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Demon Slayer : le train de l'infini (****)

Publié le par Dave

Demon Slayer : le train de l'infini (****)

Le pitch : Kamada Tanjiro, toujours à la recherche d'un remède qui pourra sauver sa soeur de sa condition de démon, et ses acolytes décident de prêter main forte au  pilier de la flamme Kyojuro Rengoku qui a pris place à bord d'un train où 40 personnes ont été massacrés par les démons.

 

Vous n'avez rien compris au pitch ? C'est normal si vous ne connaissez pas le manga Demon Slayer. Mais sachez que même si vous n'avez jamais ouvert un seul tome de cette saga, publiée en France depuis septembre 2019, vous serez rapidement happé par le tourbillon de folie de cet animé.

 

Disons le tout de suite, en adaptant l'arc "Le train de l'infini", le scénario ne fait pas dans la dentelle et on pourrait y voir une hallucinante succession de bastons entre les protagonistes et le puissant démon Emmu. Sauf qu'au delà de ces combats magistralement animés, le film propose une analyse profonde des différents caractères des héros, de leur volonté d'aller au bout de leur mission et via les rêves que le démon va leur imposer pour tenter de les briser.

 

En effet, Emmu attaque ses adversaires sur tous les plans de la réalité et en les endormant, il va les confronter à leurs peurs, leur cauchemar et tenter de les déstabiliser. Ces séquences, parfois très dérangeantes (l'une d'entre elles évoque le suicide) constitue de faux répit dans le film. Quand l'un des personnages semble nager dans un océan de féliciter, que la musique se fait plus douce, Emmu l'incite en fait à renoncer à la vie. 

 

L'essentiel du métrage se fait sur des combats, qu'ils soient physiques ou psychiques, qu'ils se passent dans le train, sur le toit du train ou près du train accidentés, chaque combat est chorégraphiés de main de maitre. Et si on peut regretter le volume assourdissant de la musique qui souligne un peu trop fortement la moindre action, les amateurs du manga seront aux anges de voir les belles pages prendre vie en couleur. Il est évident, cependant, que si vous êtes réfractaires à cette forme d'animation, où les personnages n'hésitent à sur-ligner leurs émotions, Le train de l'infini n'est pas fait pour vous.

 

Ce que j'ai le plus apprécié dans cet animé, c'est surtout le fait qu'il s'insère parfaitement dans la trame du manga et qui lui donne une tout autre dimension. Je précise que je n'ai pas vu la série animée, mais que j'ai lui les volumes parus en France. Mais j'ai retrouvé dans Le train de l'infini, ce qui fait le sel de l'histoire : des combats épiques, des héros en proie à leurs doutes mais se savant oeuvrer pour le bien, ainsi que ce sens du sacrifice propre à la série.

 

En conclusion, Le train de l'infini mérite bien son triomphe ! Au Japon, il a été vu par plus de 28 millions de personnes, battant donc le "vieux" record de Chihiro. En France, avec plus de 500 000 tickets vendus au moment où j'écris ces lignes, le succès est également au rendez-vous. Et les applaudissements du public à la fin de la séance, chose que je n'avais plus entendu depuis Avatar montre que, outre la joie de revenir dans un cinéma, Demon Slayer est clairement le manga le plus apprécié en France actuellement.

 

Une telle réussite ne peut que faire regretter le fait que peu d'animés sortent chez nous sur grand écran, excepté les Ghibli et quelques Ovnis comme Your Name ou Le garçon et la bête. Pensons à tous ces films que nos amis japonais peuvent voir au cinéma, comme, au hasard, une fois par an, une aventure de détective Conan.

 

Mais ne boudons pas notre plaisir. Le train de l'infini est un superbe animé , un vrai film de cinéma qu'il serait vraiment dommage de découvrir sur un petit écran. Et rien que pour cela, je suis bien content de l'avoir choisi comme "premier" film post réouverture !!

