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Le making of du Hobbit Part 4

Publié le par Dave

Le deuxième disque s’ouvre sur un énorme focus de plus d’une heure sur les nains ! Casting, maquillage, caractéristiques de chaque membre de la compagnie…c’est un passage vraiment complet sur un aspect qui, au départ, effrayait Jackson, le fait de gérer 13 personnages, de leur donner une personnalité propre, de les différencier, d’autant que le livre ne le fait pas. La réussite du film passait forcément par cette étape cruciale. Le fait est qu’elle est brillamment relevée, même si, aux vues du making of, certains nains sont un peu en retrait dans le film. Mais l’on voit que le travail sur les origines des personnages, de leur filiation et de leurs interactions a été poussé à l’extrême.

 

Du coup, après avoir passé une vingtaine de minutes sur la distribution, avec une place plus importante pour Thorin, chaque groupe de nains est analysé. Et l’on s’aperçoit que la bonne humeur était vraiment de mise, chaque acteur chambrant les autres. Le making of se paye même de sacrés délires comme cette parodie des 12 salopards, où l’on peut voir les nains exploser des chars allemands à coup de bazooka.

 

Ce qui fait le sel des films de la Terre du milieu est vraiment le lien entre les personnages. Si dans le seigneur des anneaux, la communauté éclatait rapidement et n’était finalement rassemblée que durant une heure (du départ de Fondcombe à la chute de Gandalf dans la Moria), ici la compagnie est soudée durant tout le métrage. Et cela se ressent grandement. Les prises de vues montrent d’ailleurs quelques passages du 2e opus (toujours les scènes des tonneaux) et il est clair que vivre 18 mois ensemble a forgé énormément de liens entre les acteurs.

 

De ce fait, Bilbo est traité dans un module plus court (14 minutes), mais qui en apprend beaucoup sur Martin Freeman (un sacré déconneur) et sur la façon dont il a été choisi très tôt, quand Guillermo del Toro était encore aux commandes. À la fois muni d’un humour pince-sans-rire et capable des gestes les plus grossiers (une compilation de ses doigts d’honneur durant les prises clôt le module !! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en fait absolument tout le temps), l’acteur est idéalement Bilbo ! Un choix aussi judicieux qu’Elijah Wood pour Frodon.

 

Vient ensuite un nouvel énorme module (57 minutes) sur la culture des Nains. Une fois de plus, on est abasourdi par la somme de détails, de recherches afin d’obtenir un monde cohérent entre les 3 films et avec la première trilogie. Le boulot hallucinant de Weta et l’exigence de Jackson (sans compter un plus que confortable budget) permettent sans aucun souci de se plonger dans la culture naine, très peu abordée dans Le seigneur des anneaux. Le soin apporté aux armes, aux maquillages spéciaux, aux moindres détails des costumes, tatouages, barbes donnent vraiment le vertige. Et permet aux artisans de Weta, Richard Taylor en tête, d’exprimer tout leur talent. Un Taylor dont le rôle est clairement ici mis en valeur dans la réussite des films. Il reste pourtant discret et ne cherche jamais à tirer la couverture à lui.

 

Le reste des personnages n’est pas oublié. Un module en quatre parties s’intéresse successivement aux trois Trolls, à Radagast, aux Gobelins et à Azog le profanateur. Chaque partie fait une dizaine de minutes. Cela peut paraître court, mais cela permet de faire le tour des personnages. Ainsi, le travail sur les trolls est montré sous toutes ces facettes, avec l’obligation de faire le lien avec la scène où Sam montre les créatures changées pierre dans La communauté de l’anneau. On peut donc voir la progression du design, les séances de motion capture, l’animation et le résultat final, y compris la transformation de la chair en pierre. Un boulot fantastique qui allie les techniques les plus modernes de capture de mouvement complétées par le talent des animateurs.

 

La partie sur Radagast est plus humaine, le magicien brun étant interprété par Sylvester McCoy. Cette fois, c’est plus sur le design délirant du personnage que l’on s’attarde, avec les idées les plus folles dont pas mal sont restées dans le film, comme le  nid dans les cheveux. Comme sur le premier disque, on a droit aux pitreries typiquement anglaises de McCoy et qui donne ce caractère si singulier à Radagast. Mais ce module éclaire un peu plus les origines du personnage, le fait que sous ce caractère fantasque, se cache l’un des 5 Istar, créatures très puissantes envoyées par les Dieux pour combattre Sauron. Les superbes dessins de John Howe en Alan Lee complètent à merveille cette petite partie.

