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Le roi Lion (****)

Publié le par Dave

Le roi Lion (****)

Le pitch : heu...vous vivez dans une grotte depuis 25 ans ?

 

Troisième remake live de cette année, après le fabuleux Dumbo et Aladdin (que je n'ai pas vu), Le roi Lion était sans doute un projet bien casse gueule ! D'ailleurs, il s'en est pris plein la tronche et ce dès l'annonce de sa mise en chantier. Refaire un dessin animé qui fut en son temps, le plus gros succès de tous les temps en animation  (et en dollars non actualisés !) était un pari risqué. D'autant plus que Jon Favreau promettait des animaux réalistes et non pas anthropomorphiques. Exit donc les pyramides d'animaux de la savane sur la chanson "Je voulais déjà être roi" ou les grimaces des hyènes. Même Timon n'offre plus Pumba en plateau comme appât.

 

Mais au final, sans être au niveau exceptionnel de Dumbo, Le roi Lion est le digne remake de son aîné. Hé oui, un remake fait avec la technologie de 2019. Hollywood a toujours procédé ainsi. Ben Hur, par exemple, avait fait l'objet d'un film muet et N&B en 1925. William Wyler faisait partie des assistants réalisateurs. 34 ans plus tard, ce même Wyler fera "son" Ben Hur en utilisant les techniques de 1959 : la couleur, le cinémascope, le son, les effets visuels haut de gamme. Même Hitchcock a remaké certains de ses films. Donc, pourquoi Disney n'aurait pas le droit de refaire son film ?

 

Passons donc ces considérations bassement mercantiles (on se doute bien que la firme ne refait pas ses films juste pour le plaisir d'en donner une version améliorée...) et intéressons nous au métrage proprement dit.

 

Si je mets 4 étoiles, c'est parce que, de mon point de vue , il est réussi. D'une part, il parvient à restituer l'émotion de l'original (la mort de Mufasa est toujours aussi poignante) et d'autre part, il ancre l'histoire dans notre XXIe siècle (la participation des lionnes au combat final. il est vrai que l'original avait été qualifié de sexiste voire de véhiculer des valeurs de droite). Alors, passé le choc de voir des animaux photoréalistes parler , on se laisse à nouveau happer par le destin de Simba, lionceau trop pressé de devenir l'égal de son père et qui contribuera finalement à sa chute, manipulé par son oncle.  Les chansons sont les mêmes et, comme en 1994, elles rythment l'histoire de manière toujours aussi astucieuses. A la différence de celles de La belle et la Bête, qui faisaient avancer l'histoire, celles du Roi Lion donnent surtout un éclairage sur les sentiments des personnages : l'impatience de Simba, la nonchalance de Timon et Pumba, l'amour naissant entre Simba et Lana. Seule manque à l'appel le "Soyez prêtes", qui voyaient Skar et les Hyènes danser dans de la lave. Sans doute impossible à faire sans que les animaux 3D ne ressemblent pas à n'importe quoi..

 

J'ai pas mal lu que le film recopiait plan par plan le dessin animé. En fait, si la scène d'ouverture est quasiment la même, il y a pas mal de différences tout au long du film. La mise en scène d'un dessin animé est différente d'un live et l'aspect "réaliste" interdit tout gag cartoon. Qui plus est, le rythme est souvent différent, les scènes rallongées, certains dialogues modifiés... On est loin d'une copie plan par plan. Ayant vu le film original un nombre incalculable de fois quand mes enfants étaient petits (mon ainée est née l'année de la sortie du film), je pense vraiment que cette version se différentie du point de vue de sa mise en scène.

 

Bien entendu, l'histoire reste la même , à la différence de Dumbo qui prolongeait le destin de l'éléphanteau et seules quelques nuances (le voyage des poils de Simba par exemple) sauteront aux yeux. Mais là aussi, Disney allait-il prendre le risque de modifier une histoire que tout le monde connaît et apprécie ?

 

D'un point de vue bêtement technique, Favreau fait encore plus fort que Le livre de la jungle. Mêlant véritables images d'Afrique à ses décors 3D, incluant de manière hallucinante toutes ses créatures CGI, le réalisateur offre donc à une nouvelle génération sa propre version de l'histoire . Et le triomphe mondial du film montre bien  que le public voulait voir à nouveau Le roi Lion, comme il l'avait revu la ressortie en 3D du dessin animé. 

 

Bien entendu, c'est à vous de faire votre propre avis et de ne pas oublier que le dessin animé fut très critiqué à son époque (sexisme, comme je l'ai dit, accusations de plagiat envers Le roi Léo, un animé japonais,  racisme...). La version 2019 ne pouvait donc pas laisser indifférente la critique, même si la puissance des réseaux sociaux amplifient tout.

