Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 09:52
Focus sur le BO de Steven Spielberg (1ere partie)

Alors que Le bon gros géant n'a pas passionné les foules aux USA (55 millions de recettes) et n'a pas fait trop d'étincelles non plus dans le reste du monde (120 millions supplémentaires), il est intéressant de regarder la carrière de Steven Spielberg et de ses 30 films en plus de 40 ans.

 

Mais un tel monument ne pouvait se satisfaire que d'un seul article. D'où une division en plusieurs. Ce premier va s'intéresser à son BO US de ses début à La liste de Schindler.

 

Il est courant de dire que Spielberg a inventé le blockbusters d'été. Il est vrai que Les dents de la mer fut le premier film sorti durant cette période a connaitre un succès aussi phénoménal et a convaincre les studios qu'un long métrage pouvait attirer les foules durant une saison jugée creuse. Depuis la sortie de Jaws, les métrages qui ont le plus de succès aux USA sont quasiment tout le temps ceux qui sortent entre la mi-mai et la mi juillet.

 

De 1975 à 1994, Steven Spielberg a tourné 14 films. 8 ont dépassé la barre des 100 millions en première exclusivité, 2 s'en sont approchés, étant entendu que la plus large combinaison (Jurassic Park) fut de 2404 cinémas. Si l'on regarde la première décennies du cinéaste , de Sugarland Express à Indiana Jones et le temple maudit, il voit 5 de ses 8 films passer la barre de 100. Et encore parmi ses 8, on compte La quatrième dimension où il n'a réalisé qu'un segment sur 4.

 

Si il a commencé timidement avec les 7,5 millions de Sugarland Express, il a ensuite enchaîné Jaws et Rencontre du 3e type ! 260 et 132 millions de recettes pour des projets sacrément casse gueule ! Tout a été dit sur la difficulté du tournage de Jaws, mais Rencontre ne fut pas simple non plus. Seul scénario écrit par le cinéaste, il tranchait avec la SF de l'époque (Star Wars n'était pas encore sur les écrans) par sa volonté de raconter sérieusement une histoire de rencontres extra-terrestres. Ce qui n'était pas trop dans l'air du temps. Qui plus est, Spielberg impose Truffaut pour qui il a une admiration sans borne, mais qui n'est pas vraiment un gage de box office absolu. Richard Dreyfussn heureusement, apporte le côté bankable de l'affaire. Au final, Rencontres sera un énorme succès, pas aussi important que Jaws, mais n'oublions pas que le film sort en automne, le 16 novembre. C'est sans aucun doute l'un des films préférés du cinéaste puisqu'il est revenu plusieurs fois sur son montage. Les 3 versions du film ont d'ailleurs fait l'objet d'une très beau coffret DVD il y a une dizaine d'année.

 

Après avoir connu le succès, il se prend quelque peu les pieds dans le tapis avec 1941, une comédie loufoque, brillante, mise en scène avec une virtuosité certaine et même un côté tape à l'oeil qui détonne dans sa filmographie. Mais, comme pour le punir d'avoir pêché par orgueil, le public rejette le film qui ne rapport que 31 millions de dollars aux USA. Paradoxalement, il double ses recettes dans le reste du monde, comme si l'Europe était plus réceptive à cette humour très visuel et à ce cassage en règle des films de guerre.

 

Il lui faut rebondir. Mais il va prendre son temps : 2 ans s'écoulent avant la sortie des Aventuriers du temple maudit. Revenu à un peu plus de retenue, le premier volet des aventures d'Indy est un succès énorme, 248,1 millions de dollars. Curieusement, et contrairement à la légende, il n'en rapporte que 141 dans le reste du monde. Mais qu'importe, Spielberg a relancé sa carrière. D'autant plus qu'il double la mise un an plus tard avec ET. Produit pour 10 millions de dollars, ovationné à Cannes, la première exclusivité du film rapporte plus de 400 millions de dollars. Et 350 sur le reste de la planète. Rarement un film aura eu un tel impact sur le cinéma et sur la carrière d'un homme. Plus de 34 ans après sa sortie, ET reste un sommet dans la vie de Spielberg et une date dans l'histoire du cinéma tout court. Peut être parce que, malgré des demandes incessantes, le cinéaste n'a jamais cédé aux sirènes d'une suite, même s'il a été très tenté, parait-t-il, de reprendre l'histoire 20 ans plus tard avec un Henry Thomas devenu adulte qui aurait retrouvé son ami alien. Mais franchement, aurait-on retrouvé la magie.

 

L'épisode de la 4e dimension passé (29 millions de recettes seulement), il retrouve le fouet d'Indy pour la première séquelle de sa carrière. Le temple maudit fera moins bien (179 millions) aux USA et un peu plus (153) dans le reste du monde. Le classement R, la scène du coeur arraché ont clairement quelque peu éloigné le public familial. Ironiquement, Le monde perdu suivra exactement le même chemin 13 ans plus tard.

