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Antoinette dans les Cévennes (****)

Publié le par Dave

Antoinette dans les Cévennes (****)

Le pitch : parti retrouver son amant dans les Cévennes, une jeune institutrice va découvrir que marche avec un âne n'est pas si facile.

 

Les "Feel good movies" sont suffisamment rares en France pour ne pas être attiré quand l'un est visible sur nos écrans. Enfin, sur nos écrans, je dois préciser que c'est en Blu-ray que j'ai vu le film , chose rare car je n'achète que très rarement des films sans les avoir vu.

 

Vous savez quoi ? je ne regrette pas cet achat à l'aveugle car Antoinette dans les Cévennes, bien loin d'être une comédie classique, est un vrai bon film qui fait plaisir et qui rend heureux, superbement filmé (les paysages des Cévennes y sont pour beaucoup) et avec un couple surprenant et atypique : une actrice au top - Laure Calamy- et un âne prénommé Patrick.

 

En fait, la grande surprise de ce film vient du fait qu'il ne cherche pas à faire rire bêtement mais aussi et surtout à émouvoir. Antoinette est une belle jeune femme naïve qui se lance tête baissée dans une aventure qu'elle ne maîtrise pas. Et ainsi, elle va en apprendre beaucoup sur elle, faire le tri dans ses choix et dans sa vie, comprendre les faux semblants qui l'empêchaient d'avancer et tout cela avec une drôlerie incomparable.

 

Parce que oui, Laure Calamy est vraiment rigolote, un peu à l'image de Alice Pol (une actrice que j'apprécie beaucoup). Dès la première scène, où elle enfile une robe dans sa classe, elle est drôle mais surtout naturelle. Et cela fait toute la différence. Elle n'a pas besoin de se forcer, elle est sublime et ses mésaventures - parce qu'elle vit quand même de sacrées galères - la rendent encore plus attachantes.

 

Qui dit film de "voyage" , dit belles images. Et là, comme je l'ai dit plus haut, on est gâtés. La caméra Caroline Vigal, aérienne et légère, se  fait vraiment plaisir et offre au spectateur une superbe visite des Cévennes. Et même quand la scène pourrait paraitre anodine (Antoinette qui parle à son âne), elle la cadre de loin pour montrer que ce qui pourrait paraître insignifiant est sublimé par le décor. Oui, le film est beau en plus d'être drôle et touchant. Un vrai film de cinéma , pas un téléfilm !

 

Alors, bien sur, le métrage n'est pas exempt de quelques défauts. Ainsi, une partie des personnages, notamment le groupe qu'elle rencontre dans le premier gite est sous-exploité puisque disparaissant rapidement. Des pistes de l'histoire ne se terminent pas (Antoinette en a-t-elle vraiment fini avec Vladimir ? Et que va penser la fillette de sa maîtresse après les révélations que lui fait sa maman ?) et alors qu'on se demande comment elle va bien se sortir du guêpier dans lequel elle s'est fourrée, le film fait le choix de partir dans une autre direction. Petit sentiment de bâclé donc aux vues de certains aspects du scénario.

 

Mais ce qui fait la force du film, c'est le lien que Antoinette va établir avec son âne. La plus scène du film la voit déjà l'insulter, lui taper dessus avec la trique - et ce qui est horrible, cela fait rire - pour la voir fondre en larmes ensuite en regrettant son attitude, demandant pardon à Patrick comme elle ferait avec un enfant qu'elle aurait grondé trop fort dans son métier. Laure Calamy y est aussi touchante que drôle, une fois de plus, et atteint un sommet que peu d'actrices peuvent prétendre atteindre. A ce moment là du film, Antoinette dans les Cévennes est parfait !

 

Vous l'aurez compris, ce métrage m'a plu. Et il mérite totalement son succès de cet été. Alors, oui, peut être que sans la pandémie qui faisait que l'on n'avait peu de chose à se mettre sous la dent dans une salle obscure, il n'aurait pas fait autant d'entrée. Et encore, je n'en suis pas sûr. Car le public sait toujours reconnaitre un bon film , français ou pas. 

