Harry Potter et la chambre des secrets (reprise chronique)
Stronger - Better - Longer , tel pourrait être le slogan de ce 2eme tome cinématographique des aventures du petit sorcier. Un an après L'école des sorciers qui marquait déjà un aboutissement dans l'adaptation d'une oeuvre littéraire, Harry Potter revient dans un film absolument éblouissant, une réussite totale qui se permet de faire encore mieux que le premier.
Mettons par contre les choses au point. L'hypocrisie de la presse, totalement dépassée par le triomphe du premier film, est ici portée à son summum . Il y a un an , peu de gens croyaient au succès en France car peu de journalistes avaient lu les livres. Il suffisait de lire les papiers avant la sortie pour voir que les trois quarts racontaient n'importe quoi. Du coup, on glosait sur le respect trop important du film par rapport au livre alors que justement c'est cela qui a fait que le lecteur se retrouvait dans la salle. JK Rowling , n'étant pas femme à se laisser faire , avait eu son mot à dire afin que l'oeuvre de sa vie ne soit pas dénaturée par des financiers cupides, la Warner n'étant pas connu pour ses choix heureux en matière d'adaptation de surcroît. Les grincheux critiquaient donc cet aspect alors qu'ils auraient hurlé si le livre avait été trahi.
Un an plus tard, et après que L'école des sorciers soit devenu le plus gros succès après Titanic, on a de nouveau droit à des délires imaginaires et cette fois c'est le livre qui est minimisé. Oui le film est plus sombre, plus effrayant (la scène du basilic ou celle des araignées), oui l'intrigue est plus complexe, oui le ton est plus mâture. Mais TOUT ceci est dans le livre. Harry grandissant à chaque tome, ses aventures sont de plus en plus riches , de plus en plus noires (un élève meurt dans La coupe de feu). Alors, faire mine de découvrir que le film est plus "gothique" montre que l'on a pas lu le livre ou bien que l'on est un sacré hypocrite.
Colombus et son équipe ont fait un travail sensationnel : Poudlard apparaît déjà plus comme une entité menaçante, où la menace est tapi dans l'ombre. Les aspects les plus sombres du roman , qui n'a plus à jouer la carte de l'exposition, apparaissent nettement dans le film. Le scénario a choisi de resserrer l'histoire autour du trio Harry-Ron-Hermione alors que dans le roman, d'autres personnages comme Ginny sont plus développés. Les sentiments de Ginny envers Harry sont ici un peu trop transparents. Mais c'est bien là le seul défaut du film. On notera aussi la disparition de quelques scènes du livre mais l'essentiel, l'essence est présent.
Comme dans tout bon Rollercoaster, durant deux heures et quarante minutes, les situations s'enchaînent sans temps morts. L'époustouflant match de Quidditch qui voit s'affronter Harry et Ron constitue sans doute un sommet . Profitons en pour rire des délires de la presse qui estime que les effets visuels ont été grandement améliorés par rapport au premier volet, donnant l'impression que ceux réalisé pour l'école des sorciers étaient minables alors qu'ils étaient tout simplement moins complexes . Et encore .... Le voyage de la voiture volante est également exceptionnelle et l'arrivée à Poudlard sur le saule cogneur est digne de la chute de la Jeep dans le premier Jurassic Park.
Les scènes finales avec le basilic sont tout bonnement géniales et procurent cette dose de frisson bon enfant qui terrorisera les plus petits (mais qui sortiront ensuite en disant "non , j'ai pas eu peur").
Mais le coup de maître de cette adaptation réside surtout dans le casting. les nouveaux venus comme Jason Isaacs (Lucius Malefoy) ou Kenneth Brannagh (l'arrogant professeur Lockart, aussi inefficace que frimeur) sans oublier Dobby, incroyable création de synthèse complètent à merveille le trio initial du premier film. Mention spéciale pour Ron dont la bouille apeurée fait merveille dans le repère de l'araignée géante. L'univers de Poudlard est retranscrit dans ses moindres caractères (les tableaux vivants, les salles de classes...) et il serait vain de décrire tous les personnages : Neville, Dumbledore (qui marque ainsi le dernier rôle de Richard Harris), Drago.... qui forment un tout absolument unique et qu'on espère retrouver dans la suite en 2004.
Harry Potter et la chambre de secrets est donc un film supérieur à l'original. Logique puisque le livre était lui même supérieur au premier tome.
Les Simpsons sont bien partis pour faire un énorme démarrage. Avec 29,7 millions pour leur premier jour d'exploitation, la famille la plus barge d'Amérique pourrait afficher un score de
75 millions de dollars pour son premier week end !!
Ainsi, malgré une baisse de 41%, Harry Potter et l'ordre du Phénix
frôle les 4 millions d'entrées. Très exactement 3 942 315 spectateurs !! Un triomphe pour le chef d'oeuvre de David Yates et la preuve qu'en France également , le jeune sorcier a toujours
la côte. Il est désormais en 6e position du cumul 2007.
Le deuxième DVD
de bonus s'ouvre avec la bande annonce de L'orphelinat, un film espagnol produit par Del Toro qui s'annonce bien flippant puis on a accès au choix de navigation : tout voir (et
accéder à un bonus supplémentaire) ou voir au fur et à mesure.
Hallucinant !! C'est peut être le mot le plus simple pour
qualifier ce nouvel opus cinématographique. Alors que le 5eme livre , le plus long de la série, semblait être le plus complexe à adapter , au final, Harry Potter et l'ordre du Phénix est, à
mon sens, le meilleur film de la saga .
(Luna Lovegoode, l'un des personnages les plus attachants du film, en train de créer son patronus)
(La grande inquisitrice de Poudlard : derrière le rose, la fasciste pure !!)
Adam Sandler a donc eu raison d’Harry Potter. De manière assez surprenante, en fait , car la plus grosse concurrence est en fait venue de …
Harry Potter and the deadly hallows !! La sortie du 7e livre a éloigné les fans des salles obscures pour les librairies les plus proches. Cela dit, pour un défendeur intégriste de la lecture
comme moi, la nouvelle est excellente.