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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 19:25
Acheter des nouveautés Blu-ray n'a plus aucun sens !

Lors de mon dernier passage dans un magasin culturel commençant par un F et finissant par un Ac, je me suis fendu de l'achat de 3 Blu-ray à 30€ les 3 ! Et si, quelques années en arrière, ce type d'opération concernait surtout des fonds de catalogues, là, excusez du peu, je me suis pris Independence Day Resurgence, L'âge de Glace 5 et X-Men Apocalypse ! En clair, des films sortis au cinéma en 2016 et en vidéo en novembre et septembre (X-Men) !

 

Plus le temps passe, plus je ne vois plus aucun intérêt à acheter une nouveauté. Si pour Noël, on m'a offert Suicide Squad (version longue), je sais que dans 2-3 mois, il sera dans les linéaires à 10€. 

 

D'où une question légitime : les éditeurs n'auraient-ils pas intérêt à vendre tout de suite les disques moins cher ? 10 ou 12 euros dès la sortie, comme cela avait été le cas pour Camping 3 ?

 

D'autant qu'en matière de bonus, le foutage de tronche est de plus en plus évident ! Si l'on excepte quelques irréductibles comme Peter Jackson, Ridley Scott (même si pour Seul sur Mars, l'édition est décevante) ou James Cameron (quoiqu'on attend toujours une version sérieuse de True Lies), on ne peut pas dire que les éditeurs dépensent des fortunes en making of ! Je l'ai déjà écrit mais comparez les bonus du premier Iron Man (chez M6 vidéo) et ceux du 3, puis pleurez !

 

Alors qu'on va nous imposer le Blu-ray ultra HD (encore plus précis, plus beau, plus coloré, plus cher...), ne pourrait-on pas avoir de VRAIES éditions et non pas des trucs vidéos balancés à la va-vite pour profiter du fait que le film est encore dans toutes les têtes.

 

il fut un temps où il fallait attendre un an pour avoir le film en Laserdisc puis en Blu-ray. Mais ô surprise, généralement, on avait de vraies belles éditions.

 

Dans notre monde où tout va trop vite, il faut rentabiliser un film en quelques mois pour passer à la suite, quitte à réserver la bonne édition à plus tard. Le réveil de la force en 3D sorti 5 mois après la version 2D a du mal à passer chez ceux qui ont la nette impression qu'on les a pris pour des courges.

 

Ne nous plaignons pas : avec un peu de patience, on peut donc étoffer sa vidéothèque à peu de frais. Sauf qu'à un moment, les gens le sauront et cesseront d'acheter des nouveautés.

 

Personnellement, j'attends donc que World of Warcraft, Doctor Stange, Ben Hur 2016 ou encore Tout commence demain soient en promotion ! Et tant pis si 3 de ces 4 titres ne sont pas encore sortis en vidéo 

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 08:42
Les sorties vidéos d'avril...et la fin de la 3D à domicile.

Après un mois de mars relativement calme (à part SPECTRE et dans une moindre mesure The Walk, l'amateur de spectacle n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent), avril sera forcément plus dur pour nos porte-monnaies !

 

L'évènement, c'est bien entendu la sortie le 16 avril du Réveil de la force dans une édition qui fait déjà polémique à cause de l'absence de version 3D ! Mais j'y reviens un peu plus loin. Si on pouvait craindre des bonus "light", marque de fabrique Disney depuis quelques années, il n'en est rien. Un making of de 69', 7 modules supplémentaires pour 45' et 6 scènes coupées, ce n'est pas si mal. Reste qu'on est quand même loin du foisonnement des éditions I,II,III et du coffret DVD des IV,V,VI qui proposaient nettement plus, notamment les bandes annonces, les modules internet et des commentaires audios ultra-précis de Lucas.

 

A côté de ce mastodonte, on aura droit au dernier chef d'oeuvre de Spielberg, Le pont des espions, qui n'a pas franchement connu un triomphe en France. L'occasion donc de se rattraper. 

 

Sortie également de Pan avec Hugh Jackman. Si le film fut un terrible échec commercial aux USA (un petit peu moins dansle monde), il n'en est pas moins un excellent spectable. Et là, la version 3D sera disponible.

 

Les amateurs de comédie française seront ravis de pouvoir acheter Baby Sitting 2. Ce n'est pas ma tasse de thé, mais il en faut pour tous les goûts.

