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The Bourne Ultimatum : la BA

Publié le par David Martin

Le film évènement de la rentrée, c'est bien entendu la 3eme partie des aventures de Jason Bourne, The Bourne Ultimatum.

En voici les bandes annonces américaines (attention, il y a un petit décalage, entre le son et l'image sur la première) qui montre que la formule n'a pas changé : cascades à l'ancienne et suspens à couper au couteau.

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Superbad emporte la mise

Publié le par David Martin

superbad-poster.jpgLe public avait le choix entre trois nouveautés : une comédie classée R , Superbad, un 3e remake du chef d'oeuvre de  Don Siegel , The Invasion et un péplum, The Last Légion. Il a donc choisi Superbad et  de très loin puisque le film produit par Judd Apatow a ouvert avec 33,1 millions de dollars !! Soit un peu plus que Knocked Up, qui est dans la même veine, sorti il y a quelques mois.

Le public US aime les comédies un peu grassouillettes , comme un défi lancé au puritanisme de la société américaine. Superbad ne fait donc pas exception et permet à Sony d'obtenir sa première place de numéro 1 depuis mai. 

Sortie dans  2949 cinémas, la comédie a obtenu 11 212 $ de recette en moyenne par salle. Un score énorme mais qui cache un petit soucis pour Sony : en effet, de vendredi  à samedi,  le film a plongé de 15% ce qui veut dire que les fans se sont rués dans les salles le premier jour mais n'ont pas trop réussi à attirer d'autres personnes. Les prochaines journées seront décisives pour savoir si Superbad sera un triomphe à la Knocked Up ou un feu de paille. De toutes façons, le budget de 20 millions est d'ores et déjà remboursé.superbad-spotlight.jpg

Cela dit, c'est tout de même la 2e meilleure ouverture d'août après Freddy contre Jason (36,4 millions de dollars) en 2003.

The Invasion bénéficiait de Nicole Kidman et Daniel Craig mais n'a pas convaincu. Cette  4e version de L'invasion des profanateurs de sépulture (après celle de Don Siegel, celle d'Abel Ferarra et le téléfilm de 1978) n'a d'une part pas été bien accueilli par la critique et d'autre part ignoré par le public. Avec 6 millions et une 4e place et ce malgré une présence dans 2 776 cinémas , The Invasion est un échec. C'est clair !!  Il rejoindra rapidement les étagères des vidéos club. Problème quand même : il  a coûté 80 millions de dollars.

Autre échec, The Last Legion, péplum se situant à l'extrême fin de l'Empire Romain d'Occident (l'Empire Romain d'Orient dont la capitale fut Constaninople exista durant près de 1000 ans encore, jusqu'à sa prise par les Turcs en 1453). 2,7 millions et une 11e place  seulement. L'effet 300 n'a pas vraiment fonctionné. Colin Firth et Ben Kingsley n'ont pas la capacité d'attraction voulue.

En continuité, Rush Hour 3 perd  plus de la moitié de ses entrées (57%) et cumule 87,7 millions. Cette nouvelle séquelle ne réitirera pas le carton de la 2e qui avait largement enfoncé la barre des 220 millions mais devrait finir dans les 130-135 millions soit un poil en dessous de son budget de 140 millions(!!) . Pas si mal tout de même.

A l'inverse, The Bourne Ultimatum qui engrange 164,7 millions dépassera sans peine les 176,4 millions de The Bourne Supremacy . Matt Damon fait donc mentir la règle de 2007  qui voulait que tous les épisodes d'une trilogie soient au final ceux qui ont le moins de succès. La série des Jason Bourne n'a fait que progresser. Logique, elle est absolument géniale et tirée de livres non moins géniaux.

Du coup , Les Simpsons ne gardent qu'une toute petite avance sur Bourne avec 165,3 millions. Le cartoon a bien réussi sa sortie cinéma avec plus de 400 millions de dollars de recette dans le monde !!

Stardust redresse un peu la barre avec 19,4 millions et une baisse de  38,6%. Mais au regard du budget (70 millions) , le film est là aussi un échec. De quoi inquiéter les producteurs de La boussole d'or, premier volume d'A la croisée des Mondes avec , également, Nicole Kidman.

Hairspray  passe la barre des 100 millions (le 17e film cette année). C'est la 2e fois cette année pour Travolta. La comédie Disney, Underdog,  se classe 8e avec 31,9 millions tandis que Harry Potter et l'ordre du Phénix cumule 278,7 millions (et 872,7 millions dans le monde entier !!)

Enfin, I now pronounce you Chuck and Larry clôt le top avec 110 millions.

En dehors du top 10, notez que La vie en Rose (titre américain de La Môme) s'apprête à passer la barre des 10 millions de dollars. Edith Piaf reste toujours aussi populaire aux USA et Marion Cottilard est connu du public US pour son rôle dans Big Fish !!

