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Les 4 Fantastiques et le surfer d'Argent

Publié le par David Martin

Ok, le premier film n'était pas  génial génial et prenait trop de liberté avec le comics (Jane Storm en ménage avec Fatalis !! Comment Marvel a osé passé cela ??) . Mais après tout, il en faut pout tous.

Cela dit, à SOI, on est toujours prêt à pardonner . Je vous offre un extrait et la bande annonce. Pour la suite, rendez vous en août.

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Le labyrinthe de Pan (1ere partie)

Publié le par David Martin

labpan-tmp-3.jpgLe dernier film en date de Guillermo del Toro (Blade II, Hellboy, L'échine du diable, Mimic) vient de sortir dans une superbe édition 5 disques  (3 DVD + 1 DVD HD + le CD de  la BOF) et  un livret de 64 pages, le tout dans un superbe fourreau.

Ecrin idéal pour la première chronique DVD de SOI - le Blog !!

Voici donc la première partie qui va s'intéresser au film lui même. Les chroniques des autres disques suivront la semaine prochaine.

Le film raconte deux histoires en parallèle : la première suit le quotidien de Vidal, un capitaine de l'armée de Franco , en Espagne, après la guerre civile. Celui ci traque sans relache les derniers Républicains qui se cachent dans les montagnes.

La deuxième suit Ofélia,  la fille adoptive de ce dernier qui va découvrir qu'elle est en fait la princesse d'un monde souterrain et qui, avec l'aide d'un faune , va devoir affronter de redoutables épreuves , pour revenir dans ce monde. Mais est-ce un rêve ou une réalité ?

On le voit, Guillermo del Toro n'a pas choisi la facilité pour un projet qu'il chérit depuis 20 ans. Les deux histoires s'entremêlent  plus que ce résumé ne le laisse à penser mais sans vraiment se rejoindre (sauf à la toute fin, et encore). Il plante sa caméra dans une Espagne franquiste en proie à la violence et à la répression tout en faisant évoluer sa jeune héroïne dans de superbes décors du monde souterrain. L'emploi du fantastique, somme toute réduit, permet donc d'opposer le monde des adultes, fait de trahison, de meurtre et de guerre, à celui des enfants, plus axé sur la magie, la féérie et la ruse.

Ophélia va vite découvrir que sa mère, enceinte d'un petit garçon, a fait le pire choix en rejoignant son nouveau mari, Vidal et que ce dernier ne s'intéresse qu'à la survivance de son nom. Commettant les pires atrocités , il ne se soucie pas du bien être de sa femme ou d'Ofélia. Et c'est cette brutalité ainsi que la soumission de sa mère à cet homme qui va propulser l'enfant dans le labyrinthe (du faune, comme le montre le titre original El Laberinto del Fauno).pan-lab-4.jpg

Del Toro a non seulement réalisé mais signé le scénario et fait la photographie du film. De ce fait, l'unité est parfaite. Mais si le film est une réussite majeure et sa sélection à Cannes prouve que , quand il le veut, le festival peut s'ouvrir  à un véritable cinéma, il comporte deux défauts qui en gâchent un peu le visionnage.

Le premier réside en une répartition trop schématique des caractères. Ainsi, Vidal est un odieux franquiste qui torture, assassine, brutalise, méprise... Les Républicains sont montrés comme des gens nobles , courageux, honnêtes. La réalité fut bien plus complexe. Comme tentent de l'expliquer des historiens espagnols nés après la guerre (donc débarassés de toute idéologie), la guerre civile est née du refus des Républicains d'accepter le verdict des urnes du 3 décembre 1933 qui donnèrent la victoire à la droite. Mais surtout, que les atrocités furent une constance des deux côtés. Les chiffres bruts sont les suivants : la guerre a fait 60 000 victimes de repression dans la zone du Frente Popular et 50 000 dans la zone tenue par Franco. C'est après la guerre que la balance s'inverse avec l'execution de 30 000 personnes par les Franquistes. Le film montre l'alliance classique entre l'Eglise et le pouvoir franquiste, alliance réelle et indiscutable. Mais sait-on que les Républicains ont, durant la guerre, massacré plus de 20 000 religieux, prêtres, nonnes...

