j'ai trouvé que l'apparition de Maz était vraiment gadget.

 

Mais d'un point de vue narratif, j'ai pu apprécier tranquillement les rapports entre Luke et Rey, entre Rey et Kylo Ren et, en règle générale, le cheminement de chaque personnage sur son chemin plutôt obscur. Même Poe Dameron gagne de l'épaisseur, notamment à cause de ses erreurs (mine de rien, il est rare qu'un blockbusters propose un personnage principal se plantant à ce point ou jugeant aussi mal les autres). En fait, seul Finn n'évolue pas et son combat avec Phasma relève plus de scène pour fan qu'une véritable étape dans son histoire.

 

Savoir à l'avance ce qui va se passer permet justement d'anticiper la façon dont les  surprises sont amenées. Et force est de reconnaître que la mort de Snoke est sacrément bien amenée, des indices étant disséminés dès que Rey met le pied dans la salle du trône. Alors même si on ignore toujours d'où vient le suprême leader (une tâche qui incombera à l'univers étendu ?), son "sacrifice" est nécessaire pour que Kylo puisse prendre son envergure. Mine de rien, il ose ce que son grand père n'a jamais osé faire, à savoir se débarrasser de son maître.

 

On peut aussi voir comment le réalisateur manipule le spectateur pour faire croire au retour de Luke parmi les siens. Après tout, il émerge au moment où le faucon est revenu avec Rey...

 

Visuellement, j'ai pu admirer le travail impressionnant sur les couleurs, avec cette dominance du rouge que cela soit dans la salle du trône de Snoke, lors de l'incendie de son vaisseau et, bien entendu lors de la bataille finale. Johnson renoue avec une esthétique à la fois sombre et colorée, celle qui émanait de La revanche des Sith. A propos de la prélogie, on notera que Johnson n'a pas hésité à y faire référence, notamment lors de sa diatribe sur l'arrogance des Jedi et sur le fait qu'ils aient laissé Dark Sidious les manipuler. Ceci ajouté au fait que Marvel a sorti une superbe mini-série autour d'Obi-Wan et Anakin montre que Disney  a (enfin) compris que se cantonner aux épisodes IV-V-VI était une erreur.

 

Enfin, une nouvelle vision permet de voir des détails qu'on ne remarque pas au premier coup d'oeil. Ainsi, quand Finn prend une couverture dans un des compartiment du faucon millenium afin de recouvrir Rose, on peut voir une série de bouquins qui ressemblent étrangement à ceux qui étaient dans l'arbre du temple Jedi où s'était exilé Luke.

 

Bref, si la prochaine vision se fera sans aucun doute en Blu-ray, revoir cet épisode VIII m'a donné beaucoup de satisfaction, preuve que Les derniers Jedi est bien un film à strate, nombreuses et riches, et que sa puissance visuelle permet moult vision.

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 19:52
Les derniers Jedi : controverses et analyse

Comme promis, un deuxième article sur Les derniers Jedi dont le caractère très clivant a fortement marqué le débat. Au passage, je trouve inadmissible l'intolérance qui s'empare du net, entre ceux qui insultent les déçus et certains de ces déçus qui traînent  plus bas que terre l'équipe du film, allant même jusqu'à demander à ce que Les derniers Jedi ne fasse plus partie du canon officiel de la saga.

Etudions donc ces controverses et déceptions.

L'attitude de Luke

Un des reproches les plus importants fait au film est la façon dont Luke rejette ce qui fit l'essentiel de son existence à partir du moment où il rencontra Obi-Wan à savoir être un Jedi. Le film commence d'ailleurs par le montrer balançant le sabre que lui tendait Rey dans la scène climax du Réveil de la force. Cette attitude a mis les fans en colère ne comprenant pas pourquoi il agit ainsi.

 

Pour ma part, tout ceci est parfaitement normal. D'une part, on a vu que Ryan Johnson avait désiré prendre le contrepoint de ce que JJ Abrams avait créé dans Le retour de la force (personnellement , j'aimerais bien savoir ce que Abrams en pense, d'autant plus qu'il va devoir s'occuper de l'épisode IX donc de la conclusion, alors qu'une partie de ses pistes ont été abandonnées) et qu'il avait sciemment "saboté" certaines interrogations.