 

De 1985 à 1994, Spielberg tourne 7 films et il va quelque peu abandonné les thèmes de l'enfance et du fantastique. 

 

Sa fresque La couleur pourpre, sans doute l'un de ses films les plus sous-estimés, rapporte 98 millions de dollars. La critique a été dure envers le film et la communauté noire a reproché au cinéaste d'enjoliver une situation guère reluisante. Ces critiques ont touché le cinéaste qui, au contraire, a voulu rendre hommage au peuple noir en le présentant comme une communauté libre et pouvant vivre sa propre vie. Les thèmes abordés comme l'homosexualité féminine restent des ovnis dans sa filmographie. D'ailleurs, il aborde très rarement le sexe dans ses films. Il n'empêche. Ceux qui ont reproché le côté "mignon" (sans jeu de mot) et sa volonté d'humaniser même le pire salaud du film, Monsieur, joué par un Danny Glover au sommet, n'ont pas compris que Spielberg voulait surtout raconter un pan de l'histoire américaine. Cette obsession pour l'histoire, pour la reconstitution d'époque l'accompagne depuis 1941 d'ailleurs. Elle l'a suivie dans les Indy puis sera le fil rouge de quasiment tous ces films jusqu'à nos jours.

 

Si La couleur pourpre remporte un succès important, cela ne sera pas le cas d'Empire du Soleil. Cette vision inédite de la seconde guerre mondiale , car vue de l'Asie, ne rapporte que 22 ,2 millions soit la 29e recette de sa carrière. Le film révèlera cependant Christian Bale. Avec le temps, Empire du Soleil a retrouvé la place qu'il aurait du avoir, mais, comme pour 1941, il indique au cinéaste qu'il doit revenir à ce qu'il sait faire de mieux.

 

En 1989, il sort donc le 3e épisode d'Indiana Jones. Avec 197,1 millions (et 254 dans le reste du monde), il revient donc au sommet du BO, même si cette année, il sera distancé aux USA par le Batman de Burton. Qualifié de script paresseux par des journalistes en mal d'inspiration, ce 3e opus renoue au contraire avec le mysticisme du premier et l'ajout de Sean Connery dans la saga donne au film une dimension inédite. Spielberg a réalisé peu de séquelle, mais il n'en a raté aucune. Cependant, le public ignore qu'il vaudra attendre 19 ans pour avoir droit à une suite, même si les rumeurs d'une 4eme film avaient fleuri dans les années 90, un film dans lequel Kevin Costner aurait incarné le frère d'Indy.

 

6 mois plus sort Always, petite récréation où il retrouve Richard Dreyfuss. Mais ce remake d'un petit classique de l'âge d'or d'Hollywood est plutôt dans le creux de son BO personnel puisqu'il ne rapporte 43,5 millions. 

 

Le cinéaste se fait alors plus rare, même si ses productions (Retour vers le futur et ses suites, Roger Rabbit...) cartonnent un peu partout.

 

Il se décide à revenir à la fantasy pure avec Hook. Dans ce film, Spielberg veut un casting 3 étoiles (Robin Williams, Julia Roberts, Bob Hopkins, Dustin Hoffman) et ne lésine pas sur les moyens : 70 millions de dollars pour raconter la vie adulte d'un Peter qui a laissé derrière lui ses rêves d'enfant et le pays imaginaire ! Avec 119 millions en caisse et 191 dans le monde, Hook est un succès, contrairement, là aussi, à une légende tenace qui parle d'un échec. 

 

Cependant, on reproche au cinéaste de vivre sur ses acquis, ce qui est ridicule et de ne pas retrouver la magie de ses débuts. Piqué au vif, il se lance dans deux projets aux antipodes l'un de l'autres. Le premier va lui demande près de 3 ans de préparation et va révolutionner les effets visuels, le deuxième va enfin lui offrir une vraie reconnaissance critique.

 

Jurassic Park sort en mai 1993. C'est un raz de marée qui lamine tout sur son passage. Les dinosaures photo-réalistes attirent les foules dans les salles et la critique a beau s'égosiller sur le script un peu faiblard selon elle (il est vrai que le roman de Michael Crichton offrait un peu plus de matière), rien n'y fait. Le T-Rex massacre le box office mondial, rapporte plus de 350 millions en première exclusivité et 900 dans le monde. Lucas, qui a vu le film en avant première estime que la technologie est prête pour sa nouvelle trilogie.

 

On a dit à juste titre que Cameron avait entré les effets spéciaux dans l'ère numérique avec Abyss puis Terminator 2, mais il est tout aussi juste de dire que Spielberg les a démocratisés. Presque 100 ans après la naissance du cinéma, le 7eme art s'offre une 3e révolution , les premières ayant été le parlant et la couleur.

