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Gone Girl (*****)

Publié le par Dave

Le pitch : Un homme dont le mariage bat de l'aile est soupçonné de meurtre après la disparition de sa femme.

 

Après avoir brillamment mis en image le premier volume de Millénium (le meilleur des 3 bouquins soit dit en passant , les 2 autres étant dispensables à mon avis), David Fincher revient à un registre en apparence moins provocant mais en fait bien plus glacial.

 

En effet, derrière l'histoire de cette "disparition" se cache un torpillage en règle du mariage, de ses non-dits, de ses secrets, des ses carcans. Il est clair que pour le scénariste Gyllian Flynn (qui est également auteur du livre dont est tiré le film), le mariage n'est qu'une prison où l'on cherche à dominer l'autre et où l'un des protagonistes du couple doit abandonner tout son libre arbitre.

 

En apparence plus sage, la mise en scène de Fincher de cette dérive est d'une précision parfaite ! La présence de plusieurs sociétés d'effets visuels au générique ne trompe cependant pas : Gone Girl n'est pas un téléfilm filmé facilement en quelques jours. Et si une scène se détache du lot par sa sauvagerie (moins choquante que le viol de Millénium), c'est surtout une violence psychologique qui prévaut, sublimé par la musique glaciale de Trent Reznor et Atticus Ross. La mise en scène prend tout son sens : chaque mouvement de caméra prend son sens dans le lent chemin vers la vérité et chaque note électronique anticipe l'action.

 

Gone Girl est un film peu évident à chroniquer sans emettre le moindre spoiler. Concentrons nous donc sur l'interprétation.

 

Il fallait un acteur solide pour jouer le rôle de Nick, un mari qui voit sa vie s'écrouler. Ben Affleck, revenu de cette période "Sex Symbol" qui lui a longtemps collé à la peau (un début de double menton et d'embompoint désacralise sérieusement un "jeune premier") est donc parfait dans ce rôle où dépassé par les évènements, il devra toujours tenter de reprendre la main. Et à chaque fois qu'il pense l'avoir, il est à nouveau dépassé. Errant comme un zombie dans les 3/4 du métrage, manipulé, se confiant à la seule personne qui compte vraiment pour lui, sa soeur jumelle, Nick ne peut que constater les dégâts et tenter de les limiter. La vérité, il finira par la savoir, mais ne pourra pas l'exploiter à son profit, tout comme les autres personnages. La fin est d'ailleurs terrifiante : ceux qui s'attendent à du grand guignol seront déçus, mais sa noirceur va bien plus loin que la fameuse scène qui a valu au film un avertissement. Pris dans une toile tissée par un être implacable de logique, Nick sait qu'il a perdu. Mais finalement voulait-il vraiment une autre issue ?

 

Fincher a été traité de mysogine. En fait, Gone Girl parle surtout d'un homme qui laisse sa vie partir en miette et d'une femme calculatrice (Rosamund Pike absolument prodigieuse), qui n'est pas sans rappeler la Sharon Stone de Basic Instinct sur certains aspects. Sa mise en scène du mariage qui cache tant de zones d'ombres peut irriter. Mais c'est surtout sur les médias qu'il tire à boulet rouge ! Notre société étant désormais rythmée par l'image que l'on peut renvoyer, Nick n'a même pas le cran d'envoyer vraiment balader la journaliste qui l'a traîné dans la boue. Il la critique certe, mais va tout de même se prêter au jeu car il est faible. Il est faible devant son épouse, faible devant sa soeur, lâche envers sa maîtresse...

 

Gone Girl n'est pas qu'un thriller. C'est une étude effrayante de notre temps et du vernis que la société met sur nos vie. C'est surtout l'histoire d'un homme ordinaire dont la lâcheté chronique empêche que l'on ait vraiment de la sympathie pour lui. C'est peut être en cela que Gone Girl est un choc, un tout que l'on se prend en pleine figure.

 

Il faut voir le film pour comprendre totalement cette chronique. Mais le fait qu'il soit en train de devenir le plus gros succès US de Fincher en dit long sur sa portée : il est clair qu'une partie du public s'y retrouve. Mais quelle partie ? le public féminin ou le public masculin ? 