(Je vous renvoie au dossier La nouvelle Revue d'Histoire de juillet-août 2006 qui reprend tous les nouveaux ajouts de l'historiographie à ce sujet)

Comme dans tout drame humain, la réalité est plus complexe qu'un simple scénario. Guillermo del Toro a cependant l'immense honnêteté de ne pas faire des franquistes des pantins grandiloquents. L'interprétation de Sergio Lopez dans le rôle d'un Vidal bien conscient de sa propre monstruosité montre également un refus du manichéisme.

L'autre soucis du film réside dans son emploi un peu chiche du fantastique. Ne vous attendez pas à un déluge de créatures fantasmagoriques, Del Toro étant resté finalement sobre sur ce point. Mais au final, le fantastique est loin d'être la majorité du métrage. Le réalisateur semble être plus intéressé par l'histoire classique de la lutte entre résistants et oppresseurs, histoire d'ailleurs fort bien réalisée, pleine de rebondissement et admirablement bien jouée. Le film est alors dans un réalisme total et les combats évitent les clichés du genre. Les coups de feu sont chétifs, les corps ne volent pas en l'air...

18464516.jpgDe ce fait, on s'éloigne parfois un peu trop longtemps d'Ofélia et de son royaume. Une écriture plus parallèle aurait sans doute mieux permis de cerner les enjeux du film et ce n'est que dans son dernier acte que les intrigues se rejoignent vraiment. En fait, et c'est sans doute pour cela que Le Labyrinthe de Pan a tant brillé dans les festivals internationaux , ce fantastique diffus a permis aux critiques de s'encanailler sans plonger dans un pur film de Fantasy.

Ceci est d'ailleurs surprenant quand on voit les délires graphiques d'Hellboy (que je trouve très surestimé) et de Blade II (nettement plus convaincant à mes yeux).

Mais ces deux "défauts" (qui n'en sont pas vraiment, plutôt des points de vue différents du mien) ne sauraient cacher une mise en scène impressionnante. Del Toro se sert , par exemple, du tronc des arbres pour passer d'un plan à un autre. Il multiplie les points de vue sur une même scène (Vidal se rasant) en usant du même procédé (en se servant des poteaux de soutenement de la maison). Sobre et efficace à la fois, le montage laisse au spectateur le temps d'imaginer tout en mettant en pleine lumière de fantastiques créatures comme le faune ou l'ogre (qui a ses yeux dans ses mains).

Les images sont superbes , amplifiées par des décors sompteusement éclairés et magnifiés par de lents mouvements de caméra. On sent que le film est l'aboutissement du travail hollywoodien du réalisateur qui a su apprivoiser, métrage après métrage, son métier de metteur en scène.

Enfin, Guillermo del Toro a su tirer le meilleur de l'interprétation d'Ivana Baquero qui campe une fantastique Ofélia. Tout le film d'ailleurs est une ôde à la féminité. Si les hommes sont des lâches, des brutes ou des ombres, les femmes , quelque soit leur âge, représentent ici le courage, la vaillance mais aussi la maternité, la douceur , la protection. Il est clair que del Toro a choisi son camp.

Au final , malgré les quelques réserves (que certains balaieront d'un revers de main), Le Labyrinthe de Pan est une réussite , un exemple parfait de ce que le fantastique peut apporter au cinéma d'auteur.

(Rappelons que le film a rapporté 81 millions de dollars sur toute la planète pour son interprétation salle dont 37 aux USA , devenant ainsi le 4eme film en VOST du Box Office US. A comparer avec les 2,4 millions de dollars récoltés en France. Qui a dit qu'il n'y avait pas de cinéphiles en Amérique)


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Transformers : la BA

Publié le par David Martin

Comme je vous sais impatient d'être  fin juillet, petit aperçu du futur carton de Michael Bay, Transformers !!