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The Conjuring 3 prend le relais de Sans un bruit 2

Publié le par Dave

The Conjuring 3 prend le relais de Sans un bruit 2

Petit à petit, les grosses sorties prévues en 2020 arrivent sur les écrans américains. Après le très gros démarrage la semaine dernière de Sans un bruit 2, le cinéma US a continué de frissonner avec The Conjuring : The devil made me do it, 3e enquête des époux Warren.

 

Avec une ouverture à 24 millions, ce nouvel opus fait cependant 2 fois moins bien que les épisodes 1 et 2 qui avaient chacun démarré à 40 millions. Mais il ne faut pas oublier que les salles ne peuvent pas être totalement remplies. Et puis, la concurrence de Sans un bruit 2, qui passe à la 2e place avec un week end à 19,5 millions, ce qui porte son cumul à 88,6 a également joué. 

 

On risque d'ailleurs d'assister à d'autres empoignades de ce genre. Il y a tellement de films qui doivent sortir que, forcément, certains vont se cannibaliser les uns les autres. 

 

Dans ce 3e opus , les époux Warren enquête sur un meurtre qui semble lié à un cas de possession, d'où le titre. Le film sera visible chez nous d'ici mercredi qui vient.

 

J'ai déjà parlé de Sans un bruit 2. Ajoutons y que dans les territoires où il est sorti, le film post apocalyptique a déjà rapporté 50 millions supplémentaires. En France, cela sera le 16 juin que nous pourrons voir si cette séquelle est aussi réussie que la première.

 

Cruella baisse de 47% pour un total de 43,6 millions. La préquelle des 101 dalmatiens a rapporté la même somme hors USA. Cruella sort chez nous le 23 juin.

 

Une nouveauté à la 4e place, Spirit untamed, un film d'animation Universal se déroulant en Amérique du nord et où une petite fille va tenter de sauver de la captivité un mustang sauvage. Avec 6,2 millions dans 3211 cinémas, on est loin d'un démarrage en trombe.

 

Toujours dans l'animation, notons les 53,5 millions de Raya et le dernier dragon (5e) et les 47,6 de Demon Slayer (9e). Le manga dépasse les 450 millions mondiaux.

 

Wrath of a man et Spiral sont suivent avec respectivement 24,6 et 21,7 millions.

 

Mais la sensation de ce week end, c'est à nouveau Godzilla Vs Kong qui s'approche à passer la barre de 100 millions, ce qui sera une première depuis février 2020 !! Pour le moment, le combat des deux titans en est à 99,1 millions.

 

Enfin, Dream Horse ferme la marche avec un total de 2,2 millions.

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Une deuxième semaine France en baisse.

Publié le par Dave

Une deuxième semaine France en baisse.

Après une première semaine où la réouverture des cinémas avait vu 2,2 millions de personnes se rendre dans les salles, la 2e a montré qu'en l'absence de gros films, il était compliqué de fidéliser le public. Avec un nombre d'entrées divisée par deux et la première nouveauté, Father , qui démarre 3e avec 153 927 spectateurs, on peut dire que le score de la semaine passée était dû à l'envie de retourner au cinéma pour voir un film, n'importe lequel même.

 

Adieu les cons reste donc premier avec 1 439 419 entrées. Pour mémoire, il était déjà en tête avant la fermeture de novembre dernier. Albert Dupontel résiste donc bien et voit son film multi-césarisé continuer la carrière qui lui était promise à l'automne. La baisse de 60% n'est cependant pas très réjouissante.

 

Demon Slayer reste également 2e avec un total de 518 930 fans d'animé et de baston à grande échelle. On aurait pû penser que, vu le succès du manga en France, le score serait plus important encore. Là aussi, une  baisse de 52% !

 

4e Tom & Jerry plonge de 65% pour un cumul de 337 190 amateurs du duo. Le couvre feu qui stoppe l'exploitation des films à 21H00 empêche les soirées de week end, moment où l'on va en famille voir un dessin animé. Et cela est confirmé par le démarrage très moyen de Les bouches-trous, autre dessin animé qui , en 5e position, n'a attiré que 71 419 personnes.