Cumul 2007
Spider-Man 3    336,5    millions
Shrek le troisième    318,9    millions
Pirates des Caraïbes 3    307,7    millions
Transformers    306,4    millions
Harry Potter et l'ordre du Phénix    278,7    millions

300    210,4    millions
Ratatouille    196,6    millions
Wild Hogs    168    millions
The Simpsons 165,3 millions
The Bourne ultimatum    164,6    millions

Knocked Up    147,3    millions
Die Hard 4    132,6    millions
Fantastic Four 2    131,1    millions
Blades of Glory    117,5    millions
Ocean's Thirteen    116,4    millions
Ghost Rider    115,5    millions
I now Pronouce you..    110,4    millions
Hairspray    100,8    millions
Evan tout puissant    98,4    millions
Meet the Robinsons    97,7    millions
Norbit    94,5    millions
Bridge to Terabithia    87,8    millions
Rush Hour 3    87,6    millions
Disturbia    79,8    millions
1408    70,9    millions
Stomp the Yard    60,3    millions

Surf's Up    58,8    millions
TMNT    54,1    millions

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Les 4 fantastiques et le surfer d'argent (***)

Publié le par David Martin

"Alors que Red Richards et Susan Storm se préparent à se marier, une mystérieuse menace cosmique menace la Terre"...

Disons le tout de suite, le premier FF ne m'a pas vraiment emballé : trop de changements par rapport à la BD (Fatalis et Jane n'ont jamais eu le moindre rapport ensemble), des acteurs pas vraiment charismatiques ,à l'exception de Michael Chicklis, et une histoire bien trop gentillette. Les effets visuels sauvaient le film de l'ennui mais il est clair qu'à côté d'un X-Men United, d'un Spider-Man 2 ou d'un Superman Returns, le choix était vite fait.

Surprise, ce 2e opus est largement supérieur au premier et se révèle, de surcroît, un vrai film pour toute la famille.

FF2-395.jpgLes scénaristes ont d'ailleurs eu l'idée géniale d'utiliser le surfer d'argent, l'un des personnages les plus charismatiques de la galaxie Marvel. Hérault du grand Galactus, le dévoreur de planète (représenté ici de manière très originale),  Norrin Raad  a du choisir de le servir afin que sa  planète ne soit pas  détruite.  Personnage tourmenté par son choix ambigüe, il apparaît dans FF 48 où il va  choisi de se rebeller contre son maître après sa rencontre avec Alicia Masters (la jeune aveugle amoureuse de la chose). Galactus quittait finalement la Terre mais après lui avoir enlevé le droit d'aller dans l'espace. Le surfer restait donc en exil sur Terre. Dans les numéros 58 à 60  , Fatalis tentait de lui voler son pouvoir cosmique. C'est donc à partir de ces épisodes que les scénaristes ont conçu leur histoire.

Qui plus est, créé en images de synthèse, le surfer  possède ici un look extraordinaire ainsi qu'une animation irréprochable. Il vole littéralement la vedette au quatuor et chaque scène où il apparaît est un moment d'anthologie. Mention spéciale à son premier affrontement avec la torche où l'on retrouve, enfin, la démesure de la BD.

Mais les scénaristes, libérés du poids d'expliquer l'origine des personnages, peuvent également se lancer directement dans l'action. Outre le fait que l'humour du premier film ait été affiné et que les quatres membres de l'équipe sont nettement moins taillés à la serpe (même si Johnny reste franchement agaçant alors que dans la BD, il est tout de même plus mature),  on se perd moins en bavardages et on est plus proche de l'esprit Comics.


Les scènes spectaculaires s'enchaînent donc (le sauvetage de la grande roue à Londres, la capture du Surfer, la lutte avec Fatalis), le tout dans des décors qui rappellent furieusement les cases de Kirby qui dessina les 100 premiers numéros des FF !! Cerise sur le gâteau, on a droit au Fantasticar, engin délirant né du cerveau fécond de Red Richards. Et pour rester dans le ton de la BD, l'histoire est délicieusement naïve comme au temps des premiers épisodes. Pas de héros tourmenté, pas d'interrogations métaphysiques (si l'on excepte le surfer) mais de simples rapports humains.

Plus surprenant ,  l'ajout d'un personnage de militaire borné absent de la BD. Dans le film , il permet à Red de s'affirmer par rapport à Fatalis. Mais ceux qui lisent le comics et particulièrement Civil War, le crossover en cours, ne pourront que s'étonner car Red est plutôt très respectueux des lois et de l'armée, voire trop.

Par rapport au premier film, les acteurs sont plus à l'aise dans leur personnage même si Jessica Alba fait un peu trop pulpeuse pour représenter Susan Storm. Détail secondaire cependant car l'alchimie et les acteurs fonctionnent ici très bien et se révèle source d'un humour sympathique, excluant toute vulgarité. Les disputes entre la torche et la chose n'ont rien perdu de leur piment (c'était l'un des éléments les plus réjouissants du premier film) et le couple Susan/Red est désormais bien plus crédible. Il est clair que cette séquelle a su se servir des erreurs faites par le passé.