 

Viennent ensuite les Gobelins. Ceux du Hobbit sont fort différents de ceux de la Moria. On sent que l’équipe de Weta s’est amusée à créer les personnages les plus repoussants qui soient, avec moult herpès, bubons et cie ! On a également un aperçu de la révolution numérique en cours. Commencé avec des acteurs maquillés et entraînés pour se mouvoir comme des Gobelins, les personnages ont assez vite été remplacés par leur équivalent en CGI. Du coup, on repart dans la salle du Mocap et les infographistes prennent le relais. On peut trouver dommage que le tout numérique prennent ainsi le pas (c’est encore plus flagrant dans la dernière partie de ce module, sur Azog), mais le talent de Weta fait que ce parti pris est payant. Bien entendu, le département des créatures a encore pas mal de boulot avec notamment la création des prototypes. Et de toute façon, pour la création du roi Gobelin, l’image de synthèse s’imposait forcément. C’est donc le moment de rencontrer encore un acteur bien excentrique et force est de constater que, technique de pointe ou pas, c’est bien l’homme derrière le mocap qui fait le gros du travail...

 

Enfin, 14 minutes sont consacrées à Azog le destructeur. La surprise vient du fait que le look définitif du personnage n’a été défini que 6 semaines avant la sortie du film. Weta avait déjà imaginé un personnage plus massif, plus grand et recouvert d’une armure, puis Peter Jackson a fait filmer les plans avec une nouvelle version où Azog ressemblait à un vieil orc. Pour finir, c’est une version albinos, recouverte de cicatrices qui a été retenue et créée en image de synthèse via le Mocap. Il est d’ailleurs ironique de voir que le résultat final ressemble étrangement à un des premiers essais de l’équipe de Richard Taylor. Et comme pour les Gobelins, c’est donc l’équipe CGI qui va terminer le travail. Cependant, il est clair que cet orc albinos n’aurait pas pu être rendu correctement avec un humain dans un costume. Petite précision, pour ce qui ont crié au sacrilège, Azog existe bien dans l’œuvre de Tolkien. Il est cité dans un des appendices du Retour du roi, même si, et ce sera donc la « trahison » de Jackson, il meurt lors de la bataille de la Moria.

 

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Blu-ray(s) à venir.

Publié le par Dave

La fin d'année avait été embouteillée côté vidéo avec les sorties, entre autres, du Hobbit version longue, Pacific Rim, Elysium, World War Z, Moi moche et méchant 2, Monstres Academy, Star Trek Into Darkness, Lone Ranger, La porte du paradis.... Mon porte monnaie a souffert car, à part La porte du Paradis, j'ai tout acheté !!!

 

Début 2014 ne sera pas mal non plus : Kick ass 2, No pain no gain, White house Down, Gravity (prévu en février), Metallica : through the never, Riddick, Red 2, Flic Story (le magnifique policier avec Delon tiré du livre de Borniche), The Conjuring... 

 

Sans compter les multiples rééditions, quelques séries télé, des concerts...

 

C'est là que je suis content de ne pas fumer ou boire : l'argent économisé passe dans la vidéo ! Une drogue dure, certes, mais légale !!

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Déception pour Le loup de Wall Street

Publié le par Dave

Avec 15 millions en deux jours, le nouveau film du tandem Di Caprio/Scorcesse avait pourtant bien démarré, mais le week end lui a été finalement bien moins souriant, avec juste 19 millions de plus et un cumul de 34,3 en 5 jours. Pire encore, Le loup de Wall Street ne prend que la 5e place du top US ! Cela dit, le film est exigeant, dure 3 heures et n'a rien à voir avec un film de Noël, bien au contraire. Son budget de 100 millions devrait cependant se rembourser rapidement avec l'international, le film ayant plutôt bien démarré en Europe.

 

Du coup, La désolation de Smaug est resté premier, alors que La reine des neiges l'avait doublé vendredi soir. Le 2e épisode du hobbit ne perd que 5% d'entrées et cumule 190,3 millions de dollars, soit 15% de moins qu'Un voyage sur la même période . Petit à petit, Smaug rattrape son retard. A l'international, le carton est total puisque ce sont déjà 615 millions qui sont rentrés dans les caisses. Les abrutis qui parlent d'échec ont vraiment des problèmes oculaires !!

 

L'autre grosse sortie du week end, c'est La vie rêvée de Walter Mitty, un comédie tirant vers le fantastique de et avec Ben Stiller. Avec 13 millions (et 25 depuis sa sortie mercredi), le film aura du mal à rembourser son budget de 90 aux USA !

 

Enfin, citons l'échec sanglant et sans appel de 47 Ronin : 9,8 millions ce week end, un total de 20 pour un budget de 200 !! Des têtes vont voler à Universal !