 

En continuité, Envole moi et Les mandibules baissent également de plus de 60% pour des scores respectifs de 213 078 et 181 048 entrées.

 

Idem pour ADN (-58%) qui voit 224 465 personnes depuis sa sortie.

 

Mais l'échec de cette semaine , c'est bien Promising Young Woman qui, malgré sa réputation et les prix glanés , n'est que 9e avec seulement 43 320 spectateurs. On aurait pu penser le voir beaucoup plus haut.

 

Enfin, Drunk, autre film dont l'exploitation avait démarré en 2020 ferme la marche avec 371 880 entrées.

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Sans un bruit 2 et Cruella mènent la danse.

Publié le par Dave

Sans un bruit 2 et Cruella mènent la danse.

Voici donc les résultats définitifs de ce week end US. Sans un bruit 2 ouvre avec un peu plus que prévu à savoir 48,3 millions dans 3726 cinémas. La séquelle a donc parfaitement réussi son lancement et convaincu le public de revenir voir la famille Abbott affronter les créatures mystérieuses qui ont mis à terre l'humanité.  Avec les previews , le score monte donc à 58 millions et on peut y ajouter 21 millions dans le reste du monde. 

 

Notez que c'est la première fois depuis le début de la pandémie qu'un film autre que de la Warner démarre au dessus de 20 millions, Sans un bruit 2 étant produit par la Paramount.

 

Disposant d'une centaine de salles supplémentaires, Cruella, qui se présente comme une préquelle live au célèbre dessin animé de Disney, fait un score moins flatteur avec 21,3 millions. Cependant, le film est disponible en même temps sur Disney +, ce qui peut expliquer ce moindre  résultat. Emma Stone est la vedette du film qui sortira en France le 20 juin. J'avoue être moyennement intéressé.

 

En continuité, Spiral et Wrath of Man tutoient les 20 millions , avec 19,7 pour le nouvel épisode de la saga Saw et 22,1 pour le thriller avec Jason Statham.

 

En 5e position, Raya et le dernier dragon passe la barre de 50, suivis par les 98,1 de Godzilla Vs Kong. Au niveau mondial, c'est 435,1 millions qui sont entrés dans les caisses de la Warner.

 

Autre succès mondial, le très bon Démon Slayer : le train de l'infini (la chronique arrive bientôt) est 7e avec 45,9 millions. Et 401 de plus hors USA, le Japon restant le plus gros marché avec 367 millions. Logique quand on sait que le manga fait un véritable carton au pays du soleil levant.

 

 

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Vers un gros démarrage de Sans un bruit 2 !

Publié le par Dave

Vers un gros démarrage de Sans un bruit 2 !

Après quelques semaines où le Box Office US avait retrouvé une certaine alcamie, le voici à nouveau en pleine folie avec la sortie de Sans un bruit 2, premier blockbusters de cet été et surtout l'un des premiers films repoussés l'an dernier qui arrivent enfin sur les écrans.

Avec un premier week end estimé à 47 millions , la suite de cette aventure apocalyptique où la Terre est dominée par des créatures aveugles mais ultra sensible au bruit a évidemment bénéficié du très bon buzz du premier opus, qui l'avait amené à 340 millions de dollars de recette. John Krasinki est toujours derrière la caméra, son épouse Emilie Blunt devant et les monstres semblent avoir plus d'un tour dans leur sac, d'autant plus que la famille Abbott va devoir quitter son "cocon" pour se confronter au reste du monde.

 

Ce qui est certain, c'est que le public US a vraiment soif de nouveautés spectaculaires et que , même si ce démarrage est inférieur à celui du premier film (50 millions il y a 3 ans), c'est aussi parce que les salles ne fonctionnent encore pas à plein.

 

Une semaine après le carton énorme de Fast & Furious 9 en Chine (163 millions en quelques jours), les signaux se mettent tous au vert !

 

Cet article sera mis à jour ce soir quand j'aurais tous les résultats.

 

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J-1 pour la réouverture des cinéma !