 

Et d'autre part, Luke désire tellement tourner le dos à la philosophie Jedi, suite à son échec avec Kylo Ren, le même qu'Obi-Wan Kenobi a subi avec son père, qu'il est logique qu'il se comporte ainsi. Comme il le dit, les Jedi n'ont pas empêché la chute de la République, la guerre des Clones, l'avènement de Palpatine et de l'Empire. Ils ont failli dans leur mission et sans le sacrifice de son père, les Sith règneraient toujours sur la galaxie.  Et comme il le dit également, peut-il à lui tout seul s'opposer au Premier Ordre.

 

On se rend compte que la Résistance a mis tous ses espoirs en Luke, qu'elle n'a prévu aucun plan sérieux contre le Premier ordre, si ce n'est que subir et être en réaction, ce qui n'était pas tout à fait le cas lors de la rébellion. Leïa et ses troupes réagissaient certes en opportunistes (le vol des plans, la révélation que l'Empereur serait sur la 2e étoile de la mort) mais ne comptaient pas sur les Jedi, force politique disparue depuis 20 ans et dont Luke n'était encore même pas le dernier représentant. 

 

Luke, aigri par son échec (n'oublions pas qu'il a commencé sa formation âgé et plein de certitudes), ne voit pas dans l'ordre une force d'opposition. Et s'il renonce à former de nouveaux Jedi, c'est bien parce qu'il a échoué avec sa première vague.

 

Son rejet de la religion et de la force est donc l'expression d'une frustration, d'une déception , y compris envers lui même (après tout, en tant que rejeton de l'élu, il devait sans doute espérer réussir là où son père avait également échoué, tout comme Obi-Wan et Yoda) et quand il parle de l'arrogance des Jedi, nul doute qu'il s'inclut dans le lot.

 

Ceux qui espéraient voir un retour de Luke en tant que héros (j'avoue en avoir fait partie, pensant que Luke comprendrait qu'il a commis une erreur en s'isolant et qu'il reformerait avec sa soeur un duo capable de tenir tête au Premier ordre) ne peuvent qu'être déçu par l'orientation qu'il a suivie. Mais si la saga veut évoluer et se libérer de la "tutelle" de Luke, il valait mieux sacrifier l'intégrité du personnage.

 

Maintenant, il aurait peut être été intéressant de voir Luke se tourner vers le côté obscur (comme le montrait le fabuleux arc du comics L'empire des ténèbres, qui voyait le jeune Jedi prendre place auprès d'un clone de Palpatine). On verra si l'esprit de Luke interviendra dans l'épisode IX car, après tout, c'est bien en héros qu'il achève sa vie, en donnant un dernier espoir à la Résistance et en lui permettant de s'enfuir.

Leïa se sert de la force.

C'est une scène qui a fait bondir un sacré paquet d'internautes. Alors que Leïa dérive dans l'espace suite au tir du vaisseau de Snoke qui a décapité la Résistance, elle se sert de la force afin de revenir sur la passerelle de sa frégate. Certains ont jugé la séquence ridicule, d'autres estiment qu'elle n'a aucun sens. Et pourtant, ce n'est pas la première fois que Leïa est sensible à la force. La première fois c'est dans L'Empire contre attaque, quand elle entend l'appel de Luke et qu'elle sait exactement où il est. La deuxième c'est dans Le réveil de la force, quand elle comprend que Han vient de mourir.

Or, si on peut légitiment penser que c'est Luke qui lui permet de ressentir la force sur la cité des nuages, c'est bien elle seule qui entre en connexion avec l'esprit de son mari au moment de sa mort. Leïa étant la fille du plus puissant Jedi ayant jamais existé, il est tout à fait normal qu'elle dispose des mêmes pouvoirs que son frère. Il est cependant curieux que, même dans l'univers étendu, elle n'ait jamais été tenté d'embrasser totalement la religion. Il est vrai que, accaparée par la politique et le redressement de la galaxie, après la chute de l'Empire, elle a sans aucun doute eu d'autres choses à faire.

