Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 07:32
Dune (*****) : chronique vidéo

Pour la première fois, une chronique en vidéo d'un film !!! Enjoy !

 

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 08:57
Godzilla Vs Kong (****)

Le pitch : alors que Godzilla semble s'être retourné contre l'humanité, Apex, une société de très haute technologie, souhaite utiliser Kong pour atteindre la terre creuse...

 

ATTENTION : cette chronique contient des spoilers. Si vous n'avez pas encore vu le film, mieux vaut reporter votre lecture.

 

4e volet du Monsterverse, ce combat de titans était tombé à pic pour relancer la fréquentation dans les salles US. Sorti en mars dernier, il fut le premier film depuis Bad Boys 3 à passer la barre des 100 millions en Amérique et en engrangea 467 dans le monde entier. Un bon score qui dépassait celui de Godzilla King of Monsters, mais restait logiquement en deçà de Skull island (566 millions) et Godzilla 2014 (524).

 

Reprenant certains personnages vus dans King of Monsters, ce nouvel opus nous projette dans plus de 40 ans après les évènements de Skull Island. Kong y est désormais surveillé de près par les hommes , mais coule des jours paisibles. Du côté de Godzilla, le titan oscille toujours entre le bien et le mal et le début du film le voit attaquer, apparemment sans raison, les installations d'Apex, une société dont la façade respectable cache une réalité nettement moins reluisante.

 

Godzilla Vs Kong fonctionne à la façon des Marvel Team Up, à savoir des comics où deux super héros (généralement Spiderman ou La chose) commençaient par s'affronter avant de faire front contre un ennemi commun. Ainsi, les deux titans vont donc se castagner déjà sur mer puis dans Hong Kong avant de devoir s'unir contre MechaGodzilla, un titan artificiel développé par Apex ! 

 

Entre deux combats, l'histoire se focalise sur deux groupes humains. Le premier voit donc des scientifiques employés par Apex et cherchant à atteindre la terre creuse, territoire d'origine des titans et de Kong et que le PDG soupçonne d'abriter une source d'énergie capable de remettre l'humanité à égalité avec les monstres qui attaquent périodiquement la planète. Dans ce groupe se trouve une petite fille malentendante qui a trouvé le moyen de communiquer avec Kong, justifiant ainsi que le scénario l'emmène dans des endroits d'une dangerosité inouïe.

 

L'autre groupe est un trio, composé d'un théoricien du complot , d'une de ses admiratrices - qui se trouve être la fille d'un des scientifiques de King of Monsters, et son ami, totalement dépassé par les évènements. Le trio va rapidement comprendre que Apex n'est pas aussi "sympathique" que sa communication veut le faire croire et découvrir le secret derrière l'attaque initiale de Godzilla en Floride. Cela permet quelques saillis comiques, même si cet aspect reste marginale.

 

Bien entendu, ce qu'espère le spectateur, c'est l'affrontement entre les deux monstres. Et même si le réalisateur Adam Wingard (You're Next, Blair Witch 2016) estime que les situations vécues par les hommes doivent répondre aux dangers qu'affronte Kong, comme par exemple la noyade lors du premier combat, il est évident que le film prend toute sa mesure quand il met en scène les titans. 

 

Et de ce côté, on est servi ! Ultra spectaculaire à souhait, les trois affrontements sont diversifiés , tant par leur environnement qui va convenir à l'un ou l'autre. Ainsi , Godzilla prend le dessus sur Kong en pleine mer tandis que la jungle urbaine de Hong Kong permet au grand primate d'utiliser le décor pour être à la hauteur de son homologue reptilien. L'humanité n'a plus qu'à se terrer et espérer que les dégâts monstrueux engendrés par cette guerre ne feront pas trop de victimes, même si on peut douter que des gratte-ciels qui s'effondrent les uns sur les autres en font des milliers.

 

La surprise du film tourne autour de la terre creuse. Loin d'être un gimnick, il en devient le thème centrale de la 2e partie avec, là aussi, des images grandioses d'un environnement jouissant d'une gravité inversée (et totalement surréaliste). Et quand Kong découvre le temple de ses ancêtres , immense caverne qui pourrait contenir des dizaines de basilique St Pierre, on en apprend un peu plus sur ses origines. D'ailleurs, les protagonistes évoquent tous dans les bonus leur envie que le 5e volet se déroule plus longtemps dans cet environnement. Après tout, on ne fait qu'effleurer le monde des titans.

 

L'autre surprise est donc l'apparition de MechaGodzilla, un titan mécanique qui n'a rien à envier aux transformers de Michael Bay. Comme toujours, la créature de Frankenstein échappe à son créateur (ce qui nous vaut une mort assez rigolote) et devient le pire ennemi de l'humanité. Il faudra donc que Kong et Godzilla enterrent la hache de guerre afin de briser définitivement la menace.