Publié le par Dave

J-1 pour la réouverture des cinéma !

Enfin ! Après quasiment 7 mois, les cinémas vont rouvrir demain et c'est une bonne nouvelle car cela veut dire un pas vers un retour à la normalité.

Même si, pour le moment, il faudra porter un masque durant la séance, ne pas manger et respecter des jauges, on ne pas se plaindre de cette réouverture. 

 

Concernant le pass sanitaire, à l'heure où j'écris ces lignes, je ne sais pas s'il faudra montrer un test négatif ou un certificat de vaccination pour accéder aux salles. Au risque de passer pour un extrémiste, je pense qu'être vacciné (c'est mon cas) est tout de même un plus et pourrait être demandé afin d'éviter toute reprise forte de l'épidémie (il y a encore des morts tous les jours) au moins pour voyager à l'étranger.

 

Pour aller au cinéma ou au restaurant, c'est sans doute exagéré.

 

Maintenant, quid de l'offre cinéma. Hé bien, force de constater que ce n'est pas encore cela. Je note Tom et Jerry pour les enfants, Démon Slayer pour les fans de mangas (j'en fait partie) et le thriller venant d'Inde Radhe qui  peut être intéressant.

 

Dommage que la Warner ne sorte pas Godzilla vs Kong, que Disney ne sorte pas non plus le prochain Pixar; Louca.

 

On va donc se contenter de films moins "importants" pendant encore quelques semaines en espérant que l'été nous apportera Black Widow , Fast & Furious 9 et autres..

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Spirale prend d'assaut le BO US

Publié le par Dave

Spirale prend d'assaut le BO US

Tout d'abord, mille excuse pour ne pas avoir fourni le BO US la semaine dernière. Pris par un travail démentiel à l'école, je n'ai pas eu le temps de faire l'article et quand j'ai récupéré un moment de calme , il était un peu trop tard.

 

La nouveauté de ce week end est un nouveau chapitre de la saga Saw, avec Spiral qui prend la première place avec 8,7 millions de dollars de recette dans 2811 cinémas américains. On est bien loin des démarrages des films "classiques" de la série , mais on est évidemment dans une situation bien différente. Par exemple, le tout premier Saw avait ouvert à 18 millions en 2004 pour finir à 56 millions. Hé oui, autres temps, autres chiffres.

 

La 2e nouveauté, Those Who wish Me dead (littéralement, Ceux qui souhaitent me voir mort) démarre à la 3e place avec 2,8 millions dans 3188 cinémas. Un échec pour la Warner malgré la présence de Angelina Jolie et Nicholas Hoult (Cyclope dans X-Men ou JRR Tolkien dans le biopic éponyme) : ce thriller violent n'a pas convaincu le public.

 

Wrath of a Man, avec Jason Statham , passe donc 2e avec un total de 14 millions. Mais le film a rapporté 41,4 en dehors des USA. Pas trop mal donc.

 

Demon Slayer passe la barre de 40 millions (41) aux USA. Mais dans le reste du monde, le film frôle les 400 millions supplémentaires, notamment au Japon où le film est un véritable carton !

 

Raya et le dernier dragon suit avec 46,1 millions. Rappelons que le film sera visible sur Disney +.

 

Godzilla vs Kong sort du top 5 avec 95 millions. La barre de 100 est donc toujours possible. Au niveau mondial, l'affrontement entre les deux géants en est à 427,1 millions.

 

Enfin, Mortal Combat est 7e avec 39,9 millions.

Tout d'abord, mille excuse pour ne pas avoir fourni le BO US la semaine dernière. Pris par un travail démentiel à l'école, je n'ai pas eu le temps de faire l'article et quand j'ai récupéré un moment de calme , il était un peu trop tard.

 

La nouveauté de ce week end est un nouveau chapitre de la saga Saw, avec Spiral qui prend la première place avec 8,7 millions de dollars de recette dans 2811 cinémas américains. On est bien loin des démarrages des films "classiques" de la série , mais on est évidemment dans une situation bien différente. Par exemple, le tout premier Saw avait ouvert à 18 millions en 2004 pour finir à 56 millions. Hé oui, autres temps, autres chiffres.