 

Du coup, l'arrivée de La liste de Schindler va définitivement imposer le cinéaste comme l'un des plus grands. La moisson d'Oscars, le succès mondial (321 dont 96 aux USA), mais aussi quelques critiques incroyablement injustes comme celle de l'auteur de Shoah qui voyait le film que comme un Indiana Jones (et qui sera taillé en direct par un Roger Hanin qui, lui, avait compris le film), tout va faire de son 14e film un nouveau sommet.

 

Et pour la première fois, il va se passer 3 ans entre La liste de Schindler et son film suivant.

 

Mais ce sera pour le prochain article 

 

Repost 0
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 06:42
Le pont des espions (*****)

Le pitch : un avocat spécialisé dans les problèmes d'assurance se voit contraint de défendre un espion soviétique en pleine guerre froide. Son intégrité va le pousser à se prendre au jeu et ce procès va totalement changer sa vie.

 

Steven Spielberg a toujours aimé l'histoire américaine. Lincoln, Amistad, 1941, La couleur pourpre, Arrête moi si tu peux, Il faut sauver le soldat Ryan... Et quand il ne parle pas de l'Amérique il peut se rendre sur un autre continent comme dans La liste de Schindler, Munich, Cheval de guerre ou Empire du soleil. Parfois il va y mêler du fantastique comme dans les Indiana Jones, mais il est clair que reconstituer une époque est un des dadas du réalisateur.

 

En fait, si l'on excepte Sugarland Express et Le terminal, la filmographie de Steven Spielberg ne s'est jamais faite dans le "présent" réalistes. Ces films contemporains sont toujours emprunts de fantastiques (ET, Jaws, Rencontres du troisième type, Jurassic Park, Always...) et le reste de sa filmographie est de la pure SF (AI, Minority Report, La guerre des mondes) ou de la fantasy (Hook, Tintin).

 

S'il avait déjà un peu abordé la guerre froide dans Indiana Jones et le royaume du temple de cristal, c'était surtout à l'aune de la comédie. Ici, dans Le pont des espions, point de communistes caricaturaux ou de courses poursuites en char. En fait, le dernier Spielberg est un magistral affrontement verbal entre James Donovan et tous les protagonistes du flm : l'espion soviétique capturé, le juge, les membres de la CIA, le patron du KGB en Europe, le dirigeant est-allemand... Ceux qui espèrent un film d'espionnage à la 007 seront forcément déçus car il n'y a aucune course poursuite en voiture, pas de gadget, pas de méchant dans une base secrète. La seule scène "mouvementée" est la destruction d'un avion espion U2 au dessus du sol soviétique. Mais l'intérêt et la force du Pont des espions est ailleurs.

 

Spielberg retrouve Tom Hanks pour la 4e fois ( à égalité avec Harrison Ford, mais ce dernier a tournée une série et non 4 longs métrages au thème différent) et il est clair que les 2 hommes sont sur la même longueur d'onde. Hanks retrouve ici un personnage au départ banal mais qui va se révéler extraordinaire. Son intégrité, sa foi en la loi et la constitution américaine (qui paradoxalement le feront détester par ses compatriotes qui le soupçonneront de sympathies communistes) sont le moteur de l'histoire. Si Donovan accepte de défendre le "colonel", espion soviétique qui n'a absolument rien de glamour, c'est uniquement dans un soucis de justice. Certes, l'espion a commis un crime contre les USA, mais il l'a fait en étant loyal envers son pays. Et pour Donovan, la constitution doit être respectée ainsi que les droits de son client.

 

On touche d'ailleurs un point extrêmement sensible. Le script des frères Cohen s'ingénue à humaniser les personnages, sans tomber dans l'angélisme. Ainsi, le régime est-allemand est montré dans sa brutalité et le sort du pilote américain tombé au main des autorités russes n'a rien d'enviable, à la différence du Colonel qui, certe, risque la peine de mort, mais se voit traiter comme un prisonnier de droit commun. L'amitié qui va s'installer entre lui et Donovan est palpable et sera finalement le moteur de l'histoire jusqu'à la dernière rencontre entre les deux hommes où un geste esquissé envers l'espion va engendrer un regain de crainte pour Donovan. Un Donovan qui va d'ailleurs faire sa "mission" dans le plus grand secret, sa famille n'apprenant son exploit qu'à la télévision.