Gone Girl (*****)

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Age of Ultron : le trailer

Publié le par Dave

Enfin, les premières vraies images d'Age of Ultron. Bon, la bande annonce ne dit pas grand chose , confirmant juste qu'Ultron est un robot qui a mal tourné. On y voit aussi Vif Argent et sa soeur, mais cela suffit pour nous mettre en appétit !!

 

 

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La bataille des 5 armées, une nouvelle affiche !

Publié le par Dave

Une superbe affiche pour le 3e épisode du Hobbit !! Vivement la bande annonce !

 

La bataille des 5 armées, une nouvelle affiche !

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Samba coiffe Le Labyrinthe en France

Publié le par Dave

Avec 942 343 entrées dont 40 000 durant les avant-premières, Samba fait évidemment moins bien qu'Intouchables. Mais ceux qui parlent de bide ont un sacré soucis avec les chiffres. Parce que des films  qui démarrent à près d'un million d'entrées, français de surcroit, il n'y en a pas des masses.

 

Cela dit, il était certain que Samba n'obtiendrait pas le même succès. Dany Boon a connu cela après les Ch'tis, critiques assassines compris. La presse a d'ailleurs bien cassé le nouveau film de Eric Toledano et Olivier Nakache, ironisant sur les gentils sans-papiers contre les vilains défenseurs de l'ordre. N'ayant pas vu le film, je ne peux dire si ce tableau idyillique est vrai (cependant, le duo n'est pas connu pour ses accrocs au politiquement correct), mais ce type de polémique m'agace. Les médias veulent faire payer le succès aux cinéaste qui en ont trop. Barratier a connu le même acharnement après Les Choristes.

 

Au final, Samba sera sans aucun doute dans le top 10, peut être ira-t-il au delà des 3 millions de spectateurs. Mais il est clair que la foudre ne tombe jamais au même endroit.

 

Le Labyrinthe démarre en 2e avec 907 041 spectateurs ! Un très bon démarrage aussi pour ce film tiré d'un roman pour ado et qui a déjà connu, j'en ai parlé, un fort succès US et que l'on n'attendait pas aussi haut chez nous. Il faut dire que le livre a , opportunément, remis dans les rayonnages des libraires.  Tout ce qui peut faire lire le public est bon à prendre de toutes façons.

 

Autre surprise également, les 679 458 fans des Tortues Ninja qui sont allés voir cette nouvelle version pour sa première semaine. Le film est sorti depuis longtemps aux USA et , honnêtement, je ne pensais pas que Léonardo et ses amis feraient aussi bien. Est-ce que le film rend enfin justice au Comics d'origine ? En tout cas, Megan Foxx qui retrouve Michael Bay (producteur) après leur brouille (elle n'avait pas participé à Transformers 3 après avoir critiqué le numéro 2) doit être ravi de ces excellents résultats.

 

A l'inverse, déception pour Les Boxtrolls. Le dessin animé n'a attiré que 142 863 personnes. Pas terrible terrible, malgré le début des vacances.

 

C'est cependant mieux que les 110 509 entrées de Ballade entre les tombes. Le dernier Liam Neeson ne connaîtra pas le succès de Non Stop.

 

En continuité, Annabelle ne perd que 2% d'entrées pour un cumul de 1 014 326 spectateurs. Là aussi, c'est une surprise car rares sont les films d'épouvante qui marchent sur la durée en France.

 

Gone Girl subit une baisse plus importante (-35%) pour un cumul moindre de 888 880 entrées. La brutalité et l'absence de happy end ont sans aucun doute refroidi le public.

 

Baisse aussi de 34% pour Mommy . Le film de Xavier Donal affiche un total de 563 688 spectateurs.

 

Tu veux ou tu veux pas n'est pas encore millionnaire. Et s'il le devient, ce sera sans doute de justesse ! Avec 874 327 amateurs de comédies coquines en 3 semaines, le triomphe annoncée n'est pas vraiment au rendez-vous.