 

On le voit, Godzilla Vs Kong est un pur film pop corn, un blockbusters décomplexé dont le scénario  n'est qu'un prétexte à filmer deux titans se mettant sur la tronche, un plaisir régressif mais très bien réalisé. Alors, oui, on pourra reprocher une approche "humaine" très clichée , une justification oiseuse de l'attitude de Godzilla et une certaine lassitude quand le combat s'éternise.   C'est sans doute le prix à payer pour un spectacle , que nous n'avons pas pu voir sur grand écran en France, qui ne cherche jamais à être prétentieux. Au contraire, il annonce rapidement la couleur et offre au spectateur ce qu'il est venu chercher dans le titre.

 

 

Partager cet article
Repost0
11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 14:33
Black Widow (****)

Le pitch : pourchassé par le général Ross suite aux évènements de Civil War, Natasha Romanov va devoir faire face à son passé...

 

Premier film Marvel sorti depuis la pandémie, mais 2e film post Engame, Black Widow permet donc au MCU de revenir sur le devant de la scène. 

 

S'il était prévu depuis longtemps que la Veuve ait droit à son propre film solo - c'était la seule Avengers qui n'y avait pas eu droit - , sa mort dans Endgame aurait pu sonner le glas de cette volonté. Sauf que chez Marvel, on a une arme secrète : le temps ! 

 

Et comme pour Captain Marvel, on va donc revenir quelques années en arrière avant les évènements d'avec Thanos pour raconter l'histoire de Natasha Romanov. On la redécouvre toute enfant et on va vite comprendre que les apparences sont trompeuses et que la belle vie américaine de la gamine cache quelque chose de bien moins reluisant.

 

Nouveau saut dans le temps et nous voilà en 2016 alors que la Veuve cherche à s'échapper au Général Ross, qui traque les ex-Avengers depuis que ceux-ci ont mis Berlin à feu et à sang. L'histoire va donc enfin pouvoir commencer et on va en apprendre beaucoup plus sur le premier personnage féminin mis en avant par Marvel.

 

Sans spoiler, autant dire de suite que le script regorge de surprises, de retrouvailles familiales et d'ennemis retors. Mais c'est surtout l'aspect "film d'espionnage" qui va primer. En effet, la Veuve étant sans super pouvoir, elle ne peut pas être opposée en solo à des ennemis trop puissants. On regrettera cependant le changement de sexe de Taskmaster, le maître de corvée ! Dans le comics, c'est un homme dont la mémoire photographique lui permet d'apprendre instantanément les mouvements de ses ennemis. Ici, le personnage est quelque peu sous-exploité même si ses origines réservent une surprise sympathique.

 

Rapidement aidée dans sa quête par une autre femme, Natasha va donc découvrir que son passé la rattrape et que ce qu'elle pensait avoir fini depuis des années est toujours présent et menaçant. 

 

Nanti de très belles scènes d'action, notamment une excellente poursuite véhiculée dans un labyrinthe de rue, Black Widow va crescendo aller vers sa conclusion, retrouvant un à un les membres de sa "famille" pour un combat final forcément dantesque, dans une base volante qui fait passer l'héliporteur du Shield pour un simple planeur. Le film passe alors à un stade supérieur et offre donc toutes les promesses que nous étions venues chercher. De film d'espionnage plutôt bien foutu, Black Widow devient un vrai film de super héros, techniquement au top - on sent que Disney/Marvel met un maximum d'argent dans ses films - et, même si le vilain manque de personnalité, c'est le moins que l'on puisse dire.

 

C'est d'ailleurs un problème récurrent chez Marvel depuis quelques films, si l'on met de côté Thanos ou Mystério, les méchants ne sont pas à la hauteur. L'univers mis en place est  léché , admirablement synchrone avec les autres films, mais jamais on ne va trembler pour Romanov et c'est bien dommage.

 

Visuellement, le film est très beau malgré le côté terre à terre des deux premiers actes. Les idées fusent, les cascades sont bien réglées et le complot qui se dévoile peu à peu permet de donner un vrai liant à l'histoire. On en apprend pas mal sur Natasha même si on sent que Marvel a laissé pas mal de pans dans l'ombre, histoire sans doute de se focaliser une séquelle.

 

Enfin, je n'ai pas trouvé le cadre "féministe" du film envahissant, bien au contraire. Le thème de l'abus des femmes par les hommes est bien amené, subtil et voir une espèce de pleutre manipuler son armée féminine comme une armée de jouets mortels approfondit encore ce thème. Ajoutons y le plaisir de revoir Rachel Weiz (La momie, Agora) en guerrière bien badass et une mise en scène franchement inspirée de Cate Shortland , dont c'est le 2e film seulement, et oui, on a bien affaire à un film "féminin" , avec un casting qui met les femmes en valeur, les seuls héros masculins étant soit réduit au rang de faire valoir (le gars qui trouve les moyens de transport pour Natasha) soit ne sont pas vraiment à la hauteur de leurs ambitions  - Red Gardian , engoncé dans un costume qui supporte mal son embonpoint en est la preuve. A l'inverse, Scarlett Johansson est toujours aussi sublime dans le rôle de sa vie ! On peut même se demander si Disney a bien fait de la sacrifier. Mais bon, on le sait, chez les super héros, la mort n'est pas éternelle.