Film bon enfant (tout le monde peut aller le voir), refusant la part sombre d'adaptation actuelle des comics, les  4 fantastiques et le surfer d'argent est donc une excellente surprise qui mérite tout à fait son succès.
FF2-348.jpg

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Ratatouille resiste aux FF

Publié le par David Martin

ff2.jpgAvec  3 352 077 entrées, Ratatouille a bien résisté à l'une des dernières grosses sorties de l'été, Les 4 fantastiques et le surfer d'argent (un excellent film familial , soit dit en passant) qui se classe second avec 710 287 entrées.

Le premier épisode des FF avait atteint 1,8 millions de spectateurs en France il y a 2 ans  en sortant également au mois d'août, mais la concurrence était un peu moins forte. Pas de dessin animé Pixar, pas de Harry Potter, point de Transformers...

Ces 700 000 entrées sont donc au final une bonne nouvelle  et le temps, pas vraiment terrible sur une partie de la France, a sans doute bien aidé.

Reste au FF à faire un score au moins équivalent au premier épisode. On rappellera qu'aux USA, la séquelle a engrangé 130 millions de dollars contre 150 pour le premier film. Au niveau mondial, le  surfer d'argent a  déjà récolté 254 millions de dollars (330 pour le premier).

L'autre nouveauté est le dernier  Claude Chabrol, La femme coupée en deux . Avec  247 078 spectateurs, il se défend finalement bien, d'autant que c'est l'un des rares films français à sortir cet été et à oser affronter les blockbusters US. Maintenant, les fidèles lecteurs de l'ancien SOI savent que Chabrol n'ait pas vraiment mon auteur préféré. Et le sujet de son dernier métrage (une critique acerbe de la bourgeoise provinciale... comme d'hab) ne me poussera pas à aller le voir.

En continuité , Ratatouille garde la première place et dépasse donc les 3,5 millions de spectateurs. Un vrai succès pour un dessin animé exceptionnel, sans doute l'un des réussites Pixar les plus évidentes.  Avec une baisse de 28% en deuxième semaine, il tranche singulièrement avec les baisses massives des récentes grosses sorties. Le bouche à oreille fonctionne à plein et Remy  pourrait bien être la première star de cet été. Au niveau mondial, Ratatouille a déjà ammassé 314 millions de dollars (dont 25 en France) mais n'est pas encore sorti partout.  Les anglais attendent toujours en salivant les aventures de ce rat gourmet.

Les Simpsons font  de la résistance à la 3eme place et cumule plus de 2,5 millions de spectateurs. Un vrai phénomène de société donc tandis qu'Harry Potter est au delà des 5,5 millions. Un score moins impressionnant que pour les films sortis en fin d'années et même du prisonier d'Azkaban , également sorti en juillet qui avait rassemblé 7,1 millions de spectateurs. Il est vrai que le 5eme film est plus sombre et que le livre est un peu moins apprécié que les  autres. Cela étant dit, le film passe à la 3eme place du top 10 2007, devant Shrek 3.

Avec 1,6 millions de spectateurs seulement en 3 semaines, Transformers subit quelque peu le même ostracisme que Superman Returns l'an dernier. Certes , le film de Michael Bay ira au delà des 2 millions mais il est clair qu'il ne battra pas Armageddon qui restera donc son plus gros succès en France. Incompréhensible car franchement, Transformers est un sacré bon film !!

Mise à prix de Joe Carnahan avec Ben Affleck voit ses entrées bondir de 64% pour arriver à 157 053 entrées. L'été n'est peut être pas propice aux thrillers se déroulant à Las Végas. Smokin'Aces (c'est le titre original) n'avait pas non plus réussi une excellente carrière outre Atlantique.

Die Hard 4 grapille encore quelques entrées pour dépasser les 2,1 millions de spectateurs tandis que Tel père, telle fille confirme son échec avec 147 144 spectateurs en 2 semaines . Décidément les comédies françaises ne parviennent pas à s'imposer cet été. Rappelez vous du bide de Je déteste les enfants des autres.

Enfin, Persepolis est tout prêt du million , en 10e position avec 967 284 entrées.

Cumul 2007

Spider-Man 3    6 290 715    entrées
Pirates des Caraïbes 3     5 717 775    entrées
Harry Potter et l'ordre du Phénix    5 536 132    entrées
Shrek le troisième    5 388 344    entrées
La Môme    5 108 715    entrées

Taxi 4    4 562 928    entrées
Ratatouille    3 352 077    entrées
Les Simpsons    2 510 634    entrées
La nuit au musée    2 251 909    entrées
Ensemble c'est tout    2 218 815    entrées

Die Hard 4    2 113 536    entrées
300    1 661 262    entrées
Transformers    1 601 994    entrées
Ocean's 13    1 592 977    entrées
La vie des Autres    1 453 404    entrées
Le prix à payer     1 337 164    entrées
Blood Diamond    1 263 243    entrées
Dialogue avec mon jardiner    1 215 219    entrées
Rocky Balboa    1 125 236    entrées
Molière    1 101 087    entrées
Les Vacances de Mr Bean    1 033 123    entrées
Ghost Rider    1 033 061    entrées
Zodiac    1 029 981    entrées
La faille    1 004 414    entrées

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Jason Bourne frappe pour la troisième fois

Publié le par David Martin

Un petit article rapide en direct d'un cyber-café de Bretagne pour vous dire que The Bourne Ultimatum, 3eme partie de la trilogie initiée par les livres de Robert Lugdnum vient d'exploser le BO avec 70,1 millions, soit 15 millions de plus que le 2eme opus. 