 

Enfin, The Equalizer clôt ce top avec 633 720 entrées. On pouvait espérer plus pour Denzel Washington.

 

 

 

 

 

 

 

Samba coiffe Le Labyrinthe en France

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Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu (****)

Publié le par Dave

Les Verneuil, Une famille catholique qui a vu ses 3 premières filles épouser un Arabe, un Juif et un Chinois espère de tout coeur que la petite dernière ramènera enfin un gendre « idéal » à la maison.

 

Enorme succès en salle (12 millions d’entrées), Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu a su surfer sur le phénomène finalement récent (à l’échelle du temps) des mariages mixtes. Et il l’a fait en se riant des clichés et en osant confronter toutes les images du racisme dans des dialogues ciselés aux petits oignons.

 

Alors certes, tout comme Intouchables ou Bienvenue chez les Ch’tis, autres comédies phénomènes et triomphes absolus en salle, le film n’est pas exempt de défaut. Mais il atteint très largement son but : faire rire, sans tomber dans la grossièreté et en évitant le plus souvent la caricature.

 

Comme souvent dans les comédies françaises, on peut reprocher une certaine paresse dans la mise en scène. Il n’est évidement pas question de faire du Michael Bay, mais par rapport aux comédies américaines qui n’hésitent pas à balancer d’excellents mouvements de caméra ou d’éclairer de manière sophistiquée les scènes, on est ici dans le très banal. Même les scènes qui demanderaient un peu d’ampleur comme celle de l’église sont plan-plan. Cependant, le film évite le défaut classique qui consiste à surdécouper les dialogues. Du coup, cette platitude permet de suivre parfaitement les différentes péripéties. Mais on reste dans le téléfilm sur grand écran. A la limite, les 2 Ducobu du même duo étaient plus inventifs.

 

On pourra reprocher également quelques raccourcis scénaristiques. Ainsi, l’évolution du personnage de Chantal Lauby est trop brutale. C’est elle qui prononce la phrase fatidique « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? », mais d’un seul coup, elle vire totalement de bord , devenant limite alter-mondialiste. Du coup, l’idée d’un divorce des deux parents arrive quelque peu comme un cheveu sur la soupe.

 

Mais au delà de ces quelques réflexions, le film est drôle et use habilement de tous les clichés sur le racisme. Mieux encore, il ose dire qu’on est toujours la cible raciste d’un autre. Les affrontements entre les 3 beaux-frères, les maladresses des parents et aussi le sentiment anti-blanc du père africain font que chacun en prend pour son grade et qu’aucune communauté n’est épargnée. Les dialogues, particulièrement soignés, permettent donc de rire de tous et d’éviter de tomber dans la grosse farce.

 

Car ici le comique vient bien des mots, et non des situations. Mis à part quelques passages (réussis d’ailleurs) comme la partie de pêche ou les rapprochements par l’alcool, ce sont bien les réflexions, les non-dits, les quiproquos qui font rire. Et sous un sujet grave (après tout, le racisme et la haine de l’autre font encore des milliers de morts de nos jours), c’est bien une invitation à en rire qui nous est proposée.

 

Il fallait donc de solides acteurs de comédies pour transformer l’essai. Rien à dire sur Clavier qui, mine de rien, passe la barre des 10 millions pour la 3e fois après Les Visiteurs et les Bronzés 3. Il reste égal à lui même, c’est à dire drôle, parfait dans un rôle de grand bourgeois plein de préjugés. Et l’hystérie qui l’avait accompagnée dans les années 90 a quasi disparu. Quant à Chantal Lauby, j’avoue qu’elle ne m’avait jamais convaincue (je ne suis pas un fan, loin de là, des Nuls qui plus est). Mais ici elle trouve aussi un rôle parfait, faisant parfois penser à l’Edith de Tanguy (les scènes chez le psy, avec un Elie Sémoun tout en retenue et qui retrouve donc le réalisateur de Ducobu), y sont pour beaucoup. 