 

Rayon animation, deux grosses sorties , le sous-estimé Le voyage d'Arlo et Snoopy et les Peanuts. Certes, le dernier Pixar n'a pas la profondeur d'un Vice et Versa ou le délire d'un Monsters Academy, mais il n'en est pas moins un très beau film et une belle leçon sur le courage. Quand à Snoopy, je ne l'ai pas vu. L'occasion donc de se rattraper.

 

Enfin, Game of Thrones verra sa 5e saison enfin éditée en vidéo. N'ayant pas encore commencé à regarder la 3, je devrais donc patienter quelque peu. Et puis, il y aura assez à dépenser avec ce que j'ai déjà cité.

 

Pour en revenir à la 3D, il semble clair que les acteurs du médium soient en train de désengager petit à petit. Samsung et Philips ont déclaré abandonner la 3D sur leurs nouvelles gammes de téléviseurs. En fait, la 3D à la maison n'a jamais pris vraiment. Le prix, le problème des lunettes (au coût élevé également), la confusion et la mauvaise communication et surtout l'absence de programmes autre que les Blu-rays auront sans doute eu raison de cette technologie.

 

Dommage donc pour ceux qui se sont équipés. Personnellement, je n'ai investi que dans un vidéo-projecteur capable de diffuser de la 3D, mais pas dans le lecteur, même si j'ai pas mal de Blu-ray 3D à la maison, étant donné que ce sont souvent les seules éditions à proposer de vrais bonus (en vrac Transformers 3, Avengers, Prométhéus). On peut cependant se dire que les industriels se foutent totalement du public, lui faisant miroiter des merveilles avant de laisser tout tomber. Le cimetières des technolgies mort-nées est immense, avec le Dat, de SACD, le DVD Audio , le Blu-Ray Audio... A chaque fois, des innovations technologiques réelles, mais vendues n'importe comment, trop chères et rarement expliquées au grand public.

 

En fait, la 3D repointera sans doute le bout de son nez quand on pourra enfin se passer des lunettes. Mais pour la petite histoire, on en parle depuis les années 50...

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 07:07

En 2105, le chiffre d'affaire généré par la vente de DVD est passé de 610 à 514 millions d'euros, celui de la vente de Blu-ray est passé de 188 à 166 millions d'euros, soit une baisse respective de 15,6 et 11% !

 

Pour le DVD, la baisse est continue depuis 2005, celle du Blu-ray a commencé en 2013. Au plus haut, le DVD rapportait 1,845 milliard d'euros, celui du Blu-Rau 224 millions d'euros.

 

Qui plus est, la VOD ne rapporte pas autant qu'espéré. Les fourchettes pour 2015 varient entre 300 et 480 millions d'euros.

(Les chiffes et leur analyse sont ici : http://www.zdnet.fr/actualites/le-marche-video-francais-dans-l-impasse-39831602.htm)

Bref, le marché est en crise et les ventes s'effondrent !

 

Pourtant, l'an dernier avec des titres comme Jurassic World, Furious 7, Avengers 2 ou La famille bélier, on aurait pu penser à une stagnation. Mais ces grosses locomotives sont les arbres qui cachent la forêt. Les gens achètent de moins en moins physiquement (c'est la même chose pour la musique) et le piratage est toujours aussi élevé.

 

Pourquoi cette baisse ?

 

Le piratage certes, même si j'ai du mal à comprendre l'intérêt de regarder un film en DIVX sur un ordinateur ou pire, sur une télévision de bonne qualité. Personnellement, je considère le piratage comme du vol et j'avoue que ceux qui téléchargent à tour de bras me hérissent le poil. Même si l'industrie du cinéma ou de la musique est loin d'être pauvre, l'excuse ne tient pas. Et surtout la baisse des recettes entraînent une moindre prise de risque des studios, qui vont donc sortir des films où ils sont sûr du résultat. De même, dans le monde de la musique, ce ne sont pas les stars qui souffrent du piratage, mais les petits labels, obligés souvent de licencier une partie de leur personnel et de sortir moins de CD.

 

Mais bon, je sais bien que ce genre d'argument ne tient pas aux téléchargeurs fous qui accumulent des heures de films sur leur disque dur, sans avoir le temps de les regarder d'ailleurs.