Pour ceux qui l'ignorent , cette série de films raconte les déboires d'un ancien tueur devenu amnésique et est servie par le jeu intense de Matt Damon !! Le film sort chez nous en septembre.

L'autre sortie importante, Underdog, une comédie Disney se contente de la 3eme place et de 12 millions.

En vrac quelque chiffres :

Les Simpsons : 128.5 M $

Harry Potter : 260 M$ (et 770 dans le monde entier)

Transformers : 296,3 M$ (545 7M$)

Et hors du top 10, Ratatouille avec 188 M$.

Prochain bulletin, heu, je ne sais pas . Je pars une semaine en Normandie sur les traces du débarquement allié de 44.

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MAJ des vacances

Publié le par David Martin

Vive les cyber-cafés.

Je viens donc de remettre à jour la barre des entrées. Petit résumé :

Les simpsons ont mis 500 000 entrées dans les dents de Transformers. Logique : le dessin animé de la Fox est bien plus connu en France que les robots de Michael Bay.

Harry Potter 5, Die Hard 4, Shrek 3 se maintiennent. 

Pirates des Caraïbes 3 grapille encore pour aller à 5 663 880 entrées.

Harry Potter 5 atteint les 703 millions mondiaux (PS : le 7e livre est fabuleux) tandis que Transformers passe la barre des 530 millions


Voilà. A dans quelques jours...

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Harry Potter à l'école des sorciers (reprise chronique)

Publié le par David Martin

Harry Potter démontre une nouvelle fois l'incroyable hypocrisie de la presse en France. Si le film n'avait pas respecté le roman en américanisant les personnages , en supprimant des péripéties ou bien en condensant 3 bouquins en 1h30 , le tollé aurait été général. Après tout la Warner est la grande spécialiste du massacre des franchises (Wild Wild West , The Avengers...) et le risque était grand. Mais la romancière JK Rowling a tenu bon : pas d'acteurs américains, pas de déménagement aux USA pour Poudlar et surtout un respect intégral du roman. La presse qui ne veut pas en rester là va donc s'acharner sur ce point : la fidélité. Ainsi donc un film qui respecte son matériel de base n'a pas droit de cité. Alors que , d'habitude, on hurle quand une virgule a sauté dans l'adaptation d'un bouquin de King, ici on hurle pour le contraire. La presse a évidemment en ligne de mire Chris Colombus, réalisateur qu'elle déteste car trop commercial à ses yeux. Et puis , comme en France, on n'aime pas le succès (on trouve cela louche que des millions d'enfants lisent des pavés de 600 pages. Mieux vaudrait pour la presse maintenir tous ces gosses dans l'ignorance, ils seraient plus réceptifs à son influence totalitaire), le triomphe d'Harry Potter ne peut qu'agacer.

 

Alors oui , le film n'apportera aucune surprise à ceux qui ont lu et relu les livres. Pas de développement supplémentaires, pas de personnages surprises , pas de coups de théâtre inédits, juste une vision incroyablement fidèle et visuellement superbe du film. Alors que tout le monde loue Peter Jackson pour son travail sur le seigneur des anneaux , personne ne songe à observer celui de Colombus sur Harry Potter. Car tout ce que l'on a imaginé en lisant le livre est sur l'écran : les rues commerçantes des sorciers, Poudlar, le match de Quidditch, Voldemort, la voie 9 3/4 , Touffu le chien à trois têtes.. Tout y est , respectant la philosophie et la magie du livre. 600 plans à effets visuels , tous plus invisibles les uns que les autres ont été nécessaires . Les décors sont grandioses et donnent la respiration nécessaire au film. Les interprètes, Daniel Radcliffe en tête, sont merveilleux dans le sens où on les sent nés pour le rôle. Le formidable travail d'adaptation ne trahit jamais JK Rowling. Et les 2h30 de métrage s'avèrent indispensables pour raconter toute l'histoire, mettre en place les personnages. Pas de surprises certes mais du coup pas de mauvaises surprises.

 

Et Harry Potter ne peut qu'enchanter les enfants et les adultes. Le rythme du film ne permet pas l'ennui et on se surprend à pousser des ah d'admiration à chaque nouveau décor, chaque nouvelle péripétie. Une réussite totale dont le triomphe ultra mérité nous laisse entrevoir une série de films passionnants, les romans étant tous supérieurs au fur et à mesure que l'on avance !!