 

Le reste du casting est à l’avenant. Chaque second rôle, que cela soit les gendres, les filles, la belle famille africaine est bien croqué, jamais ridicule. Et même si on a reproché au film de surfer sur des clichés, alors que c’est souvent le contraire (le Juif , ici, n’est pas doué en affaire, le Maghrébin n’est pas délinquant), c’est bien cette volonté d’opposer des personnages, des coutumes et des idées reçues qui rendent l’histoire attachante et drôle. Ainsi cette scène où Chantal Lauby a fait pour Noël 3 dindes, une hallal, une casher et une laquée alors que ses gendres vont lui avouer qu’ils ne mangent ni hallal, ni casher, ni laquée. Ainsi, en détournant ces clichés alimentaire, le scénario en fait une petite enfilade de scènes amusante (la visite chez le boucher musulman).

 

12 millions de spectateurs en salle, c’est la conséquence logique de cette enfilade de bonne humeur. Chacun pourra se retrouver dans ce kaléidoscope « ethnique » et forcément rire d’un autre. 

 

Le réalisateur et le scénariste penseraient à une séquelle. S’il est clair qu’ils ne pourront pas refaire l’effet de surprise, retrouver toute cette famille arc en ciel ne serait pas pour déplaire. Après tout, il y a suffisamment de situations qui ont été semées dans le film pour envisager d’autres histoires. Cela avait bien réussi aux Juifs de la Vérité si je mens. Cela devrait bien réussir à la famille Verneuil.

 
Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu (****)

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Brad Pitt en tête avec Fury

Publié le par Dave

Pour son 4e film, Sabotage, David Ayer avait comme vedette Arnold Schwarzenneger. Le film a été un échec cuisant (à peine 10 millions de recettes US). Pour son 5e, c'est Brad Pitt et Shia Labeouf qui prennent le relais. Avec 23,5 millions et la première place US, il est clair que le bide de Sabotage est d'ores et déjà oublié. Budgeté à 68 millions, ce qui est très raisonnable compte tenu des stars et du sujet (dans les derniers moments de la deuxième guerre mondiale, l'équipage d'un char américain combat des soldats allemands jusqu'au boutiste), Fury démarre donc un peu plus haut que Monument Men, dernier film en date sur cette période. Les critiques sont très bonnes.

 

Pour Brad Pitt, c'est un nouveau démarrage en tête et la preuve incontestable qu'il est toujours au top. Et cela fait plus de 20 ans que cela dure !!

 

Deux autres nouveautés dans le top. L'animé The Book of Life prend la 3e place avec 17 millions. Soit à peu de chose près la même chose que The Boxtrolls. Cela dit, le film visait un public latino avec une équipe plutôt mexicaine (réalisateur, producteur, histoire de base...). La Fox attendait sans doute un peu plus, mais le film n'a coûté que 50 millions et sera sans doute rentable à terme.

 

Enfin, The Best of Me démarre en 4e position avec 10,2 millions soit la plus petite ouverture pour un film tiré d'un livre de Nicolas Sparks (C'est le 9e adapté à l'écran). La romance n'a pas franchement attiré du monde.

 

En continuité, Gone Girl cède sa place de leader mais permet à David Fincher de dépasser les scores de Seven et Millénium avec un cumul de 107 millions. Mais ce n'est pas encore son plus gros score (comme j'ai pu lire sur quelques sites) car Benjamin Button reste toujours devant avec 127,4 millions. Il est curieux de voir que ce superbe film a été oublié comme étant une oeuvre du cinéaste. Pas assez provocant ou violent, peut être !

 

Alexander baisse de 34% et cumule 36,8 millions. Suffisant pour rembourser les 28 de budget.

 

Comme prévu, Dracula Untold subit une grosse baisse (-57%) et affiche un total de 40,7 millions. Mais il rajoute 95 millions à l'international ! 

 

The Judge passe à la 7e place avec seulement 26,8 millions en caisse. C'est le premier revers sérieux pour Robert Downey Jr depuis The Soloist en 2009. 

 

Annabelle (74,1 millons),  The equalizer (89,1) et The Maze Runner (90,8) complètent ce top 10. Le film d'épouvante de la Warner rapporte 92 millions de plus à l'étranger tandis que dernier Denzel Washington se contente "de" 68 millions pour le moment. Enfin, The Maze Runner rajoute 160 millions à son score US !!