 

Premier film post pandémie, mais  intégré à la phase IV qui se conclut par Endgame (malgré une scène post générique qui regarde après ce film) , Black Widow, sans être une totale réussite, est un excellent Marvel, un bon blockbusters et un parfait spectacle estival. On ne lui en demandait pas plus.

 

 

Partager cet article
Repost0
8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 08:58
Demon Slayer : le train de l'infini (****)

Le pitch : Kamada Tanjiro, toujours à la recherche d'un remède qui pourra sauver sa soeur de sa condition de démon, et ses acolytes décident de prêter main forte au  pilier de la flamme Kyojuro Rengoku qui a pris place à bord d'un train où 40 personnes ont été massacrés par les démons.

 

Vous n'avez rien compris au pitch ? C'est normal si vous ne connaissez pas le manga Demon Slayer. Mais sachez que même si vous n'avez jamais ouvert un seul tome de cette saga, publiée en France depuis septembre 2019, vous serez rapidement happé par le tourbillon de folie de cet animé.

 

Disons le tout de suite, en adaptant l'arc "Le train de l'infini", le scénario ne fait pas dans la dentelle et on pourrait y voir une hallucinante succession de bastons entre les protagonistes et le puissant démon Emmu. Sauf qu'au delà de ces combats magistralement animés, le film propose une analyse profonde des différents caractères des héros, de leur volonté d'aller au bout de leur mission et via les rêves que le démon va leur imposer pour tenter de les briser.

 

En effet, Emmu attaque ses adversaires sur tous les plans de la réalité et en les endormant, il va les confronter à leurs peurs, leur cauchemar et tenter de les déstabiliser. Ces séquences, parfois très dérangeantes (l'une d'entre elles évoque le suicide) constitue de faux répit dans le film. Quand l'un des personnages semble nager dans un océan de féliciter, que la musique se fait plus douce, Emmu l'incite en fait à renoncer à la vie. 

 

L'essentiel du métrage se fait sur des combats, qu'ils soient physiques ou psychiques, qu'ils se passent dans le train, sur le toit du train ou près du train accidentés, chaque combat est chorégraphiés de main de maitre. Et si on peut regretter le volume assourdissant de la musique qui souligne un peu trop fortement la moindre action, les amateurs du manga seront aux anges de voir les belles pages prendre vie en couleur. Il est évident, cependant, que si vous êtes réfractaires à cette forme d'animation, où les personnages n'hésitent à sur-ligner leurs émotions, Le train de l'infini n'est pas fait pour vous.

 

Ce que j'ai le plus apprécié dans cet animé, c'est surtout le fait qu'il s'insère parfaitement dans la trame du manga et qui lui donne une tout autre dimension. Je précise que je n'ai pas vu la série animée, mais que j'ai lui les volumes parus en France. Mais j'ai retrouvé dans Le train de l'infini, ce qui fait le sel de l'histoire : des combats épiques, des héros en proie à leurs doutes mais se savant oeuvrer pour le bien, ainsi que ce sens du sacrifice propre à la série.

 

En conclusion, Le train de l'infini mérite bien son triomphe ! Au Japon, il a été vu par plus de 28 millions de personnes, battant donc le "vieux" record de Chihiro. En France, avec plus de 500 000 tickets vendus au moment où j'écris ces lignes, le succès est également au rendez-vous. Et les applaudissements du public à la fin de la séance, chose que je n'avais plus entendu depuis Avatar montre que, outre la joie de revenir dans un cinéma, Demon Slayer est clairement le manga le plus apprécié en France actuellement.

 

Une telle réussite ne peut que faire regretter le fait que peu d'animés sortent chez nous sur grand écran, excepté les Ghibli et quelques Ovnis comme Your Name ou Le garçon et la bête. Pensons à tous ces films que nos amis japonais peuvent voir au cinéma, comme, au hasard, une fois par an, une aventure de détective Conan.

 

Mais ne boudons pas notre plaisir. Le train de l'infini est un superbe animé , un vrai film de cinéma qu'il serait vraiment dommage de découvrir sur un petit écran. Et rien que pour cela, je suis bien content de l'avoir choisi comme "premier" film post réouverture !!

Partager cet article
Repost0
12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 20:01
Chasse à l'homme - 1993 (****)

Le pitch : A la Nouvelle Orléans, de riches personnages à la recherche de sensations fortes s'adonnent à traquer des SDF dans des chasses organisées par un certain Emil Fouchon.

 

Premier film américain de John Woo, Chasse à l'homme a récemment été réédité en Blu-Ray. L'occasion idéale de vous parler de ce film quelque peu mal aimé du grand réalisateur de Hong Kong, surtout qu'il est présenté ici dans sa version longue et non censurée.

 

Conçu comme un véhicule pour Jean Claude Vandamme, Chasse à l'homme (Hard Target en VO) reste, 28 ans après sa sortie, un bon film de la star belge. Car si Woo a clairement été bridé (sans jeu de mots) dans sa mise en scène - Rappelons que son dernier film à HK fut A toute épreuve, chef d'oeuvre absolu du film d'action - et qu'il doit mettre en avant son acteur, il le fait sans trop laisser sa patte dans la jungle des studios US.