 

Si vous ne l'avez pas vu, faites moi confiance et rattrapez vous : vous ne le regretterez pas.

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Justice League Snyder director's cut : le trailer !!

Publié le par Dave

Justice League Snyder director's cut  : le trailer !!

Enfin ! Après des années, on va enfin pouvoir voir le director's cut de Justice League, la version rêvée par Zack Snyder et que la Warner avait massacré, profitant de la mort de la fille du réalisateur.

 

Certes, pour le moment, ce sera sur HBO Max, mais qu'importe, on aura bien un jour une édition physique ! Et en France, le streaming , ce sera pour le 22 avril, même si, pour le moment, cela reste très flou pour savoir où le film sera visible.

 

Le trailer, que je vous mets ci dessous, fait en tout cas, sacrément envie !!

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100 jours sans cinémas...

Publié le par Dave

100 jours sans cinémas...

Il y a donc 100 jours (101 en fait) que les cinémas sont fermés. 100 jours sans sortie de nouveaux films, 100 jours sans vision dans une salle obscure.

 

Exit donc Wonder Woman 84 en grand ! Adieu The Croods 2 sur écran géant ! Tant pis pour News of the World dans une salle de cinoche ! De toutes façons, de quoi se plaint-on vu que le film sera sur Netflix durant ce mois.

 

Il ne m'appartient pas de juger si la décision est fondée ou pas. Je ne suis ni médecin ni virologue. Par contre, ce que je sais, c'est que quand je suis retourné au cinéma en août et septembre, les gestes barrières étaient respectés, les distances également, j'avais mon masque ainsi que le reste de la salle (très peu remplie à chaque fois d'ailleurs) et je me suis senti plus en sécurité que lorsque je fais mes courses.

 

Si effectivement le couvre feu à 18H00 interdit logiquement le cinéma, pourquoi ne pas ouvrir les séances du matin et de l'après midi ?

 

On sait que le secteur culturel va très très mal et on voudrait le tuer que l'on ne ferait pas autrement. Je ne suis pas dans la théorie du complot, bien au contraire mais j'aimerais que l'on m'explique posément pourquoi les cinémas doivent être fermés.

 

En attendant, je rattrape mon retard niveau Blu-ray - et encore, il n'y a quasiment plus aucune nouveauté - mais il n'y a pas : rien ne vaut une séance en salle.

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Little Things reste en tête.

Publié le par Dave

Little Things reste en tête.

Pas de changements aux USA en ce week end du Superbowl ! Little Things avec Denzel Washington est donc resté en tête, malgré une baisse de 55% et cumule 7,8 millions. Comme depuis des mois désormais, on est incroyablement loin des standards classiques !

 

The Croods 2 squatte la 2e place et avec un total de 46 millions se rapproche tout doucement des 50, ce qui serait une première depuis Tenet.

 

Liam Neeson voit The Marksman frôler les 10 millions (9,1), tandis que Wonder Woman 84 passe (enfin) la barre de 40 millions . Au niveau mondial, la belle amazone cumule 153 millions. 

 

Enfin, Monster Hunter est toujours 5e avec 11,8 millions.

 

La ressortie de ce week end, c'est La communauté de l'anneau. Les aventures de Frodon et ses amis ont engrangé 160 000 $ dans 150 cinémas....

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The Little Things nouveau leader US !

Publié le par Dave

The Little Things nouveau leader US !

Après Tenet et Wonder Woman 84, la Warner continue donc de sortir ses films dans les salles. Certes, The Little Things, le dernier film de Denzel Washington , réalisé par John Lee Hancock (et qui aura en France le titre Une affaire de détail) n'est pas un blockbusters comme les deux films sus-cités, mais au moins, les Américains qui ont la chance d'avoir une salle ouverte près de chez eux pourront le voir sur grand écran.  Rami Malek et Jared Leto accompagne Washington dans cette chasse au serial Killer sur fond de secrets inavoués.