 

Au delà du top 10, Les Gardiens de la Galaxie double Captain América 2 et Spider-Man 2 au niveau mondial avec 733 millions en tout. Prochaine cible ? Les X-Men (746 millions)

Brad Pitt en tête avec Fury

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Gone Girl devant Annabelle en France aussi

Publié le par Dave

Bis repetitas ! Après avoir démarré devant Annabelle aux USA, David Fincher et son thriller Gone Girl a reproduit le schéma en France. Mais à l'inverse de son pays d'origine, on ne peut pas dire que cette place de numéro 1 soit impressionnante. Bien sûr, 539 178 entrées, c'est bien pour un film sorti en octobre, mais en comparaison, c'est plus de 40 millions de dollars de recettes aux USA. Fincher a fait mieux chez nous par le passé, ne serait qu'avec Seven.

 

En 2e position, Annabelle a mieux tenu son rang avec 512 895 spectateurs. C'est plutôt bon pour un film d'épouvante. Maintenant, c'est sur la distance qu'il faudra tenir.

 

Xavier Dolan avait démarré en tête à Paris mercredi dernier. Mais Paris n'est pas la France et Mommy devra se contenter d'une 3e place et de 340 171 entrées. Cela dégonflera peut être le melon de Dolan.

 

Enfin, Lou, l'adaptation de la BD ne fait pas d'étincelles puisque seulement 130 509 personnes se sont déplacées pour le voir. Après, la BD n'est pas simple à mettre en image.

 

En continuité, Tu veux ou tu veux pas passe donc à la 4e place avec un cumul de 729 638 entrées. Le million sera présent durant les vacances.

 

Ce n'est pas sûr pour The Equalizer ! Le film de Denzel Washington n'a pris que 528 953 maffieux russes dans ses filets.

 

Du coup, par comparaison toujours, Dracula Untold  , 6e, s'en sort très bien avec un total de 502 836 jeunes vampires.

 

En 3e semaine, Elle l'adore baisse de 32%. Mais ses 414 080  entrées n'en feront pas un succès.

 

Idem pour Horns : le film de Daniel Radcliffe réalisé par notre compatriote Alexandre Aja se plante avec 165 967 amateurs de spectacles décalés. C'est peu, très peu.

 

Enfin, Lucy clôt ce top 10 avec 5 152 290 spectateurs.

 

Ce mercredi, c'est le premier jour de Samba. Les avant-premières d'hier ont eu beaucoup de succès. Je ne pense pas que le film fera aussi bien qu'Intouchables, mais on peut lui prédire un beau parcours. Parce que, et c'est le plus important, Samba est très réussi !

 

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Gone Girl tient le choc

Publié le par Dave

Avec une baisse de 28%, la première place à nouveau et un cumul en 10 jours de 78,2 milions, Gone Girl est quasi assuré de devenir le plus gros succès aux USA de David Fincher. Les 127 millions de Benjamin Button devraient être , au mieux, atteints. Il est d'ailleurs intéressant de voir que le réalisateur n'a atteint la barre de 100 que 2 autres fois depuis 22 ans avec Seven (100) et Milliénum (102). Social Network et Panic Room ont échoué sous cette barre à 96 millions.

 

Dans le reste du monde, Gone Girl ajoute quelques 62 millions, soit un total de 140 alors que le film est loin d'être sorti partout. Budgeté à 61 , le thriller s'avère donc une excellente affaire pour la Fox !!

 

4 nouveautés arrivaient ce week end dans les salles. Dracula Untold, déjà sorti dans une partie de l'Europe, prend la 2e place avec 23,4 millions. Un bon début pour le budget de 70 millions d'Universal qui a sans doute pris peur en voyant le crash de I, Frankenstein en début d'année. Les origines du célèbre vampire ont également rapporté 62 millions de plus dans le reste du monde.