 

Alors, bien évidemment, le scénario n'est pas franchement fou fou et les dialogues sonnent parfois très clichés. Mais qu'importe car le propos n'est pas là. Woo et Vandamme proposent un métrage qui file à 100 à l'heure, truffé de scènes d'action bien frappadingue - ah Vandamme en équilibre sur une moto ou Vandamme massacrant du vilain dans un entrepôt de personnages de carnaval en papier mâché - et qui ne lésine pas sur l'hémoglobine, les morts brutales et le cynisme des méchants.

 

En divisant le film en deux parties et en inversant les rôles dans la 2e partie, Vandamme devenant le chasseur , Woo permet de découvrir les différents personnages, notamment le duo qui organise les chasses, et de construire une relation plutôt intéressante entre le héros et la jeune femme à la recherche de son frère avant de basculer dans le tout action sans complexe.

 

Usant de ralentis, de gros plans sur les visages , de colombes et de tous ses "tics" de mise en scène, Woo ne fera pas changer d'avis ses détracteurs, mais , même si ce film est aseptisé par rapport à sa période de Hong Kong, il est faux de dire qu'on lui a totalement rogné les ailes. Bien sûr, tout comme Broken Arrow qui ne sera pas non plus un Woo pur jus - pour cela, il faudra attendre Volte Face - , Chasse à l'homme est clairement une gamme, un exercice d'entrainement, un gage donné au studio avant de partir vers le cinéma plus ambitieux qu'il aime. En fait, il lui fallait clairement passer par là, les studios US n'étant pas si accueillants pour les réalisateurs étrangers. Que cela soit Veroheven, Weir ou un franchie comme Louis Letterier, il faut toujours faire ses preuves avant de revenir à un cinéma plus personnel.

 

En s'alliant avec Jean Claude Vandamme, John Woo s'est ipso facto compliqué la tâche car on sait la star plutôt capricieuse. Comme il sait bien filmer  les arts martiaux également, il permet à Chasse à l'homme d'aligner pas mal de scènes de combats à "pieds" nus. On sent là des concessions à JCVD, mais vu que c'est superbement filmé, ça passe. Et puis, personnellement, je trouve que Vandamme s'en sort plutôt bien , même en VF,  Bien sur, les petites pointes d'humour rappellent qu'on est bien dans les années 80, quand les acteurs d'action cherchaient à sortir du cliché machiste et les phrases de Chance font mouche le plus souvent.

 

Le plus intéressant dans Chasse à l'homme réside , comme souvent, dans son duo de méchants. Lance Henriksen et Arnold Vosloo (qui avait encore quelques cheveux) composent une belle paire de salopards, cyniques et violents, n'hésitant à commettre leurs crimes au grand jour et nettoyant tout derrière eux. Ce sont eux qui portent finalement l'histoire et la font avancer, eux qui organisent les chasses, eux qui matent les "récalcitrants" et eux qui, au final, seront confrontés tour à tour à Chance Goudrau ! Il est intéressant de voir que, très calme tant que les choses se déroulent comme prévues, Henriksen va se transformer en une véritable boule  de haine quand elles vont déraper, ce qui va l'amener à commettre l'erreur de sous-estimer le gibier.

 

Enfin, notons que le seul personnage féminin du film, incarnée par Yancy Butler - je passe sur la policière qui se fait rapidement dézinguée par le gang de Fouchon - va mettre également la main à la pâte et n'est pas la potiche que l'on pouvait craindre au début du film, quand elle recherche son frère et que Vandamme la sauve d'une poignée de voyous. Natasha aura même son heure de gloire quand elle abattra l'un des membres du gang d'une bonne trentaine de balles dans le buffet.

 

La dernière partie du film ne s'embarrasse plus de scénario, Vandamme éliminant les malfrats un par un, dans un déluge de plomb et de feu. On retrouve là, toute proportion gardée, la scène finale dans l'hôpital de A toute épreuve où des chargeurs inépuisables truffaient des corps uniquement destinés à tressauter sur les balles. L'impact du son est également un facteur essentiel de ces scènes, décuplant cette sensation de violence.

 

Série B à défaut d'être un grand film, Chasse à l'homme fut donc le parfait véhicule pour Woo aux USA. La version longue donne un aspect plus "classique" à ce que le maestro tournait à Hong Kong et redonne pas mal de lustre à un métrage qui mérite vraiment d'être redécouvert. Ca tombe bien : cette édition Blu-ray est superbe, l'image est très belle, que l'on soit dans les rues de la Nouvelle Orléans ou dans le bayou et les suppléments permettent de redécouvrir également les coulisses de cette première incursion de John Woo sur la "terre promise" du cinéma.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 21:12
Birds of Prey (****)

Le pitch : Après sa rupture avec le Joker, Harley Quinn devient la cible de tout Gotham. C'est à ce moment qu'elle va rencontrer une jeune fille qui détient un diamant que toute la pègre recherche.