 

La reine des neiges reste à la 2e place, mais un cumul de 248,3 million et une hausse de 46% des entrées  montrent que le dernier Disney est de plus en plus solide, et pourrait bien aller taquiner les 300 !! Ce qui est sûr, c'est que, pour la première fois depuis 13 ans, un film Disney non Pixar sera le premier de la firme !!

 

Anchorman 2 est 3e avec 83,6 millions. On rappelle qu'il en a coûté 50.

 

American Hustle suit avec 60 millions tandis que Saving Mrs Banks bondit aussi de 50%. Le duo Tom Hanks/Emma Thomson voit donc son film narrant la production chaotique de Mary Poppins se rembourser avec 37 millions pour un budget de 35. Comme quoi.

 

Hunger Games : l'embrasement continue à se rapprocher des scores du premier opus avec un cumul de 391,1 millions et la 8e place. A l'international, ce sont les 800 millions qui sont en ligne de mire.

 

Enfin, Madea's Christmas ferme la marche avec 43,7 millions.

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Mon top 2013 (MAJ)

Publié le par Dave

Dans quelques jours, 2013 ne sera plus et laissera la place à 2014. Une nouvelle année riche en films très attendus comme Histoire d'un aller et retour, Days of the futur Past, La planète des singes : l'affrontement ou The Jack Ryan initiative !

 

Il est donc temps de faire un bilan de 2013 avec mon top 10, totalement subjectif !!

 

1 - Oblivion : J'avais été charmé à sa sortie. Le revoir en vidéo me le fait placer tout en haut de ce top. Car rarement un film de SF aura donné une telle osmose entre les images, la musique, l'histoire et ses acteurs. J'ose la comparaison : Oblivion est du même niveau que Blade Runner niveau imersion !! Chapeau à Tom Cruise d'avoir tenu ce projet à boute de bras.

 

1 bis - La reine des neiges : Vu seulement en 2014, le dernier Disney est aussi beau que La belle et la bête et se  hisse à la hauteur des très grands classiques comme Pinocchio ou La belle au bois dormant ! Une animation magnifique, une histoire magique, des chansons sublimes... Bref, un chef d'oeuvre !!

 

2 & 3 - Iron Man 3 et La désolation de Smaug : difficile de départager ces deux séquelles,  leur point commun étant de surpasser les films qui les ont précédés. Shane Black a totalement revitalisé tête de fer et relance l'univers Marvel vers de nouvelles bases. Peter Jackson a réussi le tour de force de faire de la partie centrale de sa trilogie un véritable roller coaster s'achevant sur un cliffhanger démentiel.

 

4 - Lincoln : sorti aux USA en 2012, mais en France en 2013, j'ai découvert le dernier Spielberg en vidéo. Mais au final, quel choc !! Spielberg n'a absolument rien perdu de sa maestria et son film le plus politique est une véritable leçon de mise en scène et une réflexion poussée sur l'action d'un homme. Sans aucun artifice ou spectaculaire inutile, Lincoln rate de peu le podium.

 

5 - Gravity : Alfonso Cuaron revient de loin. Le magnifique Les fils de l'homme avait été un échec public et son projet de filmer un huis clos dans l'espace n'était pas vraiment attendu. Au final, la plus belle 3D depuis Avatar et un suspens ahurissant !! Vivement la sortie vidéo.

 

6 - Man of Steel : même si sa deuxième partie vire trop à la baston brutale, le reboot de Superman est magnifique dans sa première partie. Les duo Nolan/Snyder a donc mis ses qualités en commun pour relancer une franchise en y appliquant les recettes de Batman Begins. Attention à la Warner de ne pas tuer la poule aux oeufs d'or !

 

7 - Monstres Académy : Pixar a encore frappé et sa technique enterre tous ses concurrents. Mais un film réussi, ce n'est pas que la technique. Ce sont une histoire réussie, des personnages complexes et attachants, des émotions.... Monstres Académy, c'est tout cela et bien plus encore. Une fois de plus, le studio de Steve Jobs prouve qu'il est au dessus du lot !!

 

8 - Django Unchained : après plusieurs films que je trouve très surestimés, Quentin Tarantino offre un western spaghetti âpre, violent, drôle, original et maîtrisé de A à Z. Foin des polémiques  à deux balles, Django Unchained rend vraiment hommage au genre !!

 

9 - World War Z : on attendait un blockbusters de studio sans âme, malmené par une production chaotique et tiré d'un (excellent) bouquin totalement inadaptable en soi et à l'arrivée, on se prend un film coup de poing dans la tronche !! Brad Pitt porte l'histoire et la mise en scène nerveuse fait le reste. Cerise sur le gâteau, la version longue sortie en blu-ray rajoute les éclaboussures de sang absente de la version salle. On n'attendait donc rien, on espère désormais la suite.