 

Avec un score de 4,8 millions, il a donc facilement pris la tête du box office US, qui reste donc forcément faible du point de vue des entrées. 

 

Derrière peu de changement : The Crood 2 est toujours 2e avec 43,9 millions tandis que Wonder Woman 84 suit avec 39,2. Au niveau mondial , c'est respectivement 144 et 152 millions. Des scores qui feraient pitié en temps normal, surtout si on les compare à ceux des originaux, mais qui ne sont pas si mal au final aux vues de la  crise sanitaire. 

 

A l'arrivée, The Crood 2 pourrait atteindre les 50 millions US - une premier depuis Tenet, barre qui sera plus compliquée pour Wonder Woman 84. Quand à nous, nul ne sait quand  nous verrons ces films.

 

Liam Neeson perd sa place de leader et passe  à la 4e place avec The Marksman qui cumule désormais 7,8 millions. Il est suivi par les 11,1 de Monster Hunter.

 

En dehors du top 10, petit focus sur News of the World, le western de Tom Hanks qui est 6e avec 10,3 millions mais que l'on va pouvoir voir sur Netflix ce mois ci. C'est toujours cela de gagné.

 

A noter aussi que Disney a ressorti le très beau Remember the Titans, drame sportif avec justement Denzel Washington. 65 000 $ de recette, c'est tout de même très décevant.

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Il y a 20 ans, Le pacte des Loups sortait en France

Publié le par Dave

Il y a 20 ans, Le pacte des Loups sortait en France

C'est un OVNI, une promesse démentielle restée quasiment sans lendemain, un métrage qui mixait aventure à grand spectacle, effets visuels, film historique, séquences horrifiques, histoire d'amour contrarié ! Il y a 20 ans sortait donc en France Le pacte des Loups, vrai succès populaire (plus de 5 millions d'entrées) et critique (malgré quelques pisse-froids qui n'avaient pas apprécié le côté "fourre-tout") et dont le seul défaut fut de présenter une bête en CGI passablement raté.

 

Mais pour le reste , attention chef d'oeuvre ! Christophe Dans a totalement réussi son coup, à savoir faire revivre des pans entiers du cinéma français (Croyez le ou non, mais l'une de ses inspirations fut la série des Angélique) tout en le modernisant, s'appuyer sur les meilleures méthodes américaines en l'adaptant à un univers tricolore. Et surtout, n'avoir aucun complexe vis à vis de ce cinéma US qu'il adorait. Si on y ajoute la petite touche HK qui allait bien, alors oui, Le pacte des Loups mérite bien qu'on lui fête son anniversaire !

 

Doté d'un casting démentiel (Vincent Cassel, Samuel Le Bihan, Mark Dacascos, Monica Belluci, Emilie Dequenne, Jérémie Renier, Jean Yanne, Philippe Nahon, Jacques Perrin....) et d'une histoire formidable, inspirée de la fameuse bête du Gévaudan, Le pacte des Loups émerveille, émeut, effraye tour à tour. Rien n'est laissé au hasard que cela soit les scènes de dialogues où Grégoire de Frontsac se sert des idées des lumières pour brocarder l'obscurantisme de ses hôtes ou les scènes de baston , Gans rend une copie parfaite, rôdé par son travail sur l'un des segments de Necronomicon et son très beau Crying Freeman , adaptation d'un manga et également en se servant de tout ce qu'il a pu apprendre quand il dirigeait Starfix !

 

Car Dans n'est pas qu'un cinéaste doué, c'est , à l'instar d'un Tarantino, une encyclopédie vivant du cinéma. Rien ne lui échappe, que cela soit les films de la nouvelle vague, les séries B US, le cinéma asiatique, les blockbusters ! Il  a parfois un avis tranché voire tranchant (voir une légendaire interview dans SFX où il descend en flamme L'île aux pirates et la mise en scène de Renny Harlin) mais ses connaissances, sa technique, son envie de faire un vrai cinéma populaire lui en donnent le droit.