 

Le pont des espions est clairement divisée en deux parties correspondant à deux unités de lieux. La première partie du film se déroule en Amérique, la deuxième en Allemagne de l'est (une reconstitution impeccable et qui fait froid dans le dos, dans tous les sens du terme). Chaque scène est une partie d'échec où chacun avance ses pions en tentant d'avoir un coup d'avance. Donovan se sert de sa bonne foi et de son inébranlable confiance en la justice, ses "adversaires" utilisent leur foi en le système communiste. Chacun est certain de la justesse de sa cause, ce qui évite tout manichéisme. Le scrpit ne fait pas l'impasse sur les réactions de haine des Américains envers Donovan, voire de la propagande anti-soviétique dans les écoles (la scène où une fillette pleure parce que sa maîtresse leur a montré un film sur les dégâts d'une guerre nucléaire est édifiante). Il n'édulcore pas non plus la brutalité des démocraties populaire, témoin cette scène où Donovan assiste à la mort des 3 personnes tentant de fuir Berlin Est en escaladant le mur.

 

Mais comme je l'ai dit, ce qui fait la saveur du Pont des espions, ce sont ses dialogues. Donovan s'énerve rarement. Il lache juste un "enfoiré" à un membre de la CIA. Du côté communiste, on est également très calme, si ce n'est quelques éclats de voix quand on s'aperçoit que l'avocat américain vous manipule. Mais pour le reste, on est dans un affrontement feutré, presque doux où les faux-semblants, les doubles sens, les demi-mensonges sont légions. Personne ne veut perdre la face et chacun à un but caché.

 

La mise en scène de Spielberg n'a jamais été autant au service de ses films. Ici, aucun mouvement de caméra superflu, aucune esbrouffe, des cadrages millémétrés et une lumière toujours aussi fantastique de Januz Kaminski. Quand au montage de Michael Khan, il ne laisse aucune part à l'amateurisme. La première séquence, muette, qui voit le colonel répondre au téléphone puis partir chercher un document près du pont de Brooklyn est extraordinaire. En fait, seul manque à l'appel John Williams.

 

Brillamment interpreté, doté d'une histoire passionnante et d'une reconstitution au cordeau, Le pont des espions s'impose instantanément comme un classique de son auteur. Il est dommage d'ailleurs que le public français ne se soit pas plus laissé séduire que cela car il est passé à côté d'un chef d'oeuvre du maître. Un de plus oserais-je dire.

 

 

Repost 0
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 07:09
Spielberg honoré par Obama

C'est une des images fortes de la Thanxgiving 2015 aux USA ! Steven Spielberg a reçu la médaille de la liberté de la part du président Barack Obama. Cette médaille est la plus haute récompense qu'un civil puisse recevoir en Amérique.

 

Le cinéaste l'a reçue pour son oeuvre mais aussi pour son travail avec sa fondation sur la Shoah. Obama a déclaré lors de cette cérémonie  "Un film de Spielberg, c'est une imagination sans limite, des mondes restitués dans leurs moindres détails, des personnages qui se battent pour contrôler leur destin" 

 

Le fait que Steven Spielberg soit un fervent démocrate et qu'il ait financé la campagne électorale du président à 2 reprises a sans doute "aidé" dans cette reconnaissance, mais elle est amplement méritée de toutes façons.

Repost 0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 18:51
Enfin, Spielberg revient dans les salles.

Même si son ombre a plané durant cet été avec le triomphe de Jurassic World (après tout, sans son film originel, jamais le parc n'aurait rouvert ! Et il en est le producteur exécutif), cela fait 3 ans depuis son très bon (et passé inaperçu en France) Lincoln que le cinéaste le plus doué de notre temps n'avait pas fait l'honneur de nous offrir un de ses films.

 

Mais Tonton Steven est coutumier du fait. 3 ans s'étaient écoulés entre La liste de Schindler et Le monde perdu. 3 ans également entre Il faut sauver le soldat Ryan et Intelligence Artificielle. 3 ans encore entre Munich et Indy 4 puis de Indy 4 à Tintin. Mais à chaque fois, à l'exception d'Indy 4, Spielberg sortait une salve de 3 voire 4 films en l'espace de plusieurs mois.

 

Le pont des espions marque donc le retour de Steven dans les salles. Et sa 4e collaboration avec Tom Hanks (Ryan, Le terminal, Attrape moi si tu peux) ! Dire que le film est ultra attendu est un euphémisme ! D'autant plus que le scénario est signé des frères Cohen. Par contre, pour la première fois depuis La couleur pourpre, la musique n'est pas signé John Williams (et encore , pour son chef d'oeuvre avec Whoopy Woolberg, Williams avait juste partagé le travail avec Quincy Jones) mais Thomas Newman. Le  compositeur lui était fidèle depuis 1975 et Les dents de la mer. Une page se tourne !

 

Mais qu'importe. Même si Le pont des espions sera opposé à du lourd avec Goosebumps, adapté d'un livre à succès pour enfant, Crimsom Peak (le nouveau Guillermo del Tori) et la 3e semaine de Seul sur Mars, ce serait le bout du monde si le film ne démarrait pas à 20 millions. D'autant que la critique a adoré, que les rumeurs d'Oscars commencent déjà à enfler et que le budget n'est que de 40 millions...