 

10  -  Elysium : le deuxième film de Nell Blomkamp se caractérise par une critique acerbe de la société actuelle sous couvert de SF couillue et gore. Matt Damon y est méconnaissable et les effets visuels sont d'une très haute tenue. Mais ce qui empêche Elysium de monter plus haut dans le top est la conclusion du film, trop en décalage avec l'ambiance torride de départ.

 

Hors Concours : ce n'est pas un film, mais une chose hybride, mélange de concert et de vidéo-clips ! Metallica Through the never n'est sorti qu'une semaine en France, mais quelle claque !! J'ai d'ores et déjà réservé mon édition collector !

 

A ce top, on aurait pu ajouter :

Parkland : le meurtre de Kennedy vu par ceux qui l'ont vécu. Malgré son côté un peu cheap, Parkland est une plongée dans les années 60 et évacue totalement la théorie du complot. Bide partout où il est sorti, vous devez absolument le voir en vidéo !

 

No pain no gain : Michael Bay s'offre une récréation délirante entre deux Transformers. Pour une partie du public, un bordel vulgaire et indigeste. Pour moi, un film jouissif où Bay tire à boulet rouge sur la superficialité et ne se refuse aucun plan tordu. S'il n'est pas dans le top, c'est uniquement parce Smaug et Gravity lui ont piqué sa place !

 

Thor 2 : excellente séquelle et nouveau succès pour Marvel studio ! Manque toutefois la vision quasi shakesperienne de Kenneth Brannagh.

 

Gatby le magnifique : Baz Lurhman offre une vision colorée de l'Amérique des années 20 et revisite de manière surprenante le roman !

 

Pacific Rim : une partie centrale bien trop molle, encadrée par une introduction incroyable et un final hallucinant ! Le film de Guillermo del Toro est un bel hommage aux films de Kaïju, mais il n'est pas la réussite totale espérée.

 

Die Hard , belle journée pour mourir : pour certains la séquelle de trop, pour moi, un bin film d'action bien distrayant, même si on est désormais bien loin de la réussite de Die Hard 1 et 3.

 

Planes : un sympathique spin-off destiné aux plus jeunes et qui fait repenser que, de temps en temps, il est bon qu'un dessin animé s'adresse vraiment à son public.

 

Il manque à ce panorama La chute de la maison blanche, Lone Ranger, Hunger Games l'Embrasement, Insaisissables, Fast&Furious 6 et The Conjuring. Logique, je ne les ai pas vu et devrait donc me rattraper en vidéo, surtout le film de Roland Emmerich !

 

Mon coup de gueule : le succès de Le majordome ! Incompréhensible qu'un film aussi politiquement correct et bourré d'erreurs historiques ait marché à ce point. Et ce n'est pas parce qu'il aurait fait "pleurer Obama" que c'est un gage de qualité. Dommage, car le sujet méritait un bien meilleur traitement !!

 

 

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Le loup de Wall Street derrière Smaug

Publié le par Dave

Sortie mercredi, Le loup de Wall Street, la 5e collaboration entre Léonardo di Caprio et Martin Scorcesse a déjà engrangé 15,7 millions en deux jours, en attendant le lucratif week end situé entre Noël et nouvel an.

 

Mais, malgré son attrait de nouveauté, il est resté derrière La désolation de Smaug. De justesse mercredi (9,1 contre 9,3) , plus largement battu jeudi (6,6 contre 10,5 millions). La deuxième partie du Hobbit cumule d'ailleurs 160 millions et semble gagner, enfin, du public au fur et à mesure que le temps passe, le bouche à oreille s'étant mis en marche ! Il reste tout de même à 29 millions en retrait par rapport à la première partie.

 

Reste à voir si dimanche soir, Le loup de Wall Street et La désolation de Smaug inverseront leur place. Car si Peter Jackson parvient à rester en tête aux USA, il aura cloué pas mal de becs !!

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Smaug et reine des neiges au delà de 2,7 millions.

Publié le par Dave

Le duo de tête des vacances est donc resté inchangé ! La désolation de Smaug est toujours premier, malgré une baisse de 33%, ce qui reste très honntête et un cumul de 2 705 290 spectateurs.

 

Quant à La reine des neiges, Noël lui permet de bondir de 17% et totaliser également 2 719 316 entrées en 3 semaines.