 

Alors que les esthètes se préparent à faire un triomphe à Peter Jackson, il est dommage que le snobisme made in France empêchent les pisses-froids de la presse d'apprécier Harry Potter à sa juste valeur : un chef d'oeuvre du cinéma intelligent pour enfant qui a chois de ne pas se moquer d'eux en respectant à la lettre son univers.

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Harry Potter et la chambre des secrets (reprise chronique)

Publié le par David Martin

Stronger - Better - Longer , tel pourrait être le slogan de ce 2eme tome cinématographique des aventures du petit sorcier. Un an après L'école des sorciers qui marquait déjà un aboutissement dans l'adaptation d'une oeuvre littéraire, Harry Potter revient dans un film absolument éblouissant, une réussite totale qui se permet de faire encore mieux que le premier.

 

Mettons par contre les choses au point. L'hypocrisie de la presse, totalement dépassée par le triomphe du premier film, est ici portée à son summum . Il y a un an , peu de gens croyaient au succès en France car peu de journalistes avaient lu les livres. Il suffisait de lire les papiers avant la sortie pour voir que les trois quarts racontaient n'importe quoi. Du coup, on glosait sur le respect trop important du film par rapport au livre alors que justement c'est cela qui a fait que le lecteur se retrouvait dans la salle. JK Rowling , n'étant pas femme à se laisser faire , avait eu son mot à dire afin que l'oeuvre de sa vie ne soit pas dénaturée par des financiers cupides, la Warner n'étant pas connu pour ses choix heureux en matière d'adaptation de surcroît. Les grincheux critiquaient donc cet aspect alors qu'ils auraient hurlé si le livre avait été trahi.

 

Un an plus tard, et après que L'école des sorciers soit devenu le plus gros succès après Titanic, on a de nouveau droit à des délires imaginaires et cette fois c'est le livre qui est minimisé. Oui le film est plus sombre, plus effrayant (la scène du basilic ou celle des araignées), oui l'intrigue est plus complexe, oui le ton est plus mâture. Mais TOUT ceci est dans le livre. Harry grandissant à chaque tome, ses aventures sont de plus en plus riches , de plus en plus noires (un élève meurt dans La coupe de feu). Alors, faire mine de découvrir que le film est plus "gothique" montre que l'on a pas lu le livre ou bien que l'on est un sacré hypocrite.

 

Colombus et son équipe ont fait un travail sensationnel : Poudlard apparaît déjà plus comme une entité menaçante, où la menace est tapi dans l'ombre. Les aspects les plus sombres du roman , qui n'a plus à jouer la carte de l'exposition, apparaissent nettement dans le film. Le scénario a choisi de resserrer l'histoire autour du trio Harry-Ron-Hermione alors que dans le roman, d'autres personnages comme Ginny sont plus développés. Les sentiments de Ginny envers Harry sont ici un peu trop transparents. Mais c'est bien là le seul défaut du film. On notera aussi la disparition de quelques scènes du livre mais l'essentiel, l'essence est présent.

 

Comme dans tout bon Rollercoaster, durant deux heures et quarante minutes, les situations s'enchaînent sans temps morts. L'époustouflant match de Quidditch qui voit s'affronter Harry et Ron constitue sans doute un sommet . Profitons en pour rire des délires de la presse qui estime que les effets visuels ont été grandement améliorés par rapport au premier volet, donnant l'impression que ceux réalisé pour l'école des sorciers étaient minables alors qu'ils étaient tout simplement moins complexes . Et encore .... Le voyage de la voiture volante est également exceptionnelle et l'arrivée à Poudlard sur le saule cogneur est digne de la chute de la Jeep dans le premier Jurassic Park.

 

Les scènes finales avec le basilic sont tout bonnement géniales et procurent cette dose de frisson bon enfant qui terrorisera les plus petits (mais qui sortiront ensuite en disant "non , j'ai pas eu peur").

 

Mais le coup de maître de cette adaptation réside surtout dans le casting. les nouveaux venus comme Jason Isaacs (Lucius Malefoy) ou Kenneth Brannagh (l'arrogant professeur Lockart, aussi inefficace que frimeur) sans oublier Dobby, incroyable création de synthèse complètent à merveille le trio initial du premier film. Mention spéciale pour Ron dont la bouille apeurée fait merveille dans le repère de l'araignée géante. L'univers de Poudlard est retranscrit dans ses moindres caractères (les tableaux vivants, les salles de classes...) et il serait vain de décrire tous les personnages : Neville, Dumbledore (qui marque ainsi le dernier rôle de Richard Harris), Drago.... qui forment un tout absolument unique et qu'on espère retrouver dans la suite en 2004.

 

Harry Potter et la chambre de secrets est donc un film supérieur à l'original. Logique puisque le livre était lui même supérieur au premier tome.