 

La 2e nouveauté, Those Who wish Me dead (littéralement, Ceux qui souhaitent me voir mort) démarre à la 3e place avec 2,8 millions dans 3188 cinémas. Un échec pour la Warner malgré la présence de Angelina Jolie et Nicholas Hoult (Cyclope dans X-Men ou JRR Tolkien dans le biopic éponyme) : ce thriller violent n'a pas convaincu le public.

 

Wrath of a Man, avec Jason Statham , passe donc 2e avec un total de 14 millions. Mais le film a rapporté 41,4 en dehors des USA. Pas trop mal donc.

 

Demon Slayer passe la barre de 40 millions (41) aux USA. Mais dans le reste du monde, le film frôle les 400 millions supplémentaires, notamment au Japon où le film est un véritable carton !

 

Raya et le dernier dragon suit avec 46,1 millions. Rappelons que le film sera visible sur Disney +.

 

Godzilla vs Kong sort du top 5 avec 95 millions. La barre de 100 est donc toujours possible. Au niveau mondial, l'affrontement entre les deux géants en est à 427,1 millions.

 

Enfin, Mortal Combat est 7e avec 39,9 millions.

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Chasse à l'homme - 1993 (****)

Publié le par Dave

Chasse à l'homme - 1993 (****)

Le pitch : A la Nouvelle Orléans, de riches personnages à la recherche de sensations fortes s'adonnent à traquer des SDF dans des chasses organisées par un certain Emil Fouchon.

 

Premier film américain de John Woo, Chasse à l'homme a récemment été réédité en Blu-Ray. L'occasion idéale de vous parler de ce film quelque peu mal aimé du grand réalisateur de Hong Kong, surtout qu'il est présenté ici dans sa version longue et non censurée.

 

Conçu comme un véhicule pour Jean Claude Vandamme, Chasse à l'homme (Hard Target en VO) reste, 28 ans après sa sortie, un bon film de la star belge. Car si Woo a clairement été bridé (sans jeu de mots) dans sa mise en scène - Rappelons que son dernier film à HK fut A toute épreuve, chef d'oeuvre absolu du film d'action - et qu'il doit mettre en avant son acteur, il le fait sans trop laisser sa patte dans la jungle des studios US.

 

Alors, bien évidemment, le scénario n'est pas franchement fou fou et les dialogues sonnent parfois très clichés. Mais qu'importe car le propos n'est pas là. Woo et Vandamme proposent un métrage qui file à 100 à l'heure, truffé de scènes d'action bien frappadingue - ah Vandamme en équilibre sur une moto ou Vandamme massacrant du vilain dans un entrepôt de personnages de carnaval en papier mâché - et qui ne lésine pas sur l'hémoglobine, les morts brutales et le cynisme des méchants.

 

En divisant le film en deux parties et en inversant les rôles dans la 2e partie, Vandamme devenant le chasseur , Woo permet de découvrir les différents personnages, notamment le duo qui organise les chasses, et de construire une relation plutôt intéressante entre le héros et la jeune femme à la recherche de son frère avant de basculer dans le tout action sans complexe.

 

Usant de ralentis, de gros plans sur les visages , de colombes et de tous ses "tics" de mise en scène, Woo ne fera pas changer d'avis ses détracteurs, mais , même si ce film est aseptisé par rapport à sa période de Hong Kong, il est faux de dire qu'on lui a totalement rogné les ailes. Bien sûr, tout comme Broken Arrow qui ne sera pas non plus un Woo pur jus - pour cela, il faudra attendre Volte Face - , Chasse à l'homme est clairement une gamme, un exercice d'entrainement, un gage donné au studio avant de partir vers le cinéma plus ambitieux qu'il aime. En fait, il lui fallait clairement passer par là, les studios US n'étant pas si accueillants pour les réalisateurs étrangers. Que cela soit Veroheven, Weir ou un franchie comme Louis Letterier, il faut toujours faire ses preuves avant de revenir à un cinéma plus personnel.