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Die Hard 4 réussit sa semaine France

Publié le par David Martin

John McClane a donc réussi sa sortie obtenant avec 1 011 566 entrées la plus grosse ouverture de la saga. Die Hard 4 va certes subir la concurrence frontale de Harry Potter 5 mais devrait tout de même s’imposer comme un des vrais succès de l’été.

Depuis 12 ans que les fans attendaient ce nouvel opus, il est clair qu’ils n’allaient pas le laisser passer. Au plan mondial Die Hard, Live Free frôle déjà les 200 millions de dollars de recettes.

shepherd.jpgDu coup Robert de Niro , avec son film Raison d’état
( qu’il a réalisé) ne pointe qu’à la 5e place avec 165 113 spectateurs. Le film qui raconte la naissance de la CIA arbore pourtant un casting de stars : Matt Damon, Angelina Jolie, Alec Baldwin, William Hurt et De Niro lui-même. Nul doute que les 2h47 de métrage et le sujet aient rebuté quelque peu le public.

Aux USA,
The Good Shepherd (titre original)   a rapporté 59 millions de dollars.

De Niro avait déjà réalisé par le passé Il était une fois le Bronx où il montrait une forte attirance pour une narration à la Scorcesse. En s'attaquant à la légende de la CIA (et à sa part d'ombre) , il continue à explorer les facettes de l'Amérique qu'Hollywood ne met pas forcément en scène.

Dernière sortie du top 10, Je déteste les enfants des autres (que la critique semble avoir détesté aussi) ne démarre qu’en 7e position avec 140 521 entrées. La comédie était pourtant calibrée pour l’été (des enfants pénibles, des parents débordés, des disputes…) Mais à force de tirer sur le cliché (la bande-annonce est crispante) ,  on ne peut pas marcher à tous les coups. Et puis McClane était trop fort !!

En continuité, les n°3 sont toujours en forme.

Shrek 3 cumule 4 548 736 entrées et descend à la 2e place tout en s’offrant la plus faible baisse du top (-14%)

Ocean’s 13
se consolide avec 1 435 883 spectateurs (4e place) mais perd 50% de spectateurs

Pirates des Caraïbes 3
cherche toujours les 6 millions. Avec 5 470 785 entrées, il sera sans doute plus proche des 5,7.  Ce qui n’est déjà pas mal !!

La deuxième plus faible baisse du top c’est Persépolis qui avec 525 539 entrées peut viser le million sans trop de souci.

Dialogue avec mon jardinier
passe le million (1 041 729 entrées).

Par contre, Roman de gare et Cherche Fiancé tous frais payés confirment leur échec respectif avec 237 454 et 156 320 spectateurs.

L’été est US ou n’est pas.

Cumul 2007

Spider-Man 3     6 290 715    entrées
Pirates des Caraïbes 3     5 470 885    entrées
La Môme       5 108 715    entrées
Taxi 4     4 562 928    entrées
Shrek le troisième     4 548 576    entrées
La nuit au musée      2 251 909    entrées
Ensemble c'est tout    2 218 815    entrées
300    1 661 262    entrées
La vie des Autres    1 453 404    entrées
Le prix à payer     1 337 164    entrées
Blood Diamond    1 263 243    entrées
Ocean's 13    1 435 883    entrées
Rocky Balboa    1 125 236    entrées
Molière    1 101 087    entrées
Ghost Rider    1 033 061    entrées
Les Vacances de Mr Bean    1 033 123    entrées
Zodiac    1 029 981    entrées
La faille    1 004 414    entrées
Die Hard 4    1 011 566    entrées
Dialogue avec mon jardiner    1 041 729    entrées

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Harry Potter 5 : premier jour de folie

Publié le par David Martin

HP5D-2921.jpg
Hallucinant qu'a le BO US de se relancer tous les deux ou trois jours. Après la méga-ouverture de Transformers, c'est au tour d'Harry Potter  et l'ordre du Phénix d'obtenir la plus grosse ouverture de la saga soit 44,2 millions de dollars pour son premier jour d'exploitation mercredi soir (et les avant premières du mardi) !!