 

Il part donc sur ce projet très ambitieux, couteux, compliqué (film en costume, avec des animaux, de l'effet visuel en veux tu en voilà, une myriade de personnage) en sachant très bien ce qu'il veut au final. Le 2e making of , présent sur l'édition 3 DVD sortie en 2002, montre que, malgré les galères, il ne faiblit pas et mène sa barque à bon port, s'autorisant même une double fin et un "happy end" qui n'en est peut être pas un. Entendre également son commentaire audio sur ce même DVD est un régal tant c'est une leçon de cinéma.

 

Alors, bien sûr, on peut "critiquer" les influences nombreuses du film, en vrac, The Killer de John Woo, certains jeux vidéos comme Soul Calibur, la série déjà citée des Angélique, mais on oublie souvent que Le pacte des Loups n'était que son 2e long métrage.  Et qu'il avait vraiment à coeur de faire revivre un cinéma qui n'existait plus chez nous.

 

Hélas, ce sublime coup de maître sera quasiment sans lendemain. Ceux qui espérait une nouvelle vague française sévèrement burnée seront déçus, d'autant plus que Le pacte des Loups arrivait après une autre claque tricolore à savoir Les rivières pourpres. Christophe Gans n'a réalisé que deux films depuis 20 ans, Silent Hill, très bonne adaptation d'un jeu vidéo culte et La belle et la bête, superbe relecture live du classique enfantin. En fait, il a surtout collectionné les projets avortés : Némo, qui devait raconter la genèse du capitaine du Nautilus, Rahan , inspirée de la célèbre BD préhistorique, Bob Morane avec Vincent Cassel... A chaque fois, le film ne s'est pas fait, faute de budget, de producteurs sérieux, de prise de risque.

 

Le cinéma français de genre a bien sûr offert quelque belles perles depuis 2001 : L'odyssée, les deux Largo Winch, Assassin(s) ou L'ordre et la morale, Le chant du loup. Mais aucun n'a l'aura, la puissance du Pacte des loups !

 

Le revoir en 2021 montre qu'en plus, il n'a pas vieilli, il est toujours aussi prenant ! Gardons donc ce souvenir d'une époque où l'on a pensé que tout était possible.

 

Quant à Gans, je ne saurai que lui conseiller de persévérer ! Un jour, c'est fatal, il y aura bien des gens qui comprendront qu'on ne peut pas laisser un cinéaste aussi talentueux sur la touche !!

Il y a 20 ans, Le pacte des Loups sortait en France

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A propos de Lupin (Netflix)

Publié le par Dave

A propos de Lupin (Netflix)

Après un visionnaire éclaire (3 soirées) des cinq épisodes de Lupin, je me permets donc quelques réflexions sur cette excellente série.

 

Excellente car Lupin, malgré quelques (très) grosses invraisemblances, notamment dans le 2e épisode qui se passe en partie dans une prison, déroule une excellente histoire, naviguant entre passé et présent, prenant le temps de développer ses personnages - même si certains ne sont pas exempts de clichés - et allant au delà du simple divertissement vite vu vite oublié.

 

Lupin, c'est Omar Sy dans le rôle d'Assanne, une figure quelque peu trouble qui a vu son père  mourir en prison après avoir été accusé d'avoir volé un collier à son patron. Le premier épisode le voit mettre en place une machination pour dérober le collier au Louvre. Avec un esprit bon enfant, quelques retours ans le passé récent pour montrer comment Assam s'y est pris pour rouler tout le monde dans la famille, les 45 minutes passent très très vite et , forcément on veut savoir la suite, d'autant plus que, au delà du vol, le scénario met en place les futurs enjeux de la série.