 

En s'alliant avec Jean Claude Vandamme, John Woo s'est ipso facto compliqué la tâche car on sait la star plutôt capricieuse. Comme il sait bien filmer  les arts martiaux également, il permet à Chasse à l'homme d'aligner pas mal de scènes de combats à "pieds" nus. On sent là des concessions à JCVD, mais vu que c'est superbement filmé, ça passe. Et puis, personnellement, je trouve que Vandamme s'en sort plutôt bien , même en VF,  Bien sur, les petites pointes d'humour rappellent qu'on est bien dans les années 80, quand les acteurs d'action cherchaient à sortir du cliché machiste et les phrases de Chance font mouche le plus souvent.

 

Le plus intéressant dans Chasse à l'homme réside , comme souvent, dans son duo de méchants. Lance Henriksen et Arnold Vosloo (qui avait encore quelques cheveux) composent une belle paire de salopards, cyniques et violents, n'hésitant à commettre leurs crimes au grand jour et nettoyant tout derrière eux. Ce sont eux qui portent finalement l'histoire et la font avancer, eux qui organisent les chasses, eux qui matent les "récalcitrants" et eux qui, au final, seront confrontés tour à tour à Chance Goudrau ! Il est intéressant de voir que, très calme tant que les choses se déroulent comme prévues, Henriksen va se transformer en une véritable boule  de haine quand elles vont déraper, ce qui va l'amener à commettre l'erreur de sous-estimer le gibier.

 

Enfin, notons que le seul personnage féminin du film, incarnée par Yancy Butler - je passe sur la policière qui se fait rapidement dézinguée par le gang de Fouchon - va mettre également la main à la pâte et n'est pas la potiche que l'on pouvait craindre au début du film, quand elle recherche son frère et que Vandamme la sauve d'une poignée de voyous. Natasha aura même son heure de gloire quand elle abattra l'un des membres du gang d'une bonne trentaine de balles dans le buffet.

 

La dernière partie du film ne s'embarrasse plus de scénario, Vandamme éliminant les malfrats un par un, dans un déluge de plomb et de feu. On retrouve là, toute proportion gardée, la scène finale dans l'hôpital de A toute épreuve où des chargeurs inépuisables truffaient des corps uniquement destinés à tressauter sur les balles. L'impact du son est également un facteur essentiel de ces scènes, décuplant cette sensation de violence.

 

Série B à défaut d'être un grand film, Chasse à l'homme fut donc le parfait véhicule pour Woo aux USA. La version longue donne un aspect plus "classique" à ce que le maestro tournait à Hong Kong et redonne pas mal de lustre à un métrage qui mérite vraiment d'être redécouvert. Ca tombe bien : cette édition Blu-ray est superbe, l'image est très belle, que l'on soit dans les rues de la Nouvelle Orléans ou dans le bayou et les suppléments permettent de redécouvrir également les coulisses de cette première incursion de John Woo sur la "terre promise" du cinéma.

 

 

 

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Demon Slayer prend la tête aux USA , Séparation démarre timidement à la 4e place

Publié le par Dave

Demon Slayer prend la tête aux USA , Séparation démarre timidement à la 4e place

Petite surprise au Box Office Us avec l'échange de place entre les deux leaders de la semaine dernière, tous deux marqués par de fortes baisses !

Ainsi, Demon Slayer qui a perdu 69% de ses entrées est désormais premier avec un cumul de 34,1 millions (et 428 à l'international, ce qui en fait le film numéro 1 de 2021. Vous aurez peut être remarqué que j'ai - enfin - mis à jour la colonne "International" de ma page d'accueil). Le succès continue donc pour cet animé adapté d'un manga qui cartonne à fond partout dans le monde : success appels success !