C'est 11% de plus que les 39,4 de La coupe de Feu.

Harry Potter 5 s'offre le 5eme premier jour de l'histoire du BO US après les 59,8  M$ de Spider-Man 3 ,  les 55,8 M$ du coffre maudit, les  50  M$ de la revanche des Sith et les  45,1 M$ de X-Men III.

Au niveau mondial, pour son premier jour, le petit sorcier a obtenu  29,2 M$ dont 5,9 M$ en France et 3,9 en Allemagne.

A la fin de ce week end, la révolte des étudiants de Poudlar devrait avoisiner les 150 millions de dollars.

La saga est loin d'être morte !!

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Die Hard 4 (****)

Publié le par David Martin

diehard4.jpgUn génie de l'informatique lance une attaque sans précédent contre les USA. Tout à fait par hasard, John McClane doit aller chercher un jeune hacker pour le présenter au FBI. Comme d'habitude, il va se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment.

La claque !!  Déjà cela fait toujours du bien de retrouver ce bon vieux McClane, toujours embrigadé dans des histoires de plus en plus abracadabrantesques (avis aux amateurs de réalisme, passez votre chemin) . Mais quand en plus, on est face  à un film bien réalisé, bien joué et surtout bien divertissant, que demandez de plus ?

Cela fait 12 ans que McClane n'avait pas refait surface.  12 ans où le cinéma s'est métamorphosé et où il fait figure de dinosaure . 12 ans  où le film d'action pur et dur a quasiment disparu tandis qu'un certain James Bond en piquait toutes les idées. 12 ans où Cameron a laissé sa place et où McTierman s'est fait broyer par Hollywood.

On ne donnait pas cher de la peau de Willis donc. Qui plus est , l'acteur a obtenu entre temps son plus gros succès dans 6eme sens  (mais aussi Armageddon) où il s'est considérablement éloigné de la catégorie de films qui l'a rendu célèbre.

Mais, heureusement, la soif de franchise rentable et la volonté de quelques jeunes loups (Len Wiseman en tête) ont eu raison de la malédiction. Non seulement, Die Hard 4 est une réussite mais, sans surpasser Une journée en Enfer (ce qui est impossible de toutes façons), prouve que l'on peut encore faire des bons vieux films "à l'ancienne" sans jargon technologique, sans matrice, sans  pirates, sans super héros torturés mais juste en balançant un flic bougon et dur à cuire (Die Hard) dans une machine trop bien huilée.

Bien entendu, le propre de ce type de film est bel et bien de balancer des scènes spectaculaires . Ici, pas de soucis : les cascades sont impressionnantes (au hasard, McClane parvient à lancer une voiture de police contre un hélicoptère, une scène réalisée en direct, sans aucune images de synthèse !!) et la sensation de danger souvent présente, même si on se doute que le héros va s'en sortir.

Mention spéciale pour la scène de l'ascenseur : pur moment de folie et de délire scénaristique où l'humour décapant du héros fait merveille.

Pour le reste, le film est en terrain connu. McClane se trouve mêlé par hasard à un vaste complot qui cache un casse high tech !! Pour la 2eme fois  dans la saga, on lui adjoint un sidekick (le sympatique Justin Long) histoire d'attirer tous les publics. Bien évidemment avec ses méthodes bourrines, il va éliminer un à un les bad guys , survivant aux pièges les plus démoniques (le clou étant bien entendu l'avant dernière grosse scène, qui rappelle quelque peu True Lies d'ailleurs) avant de se trouver face à face  pour un duel  "à l'ancienne" avec le méchant en chef. Bref rien de vraiment nouveau mais rien de mauvais non plus.

A l'inverse, on peut apprécier la mise en scène qui n'a rien d'épileptique , le montage étant relativement clair. Les décors, conçus par Patrick Tatopoolos (qui sort pour la première fois de son registre fantastique. ID4, Underworld, Godzilla... c'est lui) , sont très bien exploités et font ressortir à merveille les failles et les atouts de notre société hyper technologique. Le repaire du hacker (joué par Kevin Smith) montre que notre frenchie s'en ait donné à coeur joie.