 

Ce premier épisode évoque souvent le film Insaisissable voire Ocean's Eleven. Et quand on sait que Louis Leterrier l'a réalisé, on comprend mieux la façon dont il est mis en scène. En fait, Leterrier (qui a déjà travaillé pour Netflix avec Dark Crystal) est donc en terrain connu puisque c'est lui qui avait fait de Insaisissable un succès.

 

Puis à partir du 2e épisode, on commence à s'éloigner de ce côté "manipulateur", même s'il restera présent également dans l'épisode suivant. En fait, ce qui fait l'intérêt de Lupin, c'est  certes le parallèle avec le héros de Maurice Leblanc - parfois un peu trop marqué d'ailleurs - mais  au final, c'est le combat d'Assane Diop , qui peut évoquer celui de Monté Cristo, qui prend rapidement le dessus, d'autant plus que tout n'est pas si manichéen, comme le montre le personnage du flic.

 

Dans un premier temps, on voit en lui un salaud qui va envoyer Assane dans un foyer après la mort de son père, mais le 3e épisode va montrer une autre facette.

 

Evidemment, Omar Sy se taille la part du Lyon dans cette série et il vampirise quelque peu le casting - excellent au demeurant et souvent incarné par des acteurs peu connus, ce qui permet une réelle identification - mais ce n'est qu'un point de détail. Car on peut être agacé par ses prises de paroles politiques, on ne peut nier que c'est un sacré bon acteur et il le prouve une fois de plus.

 

Par contre, on peut s'étonner de certaines facilités scénaristiques et d'une police à peine moins ridicule que dans un épisode de Taxi. On peut aussi être déçu que, finalement, l'ombre d'Arsène Lupin ne soit pas si présente au fil des épisodes, comme si les scénaristes n'avaient pas souhaité aller au bout de cette démarche, mais là aussi, les qualités l'emportent largement sur ces quelques défauts. 

 

S'achevant sur un double cliffhanger haletant , qui donne envie de voir tout de suite le 6e épisode - qui n'arrivera que dans quelques mois - Lupin est une vraie bonne série tricolore. Son immense succès est totalement mérité et on espère que la 2e partie sera tout aussi réussie ! 

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Mes meilleurs copains (*****), un hommage à Bacri.

Publié le par Dave

Mes meilleurs copains (*****), un  hommage à Bacri.

Le pitch : 20 ans après avoir la chanteuse de leur groupe s'exiler au Quebec et devenir une vedette, une bande d'amis la retrouve le temps d'un week end !

 

Quoi ? 5 étoiles pour l'un des films les moins connus de Jean Marie Poiré ? Hé oui, car malgré son échec au BO à sa sortie (moins de 400 000 entrées), Mes meilleurs copains est sans aucun doute le film le plus abouti de l'auteur des Visiteurs ,  le plus personnel, celui que l'on peut voir et revoir jusqu'à plus soif ! Et oui, je le trouve encore meilleur que Le père Noël est une ordure, c'est dire !

 

Pourquoi ? Parce qu'en mettant en scène des quadra autrefois révolutionnaires devenus ce qu'ils ne voulaient pas être, Poiré raconte une partie de sa jeunesse  (il a fait partie d'un groupe rock et a côtoyé la future chanteuse des Pretenders) mais surtout fait s'entremêler deux époques totalement différentes : les années 60 et le flotter power, la musique rock, l'amour libre d'un côté, de l'autre les années 80 et la course à l'argent, à la réussite, le sida.

 

De cette opposition naît un film où la nostalgie l'emporte sur le cynisme, où Jean Pierre Daroussin, formidable dans son personnage lunaire et déconnectée de la réalité, joue de la guitare solo le long d'une rivière, où Clavier ne fait pas encore du Clavier, où Lanvin est formidable dans son rôle de râleur et surtout où Jean Pierre Bacri trouve son meilleur rôle.

 

Vous voyez où je veux en venir ? Plutôt que de rendre un hommage mérité à Bacri en citant ses films les plus connus (Un air de famille, Cuisine et dépendance, Smoking/no smoking ou Le goût des autres) , je préfère chroniquer un film moins connu mais où il est merveilleux, dans un rôle pas simple, celui d'un artiste homosexuel devenu directeur de marketing, mais qui n'a jamais oublié sa jeunesse.