 

Les deux films sont d'ores et déjà dans le top 10 et ont résisté vaillemment à la grosse sortie de la semaine, Belle et Sébastien, qui se classe 3e avec un excellent score de 765 111 nostalgiques du feuilleton des années 60. 

 

Hunger Games l'Embrasement passe à la 4e place avec 2 639 671 spectateurs, tandis que Casse tête chinois est millionnaire : déjà 1 019 041 fans de Kaplish dans les salles obscures. C'est moins bien que les deux premiers opus, mais ce n'est pas si mal !

 

En 6e position, les 196  000 entrées de 16 ans ou presque devancent les 181 975 de Sur la terre des dinosaures. La comédie où un jeune homme vit sa période d'adolescence à 35 ans (et dont la bande annonce est bien crispante) a donc pris le pas sur le documentaire animalier mettant en scène les seigneurs de l'ère secondaire. Comme quoi, en France, la culture, ça fait souvent deux !!

 

Les Garçons, Guillaume à table frôle le million avec un cumul impressionnant de 1 944 280 entrées, tandis que L'apprenti Père Noël est toujours de la fête dans le top 10 avec 558 078 spectateurs (et une hausse de 15%).

 

Enfin, Mandela ferme la marche avec 109 441 amateurs d'histoire. Sorti opportunément quelques jours après la mort du symbole de la lutte anti-apartheid, le film n'a pas forcément obtenu un succès proportionnel à l'aura du vrai Nelson Mandela. Il est d'ailleurs intéressant de voir si le film met en avant tous les aspects du personnage, notamment son engagement très violent dans les années 60 (qui lui a valu d'aller en prison) et le fait qu'il ait bénéficié du soutien très marqué de l'URSS. Pour le reste, Mandela a eu l'immense courage de ne pas tomber dans une vengeance aveugle quand il est sorti de prison. Et il n'a, hélas, trouvé personne à sa hauteur pour lui succéder !!

 

Ce mercredi, Le loup de Wall Street confirme la bonne étoile de Di Caprio en France. 130 000 personnes se sont déplacées pour son premier jour chez nous. Nul doute que, la semaine prochaine, il sera numéro 1 !!

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Le making of du Hobbit (Part 3)

Publié le par Dave

L’intérêt de ces appendices réside dans leur diversité. Si elles suivent la trame chronologique du tournage, elles essayent de mettre tel ou tel corps de métier en valeur. Dans la partie consacrée à la ville des gobelins, c’est clairement les acteurs qui prennent le devant, notamment ceux qui doivent incarner ces créatures démoniaques qu’ils soient maquillés, ou en motion capture. En effet, le roi des gobelins, haut de 3 mètres, ne pouvait pas être fait en « live » !! La bonne humeur régnait sur le tournage, avec des gags qui apparaissent furtivement à l’image, comme ce petit gobelin qui s’excite sur la jambe d’un nain. Le gigantisme de l’entreprise n’est cependant pas perdu de vue, surtout avec les quelques comparaisons avant/après et le travail délirant sur l’image pour passer d’un tableau d’une dizaine de mètres carrés à des étendues gigantesques.

 

C’est encore plus flagrant dans le module consacré à la bataille finale entre la compagnie et l’orc blanc. Quasiment tout y est virtuel, sauf, et l’on touche d’ici au génie de Jackson, les arbres du premier plan. Et le feu !! Voir le système qui permet de contrôler les flammes est franchement impressionnant et l’on comprend mieux le sentiment de peur qui anime les acteurs, obligés de réagir face à ce mur de feu.  Le travail de la seconde équipe prend alors tout son sens quand Andy Serkis filme pendant une journée Thorin se précipitant à travers les flammes. C’est d’ailleurs la première fois qu’un making of montre autant la 2e équipe, brisant une sorte de tabou consistant à faire croire que le réalisateur fait tout tout seul.

Le making of s’intéresse aussi au système qui permet de contrôler la chute des arbres (avec son lot de passages rigolos avec les nains) ou les fameuses pommes de pin enflammées, des petites loupiottes lumineuses en fait qui, par la magie des effets visuels deviendront les instruments de salut de la compagnie. Enfin, le travail avec les aigles permet de voir les infographistes à l’œuvre, programmant le cycle de vol afin de remplacer le simulateur sur écran vert. Encore une fois, le travail des techniciens est énorme pour arriver au résultat final.

 

Le module suivant nous permet de replonger dans Hobbitbourg et de s’intéresser à la horde de figurants qui va constituer le peuple hobbit, parmi lesquels la propre fille de Peter Jackson, qui a bien changé depuis 12 ans, mais qui a toujours ce visage si caractéristique de la Comté. C’est l’occasion de passer plus de temps avec Elijah Wood, de revoir quelques images de tournage de la première trilogie, quand il fêtait son 19eme anniversaire.