 

Pour ma part, j'ai pris un immense plaisir à revoir le film en famille et je me suis surpris à chanter Hakuna Matata en même temps que la chanson se déroulait à l'écran. Preuve qu'il est est que Le roi Lion est vraiment rentré dans la mémoire collective.

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Le roi Lion, premier film de 2019, résiste à Comme des bêtes 2

Publié le par Dave

Le roi Lion, premier film de 2019, résiste à Comme des bêtes 2

Impérial Roi Lion ! Non seulement, avec un score proche de 7 millions d'entrées, il est devenu le film le plus vu de 2019, battant donc Endgame, mais en plus il a réussi à résister à Comme des bêtes 2 ! Le dernier Illumination s'est bien battu mais les 710 881 spectateurs qu'il a attiré sont quasiment la moitié des 1,3 million supplémentaires de Simba !!!

 

L'autre nouveauté, le controversé film d'horreur Midsommar démarre à la 10e place avec 61 418 entrées. Pas terrible du tout !

 

Semaine du 1er au 6 aout 2019

Le roi Lion 6 952 963  entrées
Comme des bêtes 2 710 881 entrées
Spiderman Far from Home  2 904 621 entrées
Toy Story 4 4 012 384 entrées
Crawl 349 482 entrées
Annabelle 3 824 079 entrées
Anna 640 061 entrées
Le coup du siècle 297 260 entrées
Parasite 1 406 788 entrées
Midsommar 61 418 entrées entrées

 

En continuité, Le roi Lion atteint donc 6,9 millions et devient donc le premier film de 2019 ! Et ce n'est pas fini. Il peut espérer atteindre les 9 voire les 10 millions d'entrées ! Rappelons qu'il a déjà engrangé 1,2 milliard dans le monde entier. Une bonne claque en tout cas à ceux qui prévoyaient un échec du remake live !!

 

Spiderman et Toy Story 4 complète cette première partie du top avec 2,9 pour le monte en l'air et surtout 4 millions pour Woody et ses amis !!

 

Crawl et Annabelle incarnent l'épouvante cet été. Force est de reconnaître que la poupée se débrouille mieux que les crocodiles d'Alexandre Aja avec 824 000 contre 350 000 spectateurs !

 

Anna passe la barre de 600 000 amateurs de polar violent, mais reste très en deçà de ce que l'on peut espérer d'un film de Luc Besson. Cela dit, la bande annonce ne m'a pas emballé plus que cela. Et pourtant, je suis très fan du cinéaste et ce depuis Le dernier combat !

 

Le coup du siècle est 8e avec presque 300 000 entrées, tandis que Parasite confirme son succès en dépassant les 1,4 millions de spectateurs ! Du rarement vu pour une Palme d'or, Cannes ayant plutôt tendance à récompenser des films que personne (ou presque) ne va voir.

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Dumbo (*****)

Publié le par Dave

Dumbo (*****)

Le pitch : Dans un petit cirque nait un éléphant avec d’immenses oreilles. Rapidement, le personnel va se rendre compte que ce n’est pas son unique particularité.

 

Depuis que Disney a entrepris de « remaker » ses dessins animés en live, Dumbo était logiquement son projet le plus casse-gueule et , hélas, le box office lui a en partie donné raison, avec juste 352 millions de dollars de recettes mondiales dont 114 aux USA. Pourtant, c’est sans aucun doute le remake le plus réussi de cette vague.

 

Pourquoi Casse-gueule ? parce que Dumbo est certes un classique, mais son aura n’a pas traversé le temps comme a pu le faire Peter Pan, Pinocchio ou Bambi. Sorti dans les années 40, il fut loin d’être un échec mais pas un triomphe non plus. Et quand Disney le ré-édita dans les années 90 en Laserdisc, il fit partie d’une série où Robin des bois était nettement plus mis en avant. Enfin, sa durée de 60 minutes et quelques n’en faisait pas un candidat idéal pour une re-création live.