 

Alexander and the terrible, horrible, no good, very bad day (quel titre !!) est troisième avec un premier week end à 19,1 millions. La comédie familiale disposait pourtant de 200 cinémas de plus que Dracula et ne dure qu'une heure et 21 minute. Steve Carrel a connu bien mieux. Cela dit, le film n'a coûté que 28 millions de dollars.

 

Bien lancé sur les réseaux sociaux par Robert Downey Jr en personne, The Judge n'intègre le top 5 qu'à la 5e place. Son démarrage de 13,3 millions est insuffisant pour une star de cet acabit. Il est vrai que ce drame autour de la justice américaine, sorti pourtant dans 3000 cinémas et budgeté à 50 millions, est bien moins "fun" que la série des Iron Man ou Sherlock Holmes.

 

Pour son deuxième week end, Annabelle baisse logiquement de 55%, comme la plupart des films d'épouvante. Mais avec 62,1 millions en caisse, soit quasiment 10 fois son budget, cette préquelle des Dossiers Warren a déjà largement remporté son pari.

 

The Equalizer passe à la 6e place avec 79,8 millions. Denzel Washington peut encore espérer la barre de 100, mais un score de 90 serait tout à fait honnête.

 

Idem pour The Maze Runner qui en est déjà à 83,8 millions (223,6 dans le monde entier), tandis que The Boxtrolls pointe à la 9eme place avec 41 millions. L'international donne les 31 millions supplémentaires qui permettent de rembourser le budget de 60.

 

Enfin, Left Behind ferme la marche avec 10,9 millions.

 

Notez que Les gardiens de la Galaxie sort du Top 10 lors de son 11e week end. Le dernier Marvel cumule 326 milions et 687 dans le reste du monde.

 

 

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Box Office Mojo is back !

Publié le par Dave

Après une journée d'absence (le site était directement redirigé sur IMDB), Box Office Mojo est de retour. Sans aucune explication.

 

Box Office Mojo (qui est ma principal source de donnée sur le BO US avec Box Office Guru) a été fondé en 1999 par Brandon Gray. Amazon l'a racheté en 2008.

 

C'est un ouf de soulagement que de voir que le site est de retour car il est sans aucun doute le plus complet de la planète sur tout ce qui est box office , que cela soit américain ou mondial !

 

Pour la petite information, avant 1999, je me servais surtout de Variety pour rédiger mes articles et ma base de données.

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Godzilla (***)

Publié le par Dave

Le pitch : 15 ans après la destruction mystérieuse d’une centrale nucléaire au Japon, un physicien qui a perdu sa femme dans cette catastrophe tente de découvrir la vérité.

 

16 ans après la dernière et excellente version de Roland Emmerich, Godzilla revient donc sur les écrans afin de commettre des destructions massives. Et comme à la grande époque des Kaïju, il n’est pas seul et va devoir affronter plusieurs de ces congénères.

 

Dit comme cela, on pourrait presque résumer le film. Car après une première demi-heure d’exposition, le film démarre sur une trame relativement simpliste, pas si spectaculaire que promis (le réalisateur a pris le parti de souvent filmer du point de vue des personnages, les créatures sont donc juste entr’aperçues) et surtout plombé par un élément de scénario totalement irréaliste. Mais j’y viendrais.

 

Il est d’ailleurs amusant que la critique continue à casser le Godzilla d’Emmerich alors que ce dernier film offrait tout ce qu’il promettait : des scènes spectaculaires, un monstre visible sous toutes les coutures, de l’action dans le plus pur style pop corn et même un rebondissement bienvenu sous la forme des Mini-Godzilla. Quand aux personnages, n’en déplaisent aux fans du Emmerich bashing, ils avaient une véritable existence et des motivations claires.

 

Vous l’aurez compris, j’ai été quelque peu déçu par ce Godzilla 2014. Il est vrai que j’en attendais bien plus et il a , de plus, l’inconvénient de sortir un an après Pacific Rim, film pas totalement réussi certes, mais au moins, on sentait l’amour de Del Toro pour les Kaïju. Ici, on la désagréable impression d’être face à un blockbusters cynique, réalisé non pas par passion, mais par pur mercantilisme. Ce n’est pas un défaut en soi (certains films commerciaux sont passionnants  à voir), mais ici, malgré le côté réaliste et psychologique, la machine tourne un peu à vide. D’ailleurs d’un point de vue recettes, en valeur absolue, le film d’Emmerich a bien mieux marché.

