Après deux excellents films qui n'ont pas obtenu le succès escompté, à savoir le remake de West Side Story et surtout son quasi autobiographique The Fabelmans, Steven Spielberg revenait à la SF avec Disclosure Day, un film une fois de plus controversé par la critique - même si on voit vraiment dans leur jeu, à savoir faire des vues et non pas analyser un métrage - mais qui a ouvert à 44 millions aux USA et 93,5 dans le monde entier.
A presque 80 ans (il les fêtera le 18 décembre prochain), Steven Spielberg n'a rien perdu de sa passion pour le cinéma et surtout n'abdique pas ses ambitions, cette volonté de faire un cinéma populaire, fait pour le grand écran et revient pour la 5e fois sur un sujet qui l'a toujours obsédé, à savoir les extra terrestres. 5 fois ? Rencontres du 3e type, ET mais aussi Indy 4 et La guerre des mondes ! Avec Disclosure Day, le compte y est, surtout que l'approche est une nouvelle fois totalement différente. Après l'approche pacifique, l'agression venue d'ailleurs et le mystère des crânes de cristal, Spielberg s'empare des théories du complot qui fleurissent depuis 1947 et les met en scène sous la forme d'un quasi thriller. Et aux retours des personnes que je connais qui ont déjà pu voir le film, il n'a rien perdu de sa mise en scène et ceux qui braillent pour sa mise à la retraite, j'adorerais voir ce qu'ils font ne serait-ce qu'avec un caméscope. Mais il est vrai que notre époque ne respecte pas les légendes.
En tout cas, cette ouverture est plutôt bonne, surtout pour un scénario original et le budget de 115 millions devrait être amorti. On est toujours étonné de voir que Spielberg n'est pas un panier percé, comme on peut en trouver des dizaines à Hollywood, qu'il maîtrise ses budgets et, sans doute parce qu'il travaille avec la même équipe depuis des années, ne perd pas de temps en vaines réunions.
Il faut aller à la 8e place pour trouver la 2e nouveauté, BST World Tour "Arirang" in Busan, la captation live d'un concert du groupe qui a engrangé 3,8 millions dans un peu plus de 1000 cinémas.
Et en clôture du top, on trouve le thriller Furious, qui n'a pas vraiment fait des étincelles avec seulement 2,8 millions dans 1250 cinémas. Il est vrai que le pitch a l'air très convenu avec ce père qui se lance à la recherche des ravisseurs de sa fille enceinte... Puis Stop That Train , une comédie d'action qui n'a pris que 2 millions de dollars dans ses filets. C'est maigre !
En continuité, on trouve un trio d'épouvante très efficace. Obsession ne perd que 25% d'entrées pour un cumul de 188,3 millions (287,1 mondiaux) , Scary Movie 6 dans le registre parodique qui lui plonge de 73% mais atteint un score de 84,2 millions (172,8 dans le monde entier) et enfin Backrooms , 4e, avec 160,2 millions (248,7 mondiaux). Quand on sait que ces films n'ont pas un budget énorme, voire un budget tout mini, on peut vraiment dire que ce sont de véritables triomphes et surtout des films très très rentables.
A l'invers, Les maitres de l'univers, projet très couteux de Amazon perd 70% de sa fréquentation et ne cumule que 46,9 millions. Et quand on voit que l'international n'offre que 38 millions de plus, les pertes vont être importantes, ce qui rend difficilement compréhensible la décision du géant de la distribution de ne pas le sortir dans certains pays, même si on sait qu'une sortie à l'étranger implique des coûts supplémentaires non négligeables. Maintenant, avait-on vraiment besoin d'un reboot d'un univers qui était déjà kitsch dans les années 80 ?
En 6e position , The Mandalorian and Grogu limite la casse avec 165,1 millions aux USA et 315 sur toute la planète. L'exploitation vidéo permettra de combler le déficit, mais c'est tout de même rageant de voir que Disney a cassé le jouet le plus lucratif de l'histoire du cinéma, même si, je le redis, le film est un excellent épisode de la saga et qu'il ne mérite pas du tout le lynchage débile dont il a fait l'objet.
Enfin, Michael complète le top avec ses 362,8 millions. Et le succès s'est propagé au monde entier avec un total de 934 millions ! Le milliard est possible, ce qui n'était pas vraiment certain quand on a évoqué tous les problèmes de production, les reshoots, les interventions de la famille... Reste à voir si la deuxième (voire la troisième) partie de l'histoire de Michael Jackson feront aussi bien.
Ce week end, arrivée de Toy Story 5, qui va sans doute rebattre les cartes de ce Box office !