 

Malgré ces obstacles, Disney a tout de même misé 150 millions de dollars pour remettre au goût du jour . Elle a surtout confié le projet à Tim Burton, artiste total qui a enterré la hache de guerre depuis longtemps avec la firme de Burbanks (rappelons qu’il avait travaillé comme animateur sur Rox et Roucky avant de quitter Disney pour voler de ses propres ailes) et qui trouve ici un terreau fertile pour son immense talent. En mettant en scène un cirque digne de Freaks, Burton transcende l’histoire de Dumbo et en fait une version douce-amère où la différence est toujours aussi mal vue, même si c’est cette différence qui permettra de sauver l’éléphanteau. Le réalisateur retrouve d’ailleurs Danny de Vito qu’il avait magistralement dirigé dans Batman le défi en leader de cette étrange famille de cirque et qui saura la mettre à l’abri de la rapacité des gros bonnets de cet art, même si on le verra tenté par des rêves de richesses et de grandeur. Michael Keaton est d’ailleurs également convoqué dans un rôle aussi ambiguë que celui qu’il tenait dans Homecoming. Eva Green et Colin Farrell complètent ce duo qui a tant fait rêver en 1992. Inutile de dire qu’ils sont à la hauteur du film.

 

Comme souvent , chez Burton, ce sont les déclassés, les rêveurs, les enfants et les laissés pour compte qui l’intéresse. Dumbo réunit tout ceci et va bien plus loin qu’un simple remake pour enfant. Au contraire, la tonalité très adulte de l’histoire et des personnages ( Colin Farrell  incarne tout de même un veuf qui a perdu son bras lors à la guerre et qui n’est aucune accueilli comme un héros à son retour) en fait l’antithèse d’un Feel good movie classique. Et ce n’est pas le prolongement de l’histoire par rapport au dessin animé - qui s’arrêtait quand Dumbo volait sous le chapiteau, ce qui lui permettait de retrouver sa mère - qui va démentir cette affirmation. Bien entendu, le happy end est de rigueur, mais on est loin d’un triomphe pour le petit éléphant et ses compagnons, juste un retour à la normal et la conviction que Burton aime ces « mal-aimés » et que quand il se donne à fond sur un film, il en sort toujours un chef d’oeuvre. De toutes façons, quoiqu’on en dise, il y a si peu de ratage dans sa carrière (même sa Planète des singes présente des passages vraiment intéressants) que cela ne devrait étonner personne, à part peut être les cyniques qui estiment qu’il a trahi sa cause et s’est perdu en cherchant le succès.

 

D’un point de vue visuel, bien aidé par des SFX absolument superbes et d’une poésie rare (le premier envol de Dumbo est magique), Burton n’oublie pas qu’il livre un film de cinéma et non un téléfilm. Son sens de l’image est toujours présent et il n’hésite en aucun cas à ne pas faire Bigger than life ! Toutes les séances dans le parc qui accueille Dumbo sont grandioses et il se permet même de faire une critique subtile du merchandising (les peluches Dumbo vendues avant le numéro). Il le fait cependant sans cynisme, rappelons sur le fond (mais pas la forme) le plan iconique de Jurassic Park sur les produits dérivés qu’engendra le film de Spielberg en 93.

 

La force d’un film de Tim Burton est de faire oublier justement la technique au profit de son histoire. Comme pour un Cameron, un McTierman ou un Spielberg, les SFX ne sont qu’un aspect du film qui permettent de faire avancer l’histoire et gageons que Burton n’aurait eu aucun scrupule à faire vivre Dumbo en stop motion si l’animation 3D n’avait pas existé. Elle atteint ici une perfection ahurissante qui rend crédible le slogan « Vous croirez qu’un éléphant peut voler ». Mais cette perfection n’ait rien sans l’émotion qui se dégage de Dumbo, de son regard, de son lien avec les autres personnages, que cela soit Eva Green et les enfants (là aussi, superbement dirigés). On le dit à chaque film à effet visuel, mais la technique sans âme n’ait rien et de toutes façons, cela fait longtemps qu’on ne vend plus de tickets avec un slogan sur les SFX uniquement ! Le « jamais vu », on  le voit 20 fois par an désormais et c’est à nouveau l’histoire qui prime, n’en déplaise à certains.

 

 

Dumbo n’aura donc pas été le raz de marée espéré par Disney (qui s’est de toutes façons rattrapé avec les triomphes de Captain Marvel, Endgame, Aladdin et Le roi Lion, sans compter sa participation à Far from Home) , mais il est évident qu’il gagnera ses galons sur la longue durée ! Ca tombe bien,  la vidéo arrive en août (elle était déjà disponible au Japon, mais cette stupide restriction de zone m’a empêché de me l’acheter !) et la séance de rattrapage sera donc indispensable pour tous ceux qui sont passés à côté de ce chef d’oeuvre ! Un de plus à mettre à l’actif de Tim Burton !

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Fast and Furious a toujours la cote !

Publié le par Dave

Fast and Furious a toujours la cote !

