Pirates des Caraïbes : la fontaine de jouvence (****)
Le pitch : Jack Sparrow part à la recherche d'une fontaine d'eau miraculeuse.
Mais Barbarossa, pirate devenu corsaire et Barbe-noire, ainsi que sa fille qu'il a jadis aimé, sont aussi sur les rangs.
Après une trilogie de très haute volée, marquée par un épisode III exceptionnelle, on pouvait craindre que cette relance de la franchise ne soit pas à la hauteur, d'autant que Gore Verbinski s'en était allé tourner Rango et que le couple vedette Orlando Bloom et Keira Knighley ne faisait plus partie de l'aventure.
Mais au final, avec Rob Marshall aux manettes et Johnny Depp toujours fidèle au poste, ce 4e épisode se révèle être un agréable spectacle, bien rythmé et nanti d'excellents effets visuels. L'histoire a été simplifiée par rapport aux épisodes II et III, ce qui permet à tout à chacun de suivre ce qui se passe sans se demander pourquoi tel ou tel personnage agit ainsi. Cependant, ce qu'on gagne en clarté, on le perd en originalité. Car, cette quête manque quelque peu de panache. On retrouve les ficelles classiques du blockbusters, avec un passage du point A au point B qui ne cherche jamais à brouiller les pistes. On avait reproché à Jusqu'au bout du monde d'en avoir trop fait et les auteurs du scénario ont un peu trop écouté les critiques.
Cela dit, Pirates des Caraïbes n'a aucune prétention à révolutionner le cinéma. C'est du film pop corn pur et dur dont le seul but est de divertir. Et de ce point de vue, rien à redire : les combats à l'épée, les courses-poursuites, les personnages fantastiques sont bel et bien là et on ne s'ennuie pas une seule seconde. Certes, certains passages sont un peu trop vite expédiés, et les relations entre les personnages souvent trop superficielles, mais là on est loin d'un recyclage cynique de ce qui a fait le succès des films comme on pouvait le craindre.
Et puis, il y a Johnny Depp, l'acteur pour qui se déplace les foules. Toujours aussi cabotin, Sparrow fait le spectacle à lui seul et reste un élément essentiel du triomphe du film. Totalement identifié à son personnage, le mélage d'humour et de cynisme qu'il dégage permet à bien des passages un peu limite de passer comme lettre à la poste. Jerry Bruckheimer a vraiment eu l'idée du siècle en l'engageant dans ce rôle, d'autant que Depp ne s'interessait pas vraiment aux blockbusters.
D'un point de vue visuel, le film bénéficie du même soin que la première trilogie. Costumes, décors, armes, bateaux : tout un ensemble cohérent, magnifique et travaillé ! Du grand art que justifie un budget énorme de 250 millions de dollars !
Et puis, il y a la 3D franchement réussie. Pas de conversion au rabais, mais un tournage avec de vraies caméras 3D ! Rob Marshall s'est même fendue de quelques effets de jaillisement comme avec l'épée de Barbe noire. Mais c'est encore et toujours la profondeur de champ épate vraiment ! On voit loin, on voit bien et les couleurs éclatantes des Caraïbes sont incroyablement mises en valeur !!
Au final, La fontaine de jouvence est un bon film, malgré quelques défauts et une bonne relance de la franchise. Reste à voir si un 5e épisode pourra renouveler le concept.
Dernière chose, comme d'habitude, ne partez pas dès le mot fin !! Une dernière scène donne quelques indications pour une probable séquelle !!
L’été arrive et le
BO France s’américanise de plus en plus, surtout au niveau des premiers du classement. Ainsi Kung Fu Panda 2 prend facilement la tête , avec 865 935 entrées, quasiment 3,5 fois plus le deuxième
du top !! Le dessin animé en 3D a pris le leadership sur toute la planète et confirme que pour les séquelles cette année, le salut se trouve hors des USA ! Cela fera l’objet d’un article
prochainement, mais sur toutes les suites que nous avons déjà vu défiler, seul Fast Five a fait mieux que ses prédécesseurs en Amérique !
Si on y ajoute des
critiques assez dures et une note très moyenne de B donnée par les spectateurs, on peut même dire que Green Lantern risque de faire pâle figure au final, alors qu'il était annoncé comme l'un des
films phares de cet été !
Il
ne faisait pas bon être une nouveauté cette semaine ! Les 3 nouveaux films qui ont tenté de s’infiltrer dans le top 10 ont été laminés par le trio américain de tête de la semaine dernière, et ce,
malgré un jour férié supplémentaire (le lundi de Pentecôte).