 

Du coup,Mortal Kombat chute aussi de 73% (!!) pour un total de 34,1 millions également.  Au niveau mondial, c'est nettement moins puissant avec 66 millions en tout, mais le film est sorti dans très peu de pays. Avec une réouverture de salles prévue le 19 mai chez nous, on aura peut être la chance de le voir sur grand écran. Parce que, même si ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, je suis prêt à voir n'importe quoi dans une salle obscure, même Mon cul sur la commode !!

 

Godzilla Vs Kong passe la barre de 90 millions aux USA et atteint 415 dans le monde ! Un véritable succès obtenu dans une période difficile , le combat de Kaïju ne baissant que de 36% et peut prétendre à passer les 100 millions. 

 

La première nouveauté, Séparation, un thriller horrifique n'a pas vraiment convaincu avec juste 1,8 million de recette dans 1751 cinémas. On est dans la lignée des sorties très mitigées de ces derniers mois.

 

En 5e position, Raya et le dernier dragon atteint 41,5 millions. Le dernier Disney passe tout juste la barre de 100 dans le monde entier, niveau exploitation salle. On ne connait pas les résultats de la VOD.

 

Dans la 2e partie du tableau, Nobody atteint 23,6 millions, The Unholy 13,1 et Tom & Jerry 44,2 (103 dans le monde entier).

 

 

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Wonder Woman 84 (*** 1/2 *)

Publié le par Dave

Wonder Woman 84 (*** 1/2 *)

Le pitch : en 1984, Diana Prince, alias Wonder Woman va devoir affronter deux nouveaux ennemis engendrés par une pierre mystérieuse qui réalise les souhaits.

 

Attention, cette chronique contient quelques spoilers. A ne lire donc que si vous avez vu le film.

 

Fermeture des cinémas oblige, c'est donc en Blu-ray que j'ai découvert la 2e aventure solo de l'amazone la plus puissante de l'univers DC, Wonder Woman 84 ayant été privé de sortie chez nous. Fondamentalement, c'est dommage car la 2e partie du film, spectaculaire à souhait, méritait vraiment une vision sur un très grand écran.

 

Mais, si je résume rapidement ma pensée, cette séquelle est inférieure au premier volet, la faute à un premier acte paresseux et qui prend beaucoup trop de temps à se mettre en place et à deux vilains (enfin, un vilain et une vilaine) manquant singulièrement de charisme.

 

Le film s'ouvre sur une superbe séquence qui voit Diana , enfant, défier les autres amazones dans une succession d'épreuves sportives où elle va apprendre que seule la vérité a de l'importance. Longue de près de 10 minutes, superbement mise en scène, truffée d'effets visuels indétectables , sa vision permet d'espérer qu'on va assister à un grand film.

 

Mais dès que l'action se déplace à Washington en 1984 - sans doute pour qu'aucun autre méta humain comme Batman ou Superman ne soit présent, le point de départ du DCUniverse se situant clairement en 2013 - la magie n'opère plus. La séquence où Diana affronte des cambrioleurs dans un centre commercial est impressionnante et elle permet, mine de rien, de lancer l'histoire - même si on ne le sait pas tout de suit - mais une fois passée, il va falloir attendre un long moment avant que Wonder Woman ne remette son costume.

 

L'erreur du film est typique de pas mal de métrage de super héros, à savoir vouloir absolument imposer deux nouveaux super vilains . Spiderman 3 était tombé dans ce même travers par exemple. De ce fait, on se trouve donc avec deux origins story , dont celle de Black Cheetah trop rapidement amené. La transformation physique et mentale de Barbara Minerva est trop rapide, presque gênante tant elle passe d'un opposé à l'autre. Quand à Max Lord, qui va acquérir la puissance de la pierre de souhait, là aussi, on a bien du mal à comprendre où il veut en venir. Du coup, le premier acte du film est confus, pas vraiment passionnant et le retour opportuniste de Steve Trevor, justifié par une astuce de scénario un peu roublarde, n'a pas l'impact espéré. Au contraire, il donne même une certaine mièvrerie à l'ensemble. C'est bien dommage car Wonder Woman est un personnage très intéressant, tiraillé entre son statut de demi-déesse et sa volonté de vivre comme une femme humaine normale.