 

Le problème vient aussi du prix. Une nouveauté Blu-ray est généralement vendu à 24,99 euros. Sachant que nos pouvoirs d'achat ont tous diminué, cela reste cher. Surtout que, en étant patient, le film est généralement 20% moins cher 6 mois plus tard (voire avant) et dans les opérations style "3 Blu-ray pour 30 euros" dans l'annéee qui suit sa sortie. Certains films sont même bradés 2 mois après leur sortie. Ainsi San Andreas, sorti en octobre à 24,99 euros est déjà disponible à 19,99. 

Il en résulte un effet d'attente, où le spectateur ne se rue pas forcément sur les nouveautés. J'avoue ne plus être autant la bave aux lèvres et me précipiter sur LA nouveauté, sauf quand il s'agit d'une édition que l'on sait limitée comme, par exemple, l'Exodus 3D de Ridley Scott.

 

Il serait intéressant de voir les chiffres, non pas en euros, mais en unités vendus. Car si on vend 1000 blu-ray à 15 euros, cela rapporte plus que 500 à 25. 

 

Un prix moins élevé serait sans doute une meilleure incitation à la vente. C'est d'ailleurs la même chose pour la musique. Le dernier (et sublime) David Bowie est vendu dans une grande enseigne à 16,99 euros. Mais ce sera pour un temps limité ! Dans 3 semaines, il passera à 22 euros. Pour information, le dernier CD de mon groupe que nous avons co-produit avec un label hollandais nous ait revenu à 200 euros pour 400 CD, notre partenaire a rajouté 600 euros pour les 800 CDs du premier tirage. En clair, un CD nous était facturé...50c !! Certes, nous ne sommes pas passés par un studio d'enregistrement et nous avons fait la jaquette nous même. Il n'empèche, un CD tout compris (enregistrement, promo, distribution) revient dans les 3-4 euros au très grand maximum. Faites le calcul !

 

Si les Blu-rays étaient d'entrée vendus à 14,99 euros (moins de 100 frs), il s'en vendrait bien plus et au final les éditeurs gagneraient plus. Mais le court terme étant la seule philosophie du marché, ce n'est pas demain la veille. Le monde de la musique n'a jamais voulu le faire, il est dans le rouge.

 

Si le monde de la vidéo ne réagit pas, il sera dans le rouge aussi. Et , je suis désolé, mais la VOD ne remplacera jamais un bon support physique. Quoique, si la musique a réussi à imposer un standard aussi pauvre en qualité que le MP3, la vidéo parviendra bien à imposer sa daube téléchargeable !!

 

Il sera alors trop tard pour pleurer ! Le pire c'est qu'on n'a pas vraiment le choix : soit on accepte de continuer à payer le prix fort, soit on accepte cette chute du marché et on risque de se retrouver sans support physique de qualité.

 

Bref, on est perdant !

 

 

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 21:40
Le n'importe quoi du coffret limité de Vice-Versa

J'ai déjà eu l'occasion de pester contre les derniers Blu-rays de Disney ou Pixar , comme dans mon article sur La reine des neiges ou devant les pauvres éditions de Thor 2 ou Le soldat de l'hiver. Qu'il semble loin des doubles DVD bourrés jusqu'à la gueule de bonus ou du fabuleux coffret 3 Blu-rays de Toy Story.

 

Mon nouveau coup de gueule portera sur Vice-Versa, mais pour une fois, Disney n'est pas totalement responsable.

 

Séduit, comme beaucoup, par le dernier Pixar, je me suis donc offert le film la semaine dernière à la Fnac de Grenoble. Et comme l'édition la plus jolie (BR + BR 3D + livret inédit de 78 pages, le tout dans un superbe coffret métallisé) était en promo à 29,99€, je succombe à la fièvre acheteuse.

 

Le film est toujours aussi sublime, le court métrage Lava toujours aussi chouette et le prolongement des aventures de Riley, où ses parents rencontrent son (petit ?) ami franchement hilarant.

Où cela se gâte, c'est au niveau des bonus. Certes le commentaire audio est précis, instructif et passionnant. Mais avoir 2 featurettes (l'une sur les femmes oeuvrant chez Pixar, l'autre sur les émotions décrites dans le film), cela frise le foutage de tronche ! Moins de 20 minutes pour ces 2 modules.

 

J'épanche donc ma soif de violence sur Twitter et, surprise, une personne de @disneypixar m'apprend que si, si, l'édition BR+3DBR est la plus complète car elle propose un 3e BR de bonus. Mais cette édition se trouve chez Amazon. L'édition Fnac ne propose pas le BR de bonus, mais le livret !!!