 

 

 

Repost 0
4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 22:08
Bridges of spies, le prochain Spielberg

Enfin !! Après 3 ans d'attente et le très bon Lincoln, Steven Spieberg revient à la réalisation ! Il retrouve Tom Hanks pour la 4e fois dans Bridges of Spies dans un thriller d'espionnage où, en pleine guerre froide, un avocat recruté par la CIA doit recruter un pilote en URSS !

 

La surprise vient des auteurs du scénario : les frères Cohen ! C'est la première fois que les 3 hommes collaborent !

 

Quand on sait la maestria de Spielberg pour orchestrer des scènes d'anthologie et sa parfaite maitrise des acteurs, on ne peut qu'attendre le 28 octobre qu'avec impatience !!!

Repost 0
6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 13:59

Steven Spielberg est un peu versatile en ce moment. Alors que Robotapocalypse (qu'il produit) a été repoussé, que l'on ne sait pas si le 2e Tintin verra le jour (il le produit, Jackson le réalise et c'est censé sortir en 2015, tout comme Jurassic Park IV) , on a appris aujourd'hui qu'il se retire du projet American Sniper ! Le film était une adaption du livre de Chris Kyles, un Navy seals qui aurait tué 255 ennemis, en Irak notamment. Ses ennemis le surnommaient al-Shaitan (le diable !!).

 

Le projet était exitant en diable et Spielberg n'est jamais aussi bon quand il s'agit de filmer la guerre sous un angle inédit. Mais des dissensions liés au budget avec la Warner expliqueraient ce retrait.

Sans sombrer dans la parano, on peut aussi se dire que Spielberg n'avait peut être pas envie de s'associer à un film qui , mine de rien, donne une image de l'armée bien éloignée de celle qu'aime les Démocrates, parti politique dont le réalisateur est très proche.

 

Du coup, on se demande ce que sera son prochain film. On parle d'un remake des Raisins de la colère, d'un Indiana Jones 5 (voir IMDB), mais rien de concret en fait ! 

Repost 0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 22:29

mondeperdu.jpgLe pitch : Malgré l’échec retentissant de son parc , Inc Gen n’a pas renoncé à son rêve préhistorique. Mais pour John Hammond, il n’est plus question d’un zoo, il désire désormais que ses créatures puissent vivre en paix. Pour cela, il demande à Ian Malcom de contrer les visées de son neveu et de retourner parmi les dinosaures…

 

Si en 93, Jurassic Park fut le projet qui relança complètement Steven Spielberg, en 97, la donne était différente. Le réalisateur a enfin obtenu l’Oscar pour La liste de Schindler, il a pu prendre un long congé, chose qui ne lui était plus arrivé depuis 20 ans et ses productions comme Twister remportent à nouveau un grand succès. Pour couronner le tout, il s’apprête à lancer son studio Dreamworks avec David Geffen et Katzenberg.

 

Bref, il est redevenu bankable et c’est avec surprise que le monde du cinéma va apprendre qu’il s’attelle à une séquelle de son méga-hit de 93. Surprise, car l’année de sa sortie, Spielberg avait bien fait comprendre que sa priorité, c’était Schindler et que les dinosaures de Michael Crichton n’avaient été qu’un moyen d’obtenir le feu vert pour son film le plus personnel depuis ET. Si l’idée d’une suite a très vite germé dans l’esprit des producteurs (on rappelle que Jurassic Park trônait sur la 1ere place du BO mondial), on pensait que le réalisateur se contenterait de produire.

 

Mais, alors qu’on annonce dans la même foulée Amistad et surtout Il faut sauver le soldat Ryan, il décide donc d’offrir au public un cadeau somptueux, même si, sur le tournage, il aura l’impression de se répéter. Armé donc du roman que Crichton a spécialement écrit, il plante donc de nouveau ses caméras à Hawaï et, aidé par ILM, alors au top de sa gloire, fait à nouveau revivre T-Rex et autres Vélociraptor.

 

Le monde perdu a été conçu pour le public : toutes les critiques qu’on avait pu faire à Jurassic Park sont ici évacuées. Les dinosaures sont présents à l’écran plus longtemps, plus tôt, ils sont plus féroces et réduisent le casting à l’état d’amuse gueule sans aucune pitié (la scène où les deux T-Rex dévorent l’un des héros est bien plus crue que celle, plus comique, où l’avocat se faisait happer dans le premier film). La photographie est plus sombre, la grande majorité du film se passe sous la pluie, les personnages sont désabusés ou bien uniquement guidé par l’appât du gain. Spielberg annoncera même qu’il se sent plutôt du côté des chasseurs, une façon comme une autre de dire qu’il réalise Le monde perdu pour faire gagner de l’argent et financer d’autres projets plus risqués.