Malgré quelques trous dans le scénario (je n'ai pas vraiment compris pourquoi les héros allaient dans la centrale électrique) ,  l'histoire reste plus ou moins plausible. Certes, le méchant Thomas Gabriel (un nom  composé de l'apôtre le plus méfiant de Jésus mais aussi de l'ange Gabriel, l'annonciateur ,  ce qui permet quelques hypothèses sur les idées des scénaristes) n'est pas un Grüber mais il en a la ruse, le goût de l'intrigue et les moyens technologiques.

Au final, Die Hard 4 fait honneur au reste de la saga et devrait donc s'imposer comme une  des bonnes surprises de l'été. Et puis, avec la fille de McClane, aussi teigneuse que papa, la relève est assurée.

Yi-pi-kaï, mother fucker !!
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Harry Potter et l'ordre du Phénix

Publié le par David Martin

Ca y est, le 5eme opus du sorcier le plus célèbre de l'histoire est  enfin sur nos écrans. Le livre était génial !! Espérons que le film le sera.


Petit aperçu via la bande annonce.

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Pirates des Caraïbes 3 (****)

Publié le par David Martin

Partis en mer de Chine pour retrouver Jack, nos pirates préférés vont vivre des aventures encore plus spectaculaires mais au bout du monde, chacun devra en payer le prix.

L'avis : Exemple rare d'une franchise qui n'a fait que progresser, Jusqu'au bout du monde est la preuve vivante que l'on peut conclure de manière brillante un film sans tomber dans la démagogie (attention , le happy end n'est pas vraiment de mise) et surtout renouveler totalement un genre. Gore Verbinski et Jerry Bruckheimer ont totalement réussi leur pari .

Spectaculaire, drôle, poétique, sensuel, bourré d'action, fouillé, inventif , respectant ses personnages et surtout, surtout ne prenant jamais le spectateur pour un gogo, Pirates des Caraïbes 3 est bien au delà du simple film d'aventures . C'est tout simplement une nouvelle référence du cinéma de divertissement.

En fait, si cette conclusion s'avère réussie et supérieure à la première séquelle, c'est parce que d'une part elle répond aux questions posées et que d'autre part, elle entraîne l'histoire dans une nouvelle direction. On aurait pu croire à encore plus de Kraken , plus de Davy Jones et on se retrouve avec de nouveaux terrains d'action (l'extrême orient, l'outre-monde) , de nouveaux personnages (une galerie de pirates absolument délirante) et un onirisme absent du 2eme volet.

Spectaculaire !! Le film offre une bataille finale de toute beauté, impressionnante où le Black Pearl et le Hollandais volant se font face autour d'un gigantesque maelström . Le combat fait rage, la tempête redouble, les corps volent mais c'est le moment où Verbinski s'offre la séquence la plus romantique du film !! Un tour de force qui prouve qu'il ne perd jamais de vu que , sans personnage, et malgré tous les effets visuels, un film n'est rien d'autre qu'une coquille vide.

Drôle !!
Surprise, ce n'est pas que Depp qui se taille la part du lion, même si ses scènes dans l'antre de Davy Jones sont là pour témoigner du potentiel comique exceptionnel de l'acteur et du personnage. Elisabeth s'offre aussi quelques scènes hilarantes, notamment au début quand elle doit se défaire de ses armes. Les deux pirates duettistes , le duo de gardes anglais (dont le destin rappelle celui de Trotter dans l'île aux pirates , les deux sbires finissant pas changer de camp) et même Barbossa participent également de cette bonne humeur. Là aussi, les gags ne sont pas vulgaires et permettent aux spectateurs de souffler entre deux méga-scènes.