 

En clair, désormais, pour acheter une édition digne de ce  nom, il faut donc, en plus de comparer les différents coffrets, comparer les éditions parus chez les différents magasins et vendeurs en ligne ! Si vous avez du temps à perdre, pas de problèmes.

 

On était déjà perdu avec les ré-éditions, les versions longues, les coffrets collectors regroupant toujours plus de films, de bonus, il faut croire que ce n'était pas encore assez pour les éditeurs.

 

En attendant, j'ai sacrément l'impression de m'être fait arnaquer ! Par Disney ou la Fnac ? Les deux ! Par la Fnac qui ne propose pas un produit complet et par Disney qui autorise ce genre de pratique !

 

On nous dit que le marché de la vidéo est en baisse ! A force de prendre les gens pour des cons, on commence à comprendre pourquoi !!

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 18:51
Déferlante Blu-ray pour cette  fin d'année.

Comme tous les ans, la fin d'année s'annonce périlleuse pour le porte-monnaie des cinéphiles. En effet, après un été calme (comme d'habitude) où à part un Fast and Furious 7, on n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent, l'automne et l'approche de Noël , les sorties vont se succéder à vitesse grand V.

 

Avengers 2 est déjà disponible, une belle édition avec un peu plus de bonus que d'habitude, mais bon, on est loin des éditions des premiers Marvel édités par M6 Vidéo.

 

Puis Jurassic World et A la poursuite de demain vont montrer le bout de leur nez. Mad Max Fury Road sera aussi là en octobre. 

 

Une petite pause et voici Vice-Versa (là aussi, avec un peu plus de bonus que sur les derniers Pixar) et les Minions, suivi de Terminator Genisis sans compter la version longue de La bataille des 5 armées.

 

En décembre, le reboot des 4 fantastiques et le 5e épisode de Mission Impossible.

 

Ajoutons-y quelques rééditions sympas (L'aventure intérieure, Invasion Los Angeles) et on a tous les arguments d'une fin d'année spectaculaire mais qui va nous coûter un max.

 

Mais bon, on a des problèmes plus graves, non ?

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 20:35
Enfin, Interstellar en Blu-ray

Presque 6 mois après sa sortie, le fabuleux Interstellar , alias le meilleur film de 2014, est enfin disponible en Blu-ray ! L'occasion de voir et revoir ce chef d'oeuvre absolu de Chris Nolan. Et peut être que ceux qui l'on raté l'an dernier vont enfin  le découvrir. Et comme moi seront encore plus indignés en voyant qu'à part des Oscars techniques, il n'a strictement rien eu !!

 

On notera aussi l'impressionnante cohorte de 3 heures de bonus !! L'excuse de certains éditeurs qui nous balancent que, vu le court délai entre sortie cinéma et sorti vidéo, ils n'ont pas le temps de faire de vrais suppléments ne tient donc pas.

 

Car quand on veut , on peut !! Quand on a de l'ambition, on peut proposer un disque de qualité !

 

Il ne me reste plus qu'à re-regarder le film, puis à m'enfiler tous les bonus. Mais quand on connait l'exigence de Nolan, ce sera loin d'être un crève coeur !!

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 06:34

Revoir la désolation de Smaug en version longue permet de mieux comprendre la logique du film central de la trilogie et de ses connexions avec Le seigneur des anneaux.

 

En effet, nombres de scènes supplémentaires vont clairement dans ce sens, tandis que les autres approfondissent les rapports entre les personnages.

 

Ainsi, dès le prologue, le dialogue entre Thorin et Gandalf est plus long, notamment avec l'évocation de Thrain, père de Thorin et disparu lors de la bataille de la Moria. Thrain que l'on verra un peu plus tard à Dol Guldur, quand Gandalf cherche à savoir qui est le Nécromancien. La montée en puissance de Sauron gagne en netteté et son lien avec les personnages du Hobbit est bien moins artificiel. La disparition de l'anneau de Thrain, l'un des 7 anneaux offerts aux seigneurs nains, montre que Azog a capturé le roi pour offrir ce bijou à Sauron. 