 

Premier spin off de Suicide Squad, et nouvelle tentative de DC pour "féminiser" son univers (après le triomphe de Wonder Woman), Birds of Prey se centre donc sur le personnage d'Harley Quinn, l'une des icônes les plus folles de l'univers de Batman !

 

Car si vous connaissez le Comics, vous savez que Harley Quinn est un personnage totalement délirant, fantasque, nourrissant certes un amour pour le Joker mais étant également très très "proche" de Poison Ivy, autre super vilaine DC. Mais c'est surtout son côté imprévisible qui fait son charme : Harley Quinn suit son instinct, ne réfléchit pas et se met dans des situations totalement ubuesque.

 

Et si on avait eu un bel aperçu de son côté "Ca passe ou ça casse" dans Suicide Squad, tout le film est centré autour de l'imprévisibilité de Harley. Et comme le scénario ne se gêne pas niveau dialogues salées, situations bien décalées et foncièrement politiquement incorrecte, surtout pour un film de super héros, on assiste , bouche bée, à un spectaculaire jeu de massacre où tout le monde en prend pour son grade, notamment les hommes avec un Ewan Mc Gregor très cabotin qui incarne à lui seul toutes les tares masculines : sexiste, lâche, odieux avec les autres... Bref, le genre de vilain qu'on aime détester.

 

D'autant plus que Harley va vite s'entourer d'autres personnages féminins forts dont Huntress et surtout Black Canary, une super heroïne dont le cri dévastateur peut tout renverser sur son passage.

 

Alors oui, la structure du film est assez bordélique, avec des allers et retours dans la narration parfois durs à suivre , une voix off qui en dit parfois trop et une impression de flottement à la moitié de l'histoire. Mais pour peu que l'on se prenne  au jeu de ce script qui se veut non linéaire,  on ne peut que réjouir de la prise de risque de la Warner sur ce film. Plutôt que de nous vendre un "classique" film de super héros, Cathy Yan et Christina Hodson, respectivement réalisatrice et scénariste, préfère suivre le destin d'une femme qui entend se libérer de l'emprise toxique de son ex-amant. Et tant pis si cette "libération" va mettre Gotham à feu et à sang.

 

Maintenant, si le film est plus que jouissif et se permet tout, on peut regretter que Black Mask, excellent ennemi de Batman dans le Comics, soit ici quelque peu sous-exploité, réduit à un simple macho sadique, même si son côté grandiloquent et son sentiment de supériorité prend tout de même toute sa place ici. On aurait aimé un vilain moins unidimensionnel , mais tel n'était pas le but du script.

 

Parfois totalement amoral - après tout, l'héroïne massacre, vole, escroque... - Birds of Prey est un vrai régal visuel également. Les effets spéciaux sont parfois discrets parfois bien tape à l'oeil, mais ils permettent à Margot Robbie de tenir son rang en tant que vilaine numéro 1 du DCU ! Et ce qu'on avait pu voir dans Suicide Squad est ici multiplié par 10 , l'actrice débordant de charisme et ne reculant devant rien pour imposer son personnage.

 

Au final , et en attendant Wonder Woman 84, le DCU continue son parcours , même si celui ci est moins couronné de succès que la concurrence Marvel. Avec cet excellent cru, il continue à se développer, partant certes un peu dans tous les sens et donnant l'impression d'être dans l'improvisation totale, mais on sait que la Warner n'est pas connue pour réussir à développer sur le long terme une franchise.

 

 

Partager cet article
Repost0
6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 10:28
30 jours Max (****)

Le pitch : un policier trouillard et se laissant piétiner par tout le monde devient un casse cou n'ayant peur de rien en apprenant qu'il n'a plus que 30 jours à vivre.

 

Amateurs de poésie et de finesse , passez votre chemin. Si vous n'avez pas aimé Baby Sitting, Alibi.com ou Epouse moi mon pote, il n'y a que peu de chance que vous appréciez 30 jours Max tant la nouvelle réalisateur de Tarek Boudali joue exactement sur les mêmes registres, à savoir des situations délirantes et culottées, des dialogues qui ne reculent devant rien, surtout pas la grivoiserie et des acteurs dont le seul but est de faire rire, quitte à choquer. Bref, c'est très infantile, aussi léger qu'une choucroute suivi d'une tartiflette, mais vu que quasiment tout le temps, on se tord de rire, finalement, tout passe.

 

Evidemment, le scénario se permet quelques raccourcis bien pratiques  , des accélérations trop abruptes (d'un coup d'un seul, Rayane va changer radicalement d'attitude)et  quelques baisses de tension, notamment dans le dernier tiers du film. Mais, les interventions comiques du reste de la bande permettent justement de ne pas se focaliser uniquement sur le personnage principal. Ainsi, voir Philippe Lacheau - attention spoiler - se retrouver avec des seins est franchement irrésistibles.

 

Si on devine assez rapidement quelle direction va prendre l'histoire, force est de dire que celle ci est bien troussée et bien menée, qu'elle rebondit régulièrement et quelle offre un quota d'action non négligeable.