 

Si le premier film mélangeait émerveillement et trouille, la séquelle fonctionne uniquement sur l’adrénaline et le danger. Le script ne ménage quasiment pas de répit et fonctionne comme un jeu vidéo : au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, les personnages sont confrontés à des dangers de plus en plus importants, ils peuvent récupérer régulièrement quelques points de vie (repos, nourriture, sauvetage) tout en évoluant en territoire hostile. Et bien sûr, le clou du film, écrit dans l’urgence pour couper l’herbe sous le pied du futur Godzilla d’Emmerich, fait figure de boss final. Rappelons que le film devait se terminer sur l’île lors d’un combat entre les héros et des ptérodactyles. Les ptérodactyles se retrouveront dans le IIIe film tandis que le final se déroulera désormais à San Diego avec ce lâcher de T-Rex dans les rues !

 

En fait, Spielberg, peut être inconsciemment, a repris le schéma d’Indiana Jones et le temple maudit. À un premier film qui alternait action débridée et émerveillement mystique, il avait, avec l’aide de Lucas, lancé son héros dans une aventure non-stop et bien plus violente (le cœur arraché), à la consternation de certains fans habitués à plus de retenues. Ici, le schéma est le même et Le monde perdu est vraiment la face noire de Jurassic Park.

 

Mais ce qui fait la différence, c’est évidemment la mise en scène : toujours aussi fluide et claire, elle confirme pour ceux qui l’ignoraient encore, la totale maîtrise du réalisateur sur son sujet et ce malgré la complexité assumée des scènes. La chute de la caravane, avec ses vitres qui se lézardent, l’arrivée des T-Rex, la tentative de sauvetage qui se finit en banquet de T-Rex et l’arrivée des chasseurs, le tout sous une pluie battante est un modèle du genre ! 10 minutes de suspens brutal réalisées de main de maître par un Spielberg en état de grâce. C’est là toute la différence entre un yes man sérieux et un réalisateur habité par son art. Même si son esprit est sans déjà en Normandie, il refuse de bâcler le travail et tire le maximum d’un script pourtant minimaliste. Si l’on ajoute les énormes progrès faits en 4 ans par ILM en matière d’infographie, mais aussi la puissance des nouveaux robots de Stan Wiston, il livre la copie parfaite d’une méga-série B de luxe qui s’assume totalement.

 

Tout dans cette séquelle a été pensé pour donner un grand film bourrin. Même la musique de John Williams s’emploie à transcender les scènes à grands coups de passages ethniques, de percussions. Elle souligne le danger, le devance même parfois. William signe ici une de ses meilleures partitions, bien supérieure à celle de Jurassic Park qui comportait quelques passages un peu faiblards.

 

Sorti au printemps 97, Le monde perdu fera un démarrage énorme, mais ne montera pas aussi haut que son modèle, le public étant finalement quelque peu rebuté par la violence assumée du film. Mais avec 229 millions de dollars de recette au BO (seul Men in Black fera mieux), Spielberg réussit totalement son pari : faire mieux et faire évoluer son sujet.

Repost 0
31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 06:41

Rappelez vous, fin décembre  à quelques jours d'intervale, Steven Spielberg sortait deux films fort différents aux USA. Un mois après, c'est le moment de faire le point sur le box office des deux films.

 

Le premier a envahir les écrans fut Tintin et le secret de la licorne. Déjà présent en Europe et en Asie depuis deux mois, c'était un pari plutôt osé, le personnage étant peu connu en Amérique. Au bout de 6 semaines, Tintin a quand même engrangé 74,6 millions de dollars. Un excellent score pour un film franchement tourné vers le reste du monde. Ce reste du monde qui lui a tendu les bras puisqu'avec 286 millions supplémentaires, il a largement contribué à faire le succès du film. 80% des 360 millions de recettes totales viennent donc hors d'Amérique (dont 53 millions en France).

 

Cheval de guerre est sorti quelques jours plus tard, le 25 décembre exactement et avait comme concurrent principal Mission Impossible 4.  Son score est quasiment identique avec 75,6 millions (pour un budget de 66). Mais il n'a pas encore envahi le reste du monde et se contente pour le moment de 35 millions supplémentaires. C'est cependant le plus gros score pour un film se déroulant lors de la première guerre mondiale, conflit bien moins couvert que la 2e, il est vrai.

 

Au final, Steven Spielberg a réussi la sortie des deux films, sans en faire des méga-succès. Mais l'on sait qu'il ne cherche plus forcément à atteindre les hauteurs du BO, l'ayant prouvé à maintes reprises...

Repost 0
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:14

JPark.jpgLe pitch : deux paléontologues et un mathématicien sont engagés par un homme d'affaire génial afin de donner leur avis sur un parc d'attraction révolutionnaire !!