 

J'avais écrit , à la sortie de la version salle, que Béorn serait sans doute plus visible dans version longue. Effectivement, une grande scène montre enfin la fantastique façon dont Gandalf introduit les nains au changeant, reprenant à la virgule près les dialogues de Tolkien. On l'oublie, mais au départ, Le Hobbit est un livre pour enfant et Tolkien avait pris grand soin d'insérer nombre de passages humoristiques dans son histoire, ainsi que des dialogues poussés. Après tout, JRR était professeur à Oxford et même si son auditoire était plus âgé que les lecteurs du Hobbit, sa passion pour l'éducation le poussait également vers les plus jeunes.

 

La traversée de la vieille forêt est également plus longue, avec notamment le passage du pont détruit et de l'influence maléfique de l'air sur la compagnie. Le combat de Bilbo avec les araignées est également plus long, mais Jackson ajoute un passage où, croyant son anneau perdu, le Hobbit quand il le retrouve va dire le fameux "à moi". Ici, c'est bien la prise de possession de son hôte par l'anneau qui est mise en place, annonçant la trilogie du Seigneur. 

 

Les rapports entre Kili et Thauriel sont également plus approfondis, notamment dans les cachots elfes avec un dialogue supplémentaires sur la lumière des étoiles. Le film en salle ne faisait qu'effleurer cet aspect.

 

Lacville prend aussi plus d'importance. L'arrivée des nains y est mieux développée, et le maître de la ville a droit à des scèns supplémentaires , approfondissant son rôle , ainsi que celui de son bras droit tout en  faisant mieux ressortir leur animosité envers Barde le batelier.

 

Il semble , mais il faudrait pouvoir comparer les deux versions quasi images par images que les scènes de combat soient un peu plus longues et violentes.

 

Par contre, tout ce qui se passe dans Erebor ainsi que les dialogues avec Smaug n'ont pas été modifiés. Et le film se termine toujours sur cette insensé cliffhanger qui a tant frustré les spectateurs.

 

Les 25 minutes enrichissent donc vraiment le film, donnent plus de relief aux personnages secondaires et établissent mieux les connexions entre les deux trilogie.

 

Comme souvent dans une oeuvre aussi importante, il faudra vraiment voir les 6 long-métrages dans leur ensemble pour bien comprendre la pensée de Peter Jackson. Mais ce qui est sûr c'est que, comme pour Le seigneur des Anneaux, au fur et à mesure que les films sortent, le sentiment de réussite augmente. Il est cependant dommage qu'il faille attendre les versions longues pour voir le vrai Director's cut.

La désolation de Smaug  - version longue (2)
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 09:26

Alors que La bataille des 5 armées se prépare à envahir les écrans du monde entier, à partir de la mi-décembre, La désolation de Smaug arrive en version longue !!

 

Avec 27 minutes en plus (contre 13 pour Un voyage inattendu), il est clair que certains personnages comme Beorn vont être étoffés. La traversée de la forêt sera également plus longue.  Du coup, la longueur du métrage passe à 186 minutes.

 

Je viens de recevoir le coffret combo Blu-ray 3D, Blu-Ray-DVD-Copie digitale. Le film est en deux parties sur les Blu-ray 3D mais sur un seul en Blu-ray normal. Pour la version DVD, là aussi c'est deux disques.

 

9 heures de suppléments sont accessibles, dont les presque 3 heures de commentaires audios. Deux Blu-ray supplémentaires sont dévolus aux gros documentaires Au coeur Rhovanion et Sur la route d'Erebor. Quand on sait la qualité du travail fait autour de la trilogie des anneaux et sur le premier volume du Hobbit, on sait déjà qu'on aura affaire à du très gros calibre.

 

Enfin, un petit documentaire Nouvelle Zélande, pays de la Terre du milieu , 2e partie, se regarde sur les Blu-ray des films.

 

Le combo est complet avec la copie digitale, accessible via Ultra violet. Déjà présent pour Le Hobbit, cette option permet de voir le film sur un ordinateur, un Ipad , un Iphone. Cela fait un peu gadget, mais mine de rien, se construire une filmothèque numérique est agréable. Il faut juste que les éditeurs n'oublient pas le "physique" !

 

Le coffret est élégant, avec une jaquette lenticulaire, mais j'aurais préféré un fourreau qui se déplie, histoire de pouvoir avoir accès à tous les disques d'un seul coup d'oeil.

 

Notez qu'il existe aussi une version sans les disques 3D, une autre uniquement en DVD et enfin, la plus chère, une avec une statuette.

 

Reste désormais le travail le plus agréable : regarder le film et les suppléments. Ce qui amènera donc la suite de cette article !!