 

Mes meilleurs copains, c'est tout ce qu'il y a de mieux dans la comédie française : des dialogues aux petits oignons (C'est bon, y a pas mort d'homme), des scènes cocasses et drôles qui ne tombent jamais dans le ridicule, une vraie écriture de l'intrigue et non une succession de gags et surtout une vraie mise en scène, avec une lumière différente selon les époques. Bref, un vrai film de cinéma et non pas un téléfilm projeté au cinéma.

 

Si ce film mérite 5 étoiles, c'est surtout parce qu'il est quasi parfait , que chaque situation dans les années 60 trouve son écho dans les années 80, que les acteurs sont au sommet de leur art, même ceux plus secondaires comme celui de Didier Pain - mari et producteur de la chanteuse, divinement interprétée par Louis Portal (Tchao Pantin) et que, au final, quand le générique de fin arrive, on n'a qu'une envie : le revoir !

 

Si vous ne connaissez pas Mes Meilleurs copains, n'hésitez pas ! C'est un véritable chef d'oeuvre, drôle, tendre, parfois vache (ah, Philippe Khorsand qui se fait piquer toutes ses femmes par son entourage) et dont la nostalgie empreinte les plus belle voies de la narration.

 

Vous verrez, vous ne le regretterez pas ! Et vous découvriez l'un des plus beaux rôles de Jean Pierre Bacri. Peut-on trouver plus bel hommage ?

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Liam Neeson détrône Wonder Woman

Publié le par Dave

Liam Neeson détrône Wonder Woman

Après 3 semaines en tête du box office US (et mondial), Wonder Woman 84 a donc laissé sa place au nouveau thriller de Liam Neeson, The Marksman, qui démarre avec un score de 3,7 millions. Pas franchement extraordinaire pour un l'acteur qui est habitué à bien mieux, mais encore et toujours, la pandémie lamine tout sur son passage.

 

Le thème est quelque peu d'actualité puisque Qui-Gon-Jin...heu Neeson y incarne un ancien militaire qui va défendre un jeune garçon mexicain, entré clandestinement au Texas, contre un cartel de la drogue. A un moment où Joe Biden entend légaliser 11 millions de clandestins aux USA, le film tombe quelque peu à pic. Connaissant l'acteur et ses choix de films, nul doute que le cartel va s'en prendre plein la tronche pour pas un rond.

 

Wonder Woman baisse donc d'une place (les chiffres ont été réactualisés et mon tableau de sommaire est donc à revoir) pour un total en 4 semaines de 35,8 millions. Au niveau mondial, c'est 141,7. Le film passera la barre des 40 aux USA  et on peut penser aussi que les 160 mondiaux seront atteints. Mais le manque à gagner risque d'être important pour l'amazone et la Warner.

 

The Croods 2 est 3e avec 39,2 millions. Notez que ce trio de tête dispose de moins de 2000 cinémas chacun, ce qui explique aussi les chiffres, les grandes villes US étant toujours privées de salles.

 

New of the World et Monster Hunter complètent ce top 5. Le western de Tom Hanks en est à 8,5 millions tandis que l'adaptation du jeu vidéo signé Paul Anderson cumule 9 millions.

 

La ressortie de la semaine est celle de Kuzco, l'empereur mégalo, le dessin animé de Disney sorti il y a près de 20 ans (déjà !) qui a rapporté 169 000$ dans 744 cinémas.

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Soul (****)

Publié le par Dave

Soul (****)

Le pitch : Alors que la chance de sa vie s'offre à Joe Gardner, un professeur de musique, un stupide accident l'envoie directement dans l'au delà où il va rencontrer une âme, 22, qui refuse d'aller sur Terre.