Poétique !! Franchement, on ne s'attendait pas à de telles scènes : le black Pearl navigant dans des eaux encombrés de barques sur lesquelles flottent les gens décédés en mer et qui vaut à Elisabeth une scène déchirante, la vision de l'antre de Davy Jones où Sparrow sombre dans la folie, le fameux bout du monde,  la façon dont les héros reviennent à la réalité, la mort de Lord Beckett (une scène incroyable)... Pas de doute, nous sommes en présence d'un film majeur et non pas d'une simple séquelle.

Sensuel !! toujours cet érotisme léger et ce parti pris de filmer de beaux acteurs. On sait que Bruckheimer aime que ses réalisateurs soignent l'esthétique de leur film. Cela se vérifie ici. Orlando Bloom fait vraiment penser à Erol Flyn et Keira Knightley fera craquer tous les spectateurs mâles. Même la galerie de tronches incroyables des pirates (les chinois sur lesquels poussent des champignons!!) fait l'objet d'une grande recherche graphique.

Bourré d'action !! C'est simple, cela n'arrête quasiment pas. Bataille à l'épée, bataille navale, chute de navire, explosions en tout genre... La séquelle respecte les codes du genre et le spectateur le plus blasé en aura pour son argent.

Fouillé !! Difficile parfois de savoir qui trahit qui et qui est avec qui. Les intrigues s'emmêlent, les alliances se font et se défont, les personnages se jouent les uns des autres et chacun a quelque chose à cacher. Pour une fois, on ne devine pas à l'avance un scénario qui aurait pu être cousu de fil blanc.

Inventif !! Décor, personnages, accessoires, trucages, maquettes  , bateaux, paysages... Rien n'est laissé au hasard. Le travail visuel est absolument énorme et je ne vois que la récente trilogie Star Wars pour être allée aussi loin dans la création d'un univers aussi complet. Là aussi, on sent l'amour des créateurs pour leur travail, leur désir de mettre en place quelque chose de beau, dont ils peuvent être fier. Pari réussi : ils peuvent être très fiers !!pc3-r4-5-pubstills-0210EF5.jpg

Respectant ses personnages !! On ne tombe pas dans la facilité et surtout on évite le manichéisme. Davy Jones a ses raisons de faire ce qu'il fait, Calypso cache ses secrets les plus noirs, Barbossa (admirable Jeffrey Rush) démontre la noblesse d'esprit qu'il avait perdu dans le premier film à cause de sa malédiction. Quand au trio principal , si les scénaristes leur ont concocté quelques surprises, ce n'est jamais à leur détriment. Pirates des Caraïbes 3 respecte ses personnages.

Enfin, le film ne prend pas le spectateur pour un gogo : il répond à ses attentes mais lui offre un spectacle de haute volée, intelligent, drôle.... Une conclusion qui donne envie de signer derechef pour une nouvelle trilogie.

Il est clair que Bruckeimer et Verbinski viennent d'offrir au monde entier un chef d'oeuvre du cinéma pop corn mais qu'au delà du divertissement, ils nous ont donné un chef d'oeuvre tout court.


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Le triomphe de Michael Bay

Publié le par David Martin

transformers-finalposter.jpgMichael Bay triomphe  , après l'échec de The Island en 2005, en explosant le week end et en engrangeant 152,5 millions depuis lundi soir dernier à Transformers, son nouveau film !!

Un pari risqué mais au final ultra attendu

Lundi soir, avec 8,5 millions en caisse, Bay et Spielberg pouvaient souffler !! Certes le film n'avait pas atteint les 14,5 millions du Coffre Maudit mais dépassait les avant premières de Matrix Reloaded ou T3 !!

Avant d'attaquer le week end, Transformers avait déjà atteint 84,5 millions. Le jour férié de l'Independance Day avait servi de tremplin à ce film  forcément patriotique, Bay oblige.

Avec 67,5 millions de plus sur ces trois jours, le film s'est d'ores et déjà remboursé (150 millions de budget) et va donc permettre à Bay d'obtenir son plus gros hit depuis Pearl Harbor en 2001 et dépasser sans aucun soucis les 250 millions de dollars. Et pourquoi pas les 300 si le 5eme opus d'Harry Potter lui en laisse le temps ?