 

Pendant une heure, on se prend parfois à regarder sa montre même si, et on ne le comprendra que mieux dans le deuxième acte, cette mise en place est nécessaire. Mais elle aurait mérité une mise en scène plus efficace et plus iconique.

 

Heureusement, à partir du moment où Diana et Steve s'envolent pour l'Egypte - une astuce scénaristique peu crédible d'ailleurs. Comment croire qu'un pilote de la 1917 puisse savoir piloter un jet ? - le film s'emballe et justifie enfin son gros budget. Il aura fallu attendre presque 1H20, mais on a enfin un métrage de super héros où Max Lord donne enfin sa mesure, détruisant l'équilibre du monde par ses caprices et sa volonté de puissance. Les dérèglements mondiaux occasionnés sont prétexte à des scènes apocalyptiques où l'on peut voir que nos sociétés sont vraiment fragiles. Et pour solutionner le problème , Diana va devoir affronter la vérité qu'elle avait apprise durant son enfance : la tricherie ne résout rien et ce qu'elle souhaite , même si elle n'a jamais rien demandé en retour de ses nombreux bienfaits envers l'humanité, ne peut que faire empirer les choses.

 

C'est à ce moment que Barbara achève sa transformation en Cheetah (bien que le nom ne soit jamais prononcé), mais malheureusement, si l'on met de côté un combat très graphique et digne de la BD, ce personnage n'est pas bien exploité, devenant une sorte de garde du corps de Max Lord. C'est vraiment dommage car il y avait matière à faire bien plus avec Cheetah.

 

L'action va donc se décaler sur Max Lord et sa montée en puissance fait froid dans le dos. Utilisant ses pouvoirs divins avec la légèreté d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, il refuse de voir qu'il va détruire l'humanité et que , surtout, la seule personne qui compte vraiment à ses yeux, son fils, n'a cure de ce pouvoir, de cette richesse. Cette deuxième partie voit aussi l'égoïsme des gens dans leur souhait, cette volonté d'en avoir toujours plus sans faire le moindre effort. S'il y a une morale dans WW84, c'est bien celle ci et même Diana aura été très prêt d'y succomber. Et quand elle renonce à l'amour de Trevor, elle retrouve son statut d'amazone et peut imposer la vérité à la planète entière, résolvant donc cette crise mondiale.

 

Entièrement sauvé par son deuxième acte, Wonder Woman 84 est donc un bon élément du puzzle du DCU. L'apparition surprise de Linda Carter à la toute fin du film permet d'atténuer la noirceur de la 2e partie. Mais on ne peut s'empêcher de penser que Patti Jenkins n'a pas réussi à tirer le maximum d'une histoire qui aurait gagné à être plus resserrée, à n'utiliser qu'un seul vilain et que son scénario, co-écrit avec Geoff Johns et David Callaham, se perd un peu trop souvent , avant d'accélérer soudainement. Un déséquilibre qui nuit à la bonne unité de l'histoire. on sent d'ailleurs que Zack Snyder ne supervise plus le DCU, d'où cette impression de partir un peut dans tous les sens, impression déjà perceptible dans Birds of Prey, mais le côté délirant du métrage l'atténuait fortement.

 

Mais, contrairement à certaines critiques lues, WW84 est loin d'être un ratage complet. J'ai même la désagréable impression que certains ont voulu faire payer le succès du premier opus par des arguments machistes pas vraiment de mise. Non, WW84 est un bon film qui aurait pu être meilleur avec une écriture plus serrée et une meilleure gestion de ses personnages. Et puis, Gal Gadot est toujours aussi parfaite dans l'incarnation de Diana Prince. On espère donc un 3e film qui saura prendre en compte les bonnes critiques et offrir, comme pour le premier film, un nouvel écrin digne de l'amazone la plus puissante de l'univers ! 

 

D'un point de vue technique, le Blu-ray est superbe et je ne manquerai pas de vous en décrire les bonus dès que je les aurais regardés. 

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