 

Il y a 20 ans, dans l'indifférence générale, Steven Spielberg annonçait que son nouveau projet serait l'adaptation d'un livre de Michael Crichton, Le parc jurassique (je le possède sous ce titre). Dans l'indifférence ? Oui, car d'une part Always a été un échec et le film qu'il termine Hook ne convainc pas. Spielberg semble avoir perdu la main et sa tentative "sérieuse" qui a pourtant donné des chefs d'oeuvres comme La couleur Pourpre ou Empire du Soleil ne lui a pas donné non plus ce qu'il espérait auprès de la critique. Et pourtant, quand 2 ans plus tard, le film sort sur les écrans du monde entier, le triomphe sans précédent d'un spectacle révolutionnaire va non seulement le remettre en selle, mais lui donner les moyens de faire La liste de Schindler comme il l'entend.

 

Sur un script de série B (un informaticien malveillant laisse échapper les dinosaures de leurs clôtures électriques), Spielberg va se servir de tout ce qu'il sait faire depuis 25 ans !! Il reprend les code de terreur des Dents de la Mer et de Duel, l'aventure débridé des Indiana Jones et la magie enfantine de ET ! Au delà d'une histoire linéaire, il n'hésite pas à donner au public exactement ce qu'il demande : de l'émerveillement avec l'arrivée des brachiosaures , du frisson avec les attaques des T-Rex ou des vélociraptors, sans oublier quelques saillies d'humour bien senties via les dialogues d'un Jeff Goldblum impérial. Mais surtout, Spielberg a osé faire confiance à Dennis Murren et vient d'éteindre une technique d'effets visuels vieille comme le cinéma : l'animation image par image. Le superbe making of présent sur le DVD montre le basculement dans une nouvelle ère, le désarroi de Phil Tippet qui obtiendra tout de même un rôle pour conseiller les animateurs. Mais la messe est dite ! Deux ans après le choc Terminator 2, Spielberg va donc plus loin et lance définitivement la révolution numérique. Pourtant, le travail de go motion de Tippet était loin d'être ridicule, mais ne pouvait rivaliser avec la vision qu'avait le réalisateur. Désormais, avec l'imagerie numérique, le cinéma peut obtenir des effets plus réalistes, intervenir directement sur l'image du film. La somme de travail est bien plus importante, mais au final, le cinéma va en être changé pour toujours.

 

Mais il serait injuste de réduire Jurassic Park à un simple exploit technologique. Si le film a eu autant de succès, c'est certes grâce à la promesse du "jamais vu", mais aussi parce Steven Spielberg a su répondre à sa promesse. Vous voulez voir des dinosaures en vrai ? vous les verrez !! Vous voulez vivre une aventure exaltante ? Vous la vivrez !! Vous voulez redécouvrir le sens du mot magie ? Vous allez voir ce que ce mot veut dire !! Et surtout, vous voulez passer deux heures totalement dépaysantes pour 8$ ? Promesse tenue !!

 

Triomphe planétaire, Jurassic Park déchaînera les passions, notamment celles des grognons qui n'y voient qu'un navet gonflé au lait digital. Ces aveugles n'imaginent pas que Spielberg vient de redéfinir le cinéma et qu'ILM vient de prendre une avance considérable sur ses concurrents !!

 

18 ans après sa sortie, Jurassic Park reste toujours aussi plaisant à regarder, toujours aussi jouissif !! Et désormais, on sait que l'on peut , une fois le disque sortir de son lecteur, continuer avec sa séquelle , encore supérieure, Le Monde perdu et que l'on terminera la soirée avec le sympathique IIIe épisode !! Mais c'est une autre histoire !!

Repost 0
29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 07:49
Le pitch : À travers l’histoire de Célie, Spielberg raconte le destin d’une famille afro américaine dans le sud des USA.

Quand en 1986, Steven Spielberg décide de quitter le monde des petits aliens, des aventuriers et des requins géants, la critique s’interrogea. Comment cet homme, roi du bloc-fumeur , pouvait-il oser s’attaquer à un sujet sérieux, en l’occurrence La couleur pourpre, un roman sur la condition d’une femme noire aux USA durant le premier tiers du XXe siècle !! Le monde impitoyable du show business lui fera d’ailleurs un affront terrible : aucun Oscars en 86 malgré plusieurs nominations majeures !!

En fait, en 84, Spielberg vient de signer son film le plus noir (à l’époque) : le temple maudit où sous couvert d’aventure en Inde, il arrache des cœurs à mains nues, torture des enfants et introduit tout un folklore barbare à un public médusé. C’est à cette époque où Lucas et lui voient leur couple partir en quenouille. Le cinéaste a sûrement dû douter. La réalisation de La couleur pourpre va lui permettre de changer brusquement de trajectoire !!