En ouvrant à 60,8 millions , Hobbs&Shaw, premier spin off de Fast And Furious, a prouvé que la série avait toujours la cote auprès du public et ce même en l'absence de Vin Diesel.  Ce n'était pas forcément gagné d'avance car, même si Jason Statham et Dwayne Johnson sont des stars, leurs derniers films solo ont connu des destins contrastés : carton pour The Meg de Statham , semi-déception pour Skyscrapper de Johnson. La marque FF a permis justement de réussir ce lancement. Si on met de côté Tokyo Drift , qui prenait trop de distance avec les deux premiers opus (absence de Dominic et de tout la tribu, sauf pour la dernière scène , dépaysement de l'intrigue à Tokyo) et qui ne récolta que 62 millions aux USA, chaque film de la série a été un carton. Le public sait ce qu'il va voir en entrant dans la salle : de l'action à gogo, des cascades délirantes, de l'humour bon enfant et une bonne dose de testostérone. La bande annonce de Hobbs&Shaw promettait tout cela, logique que le public ait répondu présent. Reste à tenir sur la durée car l'ouverture est tout de même inférieure aux 5 derniers opus, allant de 70 (le 4 qui marquait le retour de toute l'équipe du premier film) à 147 (le 7e).

 

Week end du 2 au 4 août 2019

Hobbs&Shaw 60,8 millions
Le roi Lion 430,8 millions
Once upon the time in Hollywood 78,8 millions
Spiderman Far from home 360,3 millions
Toy Story 4 410 millions
Yesterday 67,9 millions
The Farewell 6,8 millions
Crawl 36 millions
Aladdin 350,3 millions
Annabelle 3 71,5  millions

 

Le roi Lion perd son trône mais continue son extraordinaire ascension ! Avec 430,8 millions il vient de doubler Captain Marvel au BO US et fonce donc vers les 504 millions de La belle et la bête. Et au niveau mondial, il bat également la guerrière mi-humaine, mi-Kree avec un score proche de 1,2 milliard  ! Les critiques sur le le film, l'utilité du remake et autres n'y ont rien fait : Le roi Lion est un triomphe et il ravage tout sur son passage ! Et à mon avis, c'est amplement mérité tant le travail de Favreau et son équipe est magnifique !

 

Once Upon a time in Hollywood perd 51% de ses entrées, mais son cumul de 78 millions en font d'ores et déjà le 4e BO de Tarantino. Il devrait dépasser les 107 millions de Pulp Fiction et les 120 de Unglorious Basterds. Pour les 160 de Django, cela sera difficile. En tout cas, les polémiques autour du film (notamment sur le personnage de Bruce Lee) n'ont pas entamé la marche de cet "hommage" à la capitale du cinéma.

 

Autre milliardaire (1,075), Spiderman Far from home a dépassé le score de Homecoming  et devrait également aller au delà des 373 millions du 2e opus de Sam Raimi. Peter Parker a toujours autant de succès donc, même s'il est étonnant qu'au final, son 2e film MCU obtienne moins que les Iron Man , Captain America 2&3, Les gardiens de la Galaxie 2 ou Captain Marvel, des héros moins connus (il y a 10 ans) que lui.

 

Toy Story 4 complète le top 5 avec 410 millions. Encore 5 millions pour dépasser les 415 de l'opus 3 et devenir le 3e plus gros succès de Pixar derrière Les Indestructibles 2 et Le Monde de Dory. Au niveau mondial, Woody et la bergère en sont à 959 millions. Le milliard est toujours possible.

 

Yesterday continue sa bonne route avec 67 millions (51 de plus dans le reste du monde) tandis que The Farewell, une comédie en compétition à Sundance, bondit de 60% avec l'ajout de 274 cinémas. Son cumul est de 6 millions.

 

Crawl monte à 36 millions, ce qui n'est pas mal pour un budget de 13,5 !  Aja et Raimi voient 17 millions supplémentaires en dehors des USA.

 

Enfin, Aladdin, milliardaire aussi (1,028) et Annabelle 3 remplissent les dernières lignes du tableau avec 350 et 71 millions. Si le succès du remake live est indéniable , celui d'Annabelle est plus mitigé. Son score ne lui donne que la 6e place du ConjuringVerse et il n'est pas certain que la poupée fasse mieux que les 84 de sa première aventure. Au niveau mondial, rien à dire ,  même si les 211 cumulés en font, pour le moment, le score le plus faible de la série.

 

 

 

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Spider-man far from home (****)

Publié le par Dave

Spider-man far from home (****)

le pitch : Alors que le monde entier pleure Tony Stark, Peter Park, lui même touché par la mort de son mentor, part en Europe avec sa classe de science. Mais sa route va croiser celle d’un étrange personnage, Mystério.