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Pearl Harbor (reprise chronique)

Publié le par David Martin

Enfin, le voilà, ce monumental Pearl Harbor, ce film qui veut être au film de guerre ce que Titanic fut au film catastrophe. Enfin, on peut le voir, le revoir, l'admirer. Enfin , on peut apprécier le pas énorme fait par Michael Bay. James Cameron s'étant, hélas, mis en grève cinématographique, par faute de projets pouvant satisfaire son génie, Bay a décidé de combler le trou béant créé par l'absence du créateur de Terminator. Alors, et au risque de me faire assaillir d'injures, je le clame haut et fort : oui Cameron a trouvé son successeur. Le reste ne sera que détails.

 

Pearl Harbor met en scène 2 as de l'aviation américaine qui vont voir leur vie se mêler à l'Histoire, à savoir la seconde guerre mondiale et l'attaque surprise de Pearl Harbor. Afin de bien montrer l'impact d'un événement planétaire sur la destinée d'un individu , et comme c'est la coutume depuis un bon paquet de décennies , le scénario fait la part belle (un peu trop selon certain mais nous y reviendrons plus loin) à une histoire d'amour triangulaire. Evelyne aime Rafe mais ce dernier disparaît au combat. Evelyne tombera alors dans les bras de Dany . Mais le retour de Rafe va brouiller les cartes et l'attaque japonaise achèvera de semer la confusion.

 

Michael Bay, jusqu'ici , a surtout été remarqué pour deux choses : un montage très cut, parfois à la limite du compréhensible mais donnant une puissance inouïe à ses films et une esthétique poussée dans ses derniers retranchements. Chaque image se doit d'être belle et sexy. Bay se sert alors de tous les artifices qu'il a appris à utiliser sur le tournage de centaines de pubs et de clips. Le résultat, des film aussi détonnant que Bad Boys (un Buddy Movie au scénario stupide mais véritablement entraînant , avec un Will Smith encore peu connu) , Rock (stupéfiante démonstration du savoir faire US en matière de film d'action) ou Armagueddon (extraordinaire morceau de SF, porté par les épaules de Bruce Willis et où le souffle épique permet de faire oublier les erreurs du scénario). Bien évidemment, le bonhomme n'a pas que des amis : on lui reproche son esthétique clippée, son montage, son obsession de l'image au détriment de l'intrigue, le manque d'épaisseur de ses personnages (accusation grotesque mais bon) , un patriotisme exarcerbé , une apologie de la beauferie... N'en jetez plus la coupe est pleine.

 

Mais Michael Bay n'en a cure. Extremement cru avec ses concurrents (voir ses propos sur Deep Impact), le gars sait qu'il est doué et ne s'en cache pas. On put lire il y a quelques années "ce type a un plan". Hé oui, Bay a un plan. A mon avis, sans doute celui de devenir le meilleur réalisateur du monde, ou quelque chose dans ce genre. Car avec Bay, pas de demi-mesure. Tout doit être grand, racé, beau et osons le mégalomane. Avec l'appui de Jerry Bruckeimer, qui n'est pas vraiment le genre de producteur à s'appuyer sur le Dogme, on est sûr d'une chose : le spectacle sera total.

 

Avec Pearl Harbor, Bay franchit un nouveau pas. Avec Bad Boys, il montrait qu'il savait faire de la mise en scène. Avec Rock, il montrait qu'il savait diriger des stars et les pousser dans leurs derniers retranchements (Cage a-t-il fait mieux en matière d'action ? Connery n'a-t-il pas trouvé là l'occasion de rappeler à la terre entière qu'il fut 007 ? Harris n'a-t-il pas réussi à camper le méchant le plus crédible et le plus froid de ces 10 dernières années, sans se cacher derrière l'attitude cool de circonstance ?) Avec Armagueddon, il montrait qu'en matière de SF couillue , il était aussi capable qu'un Lucas ou un Cameron. Pearl Harbor est pour Bay la première occasion de montrer qu'il sait aussi intégrer un trame variablement intéressante (le seul maillon faible de l'histoire) à la grande Histoire.

 

Car , et même si la love story est un peu décevante (mais jamais mièvre), Bay filme ses couples avec une grâce infinie. Les femmes sont belles , merveilleusement éclairées. J'ose la comparaison mais leur glamour rappelle les splendides héroïnes de ces fabuleux spectacles en technicolor des années 40 et 50. Et la maestria de Bay permet de faire passer en douceur ce qui aurait pu être un écueil énorme. Car il faut tout de même attendre 90 minutes avant la fameuse attaque.

 

Bay a donc dompté sa caméra et reconstitue sa vision de l'Amérique des années 40 (et même 20 dans les splendides scènes d'ouverture) : belle , colorée, insouciante. Plus dure sera la chute. Bien sûr, la présence de Ben Affleck ne peut que l'aider. L'acteur apporte au film la touche masculine indispensable à tout mélo. Kate Beckindale illumine l'histoire par son sourire. En retrait (mais c'est dans la logique du rôle) Josh Harnett est le complément de Affleck et finalement le moteur de l'histoire. Peu de choses à dire donc sur cet aspect des choses même si l'on peut regretter que la partie romantique n'ait pas été plus étoffée. Cependant, si elle l'avait été, sans doute cela aurait été fait au détriment de l'action, donc....