Mais ce que je trouve le plus magique réside dans les détails du village reconstitué en dur. Le boulot des décorateurs est extraordinaire et le village hobbit existe désormais réellement. Il faut juste traverser le monde pour aller le visiter. C’est aussi l’occasion de voir Peter Jackson déguisé en nain.

 

Un petit module d’une dizaine de  minutes s’intéresse à la scène 88 qui, d’après acteurs et techniciens, a été une galère interminable. Il s’agit de la scène où les Nains fuient devant les Ouargues à travers les paysages magnifiques de la Terre du Milieu…Enfin, de la Nouvelle-Zélande. On peut donc voir les acteurs courir, courir, courir, en étant filmé sous toutes les coutures possibles, d’hélicoptères, de camions… Et la magie du cinéma permet de réunir plusieurs lieux distants de centaines de kilomètres pour donner l’illusion d’un seul endroit. On peut également avoir un petit aperçu du travail des infographistes sur l’incrustation des poursuivants dans les prises de vue. Et l’on se dit que le travail abattu sur ce film est proprement phénoménal.

 

La bataille de la Moria ne devait être qu’une simple vignette dans le prologue. Au fil des réécritures, elle s’est transformée en une véritable scène, bien complexe à tourner. De deux jours prévus au départ, elle en a nécessité 10. C’est dire que filmer une quinzaine de personnages en train de courir n’est pas si simple. À nouveau, on peut admirer le travail de la seconde équipe.

 

L’un des derniers modules concerne le tournage des scènes supplémentaires. Parfois, il s’agit juste d’un gros plan, une action. Parfois, ce sont des passages entiers que l’on rajoute afin de fluidifier le récit, d’accentuer la portée d’un passage ou bien de reprendre une scène que le réalisateur pense améliorer après avoir vu le montage. Et comme il y a pas mal de petites choses à retourner, il faut donc 3 équipes pour tout mener à bien, l’un des superviseurs étant alors mis à contribution.

Mais la fin du tournage approchant, on peut donc assister à la traditionnelle remise de cadeau couronnant les dernières scènes. Les liens entre chaque acteur de cet énorme travail sont palpables et on comprend mieux pourquoi les personnes qui travaillent avec Jackson sont prêtes à tout pour lui. Ce n’est plus une équipe, c’est bel et bien une famille !!

 

Enfin, le dernier module de ce disque donne un aperçu du tournage du 2e opus (les araignées, la scène du tonneau) et quelques éclairages sur le montage et les effets visuels en CGI. Le générique de fin de cet énorme making of (près de 4h !!) donne autant le vertige que le film.

Le making of du Hobbit (Part 3)

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Lincoln (****)

Publié le par Dave

Le pitch : Pour faire passer sa loi interdisant l’esclavage, le président Républicain était prêt à tout, y compris à acheter des voix démocrates.

 

Lincoln commence par une impressionnante scène de tuerie lors de la guerre de sécession, ce conflit sanglant qui faillit briser l’Amérique entre 1861 et 1865 (et « popularisée » en France par la BD Les tuniques bleues). Et cette première scène est finalement trompeuse car Lincoln n’est en rien un biopic du président ni une histoire de cette guerre.

 

C’est au contraire, un film politique, où les combats sont verbaux, parfois feutrés lorsqu’ils déroulent dans une petite pièce, parfois outrés quand ils prennent place dans la chambre des représentantes des Etats Unis d’Amérique.

 

Et c’est sans doute cet aspect qui explique son échec en France. Car notre pays se contrefout de l’histoire américaine, pourtant passionnante. Alors passer deux heures et quelques à analyser les discussions politiques autour de l’esclavage, passer en revue les réticences y compris chez les Républicains, voir comment Lincoln achetait les voix nécessaires et voir comment le Congrès adopta finalement cette loi historique, à part les fanas d’histoire comme moi, personne en France ne s’y intéressa. D’ailleurs, le film fut tellement peu longtemps à l’affiche que je n’eus même pas le temps d’y aller. Je me suis donc rattrapé avec le Blu-Ray (superbe).