 

Premier film du MCU à succéder au massacre de super héros opéré dans Endgame, Spiderman far from home ne pouvait pas évidemment faire dans la médiocrité. Et c’est avec une intelligence rare que le scénario a décidé d’éloigner notre héros de l’Amérique afin de le mettre en danger dans un environnement qu’il ne maitrise pas. Et c’est également l’intelligence du scénario qui l’amène à se poser de vraies questions sur sa mission : doit-il rester la petite araignée du quartier ou bien prendre la relève des Avengers tombés contre Thanos ?

 

L’irruption de Nick Fury dans sa vie et l’apparition de Mystério vont évidemment remettre en question les certitudes de Peter, d’autant plus que garder son identité secrète devient de plus en plus compliqué. Après Ned, son copain geek et sa tante, c’est au tour d’un personnage très proche de lui de découvrir son secret. Mais c’est surtout sa naïveté qui va lui jouer un très mauvais tour dans cette aventure spectaculaire, exploitant bien les divers villes traversées (Venise, Prague, Berlin, Londres) où le mot d’ordre est faux-semblant.

 

Ceux qui connaissent le Comics savent que Mystério n’est pas un héros et la révélation de ses motivations à mi-parcours ne les étonnera pas. Mais ceux qui ne connaissent Marvel que par le MCU seront sans aucun doute épatés par la succession de coups de théâtre, tous basés sur l’illusion et le fait que rien ne semble vraiment être ce qu’il est, jusqu’aux deux scènes post-génériques, dont l’une qui promet un joyeux bordel dans la suite du MCU ! Jake Gyllenahal est l’acteur parfait pour incarner  Mystério car il arrive à allier un côté sympathique , confiant et un autre bien plus sombre. Et même si on peut être déçu par les motivations finales du personnage (mais tout de même plus poussées que celles du Comics), sa capacité de manipulation force le respect.

 

Si les scènes d’action sont sacrement bien menées, notamment l’affrontement final à Londres, c’est évidemment la vie « privée » de Peter Parker qui permet à l’histoire d’avancer. Tout comme dans le Comics où les super-vilains ne sont là que pour permettre au côté fou de Parker d’émerger (le timide étudiant devenant un moulin à parole sous le masque de Spider-Man), Far from home explore ce qui se passe quand Parker est Parker. Ses doutes sont alors la base du personnage et l’on revient à ce que Sam Raimi avait réussi de mieux dans sa trilogie, mais avec un acteur plus jeune, ce qui permet de vivre plus intensément le dilemme. Beaucoup ont critiqué cet aspect de Parker, mais mine de rien, il n’avait jamais été montré jeune au cinéma, sans expérience, obligé de se chercher une nouvelle figure paternelle, Stark en l’occurence. C’est sans doute pour cela qu’il tombe aussi facilement dans le piège de Mystério. Parker n’a pas confiance en lui, il se sent méprisé , la mort de Stark l’a privé à nouveau de son « père » et il est à la croisée des chemins. On peut s’agacer du traitement de certains personnages secondaires (désolé, mais pour moi, MJ Watson est une rousse flamboyante, pas une jeune latino complotiste et cynique. Quand  à Betty, elle n’a pas à ressembler à Gwen Stacy) mais là aussi, Sony/Disney ont choisi d’ancrer le personnage dans le XXIe siècle.

 

L’humour n’est pas oublié et s’il n’est pas toujours subtil (la « romance » entre Ned et Betty est franchement nunuche) , il permet au film de ne pas sombrer dans le sérieux papal qui, de toutes façons, ne sied pas à Marvel - à la différence de DC , dont je ne comprends toujours pas que Warner ait mis le holà sur la vision très sombre initiée par Zack Znyder, la meilleure pour l’univers de la Distinguée Concurrence - et permet de saines respirations entre deux grosses séquences d’action. La petite bande organisée autour de Parker fait la majorité du travail, mais Peter n’est pas en reste, notamment dans sa relation avec Fury et Happy. Mine de rien, les deux personnages sont les seuls du MCU encore à l’écran et assurent très bien le passage de relais.

 

Techniquement de très haute volée (une constante dans le MCU), le film se distingue par de superbes animations de particules représentant les ennemis élémentaux, rendant crédibles des personnages comme Hydroman ou l’homme de lave, qui auraient été très kitsch sous leur forme Comics. On sait que l’animation 3D permet tout et l’intelligence des techniciens des effets visuels du film n’en fait justement pas trop et parviennent à intégrer des personnages improbables dans un univers finalement très terre à terre.

 

Mais c’est surtout dans le travail des illusions de Mystério que le talent des SFX s’épanouit. Mêlant réalité et fantasme, allant jusqu’à perdre momentanément le spectateur, le temps d’une nouvelle tromperie, ces séquences sont de véritables réussites.