 

 

La désolation de Smaug - Version longue (1)
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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 10:03

Le pitch  : alors que les hommes ont répandu le mal sur la Terre, le Créateur décide d'en finir avec eux. Seuls les animaux seront sauvés du déluge qui va s'abattre. Un homme, Noé, est chargé de la tâche.

 

Rattrapage pour ce "péplum" biblique qui met à l'écran l'une des histoires les plus connues du Livre, mais aussi l'une des plus mystérieuses. Car Noé occupe juste quelques versets de la Genèse, n'a aucun dialogue et on sait très peu de chose de lui.

 

Le premier challenge était donc de construire un scénario digne de ce nom autour d'éléments aussi ténus. En rajoutant quelques personnages, en faisant de Noé un homme intègre mais d'une incroyable dureté et en prenant certains passages de la Bible au pied de la lettre (les géants de pierre), le script permet de tenir les 2H15 du film.

 

Et le moins que l'on puisse dire est que ces rajouts sont loin de délayer l'histoire, mais au contraire l'enrichisse.

 

Visuellement, le film est magnifique. Tourné dans les décors époustouflants de l'Islande (une destination "à la mode" depuis Oblivion et Prometheus), dans un arborteum de New York avec une arche quasi grande nature et en studio, Noé en met plein la vue tout en ne tombant pas dans l'esbrouffe. Associés à de splendides effets numériques, les plans sont au service de l'histoire et tentent de respecter au plus près les écrits de la Génèse. 

 

Par exemple, l'arche n'a rien à voir avec l'imagerie classique. Ce n'est pas un bateau, mais une sorte de radeau de fortune , de forme rectangulaire et dont les dimensions, la forme sont décrites de manière très précises dans la Bible. Cela a étonné plus d'un spectateur, mais cela montre comment les clichés sont durs à abattre.

 

Mais quid de l'histoire ? Comme je l'ai dit , Noé n'a droit qu'à quelques versets et son histoire est peu développée. En ajoutant le personnage du roi des hommes, TubalCain, Darren Aronofsky ne fait pas que donner un adversaire à Noé , mais il lui donne un reflet noir dans le miroir. Pour lui, l'homme doit régner sur la Création et il est prêt à tout pour éviter que son "peuple" ne soit détruit. Ses motivations, au delà de leur égoïsme, ne sont pas si éloignées de nos visions de la vie. Si Dieu envoie le déluge, c'est parce que les hommes ont abimé sa création. Pour TubalCain, la création est au service des hommes, un outil dont il peut disposer à sa guise.

 

L'autre ajout du film est le conflit entre Noé et ses fils. Pour Noé, l'humanité doit mourir avec le déluge et sa famille ne doit pas échapper à ce destin. Mais pour ses fils, au contraire, cette castastrophe doit servir de nouveau départ et ils ne comprennent pas l'obstination de leur père à refuser de sauver une partie des hommes. Noé est prêt à mettre à mort les futures enfants de sa belle-fille (jouée par Emma Watson dans un rôle très complexe et dont elle se tire à merveille) pour respecter ce qu'il pense être la volonté de Dieu.

 

De ce fait, Darren Aronosky pose des questions extrêmement intéressantes. Le responsable d'une création a-t-il vraiment le droit de mort sur elle ? Et pourquoi le Dieu de l'Ancien Testament est-il aussi cruel ? Les dernières images montrent justement ce revirement, perceptible aussi dans la Bible après le déluge.

 

Le film n'élude en rien cette cruauté : les hommes ont détruit la planète, la transformant en désert, ils se livrent à la guerre, à la luxure et ne respecte pas la création. Mais le plan absolument terrifiant où des rescapés tentent d'échapper à la montée des hauts ne laisse pas place au doute : dans la noirceur, hommes et Dieu se valent. 

 

Le discours de Aronosky devient franchement éblouissant quand il mixe les images scientifiques de la création de l'univers avec le discours de la Genèse (le premier jour, il créa la lumière...) ! Certains intégristes pourront s'étouffer devant un tel passage, mais la puissance de cette séquence justifie à elle seule la vision du film.