 

En fait, le principal défaut du film est de ne pas avoir de point de vue clair. Qui est le héros ? L’ingénieur américain qui perd sa femme dans un « accident » nucléaire ? Son fils qui entre dans l’armée pour faire le deuil de ce drame ? Godzilla lui même , venant d’on ne sait où et qui va se battre contre les deux autres monstres sans que l’on sache pourquoi ? Le film d’Emmerich présentait tous ces points de manière bien plus claire et donnait des réponses. 

 

Autre soucis de Godzilla 2014, l’abracadabrantesque origine des monstres. Peut-on sérieusement penser que des autorités quelconques vont « élever » un Kaïju ? Certes, il faut un point de départ, mais dans le même ordre d’idée, la faille du pacifique était une explication bien plus crédible. Il faut donc gober une énormité avant de rentrer dans le film. Pas facile.

 

Bien entendu, le film n’est pas un ratage, loin de là. Malgré des personnages bien moins développés que le marketing nous l’a fait croire, on s’attache à eux et à la façon dont ce combat de titans va affecter leur vie. Bien entendu, on n’échappe pas à certains hasards heureux (comme dans n’importe quel film de ce genre), mais globalement, on est quand même loin de personnages interchangeables. 

 

Visuellement, le film souffle le chaud et le froid. S’il n’y a rien à redire sur les effets spéciaux, magistralement intégrés, le parti pris de montrer le film dans un style « réaliste » est parfois frustrant. Soyons honnête : dans ce genre de métrage, on veut voir du Kaiju piétiner de la cité urbaine. Or, ce n’est vraiment le cas que vers le dernier tiers. Dans les deux premiers actes, on devine plus souvent qu’on ne voit. Ce qui marchait très bien dans Cloverfield. Mais qui est moins efficace ici. De même, l’introduction de Godzilla dans le film d’Emmerich était , à mon avis, bien plus réussi, avec l’arrivée progressive des traces, des griffes… Le réalisateur allemand avait repris la trame ce qui lui avait si bien réussi dans ID4 quand il dévoilait peu à peu les Aliens.

 

Là, la progression est quelque peu artificielle et surtout , comme certains pistes de départ son abandonnées, on a un peu de mal à être étonné. Enfin, et je clouerai ainsi le bec à certains détracteurs d’Emmerich, cette cuvée 2014 présente des scènes « légèrement » copiées sur le film de 1998 comme, par exemple, le passage du monstre dans la ville vue de l’intérieur d’un building.

 

Heureusement, la dernière demi-heure offre enfin au public un spectacle digne de ce nom, où la dimension dramatique des affrontements, totalement absente chez Emmerich (cela avait été largement pointé à l’époque) est douloureusement présente. Quand des créatures de 100 m de haut s’affrontent dans une ville, cela fait des morts, des drames. Le parti pris « réaliste » se justifie alors que même l’apparition du souffle nucléaire de Godzilla ne distrait pas.

 

On notera également le clin d’oeil au nom japonais dans les derniers instants du film quand la créature est qualifiée de Roi des monstres par les médias.

 

En résumé, Godzilla 2014 est loin d’être le chef d’oeuvre vanté à droite et à gauche. Pour ma part, il n’arrive pas à la cheville du film d’Emmerich, mais une fois l’histoire en place, il se laisse agréablement regarder. Sans doute était-il plus spectaculaire au cinéma (je l’ai vu sur mon Home Cinéma perso, mais pas en salle) et en 3D, mais un très bon film doit pouvoir passer la barre de la maison.

 

Les résultats mondiaux, couplés à ceux des USA se montent à 524 millions, soit 2,5 fois son budget. Pas sûr cependant que cela soit suffisant pour envisager une séquelle. 

 

Avec un scénario plus touffu cette fois ?

Godzilla (***)

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