 

Sans atteindre le sommet émotionnel de Endgame ou le dépaysement total des Gardiens de la Galaxie ou Docteur Strange, Far from home est donc une parfaite introduction à la nouvelle phase du MCU et continue d’explorer l’univers de Spider-Man. L’alliance Sony/Disney , d’une intelligence rare, permet donc de disposer du meilleur des deux mondes avec, en clin d’oeil final, le retour de JJ Jameson !!!

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Le roi lion rugit toujours ! Tarantino retrouve des couleurs

Publié le par Dave

Le roi lion rugit toujours ! Tarantino retrouve des couleurs

Très très rapidement (je suis toujours far from home) , Le roi Lion atteint 350 millions de dollars et reste 1er aux USA ! Dans le monde entier, avec 962 millions, il va devenir le 5e film Disney à franchir le milliard car SpiderMan et Aladdin l'ont fait ce week end (respectivement 1,036 et 1,009 miliard) ! Toy Story 4 devrait suivre !! Personnellement, je suis ravi de ce succès , qui cloue le bec à tous les haters qui crachent sur le film sur l'air "ouais, c'était mieux avant, dans le dessin animé..."

 

Once  upon a time in Hollywood n'est que 2e mais avec 40 millions , il devient la meilleur ouverture de Quentin Tarantino aux USA ! Une superbe nouvelle pour le réalisateur après le semi échec du pourtant génial Les 8 salopards.

 

Spider Man atteint 344 millions en 3e position (on connait son coût : 160 millions  ! J'aurais pensé plus en voyant le film) suivi par les 395 de Toy Story 4  . Encore 20 pour dépasser le score du 3. Au niveau mondial, c'est 917 millions. 

 

Crawl complète le top 5 avec 31 millions et Yesterday suit avec 63 millions. 

 

Dans la semaine, je mettrai en ligne la chronique de Far from home et Dumbo.

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Spiderman toujours aussi puissant, Crawl prend la 3e place US!

Publié le par Dave

Spiderman toujours aussi puissant, Crawl prend la 3e place  US!

Alexandre Aja est un réalisateur qui devrait avoir le respect de tous ! Le Français continue son chemin US entre remakes ultra réussis (Maniac !!!) et projets plus originaux ! Crawl, qui voit une famille dont la maison est envahie par des alligators durant une tempête qui a fait monter les eaux se situe clairement dans cette 2e catégorie. Mais ce qui reste commun à tous ses films, c'est l'horreur !! Aja ne fait pas dans la dentelle et Crawl ne déroge pas à la règle. Le voir démarrer à la 3e place est un peu décevant surtout quand on voir certains scores récents d'autres films d'épouvante ,  mais avec 12 millions , il se rembourse déjà quasiment , n'ayant coûté que 13,5 millions. Alexandre Aja peut donc continuer son parcours américain et c'est tant mieux !!

 

La 2e nouveauté, Stuber, est 4e avec 8 millions de recette pour la comédie d'action avec David Bautista (Drax des Gardiens de la Galaxie, méconnaissable ici car barbu et chevelu) ! Pas énorme, mais le film disposait de 500 écrans de moins que Crawl.

 

Spiderman far from home est donc resté en tête, perdant 51% de ses entrées (ce qui reste très correct) et  atteignant un cumul de 274,5 millions ! Au niveau mondial, il frôle les 850 millions et va donc dépasser dans la semaine les 880 de Homecoming. Il dépassera aussi les 330 du score US de son prédécesseur ! Au final, les 3 films Marvel pourrait bien rapporté près de 5 milliards de dollars cette année rien qu'au cinéma ! Vous avez dit raz de marée ?

 

Toy Story 4 ne bouge pas non plus  avec 346,3 millions de cumul et 771 mondiaux .  Du coup, ça y est Disney occupe les 5 premières places du top monde 2019 ! On a hâte de voir si Le roi Lion et L'ascension des Skywalker vont lui permettre d'occuper les 7 premières places !

 

Yesterday est proche des 50 millions, Annabelle 3 atteint les 60. Entre les deux, Aladdin en est à 331,4 millions. Mais le film sera sans doute également milliardaire puisqu'il y a déjà engrangé 960 millions et va donc dépasser Le livre de la jungle .

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1,3 million d'entrées pour Spiderman far from home

Publié le par Dave

1,3 million d'entrées pour Spiderman far from home

Disney continue donc son monopole du Bo Mondial ! Après la sortie réussie de Toy Story 4, c'est donc au tour de Peter Parker de prendre d'assaut tous les marchés et la France n'y a pas échappé ! Avec 1 378 170 amateurs de justiciers masqués adolescents, Far from home prouve que le public ne se lasse pas de Marvel ! Logique tant le studio a su établir une relation de confiance !