 

Pour une telle histoire, il fallait un acteur d'exception ! Russel Crowe tient le film sur ses épaules. Passant du sauveur et de l'élu à celui du boureau, l'acteur néo-zélandais livre sans aucun doute une de ses compositions les plus abouties ! Il fallait oser ne pas tomber dans un côté héroïque et faire ressortir toute l'ambiguité d'un homme allant jusqu'au fanatisme , refusant de discuter les ordres de Dieu, même quand il les trouve atroce.

 

Si l'on ajoute un Anthony Hopkins étonnant en Mathusalem et, je le répète, un environnement visuel incroyable (l'entrée dans l'arche !!!) , on est face à une réussite incontestable dont les quelques longueurs, notamment une fin un peu trop convenue (et s'écartant quelque peu du texte originel) s'effacent devant l'impression générale.

 

Le Blu-Ray offre une image exceptionnelle, notamment dans les séances de déluge et les arrêts sur image permettent d'admirer le travail sur les animaux antédiuviens. Le son n'est pas en reste, et au coeur de la tempête, on ressent la puissance "divine" dans ses enceintes.

 

Côté bonus, si le bon making of d'une heure, articulé en 3 parties, couvre toute la production, dévoilant le tournage en Irlande, la construction de l'arche ou la conception des scènes de bataille, il est dommage que la post-production soit totalement absente. On aurait en savoir plus sur la création des animaux (une galerie de photos ou de dessins serait la bienvenue), sur l'environnement 3D du film et surtout l'origine du film.

 

Car pour faire un film sur Noé, il faut avoir soit des convictions très solides (religieuses ou athées) mais surtout une bonne dose d'inconscience ! Après tout, le concept est loin d'être vendeur.

 

Peut être pour une futur édition collector ?

Noé (****)
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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:01

Alors que La désolation de Smaug s'annonce en Blu-ray et DVD dans les jours qui arrivent, petit point sur les sorties récentes :

 

Du côté des super héros, c'est Thor 2 qui envahit nos linéaires. Superbe copie, son d'enfer, mais section bonus un peu décevante : juste un making of en deux parties, d'une durée de 20 minutes, un focus sur la musique, quelques scénes coupées ou allongées, un commentaire audio et, et c'est finalement le meilleur bonus, un court métrage consacré au...Mandarin ! Cela étant dit, le film reste toujours aussi excellent, même avec l'effet de surprise en moins.

 

Chez Disney, c'est La reine des neiges qui fera la joie des petits et des grands. Et l'occasion de voir que les merveilleuses chansons du film ont été grandement adaptées en français, parfois traduites de manière quelque peu éloigné de l'anglais originel ! Pas eu le temps de voir les bonus. La VO est tonitruante et respecte donc logiquement mieux les intentions des deux créateurs.

 

Passé inaperçu en France, mais gros succès aux USA, Captain Philips avec Tom Hanks devrait séduire un peu plus en vidéo. Effectivement, le film est largement à la hauteur de sa réputation et Tom Hanks n'aurait pas volé un 3e Oscar ! Bon et long making of de 58 minutes et fonction ultra-violet en sus. 

 

Gravity est sorti depuis déjà un mois, mais il est indispensable à toute vidéothèque qui se respecte. La copie est à tomber par terre au niveau définition et le son vous baladera sur vous enceintes !!! Quant aux bonus, on n'atteint là un summum : divisé en petit module, le making of aborde tous les aspects du film et le travail technique phénoménal n'occulte en rien l'aspect humain du film. Le fils d'Alfonso Curaon, qui a signé le scénario avec son père, se fend d'un petit court métrage montrant l'envers de la conversation de Sandra Bullocks avec l'esquimau présent sur Terre. Chose qui n'étonnera personne : le talent est héréditaire. Fonction ultra violet en sus : visionner Gravity sur son Ipad est un vrai bonheur quand on est coincé dans un train !

 

Hunger Games 2 est également sorti très récemment. C'est mon prochain achat.

 

Enfin, je termine avec le coffret 2 Blu-ray du fabuleux documentaire Apocalypse : la première guerre mondiale, toujours raconté par Mathieu Kassovitz ! Certains ont critiqué la colorisation et la sonorisation de ces images d'archives, mais le travail hallucinant et la pédagogie de ces 5 heures sur l'un des plus grands conflits que les hommes aient eu à subir est tout bonnement digne des plus gros blockbusters !!

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Présentation

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  • Enseignant, fan de cinéma et de métal, chanteur dans différents groupe de métal, collectionneur de tout ce qui touche à Star Wars... what else ?
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La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

L'affiche du moment

Rogue One