 

Ce qui est amusant, c’est que notre arrogance anti-américaine passe son temps à nous dire que les concitoyens d’Obama sont des ânes incultes. Sauf que ces « ânes » ont fait un triomphe à Lincoln. Pourtant, vous n’y trouverez ni bataille filmée en plan large, ni suspens insoutenable autour d’un affrontement guerrier, ni même  l’assassinat de Lincoln. Vous n’apprendrez rien sur la jeunesse du président, sur ses échecs, sur sa raison qui l’a poussé à déclarer l’esclavage illégal, provoquant la guerre la plus sanglante qui ait jamais eu lieu sur le sol américain (et qui présageait par bien des aspects le suicide européen de 1914). Le public américain si ignare n’en a pas besoin car tout cela il le connaît. Il connaît l’histoire de son président, il connaît les échecs de jeunesse de Lincoln, il sait le déroulement de la guerre, des retournements de situation, de la grandeur d’un soldat comme le général Lee.

 

Le public américain a donc fait un triomphe au film de Steven Spielberg. Car qui d’autre que le wonder boy du cinéma US pouvait rendre justice au génie de Lincoln. D’ailleurs on peut diviser l’œuvre de Spielberg en deux parties : l’entertainement (Jurassic Park, Minority Report, ET….) et l’histoire (Amistad, Ryan, Empire du Soleil…). Lincoln fait donc partie de cette deuxième veine, sans doute la plus riche au final. Et il trône forcément tout en haut de ce versant.

 

Car Spielberg sait comme personne filmer des joutes verbales, il sait pénétrer dans les pensées de ses personnages, il n’hésite pas à prendre son temps quand il le faut pour exposer chaque protagoniste. Mieux encore, et c’est ce qui a sans doute déstabilisé en France, il compte sur l’intelligence du public. Il n’explique donc pas tout, se permet des ellipses et amène doucement son histoire vers le vote de la loi. Incroyablement pédagogique pour celui qui sait écouter, Lincoln met donc tout en œuvre pour rendre hommage au président, sans cacher ses zones d’ombres. Alors, oui, on n’a pas droit à un biopic. À la limite, Abraham Lincoln chasseur de vampires vous en apprendra plus sur lui. Mais là n’est pas le propos.

 

Ce qui intéresse Spielberg, c’est bien ce moment où la constitution va changer, où la loi va faire un premier pas timide vers la liberté des Afro-américains. Alors, il filme calmement, presque sans lumière parfois. Les dialogues sont souvent murmurés, les personnages s’affrontent du regard, mais aucun ne peut soutenir la volonté du président. Le film est une énorme leçon politique, mais aussi une leçon magistrale de cinéma ! Et tant pis pour ceux qui voulaient du spectaculaire, de la bataille de Gettysburg en 3D ou de la charge de cavalerie.

 

Ces considérations politiciennes n’empêchent pas le réalisateur de donner son avis sur cette guerre. Une scène extraordinaire voit Lincoln tenter d’empêcher son fils d’aller se battre avec l’armée nordiste. Il l’emmène à l’hôpital où l’on ampute les soldats. Et c’est en voyant un monticule de jambes coupées qu’il va commencer à réfléchir. Par ce biais, Spielberg condamne sans ambiguïtés sanglantes du conflit : la lutte pour l’esclavage passait par une boucherie sans nom.

 

Il n’élude pas non plus les états d’âmes des soldats noirs qui certes se battaient mais qui n’avaient pas le droit de vote. Enfin, les considérations racistes de l’époque ne sont pas du tout sous-estimées, mais Spielberg ose les filmer comme « normales », reflets de la pensée du XIXe siècle. Point d’anachronisme donc, mais une réflexion très poussée sur ce qui est « juste », y compris dans la façon dont on l’exprime.

 

Après un Cheval de guerre dantesque, Steven Spielberg a donc rendu l’hommage qu’il recherchait depuis des années à Abraham Lincoln. Aidé par  un Daniel Day Lewis absolument incroyable et récompensé par l’Oscar le plus mérité depuis des années, Lincoln est véritablement le film  à redécouvrir en cette fin d’année. C’est une porte ouverte vers un univers bien plus vaste : l’histoire d’un pays vieux de seulement 500 ans, mais qui aura donc été toujours en avance sur le reste du monde libre !!

 

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Robocop (****)

Publié le par Dave

Le pitch : pour endiguer une vague de crime à Détroit, un programme industriel décide de lancer un nouveau type de flic : un cyborg mi-humain mi-robot, Robocop !

 

Alors que la sortie du remake est imminente (et totalement inutile à mon avis), c'est le moment de revenir sur ce chef d'oeuvre de la SF brutal, un film insurpassable et éclaboussé par le talent du génial Rob Bottin , sans doute l'un des plus grands maquilleurs du siècle et dont personne ne sait pourquoi il a abandonné le métier au sommet de sa gloire.

 

En 1987, Paul Verhoeven signait son premier film de SF sur le sol américain, le premier d’une trilogie officieuse qui se poursuivrait avec Total Recall et Starship Troopers. Et pour ce premier coup d’essai, il signait surtout un coup de maître !!