Et tant pis pour les grincheux qui braillent après le MCU ! Dernier exemple en date, Josh Trank qui estime que la majorité des films actuels sont des daubes et qui  inclut les films de super héros (c'est un de ses tweets). Le problème est que quand on a commis un aussi mauvais truc que le reboot de Fantastic four, on se doit d'être un peu plus modeste , non ? Mais, pas grave, ses défenseurs estiment que cette catastrophe vient du studio qui n'a rien fait que de l'embêter ! Donc le casting mal dirigé, l'histoire qui massacre le comics originel, les incohérences, c'est le studio et lui n'a rien pu y faire ? Passons.

 

Ibiza, une comédie avec Christian Clavier, Mathilde Seigner, Joey Starr  et Olivier Marchal sur le choc des générations (un homme habitué à des vacances calmes accepte d'aller les passer à Ibiza) prend la 3e place avec 300 924 entrées. Pas extraordinaire mais pas déshonorant non plus. A noter que Clavier a été habillé pour l'hiver dans Les Années Laser par Remi Besanzon qui "n'aime pas ses comédies pour leur racisme ordinaire". On suppose qu'il parle des Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu ! Là aussi, qu'ajouter à ces déclarations stupides, arrogantes et surtout totalement fausses !!

 

Yesterday, de Danny Boyle, déçoit un peu par contre avec juste 215 264 spectateurs. Le sujet était pourtant vraiment intéressant (un monde sans Beatles !! Quelle horreur !), mais peut être que la date n'était pas adéquate.

 

Rapidement, Toy Story 4 atteint 2,4 millions de spectateurs, Parasite passe la barre du million avec 1,1 tandis qu'Aladdin en est à 2,2 !

 

MIB International et Beaux-Parents suivent avec 882 et 432 000, sans doute loin des objectifs affichés par leurs studios.

 

Logiquement concurrencé par Spiderman, Dark Phoenix plonge encore de 61% pour un total de 1,3 millions  et Made in China ferme la marche de ce top 10 avec 235 622 entrées ! Tiens, il en pense quoi de ce film, Rémi Besanzon ?

 

 

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Toy Story 4 (**** 1/2*)

Publié le par Dave

Toy Story 4 (**** 1/2*)

Le pitch : L'arrivée d'une fourchette que Bonnie  a transformé  en jouet va bouleverser la vie de  Woody, mais aussi lui permettre de retrouver son ancien amour.

 

Et de 4 dans cette série qui a lancé Pixar et modifié à jamais le cinéma d'animation. Et accessoirement, une série dont la qualité ne s'est jamais démenti, chaque film se permettant d'être au minimum aussi réussi que le précédent. 

 

Cet opus 4 est à la hauteur du 3e épisode ! Techniquement, s'il s'offre moins de personnages nouveaux, il prouve encore et toujours qu'il y a Pixar et les autres, soit un univers à la fois ultra-réaliste et cartoon, à la fois coloré et inquiétant (toutes les scènes se passant chez l'antiquaire aurait pu se passer dans un film d'épouvante) et d'une justesse incroyable !  Quant aux scènes d'actions, rien à dire !! Elles sont là et bien là, toujours aussi bien filmées et au service du scénario : rien n'est gratuit chez Pixar !!

 

Au point de vue l'histoire, rien à redire : c'est solide, carré, implacable même ! Mais aucun film ne vit que sur sa progression ! C'est l'émotion qui compte et ce Toy Story n'en manque jamais ! Surfant sur les affres de l'enfance (Bonnie va à la maternelle  pour la première fois), sur la peur de la nouveauté (qui de Fourchette ou de Woody a le plus peur de l'avenir ?) et approfondissant le thème du 3 (Les jouets sont-ils éternellement utilisés par leurs propriétaires ?), Toy Story 4 distille une nostalgie douce amère et la conclusion du film est extraordinaire, même si sa tristesse en laissera plus d'un sur le carreau.

 

En redistribuant les rôles et en remettant Woody au premier plan, en refusant la redite du jouet sympathique mais qui ne l'est pas tant que cela, le scénario multiplie les surprises, les péripéties (mais sans aller dans la surenchère) et introduit avec justesse ses nouveaux personnages et en fait revenir d'autres. Et dans cet univers en perpétuelle évolution, Woody a finalement bien du mal à trouver sa place. Psychologiquement, il est même en pleine crise mais son but reste le même : faire le bonheur de "son" enfant ! Et il va lui falloir prendre énormément sur lui même pour évoluer et accepter que son monde puisse changer, chose qu'il n'avait pas tout à fait accepté à la fin de Toy Story 3, passant de Andy à Bonnie. 