Disons le tout de suite, c’est un des rares Spielberg que je n’ai jamais vu en salle. À l’époque , je me ruais plutôt vers des blockbusters comme Highlander ou Karaté Kid II et des spectacles bien « couillus » comme Rocky IV, Cobra ou Aliens. J’avoue qu’un périple dans le Sud profond ne m’intéressait pas.

Et je ne fus sans doute pas le seul puisque seuls 1,7 millions de spectateurs se rendirent voir la mue du maître !!

Grave erreur !! Je ne saurais jamais comment rendent les magnifiques paysages sur un très grand écran. Je ne saurais jamais comment rend le visage incroyable de Whoopy Wholberg sur une surface de plusieurs centaines de mètres carrés et je pourrais jamais savoir comment une salle réagissait à ces scènes folles comme la bagarre dans le cabaret, la découverte des lettres ou les retrouvailles de Célie avec les enfants.

Car Spielberg, en changeant de registre, a réussi un coup de maître, un film d’une densité extraordinaire où il aborde le racisme, la brutalité conjugale, l’inceste, la condition noire (les blancs ne sont ici que des figures passagères) et même l’homosexualité féminine (d’une manière fugace, il est vrai).

Les critiques se sont acharnés sur le caractère angélique du film, sur le fait que même l’infâme Monsieur, joué à la perfection par un Danny Glover impérial, obtient sa rédemption en offrant à la sœur de Célie son « billet » de retour aux USA.

Mais qu’en est-il ? Angélique, une séparation d’un demi-siècle ? Angélique, des existences sexuelles misérables où le viol le dispute à l’inceste ? Angélique, une plongée dans un racisme ordinaire où la parole du blanc vaut plus que celle du noir.

On accusa aussi Spielberg de misérabilisme alors que l’observateur sérieux peut voir que le quotidien matériel de Célie et de ses compatriotes évolue, que le matérialisme et le modernisme profitent aussi à la classe noire. Spielberg n’a fait que prendre la description d’un quotidien en évolution !!

Formidable cinéaste de divertissement, le réalisateur a ici appliqué ses codes à une œuvre plus terre à terre mais sans tomber dans le pathétique ou le politiquement correct. Ici, les noirs ont les mêmes défauts que les blancs, ni plus ni moins. Les ridicules accusations de racisme tombent d’elles mêmes !!

Au final, La couleur pourpre raconte l’histoire d’âmes en peine qui vont retrouver le chemin du bonheur et du pardon (voir ainsi cette scène magnifique où la chanteuse envahit l’église pour demander à son père de la reprendre dans sa vie). Spielberg filme la foi comme un spectacle joyeux et ose la mettre en parallèle avec le cabaret d’Harpo !!

Comme tout film de Spielberg , la facture technique est irréprochable et la reconstitution historique d’une maîtrise parfaite. Le cinéaste, qui adore reconstituer une époque, s’en donne à cœur joie et recrée un Sud de carte postale, finalement bien éloignée de l’idée qu’on s’en fait. Il met son art au service de son histoire et refuse de faire dans le spectaculaire : ses paysages et ses images le font à sa place !!

N’oublions pas la musique : pour la seule fois de sa carrière depuis Les dents de la mer, il ne fait pas appel à son vieux complice John Willams mais au musicien de génie Quincy Jones. Jusqu’au bout de sa logique, Spileberg ne limite pas les afro-américains à son seul casting.

Film à la fois triste et joyeux, film chorale où émerge un personnage, La couleur Pourpre est à l’image du paradoxe Spielberg : capable de terroriser la planète avec des dinosaures et de lui mettre la conscience à l’épreuve.

Dommage qu’en 86, je ne fus pas assez « grand » pour le comprendre !!

Ce n’est pas grave, la vidéo a tout rattrapé. Warner a édité, il y a quelques années un magnifique double DVD. C’est celui ci qui a remplacé ma vieille VHS enregistrée sur feu La 5 !!
Repost 0
Published by David Martin - dans Steven Spielberg
commenter cet article

Présentation

  • : Salla Obscursium Invocat
  • Salla Obscursium Invocat
  • : BO US, BO France, BO Mondial, chroniques ciné, Chroniques DVD..... Toujours sans concessions et politiquement incorrect !!
  • Contact

  • Dave
  • Enseignant, fan de cinéma et de métal, chanteur dans différents groupe de métal, collectionneur de tout ce qui touche à Star Wars... what else ?
  • Enseignant, fan de cinéma et de métal, chanteur dans différents groupe de métal, collectionneur de tout ce qui touche à Star Wars... what else ?

La côte

***** Chef d'oeuvre !!

**** Très bon, allez y vite !!

*** 1/2 * Entre le bon et très bon, quoi...

*** Un bon film

** Moyen, attendez la vidéo

* Comment ai-je pu aller voir ça ??

L'affiche du moment

Rogue One