 

Et à ce propos, on ne peut que louer l'investissement de Tarek Bouladi qui a tenu à réaliser  toutes ses cascades - voir le making of du Blu-ray - et s'est investi bien au delà de ce que les acteurs français font habituellement. Toute proportion gardée, il y a du Belmondo en lui. Alors bien sûr, on n'est pas au niveau d'un Tom Cruise en ce qui concerne l'échelle des cascades, mais elles sont suffisamment variées pour que l'acteur/réalisateur s'éclate et se donne à fond. 

 

Il est clair qu'il se fait plaisir sur ce coup, dilapidant l'argent de la production pour la bonne cause  ! La notion de plaisir est de toutes façons liée au film de la cette nouvelle bande de comique : ils font ce qu'ils veulent, quitter à aller dans le (très) mauvais goût du moment que cela fait rire.

 

Autre constance des films de la bande à Fifi, c'est l'emploi de vieilles gloires du comique. Ici, c'est Anne Marie Chazel qui prend le relais de Jugnot, Clavier ou Didier Bourbon. Et le moins que l'on puisse dire est qu'elle a du bien se marrer aussi , notamment avec les dialogues de ses "vidéos" qui doivent la rendre célèbre. Un petit exemple "Les filles , il faut bien vous épiler la " et hop, l'image d'une chatte qui miaule. C'est bête, mais c'est drôle.

 

A noter aussi l'apparition surprise de Hugo Lloris dans son propre rôle. C'est court, fugace mais cela montre que la bande à Fifi commence également à devenir un "must".

 

Gags en cascades, dialogues salés, situations bien débiles, politiquement incorrect à tous les étages - même les enfants s'en prennent plein la figure - les amateurs trouveront ici ce qu'ils sont venus chercher. En clair, si vous êtes hermétique  à ce genre d'humour, inutile de tenter le film : ce sera encore plus désolant que ce que vous craignez.

 

Mais si, comme moi, vous vous tapez sur les cuisses en regardant des andouilles faire les imbéciles, alors , tout comme 1,4 million de gens qui l'ont vu en salle, vous allez vraiment rigoler !! Et c'est bien ce que l'on demande à une comédie. 

 

Côté technique, le Blu-ray est parfait, très propre et avec quelques effets sonores bien répartis. Dommage que le making of n'aborde que les cascades et non pas la mécanique du rire de cette histoire. 

 

Bref, si vous avez aimez les autres films cités en introduction, foncez !

Partager cet article
Repost0
3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 16:06
News of the World (****)

Le pitch : Jefferson Kyle Kidd, un ancien capitaine nordiste, parcourt les USA pour lire les nouvelles dans les petites villes, autant pour suivre son passé que pour éviter d'affronter son retour chez lui. Mais un jour, il doit prendre en charge une fillette et la ramener chez elle, à travers un Ouest qui reste encore sauvage et dangereux.

 

Privé de sortie en salle - à part aux USA où il a amassé 12 millions de dollars - News of the World est donc visible sur Netflix. Un moindre mal pour ce superbe western, certes avare en action,  mais qui aurait amplement mérité d'être vu sur grand écran tant Paul Greengrass filme magnifiquement l'Ouest américain.

 

Mais au delà d'un superbe livre d'image, News of the World ("La mission" chez nous) est surtout une nouvelle occasion pour Tom Hanks de prouver son immense talent. 

 

Car oui, Tom Hanks est sans aucun doute l'un des plus grands acteurs de ces 30 dernières années. Son palmarès est hallucinant, il a joué pour les plus grands , obtenu 2 Oscars, oeuvré dans tous les genres - comédie, polar, guerre, drame, espionnage, action , animation , doublage - mais certains font encore la fine bouche. Il est vrai qu'il n'a pas une vie privée tapageuse, qu'il n'affiche pas ses convictions politiques comme des breloques et qu'il ne cherche qu'à faire du cinéma. 

 

Ici, on le retrouve dans un personnage qu'il connait bien, celui de l'homme normal, mais qui cache une fêlure, une blessure et qui devra se surpasser pour aller au battre ses démons, en l'occurence ici, le refus d'affronter son veuvage. Et c'est en protégeant une petite fille, enlevée par des indiens et qu'il doit ramener dans sa "vraie" famille qu'il va comprendre l'importance d'avoir quelqu'un à ses côtés.

 

News of the world est un film lent, chose étonnante pour Paul Greengrass (Les 2 derniers volets de ...Dans la peau, Vol 93, Captain Philips, Jason Bourne) que l'on a connu plus agité dans sa façon de tenir une caméra, mais ici, le sujet ne s'y prêtait pas. Car , c'est bien un road movie qui est mis en scène, genre qui ne supporte pas la frénésie. Kidd et sa protégée, Joana, doivent parcourir des étendues immenses, quasiment vides et encore sauvages. On sent d'ailleurs une vraie nostalgie de cette Amérique encore jeune et qui, malgré la blessure béante de la guerre de Sécession (un aspect très bien pris en compte dans le film), commence tout juste sa marche vers la modernité. Mais à quel prix ? les Indiens sont refoulés de plus en plus loin, les haines n'ont pas disparu et un patchwork de nations immigrées se partagent une terre avec violence.