 

L'amour est d'ailleurs au centre du film : Gaby, la poupée cherche l'amour de celle qu'elle estime être sa maîtresse et est prête à tout pour cela, Woody ne veut pas perdre l'amour de Bonnie ni celui de la Bergère, les autres jouets cherchent à rester  ensemble , comme la famille qu'ils sont devenus au fur et à mesure des films. Et si le happy end est presque de rigueur (la fin, je le redis, n'est pas un épilogue joyeux comme dans les opus 1,2,3), pour la première fois, la bande ne va inclure de nouveaux jouets rencontrés dans le film, au contraire. La famille va même éclater comme si chacun devait vivre sa vie.

 

Et c'est peut être cela la leçon la plus importante du film : aller de l'avant, ne pas rester dans un schéma pré-conçu, voire brûler ses vaisseaux. Woody aura mis 4 métrages et des années pour le comprendre. Mais qui peut lui en vouloir ? Après tout, il a été créé pour donner de la joie à un enfant, pas pour vivre sa vie de manière indépendante.

 

Toy Story 4 montre, une fois de plus, l'incroyable capacité de Pixar de se renouveler et d'approfondir la psychologie de ses personnages. A la différence de Dreamworks qui se contente trop souvent de répéter une formule (la saga Dragons étant l'exception), Pixar ose toujours sortir des sentiers battus, n'hésitant pas à changer de héros d'un film à l'autre (le mal aimé Cars 2 qui donnait la vedette à Martin) ou d'aller dans une direction où personne ne l'attend. L'hallucinante maîtrise technique fait le reste. Pixar peut attendre tranquillement que la concurrence la rattrape : sur le terrain de l'émotion, elle est imbattable !

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Spiderman far from home s'offre une semaine à 195 millions de dollars.

Publié le par Dave

Spiderman far from home s'offre une semaine à 195 millions de dollars.

Je suis actuellement au Japon , à Tokyo plus précisément !! Les articles seront donc plus courts cette semaine et la semaine prochaine ! 

 

Mais je vais compenser en allant faire un reportage dans le musée Ghibli et en pillant les boutiques bien geek de la capitale nippone !!

 

Spiderman far from home est donc le 3e film Marvel de cette année. Et si Captain Marvel faisait le lien entre les deux Avengers, FFH conclut Endgame !

 

Ceux qui se disaient "bon, le public va se lasser" en sont encore pour leur frais ! Avec 185 millions encaissés en 6 jours (le film est sorti mardi dernier aux USA pour profiter de l'ID4) et 580 dans le monde entier, le dernier opus en date du MCU est un nouveau triomphe.  Le budget (160 millions) est déjà remboursé. Alors, oui, on sait qu'il ne volera pas aussi haut que Avengers ou Black Panther, mais on sait aussi qu'il va logiquement dépasser les 300 millions au minimum ! Et qu'au niveau mondial, il sera le nouveau milliardaire ! Le public aime le MCU, en redemande et est prêt à aller voir la nouvelle phase, même en l'absence de Tony Stark !! Les critiques sont très bonnes et Sony, qui co-produit se frotte également les mains  : cet opus va sans soucis atteindre la 3e place de la série et détrôner Spider-Man 3 (celui de Sam Raimi). Après ? rien n'est impossible !

 

L'autre nouveauté, Midsommar, prend la 6e place avec 10 millions en caisse. Honnête mais avec une sortie dans 2400 cinémas, on pouvait espérer plus. 

 

Rapidement, Toy Story 4 descend d'une place mais dépasse les 300 millions US et 650 mondiaux ! Woody n'a souffert que de 43% pour la baisse des entrées.

 

Annabelle passe la barre de 50,  tandis que Yesterday en est à 36 millions. Pas mal pour des films qui n'ont pas coûté très cher (26 pour le film de Danny Boyle).

 

Aladdin est toujours dans le top 5 avec 320 millions. Dans le monde entier, Will Smith obtient donc son plus gros succès avec 921 millions, plus que les 817 d'ID4 (sans compter l'inflation).

 

Comme des bêtes suit avec 140 millions, MIB International 70 et Avengers Endgame 847,8. Dans le reste du monde, il n'y a plus que 15 millions d'écart avec Avatar !

 

Enfin, Rocketman ferme la marche avec 89,1 millions.

 

Rendez-vous mercredi pour le BO France. D'ici là, j'aurais peut être le temps de poster les chroniques de Toy Story 4, Aquaman (que j'avais oublié de faire) et Dumbo (que j'ai enfin pu voir dans l'avion).

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