 

Après Mulan, qui devait être le film Disney phare de l'été, c'est donc celui de Noël qui arrive directement sur Disney +. Un nouveau coup dur pour les salles, mais une nécessité pour le studio qui ne peut risquer de voir le dernier Pixar faire des recettes ridicules comme celles de En avant, sorti au moment du déclenchement du confinement mondial.

 

On ne le dira jamais assez mais la crise Covid va fortement modifier l'industrie du cinéma. Les salles vont devoir se ré-inventer - certaines vont proposer des sortes de loges pour que l'on ait plus une impression de "home cinéma" , d'autres misent sur une immersion plus profonde avec des fauteuils qui bougent en fonction de l'action - mais les chaines de streaming seront sans doute les grandes gagnantes.

 

Soul est donc visible en France sur Disney +, si on a bien sûr une bonne connexion Internet. Ce qui n'est pas mon cas et ce qui m'a obligé à relancer ma Livebox pour suivre le film sur deux soirée. On espère que Souls sortira en Blu-ray plus tard dans l'année car il le mérite.

 

Réalisé par Pete Docter (Vice et Versa, Monstres et cie), Souls est un nouveau petit bijou du studio Pixar. Déjà, ce n'est pas une suite , même si de l'aveu même du patron du studio, elles sont indispensables pour engranger les recettes qui permettent justement les histoires originales. 

 

Ensuite, même si Soul emprunte toutes les recettes du Buddy Movie (deux personnages que tout oppose vont devoir faire front commun pour affronter leur destin), les protagonistes de l'histoire sont suffisamment forts et bien écrits pour que cet aspect qui aurait pu donner du déjà vu passe au second plan.

 

Enfin, l'amour de la musique jazz permet à l'histoire de se focaliser sur ce qui fait l'âme de quelqu'un, ses passions, ses désirs, ses souhaits, ses envies. Et quelque soit son parcours, c'est bien ce que l'on fait de sa vie qui est important nous dit le film.

 

Techniquement, on est dans du pur Pixar à savoir irréprochable. Mieux, les artistes se permettent même une représentation de l'au delà mêlant des personnages tout simples (une simple ligne brisée) à des environnements plus "réalistes". Pour ce qui est de la reconstitution de New York, là aussi, on touche au sublime. Il est loin le temps où les machines et les logiciels ne permettaient pas un tel photo réalisme. 

 

Ce qui fait le sel d'une production Pixar, c'est encore et toujours son histoire. Même dans ses suites les plus opportunistes, le studio met toujours un point d'accueil à offrir des scripts solides. Ici l'inversion de point de vue des deux personnages, rendus possible par une très classique astuce de scénario,  relance non seulement l'histoire mais permet surtout d'explorer les sentiments de chacun. 

 

Ainsi Gardner et 22 vont devoir vivre avec les yeux de l'autre. Enfin, c'est surtout 22 qui va le devoir , Gardner se "contentant" de le guider dans sa nouvelle vie, ce qui nous donne des scènes cocasses ou tendres. Mais en aidant 22 à s'adapter, Gardner va finalement trouver les ressources pour faire le ménage dans sa vie, retrouver l'affection des siens, comprendre ce qui est vraiment important et que, finalement, le but suprême qu'il s'était fixé, n'est pas forcément  un aboutissement.

 

En dire plus serait criminel, mais sachez que Soul explore comme jamais ce qui fait le sel de l'humanité.

 

Si certains ont dit que le happy end est quelque peu forcé - apparemment, ce n'était pas le premier choix du scénario, force est de reconnaitre, une fois de plus chez Pixar, l'implacable marche de l'histoire et la logique qui va en découler. Rien n'est laissé au hasard , chaque détail entrevu dans le premier acte aura son importance dans le dernier et si au final, l'au-delà redonne sa chance à Gardner, c'est bien pour qu'il puisse faire de sa vie autre chose qu'une sorte de course au challenge. 

 

En ces temps où les faux semblants, le manque de responsabilité et la tricherie sont rois, ce n'est pas là sa moindre qualité.

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