 

Mais dès que le film s'aventure dans la guerre, Bay redevient le magicien qu'il a toujours été. Avec un atout supplémentaire : son montage est désormais maîtrisé. Les scènes de préparation de l'attaque par les Japonais sont des modèles : en quelques images, on plonge dans les pensées des généraux , on comprend la logique de l'opération et on visualise la future tactique. Magistrale !!

 

L'attaque est assurément le morceau d'anthologie. Un maelstrom d'images furieuses, de scènes à couper le souffle, d'idées absolument géniales (la caméra qui suit la bombe, les torpilles fonçant sous les pieds des marins). Bay reconstitue la furie d'une attaque lâche mais nécessaire dans l'esprit japonais. Et la bravoure de Rafe et Dany ne peut empêcher ce ballet meurtrier. Comme c'est le cas depuis plusieurs années , la mort est montrée en face et l'image la plus marquante est celle de ce caméraman fauché en pleine course mais dont la caméra continue à filmer. Durant cette quarantaine de minutes, Bay démontre que , oui , il est bien l'un des meilleurs réalisateurs de la planète, aidé en cela par des effets visuels extraordinaire, un casting de second rôle béton (Cuba Gooning Jr, Tom Sizemore..) et la musique de Hans Zimmer. Le chaos dans l'hôpital contraste avec la douceur de la première partie. Bref, une réussite totale , absolue, incontournable.

 

Mais Pearl Harbor ne pouvait se conclure sur une note pessimiste. L'amiral japonais murmure "Je crois que nous avons réveillé un géant" (la même phrase était prononcé dans Tora, Tora, Tora). Et oui, le géant se réveille. La dernière phase du film va donc s'employer à dénouer tous les dilemmes en montrant le raid sur Tokyo du général Dolittle. Là aussi, les morceaux d'anthologie se succèdent et Bay refuse de laisser s'envoler le souffle épique du film. Et au bout de 3h00 de projection, on reste anéanti dans son fauteuil , oubliant les défauts du film pour n'en retenir que les impressions les meilleurs.

 

Bay a réussi son plan. Pearl Harbor est certes un blockbuster, un parfait film de studio mais il transcende son existence commerciale par la volonté de livrer un spectacle total. Bay a puisé son inspiration chez Cameron et Lean. Il ne les a pas égalé (pas encore) mais a montré que , vraiment , s'il fallait chercher un héritier , il n'y a décidément que lui pour réussir le mariage entre l'esthétisme, la puissance, l'image et l'histoire. Et si l'on ajoute que Pearl Harbor n'est que le 4eme film de Bay, on ne peut que rester pantois devant cette réussite.

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Bad Boys 2 (reprise chronique)

Publié le par David Martin

Suite de notre rétrospective Michael Bay avec la reprise de la chronique de Bad Boys 2, un film que j'ai qualifié en son temps de meilleur film de l'année 2003. Et je continue à le penser !!

Le pitch : Nos deux flics de chocs de Miami sont de retour, toujours aussi dissemblables. Marcus cherche encore et toujours à être un flic normal et à s'occuper de sa famille. Mike, frime toujours autant et prend un malin plaisir à se plonger dans les situations les plus délirantes. Comme par exemple, tomber amoureux de la soeur de Marcus, qui a pour mission d'infiltrer le gang de Tapia , un dangereux baron de la drogue qui importe de l'extasy en se servant d'une morgue...

 

Voilà pour le pitch, d'une banalité à faire peur et surtout un prétexte à enquiller le maximum de scènes d'actions. Mais alors que la plupart des buddys movies se contente désormais d'un minimum syndical afin de ne pas choquer le public, Bad Boys II a été réalisé, de nouveau par Michael Bay. Et on peut l'affirmer sans crainte, l'homme est devenu totalement fou et totalement incontrôlable. Tant mieux pour les fanatiques de maître (j'en suis) et tant pis pour les autres.

 

Petit retour en arrière. En 2001, Bay cède aux critiques et nous offre Pearl Harbor, admirable reconstitution de la cuisante défaite US alliant très grand spectacle (l'attaque proprement dite) et romance . Bay cite ouvertement David Lean mais le vrai modèle est Titanic . Même mélange d'images spectaculaires et de scènes héroïques, de moments intimistes et d'amours naissants. Mais la presse, fidèle à son habitude hypocrite refuse de voir en Bay autre chose qu'un concasseur de matériel. Les critiques se focalisent sur le scénario jugé trop larmoyant et regrettent que la mise en scène ne s'emballe que dans la scène de l'attaque. Argument ridicule en soit vu que l'on voit mal n'importe quel réalisateur tourner un baiser avec 15 caméras !! En fait, on reproche à Michael Bay d'avoir abandonné le style qu'on lui reprochait d'utiliser. Un comble !! Pearl Harbor sera un succès public (pas loin de 500 millions de dollars de recette) mais pas critique. Le réalisateur n'a pu qu'en être mortifié et a donc décidé de se lâcher totalement. Les critiques veulent du Bay , ils vont avoir du Bay !!