 

En accompagnant Joana vers son destin, Kidd  va, évidemment, s'y attacher. La barrière du langage va bloquer leurs échanges dans un premier temps, puis les deux personnages vont s'apprivoiser, s'apprécier et chacun va comprendre le traumatisme de l'autre. Les scènes de dialogue sur le chariot sont de véritables bijoux (même si le passage de la VF à la VO quand Hanks parle indien est quelque peu dérangeant) et on sent l'attachement venir petit à petit.

 

La "mission" décrite par le titre français va se transformer en une véritable coopération, chacun sauvant l'autre à son tour. Et la violence sèche de certaines scènes, dont un gunfight d'anthologie dans les montagnes, surprend car elle arrive toujours quand on ne s'y attend pas. Et le film montre que , tout civilisé qu'il est, Kidd peut redevenir le soldat impitoyable qu'il fut sans doute durant la guerre. Ses paroles quand il estime que Dieu l'a puni pour ce qu'il a fait à la guerre en lui enlevant sa femme montre qu'il se sent coupable d'actes atroces.

 

Joana sera donc sa rédemption, le début de sa nouvelle vie, une autre personne à protéger. Et si la fin de l'histoire se devine dès lors qu'il la rend à sa famille, on ne peut s'empêcher d'avoir la gorge serrée devant cette humanisme merveilleusement incarné par Tom Hanks.

 

Oui, News of the World méritait une sortie salle, une vraie. Certes, j'ai pu le voir en vidéo projection chez moi, mais j'aurais vraiment aimer l'apprécier dans une salle obscure. Espérons qu'il sera disponible en Blu-ray d'ici quelques mois, avec de vrais bonus pour prolonger l'aventure.

 

 

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 08:21
Soul (****)

Le pitch : Alors que la chance de sa vie s'offre à Joe Gardner, un professeur de musique, un stupide accident l'envoie directement dans l'au delà où il va rencontrer une âme, 22, qui refuse d'aller sur Terre.

 

Après Mulan, qui devait être le film Disney phare de l'été, c'est donc celui de Noël qui arrive directement sur Disney +. Un nouveau coup dur pour les salles, mais une nécessité pour le studio qui ne peut risquer de voir le dernier Pixar faire des recettes ridicules comme celles de En avant, sorti au moment du déclenchement du confinement mondial.

 

On ne le dira jamais assez mais la crise Covid va fortement modifier l'industrie du cinéma. Les salles vont devoir se ré-inventer - certaines vont proposer des sortes de loges pour que l'on ait plus une impression de "home cinéma" , d'autres misent sur une immersion plus profonde avec des fauteuils qui bougent en fonction de l'action - mais les chaines de streaming seront sans doute les grandes gagnantes.

 

Soul est donc visible en France sur Disney +, si on a bien sûr une bonne connexion Internet. Ce qui n'est pas mon cas et ce qui m'a obligé à relancer ma Livebox pour suivre le film sur deux soirée. On espère que Souls sortira en Blu-ray plus tard dans l'année car il le mérite.

 

Réalisé par Pete Docter (Vice et Versa, Monstres et cie), Souls est un nouveau petit bijou du studio Pixar. Déjà, ce n'est pas une suite , même si de l'aveu même du patron du studio, elles sont indispensables pour engranger les recettes qui permettent justement les histoires originales. 

 

Ensuite, même si Soul emprunte toutes les recettes du Buddy Movie (deux personnages que tout oppose vont devoir faire front commun pour affronter leur destin), les protagonistes de l'histoire sont suffisamment forts et bien écrits pour que cet aspect qui aurait pu donner du déjà vu passe au second plan.

 

Enfin, l'amour de la musique jazz permet à l'histoire de se focaliser sur ce qui fait l'âme de quelqu'un, ses passions, ses désirs, ses souhaits, ses envies. Et quelque soit son parcours, c'est bien ce que l'on fait de sa vie qui est important nous dit le film.

 

Techniquement, on est dans du pur Pixar à savoir irréprochable. Mieux, les artistes se permettent même une représentation de l'au delà mêlant des personnages tout simples (une simple ligne brisée) à des environnements plus "réalistes". Pour ce qui est de la reconstitution de New York, là aussi, on touche au sublime. Il est loin le temps où les machines et les logiciels ne permettaient pas un tel photo réalisme. 

 

Ce qui fait le sel d'une production Pixar, c'est encore et toujours son histoire. Même dans ses suites les plus opportunistes, le studio met toujours un point d'accueil à offrir des scripts solides. Ici l'inversion de point de vue des deux personnages, rendus possible par une très classique astuce de scénario,  relance non seulement l'histoire mais permet surtout d'explorer les sentiments de chacun. 