Michael Bay , cinéaste de la démesure nous a habitué depuis 12 ans et Bad Boys a se lancer dans des défis délirants. Digne héritier de Cameron, il a d'ailleurs su profiter pour lancer à la face du monde de purs produits de divertissements, réalisés de main de maître et étalant un look sexy et rutilant. Bref, le cinéaste parfait pour celui qui aime l'écran large.

Transformers ne déroge pas à la règle : des robots géants capables de se transformer en objets usuels viennent s'affronter sur notre planète. La bande annonce est ultra spectaculaire et il est clair qu'on va se prendre une claque à la fin du mois. Mais une partie de la planète a déjà la chance de connaître le film !! Avec 246,1 millions en tout dans le monde entier, le BO a son nouvel héros.

En tête de la distribution, le futur ex-inconnu Shia Labeouf (déjà vu dans Disturbia et présent dans la distribution de Indy IV !! Une future star, quoi), Tyres Gibson , Jon Voight et Megan Fox. Avec un tel casting, nul doute que le budget a surtout été dépensé chez ILM et Digital Domain (que possède Bay désormais) .

Le film est sorti dans 4 011 cinémas et a obtenu une moyenne par salle de 16 954 $. Bay ne connaît décidément pas la démesure.transformers06-spotlight.jpg


Robin Williams subit la loi des Robots

Avec 17,8 millions et une 4eme place License To Wed n'a pas réussi sa sortie. Et pourtant, le film est sur les écrans depuis mercredi dernier. Robin Williams a désormais plus de mal à s'imposer au BO et son dernier succès , La nuit au Musée, doit plus ses entrées à son sujet, à Ben Stiller qu'au comique. Dans ce film, Williams joue le rôle d'un prêtre qui fait passer des tests aux candidats au mariage. Pour la Warner , c'est une déception d'autant que les critiques ont été les pires dans la carrière de Robin Williams.

En continuité...

Il ne sera resté numéro 1 que 3 jours mais Ratatouille est d'ores et déjà assuré de connaître le succès. Certes, il ne montera pas aussi haut que Shrek 3 mais le rat gourmet de chez Pixar a engrangé 109,5 millions, soit 6% de moins seulement que Cars.

Malgré la concurrence de Transformers, Die Hard 4 a continué son chemin. Bruce Willis , comme en 95, relance sa carrière et avec 84,5 millions en poche est assuré de voir cette nouvelle séquelle aller dans les 130-140 millions de dollars. Comme quoi, une bonne franchise, y a que cela de vrai.

A l'inverse, Evan Tout Puissant ne s'en sort pas vraiment. Si le film avait coûté le prix du premier (environ 90 millions de dollars), le problème serait quasiment réglé puisque 78,1 millions sont déjà dans les caisses. Mais voilà, la séquelle sans Jim Carrey a coûté le double.

1408 suit avec un total de 53,8 millions . Stephen King peut d'ores et déjà se commander une nouvelle paire de lunettes. Knocked Up est un franc succès aussi : 132 millions soit 21% de plus que 40 ans toujours puceau !!

Les fantastiques subissent la plus forte baisse du top : 55%. Avec 123,7 millions, le Surfer d'Argent est à 9% en dessous du premier opus.

Michael Moore ne peut gagner à tous les coups. Sicko ne fonctionne pas vraiment , malgré l'injection de 251 cinémas de plus. 11,5 millions en caisse : la médecine américaine n'interesse pas vraiment le cinéphile US.

Enfin, Ocean's 13 clôt le top avec 109,1 millions. Pas trop mal finalement pour une séquelle qui n'est pas vraiment appréciée par grand monde.

En dehors du top 100, notons les 301,7 millions de Pirates des Caraïbes 3 (925 au niveau mondial !!)

Mercredi, c'est Harry Potter et l'ordre du Phénix qui va prendre le relais de Transformers. Reste à voir dans quels eaux va se situer ce 5eme opus.



cumul.jpg

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