 

Bad Boys II est le film d'un fou créé spécialement pour satisfaire sa vision et rien d'autre. Avec des moyens énormes (130 millions de dollars), deux acteurs avides de revanche (Will Smith , malgré son impressionnant investissement dans Ali n'a pas réussi à casser son image) et surtout la bénédiction d'un producteur dont le talent ne consiste pas qu'à filer des dollars, Bay nous offre rien de moins que le buddy movie ultime, le film que l'on ne pourra pas surpasser. 2 heures 27 de fusillades non stop, de délires grossiers (les rats missionnaires, la scène dans le magasin vidéo), d'imagerie gores (les têtes explosent en gros plans, on balance des cadavres sur la route pour ralentir l'ennemi, on découpe ses associés à la scie en salopant bien la cuisine) que n'osent même plus les films d'épouvantes et surtout des scènes d'actions absolument fracassantes , dont le seul but est d'exploser le cerveau du spectateurs. Bay réduit ses personnages à des entités conçues pour souffrir (Martin Lawrence) , n'excuse même plus son penchant misogyne, truffe le film de sous entendus anti-homo... Bref, il s'essuie les pieds sur le politiquement correct.

 

Les scènes d'actions sont totalement fracassantes et la poursuite sur l'autoroute explose totalement celles de T3 et de Reloaded. En intensité même car ici très peu d'images de synthèse, on y croit vraiment et le sentiment de danger est palpable. De plus , le montage si particulier de Bay rend la scène encore plus folle. Là où T3 offrait des plans peu lisibles, Bad Boys 2 , alors que c'est précisément ce que l'on reproche à Bay, donne une lecture , certes fragmentaire, mais totalement compréhensible. Le film devient alors incontrôlable, à l'image des deux lascars. Quand on sait que cette scène a été mise en boîte en 4 jours (contre 6 semaines pour celle de Reloaded), on comprend alors la puissance des bagages techniques de Bay. Autre scène dingue, celle de Cuba. Le véhicule des héros défonce un bidonville tout en essuyant les rafales de ses poursuivants. Là aussi, la folie est palpable. Et en refusant la surenchère du numérique (les cascades restent crédible) et en utilisant les bonnes vieilles méthodes (dynamite et poudre noire pour faire sauter la villa de Tapia) , il s'oblige à compenser par un spectaculaire encore plus fou, encore plus grand. Résultat, les 2h30 en deviennent les plus joussives rarement vues sur un écran, les temps morts étant quasiment inexistants. Il faut laisser le spectateur en eveil, ne jamais le laisser se reposer. Quite à le dégoûter : les morts violences s'accumulent , les bad guys explosent sur des mines et s'éparpillent aux quatre vents . Hallucinant. Et le pire , c'est que ce "toujours plus" ne donne pas du tout l'impression de rajout. Rien à voir avec la fin des ailes de l'enfer qui n'en finissait plus de rebondir. Ici , quand un type est mort, il est mort !!

 

Sa mise en scène est revenue au joyeux bordel de ses premiers films : les idées les plus folles abondent (le travelling circulaire autour de Will Smith et des rastas, la caméra qui plonge dans le club et qui frôlent les danseuses, la balle qui ravage le postérieur de Lawrence avant d'exploser la tête du méchant), les effets plus clipesques sont utilisés (ralentis, filtres en veux tu en voilà, angles de caméra tordus, montage épileptique), rien ne lui fait peur et surtout pas la critique de la presse . Il est même clair que le réalisateur a sciemment forcé le trait , histoire de bien rendre fou les critiques. Chaque plan est pensé comme une pub de luxe. Finsher avait rêvé de mettre en scène Chapeau melon et bottes de cuir en en faisant une gigantesque pub pour Chanel , version noire. Bay a repris l'idée au bond : Bad Boys 2 n'est qu'un énorme spot , entièrement dédié à des tas de produits (voitures, vêtements, piscine....).

 

Bad Boys 2 offre certes un spectacle total et décomplexé (le classement R aux USA n'est pas un fruit du marketing), mais participe surtout à une tentative de réhabilitation adulte du cinéma d'action . Adieu donc les films inoffensifs. Cependant, il est clair que Bay a posé ici un jalon ultime, un mètre étalon qu'il sera difficile à dépasser. Car qui osera aller plus loin que lui ? La marque des grands auteurs est de posséder à la fois un style mais aussi une orientation. En seulement 8 ans et 5 films, Michael Bay a réussi à imposer son cinéma, fait de folie, de frime et de prouesses techniques. Son délirant discours et sa grammaire cinématographique en font un cas à part dans le paysage actuel. Il peut irriter mais ne laissera personne indifférent.

 

Bad Boys 2 est donc son chef d'oeuvre, pour moi le meilleur film de l'année en attendant Le retour du Roi.

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