 

Violent, politiquement incorrect, cynique, Robocop est tout simplement une vision totalement décalée de l’Amérique des 80’s vue par un Européen. Le thème n’est qu’un prétexte à vilipender les aspects les plus vils des USA, quitte à les exagérer fortement et à surfer sur les figures classiques voire clichesques de cette décennie où argent roi rimait avec vulgarité. Ainsi, les personnages sont bien catégorisés : le jeune cadre aux dents longues, prêt à marcher sur les autres pour réussir et pour qui une soirée réussie ne se conçoit pas sans cocaïne et prostituées, le vieux requin des affaires qui n’hésite pas à éliminer physiquement ses concurrents, le truand sans morale et sa bande d’acolytes tout aussi accro à la violence... Sans oublier la figure du flic héroïque.

 

Bref, il ne faut pas chercher dans Robocop une quelconque recherche sur les personnalités. Ni un scénario bien complexe. Dès les premières scènes, on comprend comment le film va évoluer et la seule « surprise » vient de l’alliance entre l’homme d’affaire et le truand (une idée d’ailleurs reprise, de manière légèrement différente dans Demolition Man).

 

Mais là n’est pas le propos. Vu au premier degré, Robocop n’est qu’une tentative réussie d’offrir un film d’anticipation violent et offrant au spectateur son lot d’adrénaline. Et même édulcoré par la censure (une version longue, paru en LD NTSC, offre des scènes bien plus gores, notamment lors de la mort de Murphy), Robocop ne fait pas dans la dentelle : membre arraché à coup de feu, corps rongé par l’acide, impacts de balles sanguinolents, le spectateur en prend pour son grade et le mépris de la vie affiché par certains personnages peut franchement mettre mal à l’aise. Avec un peu de retard, Verhoeven s’inspire ouvertement du premier Mad Max ou de la série Un justicier dans la ville. Pour lui, la violence graphique est un passeport pour attirer le public et faire passer ses idées.

 

Car au deuxième degré, le film en met plein la figure à l’Amérique. Comme je l’ai dit, Verhoeven n’hésite jamais à forcer le trait, à mettre le spectateur devant ses propres démons. La société consumériste est mise en pièce par des publicités géniales (un concept repris dans Starship Troopers) et tous les personnages ont leur face cachée. L’Amérique est alors montrée comme une société ultra violente, où l’on écrase l’autre avec des armes ou à coup de petites phrases lors d’un conseil d’administration. Une société où l’on profite de la mort d’un cadre innocent pour placer son idée. Une société où les riches pactisent avec le diable pour augmenter leur profit et où l’on sacrifie un policier pour pouvoir lancer son projet. Bref, une vision quasi marxiste de l’Amérique.

 

Avec la « venue au monde » de Robocop (fabuleuse scène où le spectateur ne le verra que dans le reflet d’un miroir dans un premier temps), le film prend une direction encore plus directe et rentre-dedans. Robocop n’est dans un premier temps qu’une machine aux ordres d’un cartel (et non de la police), puis il décide de se faire justice lui-même quand il comprend qu’il a eu une autre vie. À partir de là, les émotions prennent le pas sur la machine, mais la puissance de feu du cyborg le protège. Reste à trouver une façon satisfaisante d’éliminer le traître et là aussi, Verhoeven ne perd pas de temps : une phrase, un coup de feu et le tour est joué. Le film s’arrête sur un ultime clin d’œil et la preuve que Robocop est redevenu Murphy.

 

L’un des atouts du film réside dans ses effets visuels, étonnants pour l’époque et utilisant toute la palette des moyens existant avant l’arrivée en masse des images de synthèse. Le maquillage de Rob Bottin est hallucinant et les animations images par images témoignent d’une virtuosité quelque peu désuète, mais toujours aussi réjouissante. Verhoeven sait agencer les effets visuels, en tirer parti et il le prouvera à nouveau avec Total Recall et Starship Troopers. Et même si son budget n’est pas énorme, il sait le presser au maximum et se sert de tous les trucs possibles pour donner l’impression qu’il en a bien plus.

 

Robocop est bel et bien un monument du 7e art, malgré quelques petites scories de ci de là ! Donc, je repose ma question, quel est l'intérêt de le refaire en 2014 ?

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Joyeux Noël

Publié le par Dave

En ce 25 décembre, nous perpétrons une tradition vieille de plus 1500 ans, fêter la naissance du Christ.

 

A tous, donc, lecteurs et lectrices du blog, je vous souhaite un joyeux Noël.

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