Rey puissante sans entraînement

C'est une interrogation qui court depuis Le réveil de la force et la polémique a pris encore plus d'ampleur avec Les derniers Jedi. Comment une fille sortie de nulle part, qui n'aurait aucun lien (si l'on en croit Kylo Ren et Snoke) aucun lien avec les Skywalker ou l'ordre Jedi peut avoir une telle maîtrise de la force ? Elle manipule le sabre laser d'une manière innée, ressent la force (y compris le côté obscur) et l'utilisera pour déblayer une énorme avalanche de roche !!

 

Deux hypothèses : la première est que Snoke a menti et que Rey est liée d'une manière ou d'une autre à l'ordre Jedi. Par le sang en étant la fille d'un Jedi disparu lors de l'ordre 66 ? On sait que dans l'univers étendu, il n'y a pas qu'Anakin qui ait brisé son voeu de célibat. Tous les autres Jedi sont-il vraiment  des parangons de vertu ? Dans Clone Wars, Obi Wan est clairement attiré par la duchesse Satine et quand il se portera à son secours à plusieurs reprises, ce n'est pas que pour faire avancer la guerre. 

Ou alors, Rey fait partie de ces personnes que les Jedi repéraient quand ils étaient enfants et les formaient sur Coruscant ? Il faut réécouter le dialogue entre Qui-Gon Jin et la mère d'Anakin quand il lui dit "S'il était né dans un monde de la République, nous l'aurions déjà repéré". La force est un tout et elle ne va se porter uniquement sur la famille Skywalker.

 

Si Rey est une Jedi qui s'ignore, elle est dans la même situation qu'Anakin et Luke. Anakin pouvait piloter un pod car il sentait la force, Luke pouvait piloter un vaisseau spatial et détruire l'étoile de la mort alors qu'il n'avait jamais quitté Tintouine. 

 

La prélogie a posé les bases de l'entraînement des Jedi quand ils sont pris à l'âge de 4 ou 5 ans comme Padawan. Mais à aucun moment, il n'est dit qu'il est obligé pour un Jedi de passer par un énorme apprentissage pour maîtriser la force. Après tout, Luke ne commence son initiation réelle auprès de Yoda qu'à âge adulte.

 

Les parents de Rey

C'est une des grosses surprises (et déceptions) du film : les parents de Rey ne seraient que des  soudards qui l'auraient vendue pour se payer à boire. En prenant le contrepoint, encore une fois, d'une des pistes narratives d'Abrams et Kasdan, Johnson a forcément frustré la quasi-totalité des fans de la saga. Ne refusant de céder aux sirènes qui veut que chaque personnage soit relié à un tout plus grand, pas sûr que le réalisateur ait rendu un grand service à Star Wars. Car si Snoke  a dit la vérité, alors l'aspect forcément sérial des origines de Rey en prend un coup. Mais après, comme je l'ai déjà dit, les forces du mal sont souvent maître du mensonges.

 

Les origines de Snoke

Là aussi, une sacrée déception pour ceux qui espéraient une réponse. Qui et d'où vient le suprême leader Snoke. Personne ne peut dire si l'épisode IX répondra à cette question, où s'il faudra se tourner vers l'univers étendu pour le savoir, mais on peut d'ores et déjà dire que Snoke n'est pas un Sith, vu qu'ils vont toujours par deux, un maître et son apprenti, et que les deux derniers sont morts lors de la bataille d'Endor. On sait aussi que Palpatine ambitionnait que Luke prenne la place de son père, mais que Vador espérait la même chose pour son fils, qu'il détruise Palpatine. 

 

La guérison de Finn

Plus anecdotique, le retour de Finn à la vie, après ses graves blessures contractées dans Le réveil de la force, est également traité par dessus la jambe. L'ex stormtrooper se réveille (un réveil assez ridicule d'ailleurs), Poe le voit, l'étreint puis on passe à autre chose. De toutes façons, Finn est le grand perdant de cette histoire, son personnage étant très mal exploité dans la sous-intrigue du casino .Qui plus est l'intrigue lui balance Rose dans les pattes, alors qu'il était clairement établi que lui et Rey étaient attirés l'un l'autre dans Le réveil de la force. Là aussi, nul ne sait ce qui lui arrivera dans l'épisode IX, mais on peut espérer que son rôle sera à nouveau à la hauteur.

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La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

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