 

Ainsi Gardner et 22 vont devoir vivre avec les yeux de l'autre. Enfin, c'est surtout 22 qui va le devoir , Gardner se "contentant" de le guider dans sa nouvelle vie, ce qui nous donne des scènes cocasses ou tendres. Mais en aidant 22 à s'adapter, Gardner va finalement trouver les ressources pour faire le ménage dans sa vie, retrouver l'affection des siens, comprendre ce qui est vraiment important et que, finalement, le but suprême qu'il s'était fixé, n'est pas forcément  un aboutissement.

 

En dire plus serait criminel, mais sachez que Soul explore comme jamais ce qui fait le sel de l'humanité.

 

Si certains ont dit que le happy end est quelque peu forcé - apparemment, ce n'était pas le premier choix du scénario, force est de reconnaitre, une fois de plus chez Pixar, l'implacable marche de l'histoire et la logique qui va en découler. Rien n'est laissé au hasard , chaque détail entrevu dans le premier acte aura son importance dans le dernier et si au final, l'au-delà redonne sa chance à Gardner, c'est bien pour qu'il puisse faire de sa vie autre chose qu'une sorte de course au challenge. 

 

En ces temps où les faux semblants, le manque de responsabilité et la tricherie sont rois, ce n'est pas là sa moindre qualité.

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 10:27
Mulan (*** 1/2 *)- Disney +

Alors que la Chine subit une attaque visant directement la cité impériale, une jeune femme, Mulan, va prendre la place de son père dans l'armée chinoise.

 

Adaptée d'une légende chinoise, puis ayant faut l'objet d'un superbe dessin animé en 1998, Mulan aurait donc du revenir sur les grands écrans en cet été 2020. Le Covid en a décidé autrement et c'est donc sur Disney + que l'on peut découvrir cette version live.

 

Disons le tout de suite, malgré d'indéniables qualités, cette relecture en vrai ne vaut pas l'original. Elle n'égale pas non plus Le roi Lion ou Le livre de la jungle. La faute à une réalisation quelque peu quelconque et à un manque d'emphase dans le côté "grandiose". Si on est méchant, on peut même se demander où sont vraiment passés les 200 millions de budget. La bataille contre les envahisseurs, où Mulan va révéler sa féminité, est loin de valoir sa version animé, la cité impériale n'a pas la grandeur que l'on pourrait espérer dans un tel film et le combat final entre Mulan et le chef des envahisseurs méritait un autre traitement. 

 

Le côté merveilleux est également mis de côté : l'absence de Mushu, le dragon du dessin animé (qu'il aurait été compliqué d'intégrer dans un film live) est préjudiciable et son remplacement par une sorcière qui représente la face sombre de Mulan ne compense pas forcément.

 

Mulan est donc une relecture "réaliste" de la légende, où seul l'utilisation des câbles afin de mettre en scène des combats dans le pur style HK donne un peu plus de fantaisie.

 

Mais attention, Mulan reste un excellent spectacle, bien rythmé et présentant une jeune femme plus fragile qu'on ne le croirait. Elle montre aussi le poids écrasant de la tradition dans cette Chine disparue, où les femmes n'étaient au mieux que des faire-valoir au pire des ventres. Et si l'on met de côté l'absence de chanson ou de passages "comiques", l'histoire suivant le dessin animé, elle reste passionnante et on aurait aimé la découvrir sur un grand écran. Car même si mon home cinéma n'est pas vilain, rien ne vaut une expérience salle.

 

L'interprétation n'est pas en reste. Je fais fi des opinions politique de l'actrice principale Liu Yifei (qui a soutenu la police contre les manifestants à Hong Kong) car cela n'a pas influé sur sa prestation : elle est parfaite en Mulan, à la fois garçon manqué et personnage vulnérable, toujours sur le fil du rasoir, dont la conscience est torturée par ses mensonges. Le reste du casting est plus "traditionnel" , entièrement chinois, dont un Jet Li en empereur mais qui rend bien hommage au dessin animé.

 

Il est à noter que cette version de Mulan bénéficie également de superbes paysages , dont certains situés dans la province des Ouïghours (ce qui a occasionné une autre polémique) et que ceux-ci sont bien mis en valeur par les prises de vues.

 

Au final, Mulan n'est ni plus ni moins qu'une nouvelle relecture live d'un dessin animé culte, mais on aurait aimé qu'il prenne plus de liberté, plus de folie, qu'il soit plus grand de par ses batailles ou ses duels. On aurait surtout aimé le voir au cinéma, mais , à la différence des USA, on n'aura pas à débourser 29$ pour le regarder en famille.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Salla Obscursium Invocat
  • : BO US, BO France, BO Mondial, chroniques ciné, Chroniques DVD..... Toujours sans concessions et politiquement incorrect !!
  • Contact

  • Dave
  • Enseignant, fan de cinéma et de métal, chanteur dans différents groupe de métal, collectionneur de tout ce qui touche à Star Wars... what else ?
  • Enseignant, fan de cinéma et de métal, chanteur dans différents groupe de métal, collectionneur de tout ce qui touche à Star Wars... what else ?

La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

L'affiche du moment